Incendie dans le Var : le plus gros feu de forêt de l’été en France

Un violent incendie s’est déclenché dans le Var, ce lundi 16 août 2021. Ce mardi, il progresse toujours. Des milliers d’hectares sont déjà partis en fumée. Des centaines de pompiers sont mobilisés et des milliers de personnes ont été évacuées. Des premières victimes sont à déplorer.

C’est hier, en fin d’après-midi, sur une aire de repos de l’autoroute A57 que tout a commencé. À une centaine de kilomètres au nord-est de Toulon. De quoi laisser croire à « une origine humaine ». Selon les pompiers, ce matin, le feu de forêt qui ravage le Var a détruit au moins 3.500 hectares de forêt et de garrigue dans le massif des Maures. Selon la préfecture, ce sont même déjà quelque 5.000 hectares qui sont partis en fumée. Après la Grèce, l’Italie, l’Algérie, l’Espagne, l’Israël et le Maroc, c’est donc au tour de la France d’être touchée par un violent feu de forêt. Le plus important de cet été sur notre territoire. Certains soldats du feu évoquent même « un incendie impressionnant ».

Des avions bombardiers d’eau et plusieurs centaines de pompiers sont mobilisés. Mais à 9 heures ce mardi matin, le feu était « toujours actif ». Car les conditions météorologiques sont défavorables. Des températures élevées — même si l’alerte canicule a enfin été levée — et un violent mistral qui pousse l’incendie à pas moins de 4 km/h — alors que la vitesse classique de progression d’un feu de forêt dans la région ne dépasse guère 1 km/h.

Un feu toujours pas fixé
L’accès aux 25 massifs forestiers des Bouches-du-Rhône et aux massifs des Monts toulonnais a été interdit au public. Car d’autres départs de feu ont été signalés dans la journée d’hier. Des campings et des milliers de personnes ont été évacués. Des centaines d’habitations ont été touchées. Au moins 19 personnes ont été intoxiquées et 3 ont été légèrement blessées. C’est un « bilan très provisoire », a souligné le préfet du Var dans la presse. Alors que certains craignent de graves conséquences pour la biodiversité, la réserve naturelle de la plaine des Maures — l’un des derniers refuges de la tortue d’Hermann — ayant été détruite pour moitié.

Il est conseillé à la population de ne pas s’approcher du feu — pour prendre photos et autres vidéos — et de rester à l’abri dans des maisons fermées pour éviter toute exposition aux fumées toxiques. Aux évacués, de ne surtout pas tenter de regagner leur domicile ou leur lieu de vacances. La préfecture demande également de ne pas encombrer les voies de circulation, notamment autour du golfe de Saint-Tropez, afin de faciliter le travail des services de secours.

Source : https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/environnement-incendie-var-plus-gros-feu-foret-ete-france-93023/

Réchauffement climatique : le monde qui nous attend si rien ne change, selon le Giec

Inondations d’un côté, canicule et incendies de l’autre, les nouvelles mondiales n’annoncent pas que du bon ces dernières années. La situation semble presque s’empirer… Le tout nouveau rapport alarmant du Giec, sorti le 9 août, fait le point sur l’état du réchauffement climatique. Il décrit également à quoi pourraient ressembler les conditions climatiques futures sur notre Planète.

D’après le dernier rapport du Giec, tous les scénarios mènent inévitablement à la même conclusion : la température planétaire globale continuera d’augmenter jusqu’au moins la moitié de ce siècle. Le verdict est tranchant et sans appel : si l’humanité ne coupe pas considérablement ses émissions de CO2 et de gaz à effet de serre dans les années à venir, le réchauffement climatique dépassera la barre des +2 ºC au cours du XXIe siècle.

Changements pour les températures et les précipitations
Au fur et à mesure que la Terre se réchauffe, les variations climatiques planétaires augmentent en nombre et en intensité. Les figures du rapport montrent des projections pour le futur.

