Surprise ! Les étoiles massives ne forment pas un disque à la manière du Soleil

Il existe un débat concernant la formation ou non de disques protoplanétaires autour des étoiles massives. De récents progrès avec les radiotélescopes d’Alma viennent d’apporter des débuts de réponse à cette question. Ils sont partiellement surprenants.

La théorie cosmogonique du Système solaire remonte au XVIIIe siècle et on la doit initialement à Emmanuel Kant, en 1755, et Pierre-Simon de Laplace, en 1796. Elle suppose une nébuleuse primitive de gaz et de poussières qui s’effondre sous l’effet de son propre champ de gravitation. Initialement en rotation, la conservation du moment cinétique de cette nébuleuse imposée par les lois de la mécanique, et plus généralement ces mêmes lois vont la conduire à s’aplatir pour former un disque protoplanétaire où vont naître les planètes. Au centre, une protoétoile sphérique de plus en plus dense doit alors aussi se former. Au cours du XIXe siècle, Kelvin et Helmholtz vont montrer que la contraction gravitationnelle de cette protoétoile va la chauffer considérablement et donc la rendre lumineuse.

Les observations du XXe siècle combinées aux simulations numériques et analyses des données rendues possibles par des ordinateurs, et plus encore depuis le début du XXIe siècle, vont confirmer et permettre de considérablement développer les idées de Kant et Laplace en démontrant notamment l’existence des disques protoplanétaires. Mieux, elles ont montré que des exoplanètes s’y formaient bien. On sait maintenant également que le mécanisme de Kelvin-Helmholtz va conduire les températures au sein des protoétoiles à devenir si élevées que des réactions thermonucléaires (par exemple selon les cycles proton-proton et CNO) libérant des quantités d’énergie bien plus importantes que la contraction gravitationnelle des protoétoiles vont prendre naissance.

Des étoiles trop lumineuses pour la formation de disques protoplanétaires ?
L’un des outils d’observation dont ne pouvait rêver ni Kant ni Laplace n’est autre que l’Atacama Large Millimeter/submillimeter Array (Alma) et, depuis sa mise en service, sa vision dans le domaine des ondes radio millimétriques et submillimétriques a livré bien des images de disques protoplanétaires. Aujourd’hui, un groupe de chercheurs révèle l’avoir utilisé pour tenter de percer une énigme concernant l’existence ou non de tels disques autour des étoiles massives, comme on peut s’en rendre compte en lisant un article en libre accès sur arXiv.

La majorité des étoiles de la Voie lactée sont des naines, comme Proxima Centauri ou le Soleil. Leur vie se compte en milliards et dizaines de milliards d’années, voire bien plus si elles sont assez peu massives. On estime ainsi qu’avec environ 0,16 fois la masse du Soleil, l’étoile de Barnard devrait rester plus de 2.000 milliards d’années sur la séquence principale avant de devenir une naine blanche. A contrario, des étoiles contenant plusieurs dizaines de fois la masse du Soleil, comme les étoiles O, ne vont vivre que quelques millions d’années tout au plus.

Or, voilà le problème avec ce genre d’astre. Du fait de leurs grandes masses, les réactions thermonucléaires lors de la contraction de protoétoiles aussi massives vont se déclencher très vite, avant que le processus d’accrétion de matière sur ces objets et leurs éventuels disques protoplanétaires ne soient sur le point de se terminer. Libérant bien plus d’énergie que les naines, du fait des plus hautes températures atteintes dans leur cœur (les vitesses des réactions du cycle CNO par exemple sont proportionnelles à T16), on pouvait se demander si le flux de rayonnement ou les vents stellaires générés en réponse, une fois la combustion nucléaire commencée, allait continuer à permettre l’existence de disques protoplanétaires. De fait, on n’avait jusqu’à présent même pas démontré simplement l’occurrence de ces disques autour des étoiles massives.

