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Pourquoi Perseverance a-t-il pris 2 échantillons dans le même rocher sur Mars ?

Le rover Perseverance de la Nasa a collecté son cinquième échantillon martien dans une roche qu’il avait déjà forée. Ce double prélèvement est justifié par une caractéristique prometteuse de cette cible.

« Ce rocher est tellement sympa que je l’ai échantillonné deux fois ! » En ces quelques mots, la Nasa a annoncé le 24 novembre sur Twitter que son rover Perseverance vient d’obtenir son cinquième échantillon de Mars. Le prélèvement a bien été bouché et scellé dans un tube, renfermant désormais un deuxième morceau d’une roche dans laquelle l’astromobile avait déjà foré.

UNE ROCHE CONTENANT « UN MINÉRAL VERDÂTRE »
Pourquoi avoir creusé deux fois dans la même roche ? « Je double les échantillons sur certaines cibles prioritaires comme celle-ci », précise le tweet de @NASAPersevere. Quelques jours plus tôt, le 16 novembre, la Nasa avait rapporté que le rover avait prélevé un morceau d’une « roche chargée d’olivine, un minéral verdâtre » qui intéressait apparemment beaucoup les chercheurs.

Sur Terre, l’olivine (qui doit son nom à sa couleur vert olive) est un minéral que l’on retrouve dans les péridotites, des roches constituant l’essentiel du manteau terrestre. Pour l’instant, la Nasa ne donne pas d’indication précise sur l’origine que pourrait avoir l’olivine sur cette roche martienne. « Les hypothèses fusent ! » se contente de mentionner le tweet.

DANS LE VENTRE DU ROVER, DES TAS DE TUBES À REMPLIR
Le sujet semble en tout cas avoir un intérêt scientifique, pour que l’astromobile réalise deux forages dans la même cible. Perseverance a commencé ses premiers prélèvements fin septembre 2021, dans une roche qui avait reçu le surnom de « Rochette ». Au total, le robot embarque 43 tubes, qu’il doit progressivement remplir au fur et à mesure de son exploration du cratère Jezero, où il s’est posé en février. L’objectif est de faire revenir un jour ces tubes sur la Terre — ce qui n’a pas toujours été le cas. Perseverance les déposera à la surface de Mars, afin qu’un autre robot vienne les chercher.

L’analyse de ces prélèvements sur Terre est très attendue, car pour l’instant seuls des échantillons de la Lune, ainsi que des prélèvements de comète et d’astéroïde, ont été rapportés de l’espace. Pour la première fois, le retour d’échantillons sera organisé dans une perspective microbiologique, c’est-à-dire avec l’intention de rechercher d’éventuelles traces de vie. Il faut cependant garder à l’esprit que confirmer une telle découverte pourrait s’avérer très complexe.

Source : https://www.numerama.com/sciences/758260-pourquoi-perseverance-a-t-il-pris-2-echantillons-dans-le-meme-rocher-sur-mars.html

La Lune possède assez d’oxygène pour permettre à 8 milliards de personnes de respirer pendant 100.000 ans

Dans l’atmosphère de notre Lune, il n’y a pas assez d’oxygène pour nous permettre de respirer. Mais les chercheurs pensent que la couche supérieure de la surface de notre satellite, composée du fameux régolithe, pourrait contenir bien assez de cet élément indispensable à la vie humaine pour en autoriser la colonisation. À condition de parvenir à l’en extraire !

Un grand pas en avant. Puis un petit pas en arrière. C’est le tempo donné depuis plusieurs mois maintenant à la valse-hésitation de notre retour sur la Lune. Même si l’objectif principal demeure : bâtir, à terme, une base habitée sur notre satellite naturel. Alors que la Nasa vient de repousser l’échéance de son programme Artemis à 2025, la Chine et la Russie comptent commencer la construction d’une station lunaire dès 2026. Avant cela, il faudra s’assurer de la disponibilité de certaines ressources vitales. L’eau, bien sûr. Mais aussi l’oxygène.

