Archives de catégorie : astronomie

Bientôt un télescope géant installé dans un cratère de la Lune ?

L’outil serait ainsi protégé de la cacophonie des signaux radio émis par les satellites et autre équipements, analyse Business Insider.

Le téléscope d’Arecibo va bientôt avoir un cousin… sur la Lune. Démantelé en novembre 2020 après s’être effondré, le plus grand radiotélescope simple jamais construit va être remplacé par la NASA. L’agence spatiale américaine a en effet mandaté une équipe de chercheurs pour qu’ils élaborent un nouvel outil de précision, qui sera, cette fois, installé dans un cratère de la Lune, rapporte Business Insider. Cette immense antenne parabolique recueillerait ainsi les ondes radio du cosmos, tout en étant protégé de la cacophonie des signaux radio émis par les satellites et autres équipements présents sur Terre.

Trois fois plus grand qu’Arecibo, le Lunar Crater Radio Telescope (LCRT), tel qu’il a été baptisé, permettrait notamment de « suivre les processus qui ont conduit à la formation des premières étoiles, et peut-être même trouver des indices sur la nature de la matière noire », s’est réjouit un radioastronome de la NASA travaillant sur le projet, dans un communiqué relayé par Business Insider. Les ingénieurs ont dès lors obtenu une enveloppe de 500 000 dollars (415 000 euros) pour mener à bien ce projet « très difficile » mais « réalisable avec la technologie actuelle ».

Le télescope installé par des robots ?
Pour accueillir le téléscope géant, les équipes de recherche vont d’abord devoir sélectionner un cratère compatible, d’une largeur de trois à cinq kilomètres. Il s’agira ensuite de l’installer correctement. Pour ce faire, deux énormes atterrisseurs pourraient être sollicités, pour se poser au bord du cratère choisi. L’un d’eux transportera le grillage essentiel au bon fonctionnement du télescope et l’autre les 20 rovers DuAxel capables d’escalader la cavité. Ces robots poseraient alors une série de fils de guidage sur lesquels le premier atterrisseur déroulerait le filet du télescope, détaille Business Insider. Un travail que les machines pourraient effectuer en seulement dix jours. Autre option : des harpons pourraient être utilisés pour déployer le filet, mais ce plan prendrait environ cinq mois. Il serait néanmoins moins cher de plusieurs milliards de dollars.

La perspective de ce nouveau télescope est enthousiasmante, quand on connaît les qualités de son prédécesseur. Lors de sa longue carrière (il a été constuit en 1963), Arecibo a découvert la première planète connue au-delà de notre système solaire, a cartographié la surface de Vénus et a détecté une paire d’étoiles qui a confirmé la théorie de la relativité générale d’Einstein. Mais le LCRT est encore plus prometteur : débarassé des ondes radio parasites qui émanent de la Terre, loin des interférences atmosphériques, il pourrait permettre aux astronomes d’explorer de nouveaux horizons.

Source : https://www.lepoint.fr/astronomie/bientot-un-telescope-geant-installe-dans-un-cratere-de-la-lune-06-05-2021-2425346_1925.php

Êta Aquarides : une nouvelle pluie d’étoiles filantes à observer cette semaine

Après les Lyrides, les Êta Aquarides illuminent le ciel avec un pic prévu dans la nuit du jeudi 6 au vendredi 7 mai 2021.

Les étoiles filantes sont des débris de comètes qui, en se désintégrant dans notre atmosphère, produisent des stries lumineuses. (©Illustration/Adobe Stock)

La période est décidément idéale pour les amateurs d’astronomie et tous les contemplateurs du ciel ! Après les Lyrides puis une « Super Lune rose » fin avril, une nouvelle pluie d’étoiles filantes, celle des Êta Aquarides, est attendue cette semaine.

Plus précisément, l’essaim est actif du 19 avril au 28 mai et le pic d’activité est prévu pour le jeudi 6 mai 2021.