Une accrétion chaotique et asymétrique
Les observations d’Alma se sont montrées surprenantes. La résolution du réseau de radiotélescopes faisant des progrès d’année en année, les astrophysiciens ont fini par gagner un facteur 10 avec cet instrument leur permettant de tenter de répondre à leurs questions concernant les disques autour des étoiles massives, en observant de plus près trois très jeunes protoétoiles de masses élevées dans une région de formation d’étoiles appelée W51, à environ 17.000 années-lumière du Système solaire en direction de la constellation de l’Aigle.

W51 s’étend sur environ 350 années-lumière, mais elle est presque invisible pour les télescopes qui collectent la lumière visible car cette lumière est bloquée par des nuages de poussière interstellaires qui se trouvent entre W51 et la Terre. Alors qu’Orion contient quatre étoiles de type O connues – les étoiles les plus massives de l’univers -, W51 en contient plus de 30.

Les trois protoétoiles observées avec Alma vont devenir des étoiles O, mais les données collectées montrent que l’accrétion ne se fait pas de façon uniforme et stable. Au lieu de se faire avec une symétrie quasi-sphérique comme c’est le cas avec les protoétoiles naines, on constate la présence de plusieurs courants de matière variables dans le temps et l’espace, de sorte qu’au final l’accrétion apparaît comme très chaotique, comme l’explique la vidéo ci-dessus.

Par contre, des jets de matière ont été mis en évidence, ce qui prouve l’existence de disques d’accrétion, mais ils restent encore inobservés directement, étant plus petits que prévu. En fait, tous les astrophysiciens n’ont pas été surpris par les images d’Alma car le scénario observé semble conforme à celui prédit par certaines simulations numériques sur ordinateur.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/cosmogonie-surprise-etoiles-massives-ne-forment-pas-disque-maniere-soleil-87359/

Jupiter : de nouvelles images spectaculaires de ses bandes nuageuses

Hubble et le télescope Gemini de l’hémisphère nord continuent à nous fournir des images à différentes longueurs d’onde de la fascinante et très dynamique atmosphère de Jupiter.

Le monde des exoplanètes est encore loin de nous être aussi familier que celui des planètes du Système solaire. Il serait toutefois faux de dire que nous en connaissons tous les secrets que nous sommes blasés par les images que les yeux de la Noosphère sont capables de former en se tournant, par exemple, vers les géantes gazeuses. Depuis quelques temps déjà, le télescope spatial Hubble et le télescope Gemini North sur le Mauna Kea, à Hawaï, nous livrent des images spectaculaires de Jupiter prises dans plusieurs bandes spectrales.

Une vision multispectrale
Futura en avait déjà rendu compte dans de précédents articles dont celui, ci-dessous, et les astronomes menant des campagnes d’observations de la géante avec ces instruments viennent de mettre en ligne les derniers résultats de leurs travaux, même si certains se trouvent dans des articles déjà publiés depuis l’année dernière.

De même que dans le cas de la biosphère, de l’hydrosphère et de l’atmosphère terrestre, sans oublier la surface minérale de la Terre, les observations dans le visible, l’infrarouge et l’ultraviolet révèlent des caractéristiques différentes des phénomènes, livrant des informations qui se complètent pour décrypter les mystères de l’Univers. Ces observations fournissent des informations sur l’atmosphère de Jupiter, chaque longueur d’onde sondant différentes couches de nuages et révélant des particules de brume diverses, celles-ci contenant des molécules qui se comportent comme des colorants en raison des lois de la mécanique quantique comme l’explique par exemple le prix Nobel de Physique Richard Feynman dans son célèbre cours. Ainsi, la Grande Tache Rouge a cet aspect en raison de molécules dans ces particules qui absorbent le rayonnement solaire aux longueurs d’onde ultraviolettes et bleues, lui donnant donc une couleur rouge dans le visible et un aspect sombre aux longueurs d’onde ultraviolettes.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/jupiter-jupiter-nouvelles-images-spectaculaires-bandes-nuageuses-60120/

🔴 ALERTE INFO. Une #tornade à été filmée au nord de #Ramatuelle dans le #Var

En ce début d’après-midi.

Le tourbillon serait resté de faible intensité.