Ces cartes représentent les changements de température dans trois scénarios différents, à des réchauffements de +1,5 ºC, +2 ºC, et +4 ºC à la surface de la planète sur 20 ans par rapport à 1850-1900. Les surfaces terrestres et les pôles chaufferont plus que les océans et les zones équatoriales. En effet, l’Arctique monte en température deux fois plus vite que la moyenne globale. Peu de fraîcheur est attendue au menu des années à venir, qui réservent des vagues de chaleur de plus en plus intenses et fréquentes.

Les précipitations ne prévoient pas de varier dans le même sens partout : elles projettent d’augmenter à haute latitude, dans le Pacifique au niveau équatorial et dans certaines zones de mousson, mettant ces endroits à un risque plus élevé d’inondation. D’un autre côté, au niveau tropical et subtropical, les scientifiques estiment que les pluies diminueront. Cela amènera des sécheresses, d’autant plus accentuées par les températures plus chaudes sur Terre.

À noter également que le cycle de l’eau et sa variabilité vont s’intensifier. La Terre risque de subir plus d’épisodes très humides et très secs, accentuant les sécheresses et les inondations. Ces dernières risquent de causer d’importants dégâts du sud jusqu’à l’est de l’Asie, et en Afrique de l’Ouest, à cause des précipitations de la mousson. Des évènements climatiques extrêmes tels que des cyclones tropicaux menaceront aussi certains pays.

Une atmosphère chargée en dioxyde de carbone
Le graphique se base sur cinq scénarios futurs possibles, en fonction de l’intensité des émissions de gaz à effet de serre (de gauche à droite se trouvent les plus faibles jusqu’aux plus importants). Avec le réchauffement climatique, le CO2 s’accumulera davantage dans l’atmosphère car les puits de carbone océanique et terrestre seront moins efficaces.

Des conséquences inévitables
D’après les auteurs du rapport, plusieurs des conséquences du réchauffement sont irréversibles pour des siècles ou même des millénaires. Parmi les victimes, les océans, qui continueront à subir une acidification, une désoxygénation et une variation globale de température. Les zones de neige et de glace peuvent difficilement être sauvées. Les glaciers continueront inévitablement de fondre durant des dizaines ou des centaines d’années, le permafrost et les calottes glaciaires également. Les eaux continueront leur montée et l’Homme, comment agira-t-‘il ?

Source : https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/giec-rechauffement-climatique-monde-nous-attend-si-rien-ne-change-selon-giec-92939/

Rapport du Giec : le cœur sur les mots

Le premier volet du 6e rapport du Giec est sorti ce lundi 9 août. Il assoit une fois de plus la situation dramatique dans laquelle l’humanité se trouve, regardant (trop) passivement le mercure s’élever… La détresse s’emparant d’une partie de la population devant l’indifférence des autres.

Cette année, je vais avoir 24 ans. Je suis née entre le 2e et le 3e rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec). Jeune journaliste, me voici face au premier volet du 6e rapport du Giec, publié lundi 9 août. Celui-ci, préparé par 233 auteurs de 65 pays, porte sur les bases physiques du changement climatique.

Sans tergiverser, il assoit que l’intégralité du réchauffement climatique est due aux activités humaines. Un réchauffement qui s’accélère et conduira à des catastrophes sans précédent, certains changements étant d’ores et déjà irréversibles. Nous allons devoir nous habituer à des températures extrêmes plus fréquentes, aux incendies et aux sécheresses qui les accompagnent, à leurs effets sur les rendements agricoles et sur la faim dans le monde… Madagascar étant le premier pays à subir une famine pour cause de réchauffement climatique, en ce moment même. Et ce ne sont que des exemples parmi tant d’autres.

Aujourd’hui, comme des millions de personnes, mon cœur se serre. Je peine à contenir mon angoisse. Nous sommes une multitude à avoir adapté notre mode de vie. À nous engager, chacun à notre façon. À faire des efforts. Des sacrifices. Et à observer, désemparés, ceux qui se murent dans l’indifférence.

Parce qu’il n’est pas trop tard.