Plus précisément, l’essaim est actif du 19 avril au 28 mai et le pic d’activité est prévu pour le jeudi 6 mai 2021.

Des météores très rapides
Les Êta Aquarides proviennent de la comète de Halley (désignée officiellement 1P/Halley), la plus connue de toutes les comètes, qui met 76 ans à faire un tour du Soleil. Elles tirent leur nom du fait que leur radiant se situe dans la constellation du Verseau, près de l’étoile brillante Eta Aquarii.

Comme l’expliquait Gilles Dawidowicz, secrétaire général de la Société astronomique de France lorsque nous l’avions interrogé au sujet des Lyrides, une pluie d’étoiles filantes se produit à chaque fois que la Terre passe dans le tore d’une comète, sorte de tunnel formé par les poussières qu’elle laisse dans son sillage.

L’essaim des Êta Aquarides n’est pas très intense : la Nasa indique qu’on peut observer entre 10 et 20 météores par heure. Il est en revanche réputé pour sa rapidité : 66 kilomètres par seconde. Les météores les plus rapides peuvent même laisser des trainées qui perdurent pendant quelques secondes, ou minutes.

Comment bien les observer ?
Pour observer le ciel il n’y pas de secret : il faut s’éloigner de la ville et de toute source de lumière. Les étoiles filantes sont visibles à l’œil nu, nul besoin de lunette ou de télescope.

La Nasa délivre quelques conseils pour l’observation spécifique des Êta Aquarides :

Allongez-vous sur le dos, les pieds orientés vers l’est et levez les yeux, en admirant le plus possible le ciel. Après environ 30 minutes dans l’obscurité, vos yeux s’adapteront et vous commencerez à voir des météores. Soyez patient – le spectacle durera jusqu’à l’aube, vous avez donc tout le temps de l’apercevoir.

La Nasa
N’oubliez pas de prendre une couverture ou de quoi vous couvrir, les nuits sont encore froides en ce début mai !

Quels sont les prochains rendez-vous ?
Les Lyrides et les Êta Aquarides étaient les deux pluies d’étoiles filantes notables du printemps. Pour le prochain spectacle, il faudra attendre juillet avec les Delta Aquarides et surtout août avec les fameuses Perséides.

Après le ballet estival, les trois derniers mois de l’année offriront chacun leur spectacle céleste avec les Orionides (octobre), les Léonides (novembre) et les Géminides (décembre), la plus forte pluie d’étoiles filantes de l’année, plus de 120 par heure. Tout un programme !

Source : https://actu.fr/sciences-technologie/eta-aquarides-une-nouvelle-pluie-d-etoiles-filantes-a-observer-cette-semaine_41546429.html

Mercure montre le bout de son nez

Le ciel du mois — mai 2021

Parmi les cinq planètes du Système solaire visibles à l’œil nu, Mercure est sans aucun doute la plus difficile à observer. Elle ne montre pas souvent le bout de son nez, et lorsqu’elle fait son apparition, la petite planète reste près de l’horizon. En effet, que ce soit au petit matin avant le lever du jour ou peu après le coucher du Soleil, elle ne s’éloigne jamais bien loin de notre étoile. Le mois de mai nous offre toutefois une excellente occasion de repérer Mercure en soirée.

Géométrie céleste
Tout comme Vénus, Mercure est une planète dite « inférieure » car son orbite est contenue à l’intérieur de celle de la Terre. Pour ces dernières, l’angle apparent qui sépare la planète du Soleil, aussi appelé élongation, dicte leur observabilité. Lorsque cet angle est à son minimum et que la planète nous apparaît vis-à-vis le Soleil, on parle de conjonction; il peut s’agir d’une conjonction inférieure si la planète passe devant le Soleil ou d’une conjonction supérieure si la planète passe derrière.