Crédit vidéo : Clément Dupont via Météo Varoise
https://t.co/2IiMEvAwdl

La sonde Osiris-Rex entame son retour vers la Terre avec des échantillons d’astéroïde à bord

L’appareil vient de débuter un long voyage de plus de deux ans qui doit finir en septembre 2023 dans un désert de l’Utah. L’astéroïde Bennu pourra alors livrer ses secrets.

La sonde américaine Osiris-Rex a définitivement quitté lundi 10 mai l’orbite de l’astéroïde Bennu, dont elle a collecté des échantillons de poussières l’année dernière, pour entamer son voyage retour vers la Terre. Le chemin sera encore long: elle ne doit atterrir dans le désert de l’Utah, aux États-Unis, que le 24 septembre 2023. La sonde «se déplace désormais à plus de 950 km/heure depuis Bennu, en route vers la maison», a déclaré Dante Lauretta, responsable de la mission, sur la retransmission vidéo de l’événement par la Nasa.

Les propulseurs de l’engin ont été enclenchés sans encombre durant sept minutes afin d’effectuer la poussée nécessaire pour mettre la sonde sur la bonne trajectoire. Cette dernière croisera celle de la Terre après un ultime périple de 2,3 milliards de kilomètres. Osiris-Rex ramène à son bord «plus de 60 grammes» de poussières et fragments de l’astéroïde, soit le plus gros échantillon collecté par la Nasa depuis les roches lunaires rapportées par les missions Apollo.

Pour arriver à ce résultat, l’Agence spatiale américaine a mené une opération à haut risque en octobre 2020: la sonde est entrée quelques secondes en contact avec le sol de l’astéroïde, et les poussières ont été soulevées par un souffle d’azote comprimé avant d’être capturées. Surprise: le bras de la sonde s’était enfoncé de plusieurs centimètres dans la surface de l’astéroïde, dont les scientifiques ont ainsi appris qu’elle était en réalité «très peu densément constituée», a raconté Dante Lauretta.

Et tout avait failli échouer lorsque la Nasa s’était rendue compte quelques jours plus tard que le clapet du compartiment de collecte ne parvenait pas à se refermer, laissant des fragments s’échapper dans l’espace. Mais la cargaison avait finalement finie par être sécurisée, en étant transférée depuis le bras de la sonde jusque dans la capsule, fixée en son centre.

Dans deux ans et demi, cette capsule sera larguée quelques heures avant son entrée dans l’atmosphère terrestre, et sera freinée grâce à un système de parachute pour son atterrissage. Les échantillons seront ensuite transportés au centre spatial Johnson de la Nasa, à Houston, mais 75% seront conservés intacts «pour être étudiés par des générations futures avec des technologies qui ne sont pas encore créées», a précisé l’Agence. Leur analyse doit aider les scientifiques à mieux comprendre la formation du système solaire et le développement de la Terre comme planète habitable.

Source : https://www.lefigaro.fr/sciences/la-sonde-osiris-rex-entame-son-retour-vers-la-terre-avec-des-echantillons-d-asteroide-a-bord-20210511

Mars pourrait avoir été récemment habitable

Des champignons vivants à la surface de Mars. Plus sérieusement, les sons faits par Ingenuity volant dans le ciel de la Planète rouge. Et aujourd’hui, la découverte d’une activité volcanique récente du côté d’Elysium Planitia comme le signe que la planète a été habitable il y a peu de temps. Mars, décidément, n’en finit plus de faire la Une.

Il y a 3 à 4 milliards d’années, Mars était « volcaniquement » active. Les astronomes le savent. Ils savent aussi que de petites éruptions ont pu continuer à se produire, de manière isolée, jusqu’à il y a environ 3 millions d’années. Mais, aujourd’hui, des chercheurs de l’université de l’Arizona (États-Unis) rapportent la découverte, grâce à des données de missions en orbite autour de la Planète rouge, dans la région d’Elysium Planitia, d’un gisement volcanique encore actif il y a… 50.000 ans !