Rappelons que l’atmosphère de notre Lune est ténue. Composée essentiellement d’hydrogène, de néon et d’argon. Alors que ce qu’il faut aux humains, c’est avant tout… de l’oxygène. Et déjà, certains envisagent des solutions pour en produire sur place. L’Agence spatiale européenne (ESA), par exemple, mais aussi l’Agence spatiale australienne et la Nasa développent des technologies capables d’en extraire du régolithe lunaire, cette couche de roches, de graviers, de pierres ou de fine poussière qui recouvre la surface de la Lune.

Car sur notre satellite, on trouve beaucoup de minéraux qui renferment de l’oxygène : de la silice ou des oxydes de fer ou encore de magnésium, par exemple. On les trouve dans une forme originelle, intacte. Non altérée, comme sur notre Terre, par des organismes qui l’auraient, en quelques millions d’années, transformée en sol à proprement parler.

Extraire l’oxygène par électrolyse
Il y aurait donc, sur la Lune, une formidable réserve d’oxygène. Formidable à quel point ? Eh bien, selon les chercheurs, le régolithe serait composé à environ 45 % d’oxygène. Or si l’on considère uniquement la surface – car il reste difficile de savoir ce qu’il en ait des roches plus profondes -, chaque mètre cube de régolithe contiendrait en moyenne 1,4 tonne de minéraux. Soit l’équivalent de 630 kilogrammes d’oxygène. Assez pour permettre à une personne de respirer pendant environ deux ans.

En tablant sur une profondeur de régolithe d’entre dix mètres, la Lune pourrait finalement fournir à huit milliards de colons humains, assez d’oxygène pour vivre quelque 100.000 ans. Un chiffre à tempérer avec l’efficacité avec laquelle nos ingénieurs pourraient être capables d’extraire l’oxygène du régolithe. Car pour récupérer ce précieux élément, il faudra mobiliser pas mal d’énergie pour briser les liens étroits qu’il a tendance à nouer. Par électrolyse, par exemple.

Sur Terre, l’oxygène, suffisamment abondant dans l’air que nous respirons, est vu comme un sous-produit de l’électrolyse. Sur la Lune, il en deviendrait le produit principal. Les chercheurs envisagent de rendre l’opération durable en comptant sur l’énergie solaire, notamment. Pourtant cela ne s’annonce pas si simple. Car avant de pouvoir procéder à l’électrolyse, il faudrait que les oxydes métalliques que l’on trouve sur la Lune sous forme solide puissent être convertis en une forme liquide. À partir de chaleur, entre autres. Cela se fait sur Terre. Mais transporter tous les équipements utiles sur la Lune et les y faire fonctionner reste aujourd’hui un défi.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/lune-lune-possede-assez-oxygene-permettre-8-milliards-personnes-respirer-pendant-100000-ans-94844/

Espace : le départ de Thomas Pesquet de la Station spatiale à 20 h ce soir est confirmé !

Les conditions météorologiques qui perturbent les rotations des équipages depuis plusieurs jours, retardant le retour de Crew-2 et empêchant Crew-3 de décoller à destination de l’ISS, ont encore joué un mauvais tour à Thomas Pesquet et les trois autres astronautes de Crew-2. Alors qu’ils devaient arriver sur Terre aujourd’hui, la Nasa et SpaceX ont été contraints à un nouveau report. Cette fois, cela se confirme : ce sera ce soir à 20 h 05.

La Nasa et SpaceX cloués au sol par les caprices de la météo au-dessus de la Floride ! Une nouvelle fois, de mauvaises conditions météorologiques ont empêché le départ du Crew Dragon de la Station spatiale internationale (ISS), initialement prévu hier à 18 h. En cause, des vents d’altitude au-dessus de la zone d’amerrissage de la capsule qui empêchent aux contrôleurs au sol de définir une trajectoire précise de la capsule ainsi que d’identifier son point de chute.

Pour comprendre ce report, il faut savoir que la Nasa et SpaceX disposent d’une petite flottille de bateaux pour sécuriser la zone d’amerrissage et récupérer les astronautes et la capsule. Or, ces bateaux doivent être positionnés à proximité de la zone d’amerrissage avant l’arrivée de la capsule. En raison de ces vents d’altitude, plus forts qu’attendus, la zone supposée de l’amerrissage du Crew Dragon était trop vaste pour autoriser le retour de l’équipage Crew-2.

