Vie extraterrestre : la Nasa propose une nouvelle échelle pour la confirmer

Une forme de vie extraterrestre a-t-elle réellement été découverte ? C’est ce qu’une échelle imaginée par des chercheurs de la Nasa pourrait nous aider à mieux comprendre. Car, alors que « notre génération pourrait être celle qui découvrira la vie au-delà de la Terre, ce potentiel s’accompagne d’une certaine responsabilité. »

Une forme de vie extraterrestre a été découverte. Cette annonce, nous l’attendons tous. Peut-être un peu trop, parfois. Au point de prendre nos rêves pour des réalités. Certes, l’humanité n’a jamais été aussi proche de trouver des preuves que la vie peut exister ailleurs que sur la Terre. Mais gare aux sirènes du sensationnalisme. Des chercheurs de la Nasa appellent aujourd’hui à l’ouverture d’un dialogue destiné à mieux cadrer les pratiques dans le domaine.

Dans un article publié dans Nature, ils proposent la mise en place d’une échelle à sept niveaux, symbolisant la complexité de la tâche et menant jusqu’à la réponse à LA question : « Sommes-nous seuls ? » Cette échelle, ils l’ont baptisée Confidence of Life Detection ou échelle CoLD, pour « degré de confiance de détection de la vie ». Et ils l’ont imaginé un peu comme une autre échelle utilisée à la Nasa, celle qui permet aux ingénieurs d’évaluer dans quelle mesure une technologie est prête. Ainsi l’hélicoptère martien Ingenuity a commencé au bas de l’échelle, comme une simple idée. Puis le projet s’est développé jusqu’à prendre vie sous forme de composants rigoureusement testés et d’engin capable de voler à la surface de Mars.

Les astronomes de la Nasa souhaitent ainsi sortir de la vision duale de la problématique qui semble s’être installée dans l’esprit du public. « Nous avons fait croire qu’il n’y avait que deux options : c’est la vie ou ce n’est pas la vie. Cela a mené à de nombreuses allégations de détection de vie qui se sont ensuite révélées hâtives », explique Mary Voytek, responsable du programme d’astrobiologie à la Nasa, dans un communiqué. « La réalité, c’est que chacune de nos découvertes s’appuie sur la précédente. Dans un contexte non définitif dans lequel les fausses pistes font partie du processus. » Trouver la preuve que de l’eau a coulé sur Mars, cela montre que la Planète rouge a pu autrefois soutenir la vie. Sans pour autant signifier nécessairement qu’une forme de vie y ait réellement vécu. C’est ce que les chercheurs ont besoin de faire comprendre au public, pour l’emmener dans leur long voyage et partager plus justement l’enthousiasme de leurs découvertes.

De la vie sur Mars ?
Au niveau 1 de l’échelle proposée par les chercheurs de la Nasa pourrait ainsi correspondre à la découverte d’indices d’une signature de la vie. Comme si une molécule potentiellement liée à la vie était mise à jour sur Mars. Pour passer au niveau 2, les scientifiques devraient s’assurer que la détection n’est pas influencée par des instruments potentiellement contaminés sur Terre. Le niveau 3 ne pourrait être atteint que si la découverte est faite dans un environnement propice, tel qu’un ancien lit de rivière ou de lac. Un peu comme le cratère Jezero dans lequel évolue actuellement le rover Perseverance à la surface de la Mars.

Pour s’élever sur le niveau 6, il faudrait que différentes équipes puissent valider les preuves avec une variété d’instruments. C’est ce qui pourrait être fait avec les échantillons prélevés sur Mars par Perseverance une fois qu’ils auront été ramenés sur Terre. Mais atteindre le niveau 7 ne se ferait pas sans l’envoi vers la Planète rouge d’une mission supplémentaire en quête de confirmation. Car « atteindre le plus haut niveau de confiance nécessite la participation de la communauté scientifique au sens large », indique les chercheurs de la Nasa.

Et pour des traces de vie en dehors du Système solaire ?
Cette échelle est aussi destinée à servir de cadre pour la recherche de vie sur des planètes en dehors de notre Système solaire. Les astronomes soulignent qu’une première étape pourrait consister en la découverte d’oxygène dans l’atmosphère d’une exoplanète. Mais des processus géologiques peuvent aussi être à l’origine de la formation d’oxygène. Ainsi pour passer au niveau 2 de l’échelle, les chercheurs devront montrer que le signal n’est pas contaminé par la lumière réfléchie par la Terre d’une part et écarter l’explication géologique par une étude poussée de la chimie de l’atmosphère d’autre part. Trouver à la fois de l’oxygène et du méthane pourrait permettre de se positionner sur le niveau 4. Car, sans source biologique, les deux gaz s’annuleraient.

En conclusion, les astronomes de la Nasa soulignent qu’il ne s’agit pas d’une « course vers le haut », mais bien d’une invitation à consolider les travaux de base avant d’espérer enfin annoncer la détection d’une forme de vie ailleurs que sur Terre. « Avec chaque mesure, nous en apprenons plus sur les processus planétaires biologiques et non biologiques, indique Mary Voytek. La recherche de la vie au-delà de la Terre nécessite une large participation de la communauté scientifique et de nombreux types d’observations et d’expériences. Ensemble, nous pouvons être plus forts dans nos efforts pour rechercher des indices indiquant que nous ne sommes pas seuls ».

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/recherche-vie-extraterrestre-vie-extraterrestre-nasa-propose-nouvelle-echelle-confirmer-94515/

1 réflexion sur « Vie extraterrestre : la Nasa propose une nouvelle échelle pour la confirmer »

  1. Privad

    Même s’il existait une vie extra terrestre, aucun homme ne la découvrira. Ce n’est pas dans le plan de Dieu de nous la faire découvrir. Or nous ne pouvons rien contre la volonté de Dieu. L’univers est assez vaste pour permettre à Dieu de nous cacher toute vie extraterrestre, aussi longtemps qu’il le voudra.

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