Psychologie de l’inertie
« La stabilité du climat est un bien commun pour chaque être humain, mais il y a un dilemme entre l’intérêt individuel à consommer plus et l’intérêt collectif à se restreindre, souligne Aurore Grandin, spécialiste de l’apport de la psychologie dans la lutte contre le changement climatique. Les personnes ayant de l’influence et les moyens économiques de maintenir un mode de vie plus émetteur vont continuer à le faire tant qu’il n’y aura pas de structure pour les restreindre. Ce ne sont pas forcément des personnes cyniques… Psychologiquement, plein de biais, comme le déni, entrent en jeu. »

Le climat s’est réchauffé d’environ 1,1 °C depuis l’ère préindustrielle. Il est improbable que nous n’atteignons pas le fameux 1,5 °C, et ce, entre l’année prochaine et 2040. Les 2 °C ? D’ici le milieu du siècle, si nos émissions de gaz à effet de serre stagnent. Mais les experts du Giec rappellent que tout n’est pas perdu : des mesures rapides et drastiques permettraient de limiter, largement, les dégâts.

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« L’inertie impacte les comportements humains, on rejette le changement. Les décideurs, comme n’importe qui, vont plus dans le sens du statut quo. Pour eux, cela reste encore profitable politiquement de ne pas changer leurs décisions. » Les mots d’Aurore Grandin résonnent. Nous sommes notre meilleur ennemi. Nous avons domestiqué le loup, dompté l’électricité, érigé des villes gigantesques, mis le pied dans l’espace, découvert, innové, contrôlé, mais nous ne parvenons pas à maîtriser notre propre stupidité. Quelle ironie…

« Théoriquement, les décideurs peuvent être ciblés par des interventions visant à ce qu’ils s’engagent plus dans la lutte contre le réchauffement climatique. Mais, dans la pratique, ils sont plus difficiles à atteindre, car ce sont eux aux manettes. Ce n’est pas qu’ils sont moins susceptibles d’être influencés, c’est juste que ce sont les personnes qui ont le pouvoir d’agir, qui commandent et créent des interventions pour influencer les autres… Si les personnes qui votent considèrent que l’écologie est une priorité, les décideurs vont s’adapter. »

En quelques phrases, cette chercheuse en sciences cognitives a fait changer le pouvoir de mains. Mon propre cynisme est amadoué, bien que j’ai peur des prochaines années. Peur de voir les espèces s’éteindre les unes après les autres, les humains souffrir, chez moi, ailleurs, peur de l’ampleur que prendront les catastrophes naturelles… Peur d’avoir un enfant. Et si… ? …Peut-être que je n’aurai pas à voir tout cela, si nous réagissons à ce 6e rapport avec l’envergure qu’il exige, et qu’elle s’appellera Adèle.

Échéances
En mars 2020, le monde a dû brutalement s’adapter. Tant bien que mal, avec des ratés et des approximations, mais il l’a fait. Nous l’avons fait. La plupart d’entre nous sommes capables de beaucoup de choses pour protéger nos proches et ces inconnus auxquels nous tenons malgré tout.

Le nœud au ventre, comme des millions de personnes, j’y crois encore
En février 2022, le second volet sur les impacts du changement climatique, l’adaptation et la vulnérabilité sortira. En mars 2022, un troisième volet évaluera l’atténuation du changement climatique. Peu après, les trois volets du 6e rapport du Giec seront synthétisés en un seul document. Ce 6e rapport sera-t-il (enfin) celui dont nous avions besoin pour faire le nécessaire ? Le nœud au ventre, comme des millions de personnes, j’y crois encore.

Source : https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/rechauffement-climatique-rapport-giec-coeur-mots-92920/

Depuis l’ISS, Thomas Pesquet partage des clichés des incendies qui ravagent la Turquie

Si notre planète nous offre parfois de superbes panoramas depuis l’espace, certaines photos font mal au cœur. C’est notamment le cas de celle qui a été capturée par Thomas Pesquet le 4 août dernier.