Lorsque l’élongation est à son maximum, que ce soit à l’est (la gauche) ou à l’ouest (la droite) du Soleil, l’écart entre la planète et l’astre du jour la rend plus facile à observer dans le ciel. Ainsi, ce n’est qu’au cours des quelques jours ou semaines entourant une élongation maximale que Mercure devient visible pendant le crépuscule du matin ou du soir, et ce pour quelques minutes seulement, tout au plus une heure environ.

Or, toutes les élongations ne sont pas égales. À cause de l’excentricité de son orbite, la valeur de l’élongation maximale de Mercure varie entre 18 et 28 degrés selon le moment de l’année où elle survient. De plus, selon qu’il s’agisse d’une élongation est ou ouest, la planète sera plus brillante avant ou après son élongation maximale; ce mois-ci, par exemple, Mercure brille beaucoup plus intensément au début de son apparition et devient de plus en plus faible au fur et à mesure que les jours passent.

Un dernier facteur influence la visibilité d’une planète lorsqu’elle est proche du Soleil : l’angle que fait l’orbite de cette planète avec l’horizon, au crépuscule ou à l’aube. Sous nos latitudes nordiques, après le coucher du Soleil, cet angle s’approche davantage de la verticale en hiver et au printemps, mais se fait en revanche plus fermé sur l’horizon en été et en automne. Pour un même angle d’élongation, la visibilité d’une planète au crépuscule est nettement meilleure en première moitié d’année, car elle sera plus haute par rapport à l’horizon. L’inverse se produit en seconde moitié d’année, alors que la géométrie favorise plutôt la visibilité des planètes à l’aube.

Planètes et occultation lunaire
En ce mois de mai, toutes les conditions favorables sont réunies pour Mercure : au cours des premiers soirs du mois, elle est particulièrement brillante à l’horizon ouest-nord-ouest, où elle fait son apparition 30 minutes après le coucher du Soleil. Le 3 mai, au début de la nuit, on remarquera aux jumelles la présence du bel amas d’étoiles des Pléiades, juste au-dessus de la petite planète. Lorsqu’elle atteint son élongation maximale le 17 mai, Mercure est visible pendant un peu plus d’une heure à la tombée de la nuit. Vers la fin du mois, la brillance de Mercure diminue considérablement et la planète passe de moins de moins de temps au-dessus de l’horizon; la meilleure période pour l’observer s’étend donc du début de mai jusqu’au 21.

Ne confondez pas Mercure avec l’éclatante Vénus, qui fait aussi son apparition peu après le coucher du Soleil, bien plus brillante mais plus basse à l’horizon ouest-nord-ouest. Le croissant de Lune visite le duo de planètes le soir des 12 et 13 mai. Le 28, Mercure et Vénus sont en conjonction : elles passent à moins d’un demi-degré l’une de l’autre, soit environ le diamètre apparent de la Lune dans le ciel. Comme Mercure aura beaucoup faibli à ce moment, utilisez des jumelles pour la repérer.

Un peu plus haut dans le ciel, dans la constellation des Gémeaux, on retrouve la planète rouge. Mars s’allume avec les premières étoiles, dès que la noirceur s’installe, et reste visible au cours de la première moitié de la nuit. Le soir du 15 mai, le croissant de Lune vient se positionner à côté de la planète rouge, la rendant plus facile à identifier.

Le lendemain soir, 16 mai, on pourra observer une belle occultation lunaire : à 21h29 (heure approximative à Montréal, le moment exact dépend des coordonnées géographiques précises), notre satellite naturel passera directement devant Kappa Geminorum, une étoile de magnitude +3,4 située près de Pollux, bloquant momentanément sa lumière. La Lune poursuit sa course dans le ciel et l’étoile fera sa réapparition dans le ciel nocturne un peu plus d’une heure plus tard, à 22h30.