Une prochaine tentative ce soir
La prochaine tentative est prévue aujourd’hui. Le départ de la Station spatiale internationale doit avoir lieu à 20 h 05, heure de Paris et l’amerrissage mardi matin à 04 h 33. Quant au lancement de l’équipage Crew-3, qui compte l’Européen Matthias Maurer et prendra la relève de Crew-2, il est prévu jeudi 11 novembre à 03 h 03, heure de Paris.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/vols-habites-espace-depart-thomas-pesquet-station-spatiale-20-h-ce-soir-confirme-94553/

DERNIÈRE (MAGNIFIQUE) AURORE BORÉALE POUR THOMAS PESQUET

Depuis la Station spatiale, Thomas Pesquet a pu admirer une dernière aurore boréale de toute beauté avant son retour sur Terre.

Aurore vue de l’espace :
Le plus célèbre spationaute français, Thomas Pesquet, a eu droit a un très beau cadeau de la Nature avant de quitter l’ISS aujourd’hui dans une capsule Dragon. Sa mission à bord de la Station spatiale internationale s’achève sur une splendide aurore boréale. Car si nous avons échappé à la tempête solaire d’Halloween le weekend dernier, il ne se passe pas une nuit sans que le ciel ne se pare de belles couleurs aux latitudes polaires. En cause, l’activité de notre étoile qui s’intensifie. Le nouveau cycle solaire devrait atteindre son maximum en 2025.

Sur son compte Flickr, Thomas Pesquet a partagé un très beau cliché de cette aurore avec ce commentaire : “La nature a décidé de nous offrir un bouquet final pour le départ : l’aurore boréale la plus intense de toute la mission… Elle dessinait une véritable couronne sur le nord de l’Amérique, avec des pics qui semblaient dépasser notre altitude, et des pulsations rapides qui dessinaient des vagues bleues-vertes, on aurait dit comme une respiration ! Nous avons volé au travers, le nez collé aux vitres.”

À savoir :
Les aurores apparaissent lorsque le vent solaire chargé en particules énergétiques vient balayer notre planète. L’excitation des atomes d’oxygène et d’azote présents dans l’atmosphère terrestre est à l’origine des belles draperies lumineuses que nous observons. La plupart des photographies d’aurores polaires montrent des aurores boréales. Il est en effet plus facile pour les photographes de se rendre à proximité du pôle Nord. C’est le cas en Islande avec le français Stéphane Vetter, en Alaska avec le coréen Sangku Kim ou encore en Norvège avec l’espagnol Horacio Llorens.

Mais les aurores polaires se développent également au-dessus du pôle Sud, même si les observateurs sont moins nombreux à les signaler. Les chercheurs en hivernage à Concordia admirent régulièrement ces magnifiques draperies célestes depuis le Plateau antarctique.

Source : https://blogs.futura-sciences.com/feldmann/2021/11/07/derniere-magnifique-aurore-boreale-pour-thomas-pesquet/

Vie extraterrestre : la Nasa propose une nouvelle échelle pour la confirmer

Une forme de vie extraterrestre a-t-elle réellement été découverte ? C’est ce qu’une échelle imaginée par des chercheurs de la Nasa pourrait nous aider à mieux comprendre. Car, alors que « notre génération pourrait être celle qui découvrira la vie au-delà de la Terre, ce potentiel s’accompagne d’une certaine responsabilité. »

Une forme de vie extraterrestre a été découverte. Cette annonce, nous l’attendons tous. Peut-être un peu trop, parfois. Au point de prendre nos rêves pour des réalités. Certes, l’humanité n’a jamais été aussi proche de trouver des preuves que la vie peut exister ailleurs que sur la Terre. Mais gare aux sirènes du sensationnalisme. Des chercheurs de la Nasa appellent aujourd’hui à l’ouverture d’un dialogue destiné à mieux cadrer les pratiques dans le domaine.