Depuis son retour à bord de la Station Spatiale Internationale le 23 avril 2021, l’astronaute français partage son aventure avec les internautes. En effet, que ce soit sur Twitter ou Instagram , Thomas Pesquet nous gratifie de somptueux clichés pris depuis l’ISS. En plus d’en mettre plein les yeux, ces photos peuvent aussi éveiller les consciences.

Un superbe spectacle de l’enfer sur Terre
Actuellement, la Turquie est ravagée par des incendies d’une violence historique pour ce pays. Des centaines d’hectares sont partis en fumée et des habitants ont également dû être évacués. Le spectacle sur place est effroyable et il est tout aussi saisissant depuis l’espace. Cette photo capturée par Thomas Pesquet le montre tristement. Nous pouvons y apercevoir la fumée qui s’étend en direction de la Méditerranée.

L’astronaute explique que ces phénomènes extrêmes sont causés par le réchauffement climatique et qu’ils se multiplient au fil des années. En juillet dernier, Thomas Pesquet avait déjà partagé l’image de l’ouragan Elsa dans les Caraïbes. Des catastrophes naturelles dramatiques…

Source : https://www.clubic.com/mag/sciences/conquete-spatiale/actualite-380196-depuis-l-iss-thomas-pesquet-partage-des-cliches-des-incendies-qui-ravagent-la-turquie.html

BOLIVIE : UNE TORNADE DE POUSSIÈRE TRAVERSE UN TERRAIN DE FOOTBALL (VIDÉO)

Alors qu’une finale d’un tournoi local devait débuter le 19 juillet dernier dans la commune d’Achocalla en Bolivie, une tornade de poussière s’est incrustée sur le terrain.

Selon les amateurs de phénomènes météorologiques, c’est un «Dust Devil», un diable de poussière, qui s’est précisément incrusté sur le terrain de football, alors que les deux formations allaient démarrer leur rencontre.

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L’incident n’a fait aucun blessé. Cette tornade a tout propulsé sur son passage, peut-on voir sur une vidéo amateur d’un supporter présent dans les gradins.

Une fois la tornade passée, les deux équipes ont pu démarrer la rencontre.

Source : https://www.cnews.fr/insolite/2021-07-29/bolivie-une-tornade-de-poussiere-traverse-un-terrain-de-football-video-1110810

Une impressionnante tornade de moustiques filmée en Russie par un villageois

Un phénomène de « tornade » de moustiques a eu lieu à Ust-Kamchatsk, en Russie, samedi 17 juillet. La saison estivale représente la période de reproduction de ces insectes, qui se sont déployés par milliers dans le ciel. Une vidéo a été réalisée et elle montre l’ampleur de cette scène.

Des tornades de moustiques ont été observées à Ust-Kamchatsk, un village situé à l’est de la Russie, samedi 17 juillet. Ce phénomène impressionnant se reproduit chaque année pendant la saison estivale. Des milliers d’insectes volent alors ensemble dans le ciel dans le but de trouver un partenaire pour s’accoupler, rapporte le Huffington Post.

Des « essaims » ont été filmés par des personnes qui ont été témoins de la scène. « J’ai conduit à travers le nuage […] sur plusieurs centaines de mètres. Je pouvais à peine voir la route. Je n’osais même pas ouvrir les fenêtres de la voiture », a notamment expliqué un habitant dont les propos sont relayés par le média.

Les mâles n’attaquent pas les humains
Ce phénomène serait tout à fait normal pour la période, comme l’a expliqué une entomologiste russe. « Il s’agit de moustiques mâles qui s’agitent autour d’une ou plusieurs femelles pour s’accoupler », a-t-elle relaté.

Ces moustiques mâles qui se sont regroupés pour l’accouplement n’attaquent d’ailleurs pas les humains.

Source : https://www.ouest-france.fr/europe/russie/russie-une-impressionnante-tornade-de-moustiques-a-ete-filme-par-un-villageois-7356813

Un changement de l’orbite de la Lune va provoquer des inondations exceptionnelles sur Terre

Selon la NASA, le changement climatique et cette «oscillation» lunaire forment une dangereuse combinaison pour les villes côtières.