À la fin de la nuit, on peut apercevoir les deux géantes gazeuses qui se lèvent à l’horizon sud-est. La magnifique Saturne se pointe la première, suivie de près par la brillante Jupiter. Ces deux planètes sont visibles jusqu’à l’aube. Elles recevront la visite d’un quartier de Lune le matin des 3, 4 et 5 mai, puis à nouveau le matin du 31.

Pluie de météores
Au fil de ses passages répétés autour du Soleil, la fameuse comète de Halley laisse derrière elle une trainée de poussière. À chaque mois de mai, notre planète croise l’orbite de la comète; quelques-uns de ces petits grains de comète plongent alors dans l’atmosphère terrestre où ils se désintègrent en laissant une brève trace lumineuse. Cela donne lieu à une pluie de météores, les Êta Aquarides, dont le maximum est attendu cette année dans la nuit du 5 au 6. Si la météo coopère et que votre ciel est assez sombre, cela pourrait valoir la peine de sortir les observer entre 3 heures du matin et l’aube. Au cours des deux ou trois nuits autour de ce maximum, vous pourriez apercevoir quelques météores appartenant à cette pluie particulière.

Bonnes observations !

À propos de la carte
La carte représente le ciel tel qu’on pourra l’observer à la mi-mai vers 23 h 30 (heure avancée de l’Est), une heure plus tard au début du mois, une heure plus tôt à la fin. Pour l’utiliser, tenez la carte au-dessus de votre tête, en alignant les points cardinaux. Les lignes pleines identifient les constellations, tandis que la bande grise indique le tracé de la Voie lactée. La position des planètes est montrée pour le milieu du mois ou la date indiquée.

Source : https://m.espacepourlavie.ca/ciel-du-mois/mercure-montre-le-bout-de-son-nez

La future station spatiale russe se dévoile un peu plus

La décision russe de quitter le programme de la Station spatiale internationale a surpris de nombreux experts, notamment pour les raisons invoquées. Quant à l’idée de construire et d’utiliser une nouvelle station spatiale, peut-être un peu mieux adaptée pour répondre aux besoins des Russes, son financement est tout de même très incertain.

Il y a quelques jours le vice-Premier ministre russe Iouri Borisov a déclaré vouloir se retirer du programme de la Station spatiale internationale (ISS) dès 2025 pour développer et construire une nouvelle station spatiale russe. Une sortie médiatique très remarquée, mais qui laisse songeurs et sceptiques de nombreux experts du secteur spatial. Certains sont convaincus qu’il s’agit d’une sorte de chantage pour rester à bord de l’ISS à moindre coût !

En attendant d’y voir plus clair, Roscosmos a dévoilé de nouvelles informations sur cette future Station baptisée Ross (Russian Orbital Space Station) qui ne sera pas occupée en permanence. Elle sera installée sur une orbite différente de celle de l’ISS avec une inclinaison à 97° au lieu des 51,6°. Une inclinaison qui permettra la couverture totale du territoire russe contre seulement 20 % par l’ISS.

Le premier module sera lancé en 2028 par un lanceur Angara depuis le cosmodrome Vostochny. Il s’agit du module NEM (Science and Power Module) qui comprend une partie pressurisée et l’autre non. Initialement prévu pour étendre la partie russe de l’ISS, la construction de ce module a déjà débuté. Il sera donc nécessaire de l’adapter à sa nouvelle fonction. Dans un premier temps, la station Ross sera constituée de quatre modules avec des ports d’amarrage et un sas de sortie dans l’espace. Une extension de la station est envisagée à l’horizon 2030 avec notamment un port d’amarrage réservé pour un véhicule lunaire. Une première mission habitée pourrait avoir lieu dès 2026.

