«Si on aime les sensations fortes, c’est ce qu’on peut faire de mieux» : Thomas Pesquet raconte son décollage

Une semaine après son décollage, Thomas Pesquet a donné une conférence de presse depuis l’ISS ce vendredi.

Sommeil, « colocation » à onze dans l’ISS… Près d’une semaine après son arrivée sur la Station spatiale internationale, l’astronaute Thomas Pesquet a répondu à plusieurs questions sur sa vie dans l’espace ce vendredi, lors d’une conférence de presse toute en apesanteur.

Heureux d’avoir retrouvé ses sensations, l’astronaute a raconté le décollage spectaculaire de la fusée SpaceX vendredi dernier. « Je n’avais pas vécu ça depuis quatre ans. C’était un peu différent de Soyouz, mais vraiment si on aime les sensations fortes, c’est ce qu’on peut faire de mieux. L’accélération, la vibration, c’était un grand moment. On riait tous dans la capsule. Ces sensations sont phénoménales », a-t-il assuré, sourire aux lèvres.

Revenant sur le décès de Michaël Collins, qui avait été deux fois dans l’espace, notamment pour la mission Appollo 11, au cours de laquelle, pour la première fois, des hommes se sont posés sur la Lune, Thomas Pesquet a fait part de ses ambitions pour l’avenir. « On est la première génération qui n’a pas connu l’alunissage de 69 car on n’était pas nés, on n’a pas ça dans le rétroviseur. Et en même temps on a une chance raisonnable de retourner sur la Lune. On a beaucoup de respect pour nos prédécesseurs mais on est tourné entièrement vers l’avenir », a-t-il assuré.

« Il y a du monde partout »
En attendant la Lune, durant les six prochains mois Thomas Pesquet et ses collègues devront réaliser 232 expériences à bord, dont l’une que le Français avec impatience : celle menée sur des « mini-cerveaux », qui sont en réalité des cellules souches de cerveaux humains dans des boîtes de Petri. « On va étudier les cellules souches pour voir leur comportement à bord », a-t-il détaillé.

Avec une difficulté supplémentaire pour l’instant, la vie à onze dans l’ISS. Depuis samedi et l’amarrage de la capsule Crew Dragon Endeavour de SpaceX, la station st désormais habitée par onze personnes. Une logistique au quotidien selon Thomas Pesquet. « On a que six couchettes pour 11 membres d’équipage, il y a cinq qui campent. Il y a du monde partout, on essaie de faire attention », a raconté l’astronaute, qui confie très bien dormir.

La station spatiale internationale est inhabituellement peuplée car les nouveaux venus vont vivre pendant quelques jours avec l’équipe de Crew-1, mission précédente de SpaceX, avant que cette dernière ne rentre sur Terre.

Source : https://www.leparisien.fr/sciences/si-on-aime-les-sensations-fortes-cest-ce-quon-peut-faire-de-mieux-thomas-pesquet-raconte-son-decollage-30-04-2021-A4FUI6VZMVB6HFQZ5XXTOTDMLE.php#xtor=AD-1481423552

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