« C’est peut-être le plus jeune gisement volcanique jamais documenté sur Mars, précise David Horvath, astronome, dans un communiqué de l’université de l’Arizona. Si nous devions compresser l’histoire géologique de Mars en une seule journée, cela se serait produit dans la toute dernière seconde. » L’éruption observée par les chercheurs a laissé un dépôt lisse en sombre de près de 13 kilomètres de large, entourant une fissure de quelque 32 kilomètres de long.

Les travaux des astronomes de l’université de l’Arizona montrent que les propriétés, la composition et la distribution des matériaux correspondent au résultat d’une éruption pyroclastique. Comprenez, une éruption explosive de magma, entraînée par des gaz. Un peu comme ce que l’on observe quand on ouvre une bouteille de soda après l’avoir bien secouée.

Une activité volcanique singulière
Même si d’autres exemples de volcanisme explosif sont connus sur Mars, les astronomes soulignent l’aspect particulier de celui-ci. Un dépôt relativement frais et mince de cendres et de roches. Des cendres et des roches qui ont pu, avant de finir là, être crachées jusqu’à près de 10 kilomètres dans l’atmosphère de la Planète rouge. « Il est possible que ce type de dépôts soit plus courant, mais ait été érodé ou enterré », commente David Horvath.

Notez que le gisement volcanique a été découvert à environ 1.600 kilomètres de la zone où la mission de la Nasa InSight étudie actuellement l’activité sismique de la Planète rouge. Alors même que des travaux récents suggèrent que deux tremblements de Mars enregistrés par la mission, et localisés du côté des Cerberus Fossae, pourraient être dus à des mouvements de magma profond.

Différentes données pour une même histoire
Une autre étude à paraître prochainement développe des modèles pour expliquer cette éruption récente. L’explosion aurait pu se produire à partir de gaz préexistants dans le magma ou lorsque ce dernier est entré en contact avec le pergélisol martien. « Quand la glace fond, l’eau se mélange au magma. Et c’est comme verser de l’essence sur un feu. L’eau se vaporise et le mélange explose violemment », précise Pranabendu Moitra, chercheur en géosciences.

Les chercheurs remarquent aussi que l’éruption a eu lieu à seulement 10 kilomètres de l’endroit où a été identifié le plus jeune cratère d’impact de taille de Mars : Zunil. Il n’est donc pas exclu que l’impact ait fait trembler la terre de Mars. Suffisamment pour provoquer l’éruption d’un magma stocké sous la surface.

« Toutes les données semblent raconter la même histoire. Mars n’est pas le monde mort que nous imaginions », conclut Jeff Andrews-Hanna, planétologue. En soulevant la possibilité qu’il existe encore une activité volcanique sur la Planète rouge, la découverte de ce jeune gisement suggère que des conditions habitables ont pu régner sur Mars récemment. Le résultat de l’interaction entre le magma et le substrat glacé de la région. Affaire à suivre…

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/mars-mars-pourrait-avoir-ete-recemment-habitable-87311/

Des champignons sur Mars?

Une équipe de chercheurs affirme que des petites sphères blanches photographiées sur Mars pourraient être des champignons, preuves que la vie existe sur la planète.

Les premiers colons martiens pourront-ils se détendre en cueillant des champignons ? C’est une perspective presque envisageable si l’hypothèse d’une équipe composée de chercheurs américains, français et chinois est confirmée. Dans un article publié par Scientific Research Publishing, un éditeur de contenus scientifiques en open access, les auteurss se sont penchés sur des photos de la Nasa, prises par les rovers Opportunity et Curiosity ainsi que par la sonde Mars Reconnaissance Orbiter (MRO).

Ces clichés montrent des «spécimens de forme sphérique de couleur blanc crayeux» identifiés dans un premier temps par l’équipe de Mars Opportunity comme de l’hématite, un minéral aussi commun sur Terre que sur Mars. Mais ce nouvel article souligne des détails troublants en analysant spécifiquement une série de clichés d’Opportunity pris sur une période de trois jours consécutifs. Selon les auteurs, les sphères visibles sur les images font preuved’un comportement assez fantaisiste pour de la banale hématite au cours de ces 72 heures. Il semble que ces sphères «se dilatent ou rétrécissent, changent de forme et même disparaissent.»