Dans un article publié dans Nature, ils proposent la mise en place d’une échelle à sept niveaux, symbolisant la complexité de la tâche et menant jusqu’à la réponse à LA question : « Sommes-nous seuls ? » Cette échelle, ils l’ont baptisée Confidence of Life Detection ou échelle CoLD, pour « degré de confiance de détection de la vie ». Et ils l’ont imaginé un peu comme une autre échelle utilisée à la Nasa, celle qui permet aux ingénieurs d’évaluer dans quelle mesure une technologie est prête. Ainsi l’hélicoptère martien Ingenuity a commencé au bas de l’échelle, comme une simple idée. Puis le projet s’est développé jusqu’à prendre vie sous forme de composants rigoureusement testés et d’engin capable de voler à la surface de Mars.

Les astronomes de la Nasa souhaitent ainsi sortir de la vision duale de la problématique qui semble s’être installée dans l’esprit du public. « Nous avons fait croire qu’il n’y avait que deux options : c’est la vie ou ce n’est pas la vie. Cela a mené à de nombreuses allégations de détection de vie qui se sont ensuite révélées hâtives », explique Mary Voytek, responsable du programme d’astrobiologie à la Nasa, dans un communiqué. « La réalité, c’est que chacune de nos découvertes s’appuie sur la précédente. Dans un contexte non définitif dans lequel les fausses pistes font partie du processus. » Trouver la preuve que de l’eau a coulé sur Mars, cela montre que la Planète rouge a pu autrefois soutenir la vie. Sans pour autant signifier nécessairement qu’une forme de vie y ait réellement vécu. C’est ce que les chercheurs ont besoin de faire comprendre au public, pour l’emmener dans leur long voyage et partager plus justement l’enthousiasme de leurs découvertes.

De la vie sur Mars ?
Au niveau 1 de l’échelle proposée par les chercheurs de la Nasa pourrait ainsi correspondre à la découverte d’indices d’une signature de la vie. Comme si une molécule potentiellement liée à la vie était mise à jour sur Mars. Pour passer au niveau 2, les scientifiques devraient s’assurer que la détection n’est pas influencée par des instruments potentiellement contaminés sur Terre. Le niveau 3 ne pourrait être atteint que si la découverte est faite dans un environnement propice, tel qu’un ancien lit de rivière ou de lac. Un peu comme le cratère Jezero dans lequel évolue actuellement le rover Perseverance à la surface de la Mars.

Pour s’élever sur le niveau 6, il faudrait que différentes équipes puissent valider les preuves avec une variété d’instruments. C’est ce qui pourrait être fait avec les échantillons prélevés sur Mars par Perseverance une fois qu’ils auront été ramenés sur Terre. Mais atteindre le niveau 7 ne se ferait pas sans l’envoi vers la Planète rouge d’une mission supplémentaire en quête de confirmation. Car « atteindre le plus haut niveau de confiance nécessite la participation de la communauté scientifique au sens large », indique les chercheurs de la Nasa.

Et pour des traces de vie en dehors du Système solaire ?
Cette échelle est aussi destinée à servir de cadre pour la recherche de vie sur des planètes en dehors de notre Système solaire. Les astronomes soulignent qu’une première étape pourrait consister en la découverte d’oxygène dans l’atmosphère d’une exoplanète. Mais des processus géologiques peuvent aussi être à l’origine de la formation d’oxygène. Ainsi pour passer au niveau 2 de l’échelle, les chercheurs devront montrer que le signal n’est pas contaminé par la lumière réfléchie par la Terre d’une part et écarter l’explication géologique par une étude poussée de la chimie de l’atmosphère d’autre part. Trouver à la fois de l’oxygène et du méthane pourrait permettre de se positionner sur le niveau 4. Car, sans source biologique, les deux gaz s’annuleraient.

En conclusion, les astronomes de la Nasa soulignent qu’il ne s’agit pas d’une « course vers le haut », mais bien d’une invitation à consolider les travaux de base avant d’espérer enfin annoncer la détection d’une forme de vie ailleurs que sur Terre. « Avec chaque mesure, nous en apprenons plus sur les processus planétaires biologiques et non biologiques, indique Mary Voytek. La recherche de la vie au-delà de la Terre nécessite une large participation de la communauté scientifique et de nombreux types d’observations et d’expériences. Ensemble, nous pouvons être plus forts dans nos efforts pour rechercher des indices indiquant que nous ne sommes pas seuls ».