Des scientifiques de la NASA affirment qu’une «oscillation» de l’orbite de la Lune va fortement aggraver les inondations maritimes à partir de la prochaine décennie. Les recherches, menées en collaboration avec l’université d’Hawaï, montrent que cette oscillation lunaire va provoquer une augmentation du nombre d’inondations, qui vont considérablement perturber la vie quotidienne et endommager les infrastructures des villes côtières, habituées à des inondations beaucoup plus faibles et moins fréquentes.

Quand le phénomène aura démarré, les villes situées sur le littoral pourraient soudainement être inondées trois ou quatre fois plus souvent qu’aujourd’hui, selon l’étude publiée dans la revue Nature Climate Change le mois dernier. Ces catastrophes à répétition pourraient poser un vrai problème d’infrastructure sur les littoraux du monde entier, précise Futurism. Un rappel un peu sinistre de la relation étroite que la Terre entretient avec ses satellites naturels.

Un phénomène naturel, rendu dangereux par le réchauffement climatique
Live Science rappelle que le changement d’orbite de la Lune est en fait un cycle parfaitement naturel, qui a lieu depuis toujours et continuera à se produire longtemps après notre disparition. L’orbite de la Lune crée des périodes de marées hautes ou basses selon un rythme d’environ 18,6 ans.

Mais cette fois-ci, le phénomène pourrait s’avérer plus dangereux en raison de la hausse du niveau des océans, causée par les effets du réchauffement climatique et les émissions incontrôlées de gaz à effet de serre. Ainsi, quand la prochaine période de fortes marées commencera au début des années 2030, les inondations seront sûrement bien pires, plus longues et plus dangereuses que jamais.

«Les zones de basse altitude proches du niveau de la mer sont de plus en plus menacées à cause de l’augmentation des inondations, et cela ne fera qu’empirer, précise Bill Nelson de la NASA. La combinaison de l’attraction gravitationnelle de la Lune, de l’élévation du niveau de la mer et du changement climatique continuera d’exacerber les inondations sur les côtes du monde entier.»

«C’est l’effet cumulé dans le temps qui aura un impact, a ajouté l’auteur principal de l’étude et chercheur à l’université d’Hawaï Phil Thompson, dans un communiqué. S’il y a des inondations dix ou quinze fois par mois, une entreprise ne peut plus fonctionner si tous ses parkings sont sous l’eau. Les gens perdent leur emploi parce qu’ils ne peuvent pas se rendre sur leur lieu de travail. Les infiltrations et les fuites deviennent un problème de santé publique.»

Source : http://www.slate.fr/story/212547/changement-orbite-lune-va-provoquer-inondations-exceptionnelles-terre-nasa-oceans

🌧 Terribles images montrant l’ampleur dramatique des inondations à Theux en province de Liège

🌧 Terribles images montrant l’ampleur dramatique des inondations à Theux en province de Liège en Belgique. Il va encore pleuvoir toute la nuit.
🎥 vidéo : Christelle Jeanpierre – fb

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Le réchauffement climatique tue 5 millions de personnes par an

Le réchauffement climatique tue. Par les températures extrêmes qu’il nous impose. Et une nouvelle étude poussée fait le point sur la question aujourd’hui. Avec des conclusions plutôt inquiétantes. Si la mortalité liée à la température diminue légèrement depuis quelques années, les chercheurs annoncent qu’elle augmentera significativement avant la fin de ce siècle.

En un an et demi, la pandémie de Covid-19 a fait quelque 4 millions de victimes dans le monde. Depuis des mois, les gouvernements et les scientifiques travaillent d’arrache-pied à trouver des solutions à cette crise sanitaire majeure. Alors même qu’une autre crise, peut-être plus insidieuse, menace notre survie. La crise climatique.

On vous l’avait dit.