Leur apparence intrigue aussi beaucoup les chercheurs : «Plusieurs de ces spécimens sphériques présentent des tiges au niveau du sol. Certains ont perdu des parties de leur membrane externe et sont couverts de morceaux blancs et de matériel pelucheux ressemblant à des spores.»

A l’appui de leur thèse, les auteurs publient des photos comparatives de ces sphères étranges avec des champignons terrestres (à g. sur la photo ci-dessous). Ils soulignent aussi que seuls les champignons sont susceptibles de changer aussi radicalement de taille et de forme en si peu de temps.

Prudents, les scientifiques tiennent toutefois à ne pas se montrer trop péremptoires :«Il est possible que les spécimens présentés ici soient abiotiques. Nous ne pouvons pas complètement exclure que ces phénomènes soient liés à des intempéries et des forces géologiques propres à Mars et inconnues sur Terre. Cependant, la croissance, le mouvement, les altérations de forme et les déplacements constituent un comportement qui, associés à leur morphologie, tendent à renforcer l’hypothèse d’une vie sur Mars.»

Simples minéraux ou champignons martiens ? Ces petites sphères intriguent des scientifiques.
NASA

Comme cela était prévisible, l’étude dirigée pas Ashraf M. T. Elewa, Natalia S. Duxbury et Rhawn Gabriel Joseph n’a pas suscité que des commentaires enthousiastes. Les critiques déplorent, par exemple, la présence au milieu de chercheurs au sérieux incontestable, de Rhawn Gabriel Joseph, qui s’est fait connaître par plusieurs prises de positions plus radicales que rigoureuses sur l’existence de formes de vie sur Mars et Vénus, accusant même la Nasa de dissimuler des preuves. Ces «champignons martiens» sont-ils trop toxiques pour être digérés par la communauté scientifique ? La mission Perseverance aura peut-être son mot à dire sur la question…

Source : https://www.parismatch.com/Actu/Sciences/Des-champignons-sur-Mars-1737347

Ces particules mortelles venant de l’espace pourraient rayer toute vie sur Terre

Notre planète risque-t-elle d’être touchée par un sursaut de rayons gamma ? Voilà une question qui mérite une réponse suite à la découverte d’un système binaire d’étoiles qui sont toutes les deux sur le point d’exploser à quelques milliers d’années-lumière de la Terre.

Il existe divers phénomènes naturels susceptibles d’entrainer l’extinction de la race humaine et de la plupart des espèces vivant autour de nous. De l’éruption d’un super-volcan à l’impact d’un astéroïde suffisamment grand pour provoquer des dégâts irréversibles à l’échelle mondiale, les scénarios sont multiples.

Mais que se passerait-il si notre monde était touché par un faisceau de rayons gamma ? Cette question est d’autant plus importante dans la mesure où les chercheurs ont découvert à la fin des années 90 un système d’étoiles binaire en fin de vie à une distance plus ou moins proche du système solaire. Le système en question, baptisé WR 104, se trouve à environ 8475 années-lumière de la Terre, dans la constellation du Sagittaire.

Des particules mortelles voyageant presque à la vitesse de la lumière
Les deux étoiles ont également un compagnon de type OB. Comme le note Futurism, l’une d’elles, une étoile Wolf–Rayet (WR), est relativement massive, lumineuse et instable si bien que les astronomes s’attendent à ce que les deux astres s’explosent sous la forme d’une supernova dans un avenir proche, du moins à l’échelle astronomique. Cet évènement entrainera des émissions de rayons gamma de haute puissance dans l’espace. D’après les experts, ces rayons chargés sont capables de générer plus d’énergie que le Soleil n’en produira tout au long de sa vie, et ce, en un très court laps de temps.

En dépit de leur puissance phénoménale, les faisceaux sont en général très étroits, frappant tout sur leur passage. Le danger est d’autant plus énorme puisque les particules se déplacent à une vitesse presque égale à celle de la lumière, soit environ 300.000 km/s ! En conséquence, celles-ci atteindraient la Terre presque en même temps que la lueur de l’explosion.