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/recherche-vie-extraterrestre-vie-extraterrestre-nasa-propose-nouvelle-echelle-confirmer-94515/

Thomas Pesquet fait ses adieux à la Station spatiale internationale… mais pas à l’espace

Le deuxième séjour de Thomas Pesquet à bord de la Station spatiale internationale se termine. L’astronaute européen de l’ESA, l’Agence spatiale européenne, s’apprête à redescendre sur Terre le 4 ou le 5 novembre. S’il ne retournera plus à bord du complexe orbital, sa carrière d’astronaute n’est évidemment pas terminée. Il a la Lune en point de mire.

Après plus de six mois en orbite à bord de la Station spatiale qu’il a rejointe en avril 2021, l’astronaute européen Thomas Pesquet s’apprête à retourner sur Terre avec trois autres astronautes. La date de son retour est encore incertaine mais prévue le 4 ou le 5 novembre, voire un autre jour en raison du report du 31 octobre au 3 novembre du lancement de Crew-3. Initialement il aurait du rentrer plus tôt mais les reports successifs du lancement de Crew-3, qui embarque quatre astronautes dont l’européen Matthias Maurer, à contraint la Nasa a décaler de plusieurs jours le retour sur Terre du Français. Il faut aussi savoir qu’Allemands et Français ont fait le forcing pour que les deux astronautes européens se retrouvent ensemble en orbite. De la communication qui flatte l’égo des deux pays mais qui n’a aucun intérêt opérationnel et scientifique.

Avec plus de 230 expériences au compteur pour le compte de sa mission Alpha, mais aussi des partenaires de l’ISS, Thomas Pesquet aura réussi son séjour en orbite marqué par plusieurs sorties dans l’espace, afin d’installer de nouveaux panneaux solaires, et quelques records battus. Le 4 octobre, il a pris le commandement de l’ISS, devenant ainsi le premier astronaute français à occuper cette fonction.

Objectif Lune pour Thomas Pesquet
Ce départ de la Station spatiale marque la fin d’une période de sa carrière qui lui aura permis de réaliser deux séjours de longues durées à bord du complexe orbital. Sans surprise, Thomas Pesquet ne devrait plus y retourner. En effet, l’Agence spatiale européenne garantit deux vols à chacun de ses astronautes. À ce jour, si tous les astronautes de la promotion de Thomas Pesquet, celle de 2009, ont réalisé au moins un vol habité, quatre d’entre eux doivent encore réaliser un deuxième vol. Après Samantha Cristoforetti, qui doit décoller au printemps 2022, il restera Timothy Peake et Andreas Mogensen à faire voler une seconde fois, ce qui nous amène en 2025. On signalera le cas particulier de l’allemand Matthias Maurer, sélectionné en 2015 et qui s’apprête d’ici quelques heures à réaliser son premier vol habité.

Sachant que les astronautes de la promotion 2022 seront opérationnels en 2025-2026, aucun des astronautes de 2009 ne retournera à bord du complexe orbital. Cela dit, leur carrière ne va pas s’arrêter pour autant. En effet, l’ESA a obtenu trois vols d’astronautes européens à bord du Gateway. Ses trois missions seront réservées à des vétérans, donc Thomas Pesquet et ses copains de la promotion 2009 seront sur les rangs pour postuler à ces missions à proximité de la Lune. Mais sans alunissage.

Il ne faut pas se voiler la face, ces trois vétérans seront très vraisemblablement parmi les pays qui contribuent le plus au budget de l’ESA (Allemagne, France et Italie). À cela s’ajoute la contribution majeure de la France et l’Italie au Gateway qui fourniront les deux modules européens de cette station spatiale lunaire et l’Allemagne qui fournit le module de service d’Orion. Dis autrement, Thomas Pesquet, Alexander Gerst fortement pressentis pour voler à bord du Gateway. La troisième place devrait revenir à un Italien. Et deux astronautes sont en lice pour cette place : Luca Parmitano et Samantha Cristoforetti.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/vols-habites-thomas-pesquet-fait-adieux-station-spatiale-internationale-mais-pas-espace-94553/