Propulsé par HelloAsso

« On vous l’avait dit », lançait Jean Jouzel au micro de La Chaîne Parlementaire (LCP), il y a quelques jours, au moment de commenter les phénomènes climatiques extrêmes en cours un peu partout dans le monde en ce début d’été. C’est vrai, depuis des décennies, les scientifiques tirent la sonnette d’alarme. Et aujourd’hui une fois encore. Des chercheurs soulignent qu’entre 2000 et 2019, des températures trop chaudes ou trop froides ont déjà causé quelque cinq millions de morts prématurées par an.

De ça aussi, on nous avait déjà prévenus. Michael Mann, un climatologue de renom, l’évoquait dans les colonnes du New York Times récemment : les vagues de chaleur sont les plus meurtrières des événements météorologiques extrêmes. Elles tuent plus que les ouragans et les inondations.

Des travaux publiés récemment soulignaient que 30 % de la population mondiale est aujourd’hui exposée à des vagues de chaleur meurtrières pendant au moins 20 jours par an. Les chercheurs annonçaient que jusqu’à trois personnes sur quatre risqueraient de mourir de chaud à l’horizon 2100. Même si des mesures de réduction de nos émissions de gaz à effet de serre étaient prises, les chercheurs évoquaient la mise en danger d’une personne sur deux.

Actuellement, une baisse trompeuse de la mortalité
Ce que les chercheurs notent cette fois, c’est qu’alors que les températures moyennes augmentaient de 0,26 °C, les décès liés au froid ont décru de 0,51 % alors que ceux liés au chaud ont augmenté de 0,21 %. De quoi faire globalement baisser le nombre de morts prématurées dues à la température. Un léger recul dû au réchauffement climatique tel que nous le connaissons aujourd’hui. Mais sur le long terme, les auteurs de ces travaux craignent une augmentation bien plus importante de la mortalité liée à la chaleur.

C’est justement ce que confirme une autre étude. Elle se concentre sur l’Europe et conclut que, faute de mise en place immédiate de fortes mesures d’atténuation du réchauffement climatique, la mortalité liée à la température augmentera considérablement dans les années à venir.

Les chercheurs constatent d’abord qu’entre 1998 et 2012, 7 % des décès enregistrés en Europe étaient attribuable à la température. Les températures froides ayant un impact dix fois plus important que les températures chaudes.

Une augmentation de la mortalité à venir
Dans le contexte de changement climatique, tous les modèles s’accordent à dire que les températures vont progressivement augmenter. Et les données suggèrent que le nombre total de décès attribuables à la température va se stabiliser et même diminuer dans les prochaines années. Mais ne nous réjouissons pas trop vite. Cela sera suivi d’une très forte augmentation, qui pourrait se produire entre le milieu et la fin du siècle, en fonction de nos émissions de gaz à effet de serre.

Les modèles développés par les chercheurs projettent une augmentation disproportionnée de la mortalité liée à la chaleur dans les pays méditerranéens. Dans les scénarios les plus extrêmes, les décès attribuables aux chaleurs extrêmes dépasseraient même la mortalité liée au froid !

Source : https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/rechauffement-climatique-rechauffement-climatique-tue-5-millions-personnes-an-81616/

Météo : Pourquoi est-ce l’automne en été sur les Pays-de-la-Loire et la Bretagne ?

Pluie et fraîcheur sont le menu quotidien depuis trois semaines. Mais, patience, le beau temps arrive

Depuis trois semaines, le temps est très médiocre sur les régions Bretagne et Pays-de-la-Loire.
Après une première quinzaine de juin plutôt chaude, la pluie s’est invitée quasiment partout dans le Nord-Ouest.