Des catastrophes à l’échelle mondiale
Si notre planète venait un jour à être touchée par de tels faisceaux, cela entrainerait des dégâts irréversibles tels qu’une importante dégradation de l’atmosphère terrestre. Une rafale de rayons gamma de 10 secondes serait suffisante pour épuiser jusqu’à 25 % de notre couche d’ozone, la couche qui nous protège contre les rayonnements ultraviolets du soleil, nocifs pour les êtres vivants.

Un sursaut gamma ou GRB (gamma-ray burst) se produisant près du système solaire pourrait aussi déclencher « une formation de smog » capable de réduire considérablement l’intensité des rayons solaires reçus par la Terre. Un tel scénario entrainerait non seulement un refroidissement de notre planète, mais aussi des précipitations acides dues à l’éclatement des molécules d’azote, transformant l’environnement terrestre en un environnement hostile comme celui de Vénus.

La Terre à l’abri ?
Heureusement, bien qu’un chercheur de l’université de Sydney ait avancé que nous sommes dans la ligne de tir du système WR 104, une étude publiée un an plus tard a affirmé que la Terre ne courrait aucun danger. Cela est dû au fait que les deux étoiles seraient inclinées de 30 ° à 40 ° (peut-être même jusqu’à 45 °) par rapport à nous. Quoi qu’il en soit, il existe encore des doutes au sujet de ces sursauts gamma que les chercheurs devraient élucider avant de pouvoir confirmer quoi que ce soit. « La Terre ne semble pas être dans la ligne de mire du système binaire WR 104 », a déclaré le Dr Grant Hill, selon Universe Today, lors d’une réunion de l’Union américaine d’astronomie en janvier 2009.

De son côté, l’ESA affirme qu’aucune étoile située à moins de 200 années-lumière de la Terre n’est susceptible d’engendrer un sursaut gamma. « Aucune étoile située à moins de 200 années-lumière de notre Système solaire n’est d’un type qui risque d’exploser et de provoquer un sursaut gamma. Ainsi, nous ne pensons pas être témoins d’un tel évènement près de nous », a fait savoir l’agence dans un billet de blog.

Source : https://www.neozone.org/science/ces-particules-mortelles-venant-de-lespace-pourraient-rayer-tout-vie-sur-terre/

L’AFA appelle les astronomes amateurs à observer le transit de l’exoplanète WASP-148b

Dans la nuit du 26 au 27 juin en France métropolitaine, l’exoplanète WASP-148b passera devant son étoile. En invitant les astronomes amateurs à filmer ce transit, l’Association française d’astronomie (AFA) encadre en 2021 son premier projet de science participative.

« Aux astres, citoyens ! » C’est par ce slogan que nous vous présentons des projets d’astronomie participative dans notre bimestriel, depuis notre numéro 576. C’est par ce même slogan que l’AFA (Association française d’astronomie), éditrice du magazine Ciel & Espace, a appelé fin avril les amateurs et amatrices d’astronomie à prendre part à la recherche scientifique. Dans la nuit du 26 au 27 juin, les détenteurs d’un télescope doté d’une caméra sont invités à filmer le transit de l’exoplanète WASP-148b devant son étoile. De magnitude 12 et située dans la constellation d’Hercule, l’astre compte au moins deux compagnes. Deux planètes géantes en orbite découvertes en juillet 2020 par une équipe d’astronomes professionnels, mais aussi amateurs, menée par l’astrophysicien Guillaume Hébrard (Institut d’astrophysique de Paris).