La Russie pourra-t-elle financer cette station spatiale ?
Cette décision russe est plutôt surprenante et plusieurs questions restent en suspens, notamment celle du financement. En effet, l’Agence spatiale russe (Roscosmos) est engagée dans plusieurs programmes qui nécessitent des financements élevés que le gouvernement russe aura beaucoup de mal à garantir. On citera en exemple le renouvellement et la modernisation d’une partie de sa flotte de lanceurs et le développement d’un nouveau véhicule de transport d’équipage. À cela s’ajoute un ambitieux programme d’exploration robotique et humain de la Lune, en coopération avec l’Agence spatiale européenne pour la partie robotique et la Chine pour l’installation d’une base en dur et dans le domaine des vols habités.

Enfin, la source de financement qu’était la Nasa avec son programme d’achat de sièges à bord des capsules Soyouz s’achève. Or, il faut savoir que depuis 2006, la Nasa, qui a la charge du transport des astronautes américains, européens et japonais à bord du complexe orbital, a acheté 70 sièges pour un montant approximatif de 3,9 milliards de dollars !

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/vols-habites-future-station-spatiale-russe-devoile-peu-plus-87200/

On connait enfin la durée précise du jour sur Vénus

Jusqu’à présent, estimer avec exactitude la durée du jour vénusien (243 jours terrestres) était complexe. Une équipe de scientifiques vient cependant d’obtenir une mesure précise de la durée du jour moyen sur la planète.

Un jour sur Vénus dure en moyenne exactement 243,0226 jours terrestres (soit environ 243 jours, 32 minutes et 32 secondes, ou les deux tiers d’une année terrestre). Une équipe de scientifiques est parvenue à cette estimation, présentée dans un article de Nature Astronomy le 29 avril 2021. Ils contribuent ainsi à résoudre une interrogation de longue date, car estimer avec précision la durée du jour sur Vénus est complexe.

« Vénus est la plus proche voisine planétaire de la Terre et son analogue le plus proche du système solaire en termes de masse, de rayon et de densité. Cependant, Vénus reste énigmatique à divers niveaux fondamentaux : la taille de son noyau est inconnue, on ne sait pas si le noyau est solide ou liquide et les estimations de sa période de rotation moyenne sont discordantes », commencent par souligner ces auteurs.

Connaître ces propriétés fondamentales avec exactitude est essentiel pour mieux cerner les caractéristiques de Vénus, et pourquoi la planète a évolué si différemment de la Terre malgré leurs points communs.

POURQUOI LES ESTIMATIONS NE CONCORDAIENT-ELLES PAS ?
En plus d’estimer précisément la durée moyenne du jour sur Vénus, les scientifiques se sont aperçus que la vitesse de rotation de l’astre changeait de façon constante. Ceci permet de mieux comprendre pourquoi il a été possible de mesurer des valeurs différentes à divers moments. Les scientifiques ont pu constater qu’il y avait des divergences d’au moins 20 minutes entre ces mesures isolées. « Cela explique probablement pourquoi les estimations précédentes ne concordaient pas les unes avec les autres », commente l’astronome Jean-Luc Margot, professeur à l’Université de Californie à Los Angeles et auteur principal de l’étude, dans un communiqué.

Selon les auteurs, les variations seraient certainement expliquées par l’atmosphère de la planète, bien plus dense et chaude que celle de la Terre. On sait qu’elle est en super-rotation, c’est-à-dire qu’elle tourne plus vite que la planète elle-même. Son déplacement autour de la planète doit être à l’origine d’échanges avec la surface solide, qui accélèrent et ralentissent sa rotation. Le phénomène existe aussi sur Terre, mais l’effet est bien plus important sur Vénus, avec une atmosphère environ 93 fois plus massive que celle de notre planète.

COMME UNE « BOULE À FACETTES GÉANTE »
Pour mieux estimer la durée du jour vénusien, les scientifiques ont utilisé des mesures radar. Entre 2006 et 2020, ils ont émis des ondes radio depuis le Centre de Communications Spatiales Longues Distances de Goldstone (GDSCC), une station située en Californie qui sert à assurer les communications des missions spatiales (elle fait partie du Deep Space Network, le réseau de communications avec l’espace lointain, de la Nasa). Après avoir rebondi sur Vénus, les ondes sont revenues sur Terre, captées à la fois à Goldstone et à l’Observatoire de Green Bank en Virginie-Occidentale.

