Le nombre d’étoiles accessibles à l’observation va grandir avec James Webb. C’est une bonne nouvelle pour en savoir plus sur l’évolution de ces astres, et peut-être résoudre le mystère du taux d’expansion de l’Univers.

Même pour le puissant télescope Hubble, certaines étoiles de notre Univers restent cachées. Mais grâce au télescope James Webb, nous verrons bientôt encore plus d’étoiles, détaille un communiqué repéré par Space.com le 7 mars 2022, mis en ligne fin février.

Grâce à ces observations, et l’obtention de données supplémentaires sur les étoiles, les astronomes espèrent en savoir plus sur leur évolution (leur naissance, leur mort), mais aussi sur le taux d’expansion de l’Univers. Ce faisant, James Webb s’inscrira dans la lignée de télescopes spatiaux historiques, que sont Hubble et Spitzer. Tous deux ont déjà permis aux astronomes de voir l’Univers dans l’infrarouge.

Webb associe la vision infrarouge de Spitzer à la sensibilité de Hubble
« Webb est une évolution naturelle de ces missions, combinant la vision de Spitzer de l’univers infrarouge avec la sensibilité et la résolution de Hubble », commente Daniel Weisz, professeur d’astronomie à l’Université de Californie à Berkeley, cité dans le communiqué. Ce scientifique va travailler sur un programme mobilisant le télescope James Webb pour étudier des systèmes stellaires.

James Webb va pouvoir observer jusque dans l’infrarouge moyen (il était pour cela nécessaire d’en faire un télescope spatial, car l’atmosphère bloque ce rayonnement en grande partie). Ainsi, il nous permettra de voir des étoiles, même si elles sont enveloppées de gaz et de poussière, et donc inaccessibles en lumière visible. Le télescope va donc aider à obtenir plus de détails sur avantage d’étoiles que nous pouvions en voir avant.

Or, c’est un paramètre important pour tenter de résoudre un mystère astronomique : la vitesse de l’expansion de l’Univers (ce ne sont pas les galaxies qui s’éloignent les unes des autres, mais l’espace lui-même qui se dilate). Pour l’heure, des méthodes de calcul différentes de ce taux d’expansion parviennent à des résultats divergents. James Webb aidera peut-être à enfin concilier ces résultats.

Mais avant cela, l’observatoire doit encore achever son déploiement. Une grande étape a été franchie fin février : James Webb sait maintenant voir une étoile comme un seul et unique objet. Le télescope devrait être fin prêt pour ses premières activités scientifiques à l’été 2022.

Source : https://www.numerama.com/sciences/876437-le-chasseur-detoiles-james-webb-pourrait-aider-a-resoudre-le-mystere-du-taux-dexpansion-de-lunivers.html