Deux exoplanètes, un transit

Si la première planète, WASP-148b, a été vue pour la première fois par la méthode des transits, grâce à l’instrument SuperWASP depuis les îles Canaries, la seconde, WASP-148c a été décelée par « variations de chronométrage » (ou TTV, pour Transit timing variations en anglais). Un phénomène qui survient lorsqu’une forte interaction gravitationnelle existe entre plusieurs planètes d’un même système. Dans le cas présent, l’existence de WASP-148c, dont on estime que la masse se situe entre 40 et 60% de celle de Jupiter (quand WASP-148b en vaut 29%), déclenche un effet de freinage et d’accélération mutuels, entre les 2 planètes sur leurs orbites respectives. C’est ainsi que le transit de WASP-148b, qui survient tous les 8,8 jours, peut se produire avec près de 15 minutes d’avance ou de retard sur son heure de passage attendue.

« On connait peu de systèmes planétaires ayant deux planètes en forte interaction. Qui plus est, celui-ci est le premier, et le seul à l’heure actuelle, à avoir été détecté depuis le sol, et à être accessible par des amateurs » note Guillaume Hébrard, premier auteur de la publication dans Astronomy & Astrophysics ayant officialisé l’existence des deux exoplanètes. « De nouvelles données permettront d’améliorer la mesure des masses des planètes, l’excentricité de leurs orbites, et peut-être même de découvrir des planètes supplémentaires que le système est susceptible d’héberger » ajoute l’astrophysicien. Si ces planètes sont nombreuses, toutes ne garantissent pas de passer devant leur étoile hôte, du point de vue de la Terre. Ça n’est par exemple pas le cas pour la seconde exoplanète déjà découverte autour de WASP-148. Plus éloignée que la première et ne tournant qu’en 34,5 jours, WASP-148c passe au-dessus ou en-dessous de son étoile, n’obstruant aucune forme de lumière.

Matériel minimal

Par cet appel aux citoyens, l’AFA poursuit l’objectif qu’elle s’est fixée à partir de 2021 : promouvoir et accompagner des actions de science participative dans le domaine de l’astronomie. Les astronomes amateurs ici concernés doivent avant tout posséder une caméra pour enregistrer les données. Par sa faible luminosité, mais aussi la modeste chute de lumière engendrée – légèrement inférieure à 1% – la cible WASP-148 est idéalement destinée aux personnes équipées d’un télescope dont le diamètre vaut 200mm a minima. Et puisque le transit de WASP-148b dure environ 3h, une monture équatoriale motorisée pour suivre la course de l’étoile dans la nuit du 26 juin est recommandée. D’ouverture plus petite mais entièrement automatisés, les télescopes eVscope de la marque Unistellar participeront à ce projet. Si un seul de ces instruments ne saura distinguer le transit, la mise en commun de ces surfaces collectrices de 114 mm de diamètre, réparties en France métropolitaine, peut in fine faire apparaître un creux dans la courbe de lumière de l’étoile – soit la représentation de son éclat en fonction du temps. Une semaine après l’appel de l’AFA, 15 de détenteurs et détentrices d’eVscope ont répondu présent. L’association a pour l’heure recueilli les inscriptions de près de 75 participants. Avant le 26 juin 2021, le dernier transit de WASP-148b visible depuis l’Hexagone aura lieu dans la nuit du 13 au 14 mai.

Pour vous inscrire à cette opération de science citoyenne, rendez-vous sur : https://www.afastronomie.fr/transit-wasp-148b

Impression par la tranche des 2 planètes connues du système WASP-148, situé à 803 années-lumière de nous.
Capture prise via le logiciel Eyes on Exoplanets.

Source : https://www.cieletespace.fr/actualites/l-afa-appelle-les-astronomes-amateurs-a-observer-le-transit-de-l-exoplanete-wasp-148b?fbclid=IwAR3UyM-DiAj-GyXvp2ja9im68sXvnqpJ3aUcdlTe_-89LzVf3egcV0-H5Ic

Ingenuity décolle pour son dernier vol : un aller simple

Une étape cruciale pour l’avenir d’Ingenuity à la surface de Mars.

Voici déjà trois semaines qu’Ingenuity, l’hélicoptère martien de la NASA, a effectué avec succès son premier vol. Évidemment, l’agence spatiale a abordé ce premier décollage avec méfiance si bien qu’Ingenuity n’a volé qu’une trentaine de secondes à 3 mètres de haut.