C’est un peu comme si Vénus avait été utilisée comme une « boule à facettes géante », décrivent les auteurs, qui serait éclairée par une lampe de poche très lumineuse (l’antenne radio) — la manière dont cette lumière est réfléchie permettant de déduire la rotation de la boule. L’antenne de Goldstone percevait d’abord le signal, qui arrivait 20 secondes environ après à l’Observatoire de Green Bank. Le laps de temps entre les deux a pu fournir l’information de la vitesse à laquelle Vénus tournait.

Source : https://www.numerama.com/sciences/709233-on-connait-enfin-la-duree-precise-du-jour-sur-venus.html

New Horizons a parcouru 50 unités astronomiques, mais la Nasa voit beaucoup plus loin

La sonde américaine a rejoint le club très fermé des vaisseaux ayant franchi cette très lointaine distance située à 7,5 milliards de kilomètres du Soleil. Mais alors que New Horizons cherche actuellement une nouvelle cible, la Nasa planche sur un projet de mission qui battrait tous les records. Objectif : atteindre 1000 unités astronomiques en cinq décennies, pour rejoindre le milieu interstellaire profond.

Voguant actuellement dans les régions sombres et glaciales du Système solaire externe, la sonde New Horizons de l’agence spatiale américaine a franchi, le 17 avril 2021, la barre des 50 unités astronomiques (UA). Une UA correspondant à la distance entre le Soleil et la Terre, soit 150 millions de kilomètres, elle se trouve ainsi à 7,5 milliards de kilomètres de son lieu d’origine ! Difficile, pour l’esprit humain, de se réaliser à quel point l’artefact qui file à la vitesse de 58.000 km/h est aujourd’hui éloigné de nous. Une des manières de le figurer, outre ces distances qui défient l’imagination, est le temps que les signaux mettent à atteindre le vaisseau : près de 7 heures, donc le double (14 heures) pour une communication aller-retour, les ondes radio se propageant à la vitesse de la lumière soit environ 300.000 mètres par seconde.

Une frontière symbolique et immatérielle
Seuls quatre autre engins – sous pavillon américain également – ont dépassé jusqu’à présent ce très lointain jalon. Pioneer 10, premier vaisseau à avoir survolé la géante gazeuse Jupiter, l’avait atteint en 1990 ; et Pioneer 11, qui réussit les mêmes études pionnières pour Saturne – la géante aux anneaux –, l’année suivante. Les vaisseaux Voyager ont dépassé eux aussi cette frontière symbolique et immatérielle après avoir observé Jupiter et Saturne pour Voyager 1 mais également Uranus et Neptune pour Voyager 2. Les sondes jumelles se trouvent aujourd’hui à 152 et 127 UA de la Terre respectivement, soit au-delà de la zone d’influence matérielle du Soleil, qu’on appelle l’héliosphère, et dans un territoire qui enveloppe et donne naissance à toutes les étoiles : le milieu interstellaire.

Source : https://www.sciencesetavenir.fr/espace/systeme-solaire/new-horizons-a-parcouru-50-unites-astronomiques-mais-la-nasa-voit-beaucoup-plus-loin_153985

Thomas Pesquet photographie une magnifique aurore boréale et un lever de soleil depuis l’ISS

L’astronaute français Thomas Pesquet a publié la photo incroyable d’une aurore boréale surplombant la Terre depuis la Station spatiale internationale (ISS)

Depuis le début de son voyage vers les étoiles, l’astronaute français Thomas Pesquet partage sur Twitter ses plus belles photos prises depuis l’espace. De la planète bleue aux paysages magnifiques du volcan Pico del Teide à Tenerife, en passant par les contours emblématiques de la France, il fait découvrir aux internautes les vues les plus incroyables qu’un astronaute puisse observer.