« On ne va pas tarder à rallumer le chauffage… » ou « on se ferait bien une petite raclette ce soir, non ? », ces remarques empreintes d’autodérision et de seum « pleuvent » dans l’ouest de la France. Depuis quasiment trois semaines, les vacanciers doivent avoir l’étonnante impression de faire du camping en plein mois de novembre. Et ce n’est pas qu’une impression. « On a presque des conditions automnales, avoue Steven Tual, météoprévisionniste à Météo Bretagne. Le plus incroyable est que la sécheresse nous inquiétait en mai, le seul mois de juin a permis d’écarter ce risque. »

Dans nos deux régions, juin a d’ailleurs été un mois très contrasté. La première quinzaine a laissé augurer d’un été caniculaire… « Du 13 au 16 juin, même si les records de température ne sont pas tombés [il avait fait encore plus chaud en juin 2019 et 2017], on a tout de même dépassé par endroits les 32 °C dans les Pays-de-la-Loire (31,1 °C à La Roche-sur-Yon le 15 juin), les 31 °C dans le Morbihan (31,3 °C à Camors le 14 juin), frôlé les 30 °C dans le Finistère (29,1 °C à Saint-Segal le 13 juin) ou dans les Côtes d’Armor (29,9 °C à Merdrignac le 13 juin) », développe Météo-France.

La faute « aux petites gouttes froides »
Puis, soudainement (mi-juin), il a fallu ressortir les pulls et surtout les imperméables. Pourquoi ? « Parce que les anticyclones et les dépressions circulent à des altitudes basses, ce qui crée une accumulation de petites gouttes froides, explique Steven Tual de Météo Bretagne. On a alors une anomalie de températures fraîches. »

Ce n’est pas pour autant que la moyenne des températures en juin en Bretagne et Pays-de-la-Loire est catastrophique. « On est sous la norme, mais la première quinzaine a compensé cette baisse significative. » A Nantes, en juin, il aura fait tout de même 24,1 °C en moyenne, soit 1,4 °C au-dessus de la norme. A Rennes, 22,5 °C (avec un 15,4 °C le 22 juin, accompagné d’aucune minute de soleil !).

Il a davantage plu dans le Maine-et-Loire qu’à Brest !
Au niveau pluviométrie, pas de records non plus, mais de belles saucées dans l’Ouest. Comme à Rennes, sur le mois de juin, où il est tombé 134 mm quasiment seulement sur la deuxième quinzaine de juin (47 mm en moyenne en temps normal). « C’est un record historique depuis l’après-guerre », selon Météo Bretagne. Ou 89 mm à Nantes (43 mm en moyenne normalement sur juin) et 86 mm à La Roche-sur-Yon (multiplié par deux par rapport à la norme). Dans le Maine-et-Loire, Météo-France indique qu’« avec 145 mm sur juin, on est à quatre fois un mois de juin moyen ! ». En revanche, étrangement, peu de pluie sur le Finistère sur juin, avec 46,2 mm à Brest et seulement, 30,2 mm à Ploudalmézeau.

Le grand beau temps arrive dans dix jours !
Début juillet se poursuit sur le même rythme… pluvieux. « Des systèmes dépressionnaires circulent en ce moment, il y a des perturbations en permanence sur le Nord-Ouest, observe Météo Bretagne. Cette semaine ne sera encore pas terrible, voire médiocre ce lundi et ce mardi. » Ça pourrait être un peu mieux (tout est relatif) à partir de jeudi et vendredi… Roulement de tambour. « Le grand beau temps est espéré à partir du 15 juillet, prévoit Steven Tual. Les hautes pressions ont l’air de revenir. »

Quant à une éventuelle canicule (je vous vois pester d’ici), « ce qu’il se passe depuis trois semaines ne veut rien dire et ne signifie pas qu’on n’aura pas de fortes chaleurs fin juillet ou en août », selon Météo Bretagne. « Les prévisions pour juillet, août et septembre donnent un scénario plus probable d’un temps plus chaud et plus sec que la normale », estime Lionel Salvayre de la direction interrégionale ouest de Météo-France.

Et si vous en avez marre d’enfiler le matin une petite laine en juillet, ayez juste une pensée pour les Sévillans (Espagne) qui devront supporter 49 °C dimanche prochain…

Source : https://www.20minutes.fr/societe/3078391-20210706-meteo-pourquoi-automne-pays-loire-bretagne