Par la suite, Ingenuity a redécollé à deux reprises, puis a rencontré un premier échec pour le quatrième décollage. Aujourd’hui, les équipes de la NASA semblent avoir trouvé d’où provenait ce problème qui a cloué Ingenuity au sol puisque l’hélicoptère a pu repartir en mission.

Ingenuity établit un nouveau record
Il y a quelques jours, Ingenuity est parvenu à parcourir 133 mètres en direction du sud, puis revenir à sa base (donc 266 mètres), le tout à 5 mètres de hauteur et en 117 secondes. Un record pour le mini-hélicoptère martien. Au cours de cette première véritable exploration, Ingenuity a optimisé les 117 secondes de vol en prenant plusieurs clichés d’une éventuelle zone d’atterrissage, mais pas seulement. En tout, l’hélicoptère est parvenu à prendre une soixante de photos dont certaines en rafale pour les transformer en rendu 3D.

Les bons résultats des missions Ingenuity poussent la NASA à voir plus loin. Initialement, Ingenuity devait partir en mission pour un mois martien (sur Mars une journée fait 24 h 39 min et 35 sec), mais il se pourrait que cette période soit prolongée. Au fil des décollages, la NASA est de plus en plus convaincue que ce genre de drone / hélicoptère est le meilleur moyen d’explorer Mars, et à l’avenir d’autres planètes.

À court terme, l’agence spatiale prévoit de faire décoller Ingenuity à deux reprises toujours dans le cadre de tests, avant que cet hélicoptère martien puisse partir pour des explorations plus poussées et éventuellement collecter des échantillons martiens primordiaux pour les recherches de la NASA.

Aujourd’hui, en ce vendredi 7 mai 2021, Ingenuity devrait partir pour son cinquième vol. Si tout se passe bien, l’hélicoptère va parcourir 129 mètres en aller simple avant de s’arrêter puis de tenter une altitude de 10 mètres, avant de se poser sur une nouvelle zone reconnue lors du précédent vol.

Source : https://www.presse-citron.net/ingenuity-decolle-pour-son-dernier-vol-un-aller-simple/

Parker Solar Probe bat le record de l’engin terrestre le plus rapide de tous les temps !

Deux records pour le prix d’un ! La sonde Parker Solar Probe, lancée en 2018, a réussi le survol le plus rapproché jamais réalisé du Soleil le 29 avril, frôlant l’étoile à 10,4 millions de kilomètres, et a enregistré la vitesse la plus rapide d’un objet fabriqué par l’Homme, filant à 532.000 km/h, soit 148 kilomètres par seconde. Si un vaisseau pouvait voyager à cette vitesse, il lui faudrait 43 minutes pour atteindre la Lune depuis la Terre et quatre jours et demi pour rejoindre Mars (en considérant l’orbite la plus favorable).

Avant la sonde Parker Solar Probe, aucun engin spatial ne s’était approché à moins de 43 millions de kilomètres du Soleil. Ce record était détenu par la mission Hélios 2 (1976). © Nasa, Johns Hopkins University Applied Physics Laboratory, Wikipedia, Domaine public

Ce record sera pourtant bientôt dépassé : le passage de Parker Solar Probe du 29 avril n’est que le huitième sur les 24 survols que doit effectuer la sonde au-dessus du Soleil. À chaque passage, elle gagne de la vitesse en profitant de la gravité de Vénus pour modifier son orbite et se rapprocher encore un peu plus du soleil. Le prochain record devrait ainsi tomber le 21 novembre prochain, et en 2025, Parker Solar Probe devrait passer à 6,16 millions de kilomètres au-dessus du Soleil à une vitesse de 692.000 km/h (192 km/s).

La sonde devra alors affronter des conditions dantesques, avec des températures avoisinant les 1.400 °C et des vents solaires chargés en particules de haute énergie. Elle devrait notamment permettre de mesurer les champs magnétiques de la couronne afin de mieux anticiper l’activité solaire.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/breves/soleil-parker-solar-probe-bat-record-engin-terrestre-plus-rapide-tous-temps-1884/