Et sa dernière publication est pour le moins spectaculaire. Il s’agit de la photo d’une aurore boréale entourant la forme de la Terre avec sa lumière verte et surplombant les villes éclairées dans la nuit. Cerise sur le gâteau, Thomas Pesquet a aussi capturé au même moment le lever du soleil, ajoutant sa couleur bleue au cliché.

« Parce qu’un bonheur n’arrive jamais seul, le spectacle de la rentrée atmosphérique de #Crew1 s’est terminé avec une aurore boréale, qui elle-même s’est mélangée avec le lever du soleil. Un bouquet final magnifique pour un show incroyable depuis les premières loges de l’ISS ! », s’est exalté Thomas Pesquet lundi sur Twitter.

En 2017, lors de son premier voyage à bord de la station spatiale internationale, l’astronaute avait déjà partagé un timelapse d’une aurore boréale avec un lever de soleil.

Source : https://www.sudouest.fr/sciences-et-technologie/thomas-pesquet-photographie-une-magnifique-aurore-boreale-et-un-lever-de-soleil-depuis-l-iss-2386319.php

Y a-t-il quelque chose au-delà de l’Univers ?

La naissance de l’univers a peut-être commencé par ce que l’on appelle le Big Bang. Cette gigantesque explosion d’énergie pure a commencé il y a environ 13,4 milliards d’années.

Alors que l’Univers est en perpétuelle expansion, il est légitime de se demander si les scientifiques ont des hypothèses sur ce qui se trouve au-delà.

Les galaxies s’étendent aussi loin que nous pouvons les détecter… sans aucun signe de diminution. Rien ne prouve que l’univers ait une limite. La partie de l’univers que nous pouvons observer depuis la Terre est remplie plus ou moins uniformément de galaxies qui s’étendent dans toutes les directions.

Pour l’instant, nous sommes capables d’en observer à plus de 10 milliards d’années-lumière, soit environ 6 milliards de milliards de kilomètres. Nous savons que les galaxies doivent s’étendre bien plus loin que ce que nous pouvons voir, mais nous ne savons pas si l’Univers est infini ou non. Les astronomes ont déterminé l’âge de l’Univers, environ 14 milliards d’années, en analysant la plus ancienne lumière observable.

Quelles sont les limites de l’univers ?
Si l’on considère que l’Univers contient toutes les choses que nous connaissons, celui-ci est infini et n’a pas de limites. Depuis sa création, le cosmos n’a cessé de croître à un rythme toujours plus rapide. Les cosmologistes estiment que les plus anciens photons que nous pouvons observer ont parcouru une distance de 45 à 47 milliards d’années-lumière depuis le Big Bang. Cela signifie que notre Univers théoriquement observable est large de quelque 93 milliards d’années-lumière. Récemment, des scientifiques ont réussi à capter un signal radio provenant du fin fond de l’Univers.

Plusieurs théories tentent d’expliquer ce qui pourrait se trouver au-delà de notre Univers, à commencer par celle des multivers. En dehors des limites de notre Univers se trouve peut-être un « super » Univers. Il s’agirait d’un espace qui s’étend à l’infini dans ce que notre petit Univers peut s’étendre à l’infini. À des centaines de milliards d’années-lumière de nous se trouvent peut-être d’autres Univers semblables au nôtre.

D’autres scientifiques pensent que nous créons de l’espace à mesure que notre Univers s’étend. En effet, en dehors de cette expansion se trouverait un Univers spatio-temporel de dimension supérieure dans lequel notre Univers se déploie.

Il faudra sans doute aux scientifiques plusieurs dizaines ou centaines d’années pour découvrir ce qui se cache au-delà des limites de l’Univers. En attendant, nous pouvons toujours spéculer sur l’avenir de notre propre Univers.

Source : https://www.tomsguide.fr/y-a-t-il-quelque-chose-au-dela-de-lunivers/