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La mission conjointe euro-japonaise BepiColombo a capturé cette vue de Vénus le 10 août 2021

La mission conjointe euro-japonaise BepiColombo a capturé cette vue de Vénus le 10 août 2021 alors que le vaisseau spatial passait la planète pour une manœuvre d’assistance gravitationnelle.

L’image a été prise à 13:57:56 UTC par la caméra de surveillance 3 du module de transfert de mercure, lorsque le vaisseau spatial était à 1573 km de Vénus. L’approche la plus proche de 552 km a eu lieu peu de temps avant, à 13:51:54 UTC.

Les caméras fournissent des instantanés en noir et blanc avec une résolution de 1024 x 1024 pixels. L’image a été légèrement traitée pour améliorer le contraste et utiliser toute la plage dynamique. Une petite quantité de vignettage optique est visible en bas à gauche de l’image.

L’antenne à gain élevé de la sonde Mercury Planetary Orbiter et une partie du corps du vaisseau spatial sont visibles devant Vénus, en haut à gauche.

La manœuvre, la deuxième à Vénus et la troisième des neuf survols au total, a aidé à diriger le vaisseau spatial sur la route de Mercure. Au cours de sa croisière de sept ans vers la planète la plus petite et la plus interne du système solaire, BepiColombo effectue un survol sur Terre, deux sur Vénus et six sur Mercure pour freiner l’attraction gravitationnelle du Soleil afin d’entrer en orbite autour de Mercure. Son premier survol de Mercury aura lieu les 1er et 2 octobre 2021.

BepiColombo, qui comprend l’orbiteur planétaire de mercure de l’ESA et l’orbiteur magnétosphérique de mercure de l’Agence japonaise d’exploration aérospatiale (JAXA), devrait atteindre son orbite cible autour de la planète la plus petite et la plus interne du système solaire en 2025.

Sur Mars, des aurores géantes photographiées par la sonde Hope

La sonde émiratie Hope a rapporté des photographies inédites des aurores martiennes qui se produisent sur toute la planète.

MARS – C’est la première découverte majeure de la sonde Hope, envoyée avec succès en orbite autour de Mars par les Émirats arabes unis en février dernier. L’agence spatiale émiratie a publié ce mercredi 30 juin des images inédites des aurores martiennes, un phénomène qui peut survenir sur l’ensemble de la planète rouge.

Sur Terre, les aurores surviennent seulement à proximité des pôles lorsque les particules solaires sont déviées par le champ de magnétique de la Terre. Sur Mars, les aurores peuvent se produire à toutes les latitudes, de l’extrême de la planète aux pôles à l’équateur.

Des champs magnétiques dans toutes les directions
Cette répartition des aurores martiennes s’explique par les caractéristiques particulières du champ magnétique de Mars. Alors que le champ magnétique de la Terre est produit par les mouvements de convection de son noyau, composé à 90% de fer liquide, le noyau de Mars s’est refroidi il y a des milliards d’années, privant du coup la planète d’un champ magnétique planétaire fort. Mais certaines parties de la croûte martienne conservent toujours un certain magnétisme.

Ces morceaux de croûte sont répartis dans toutes les directions de la planète et génèrent des champs magnétiques de force inégale, explique au New York Timesle Dr Justin Deighan du laboratoire de physique spatiale de l’Université du Colorado qui collabore avec les Émirats arabes unis sur la mission Hope. Ces champs attirent les particules du vent solaire, qui quand elles rencontrent la haute atmosphère, génèrent l’éclat des aurores .

Les scientifiques ont constaté qu’une forme d’aurore martienne survenait uniquement sur la partie éclairée de la planète, tandis que les deux autres pendant la nuit. Un autre phénomène d’aurore se déroule seulement durant les grosses tempêtes solaires, illuminant le disque entier de la planète.

Une expérience non prévue
Prendre des photographies des aurores ne faisait pas initialement partie des observations scientifiques prévues de la mission Hope. L’ambition de la mission émiratie est avant tout de mieux d’étudier les dynamiques de l’atmosphère martienne et de comprendre pourquoi cette atmosphère s’échappe dans l’espace.

Mais avant le lancement de la sonde, les scientifiques ont réalisé qu’un de ses instruments, le spectromètre à ultraviolet prévu pour étudier la quantité d’hydrogène et d’oxygène dans la haute atmosphère, pouvait également servir pour observer les aurores. “Notre pari était que nous allions voir quelque chose, mais nous ne savions pas à quelle fréquence”, se rappelle le Dr Deighan. “Ce qui est fantastique, c’est que nous l’ayons vu tout de suite avec une telle clarté.”

Étudier les aurores martiennes apparaît être une particulièrement tâche ardue, à laquelle les chercheurs se sont attelés depuis des décennies. D’autres missions spatiales ont ainsi cherché à observer les aurores, comme la sonde Mars Express de l’ESA ou l’orbiteur MAVEN de la NASA, mais les résultats n’ont pas été aussi probants.

Comparées à Hope, ces sondes étaient situées à une orbite plus proche de la surface de Mars et donc n’ont pu observer la planète dans son ensemble. La sonde Hope, positionnée à 43000 km d’altitude, offre une vue inédite du phénomène à l’échelle de la planète.

Maintenant que les scientifiques savent que l’observation des aurores est possible avec l’orbiteur Hope, de nouvelles pistes de recherche pourront être explorées, en particulier pour comprendre la composition des particules à l’origine des aurores.

Source : https://m.huffingtonpost.fr/entry/la-sonde-hope-devoile-des-images-inedites-des-aurores-de-mars_fr_60dee9b7e4b0ad1785da9ee4

Station spatiale internationale : Thomas Pesquet effectuera une 3e sortie dans l’espace vendredi

Le Français va poursuivre l’installation des nouveaux panneaux solaires de l’ISS, annonce la Nasa ce mardi. Ils remplacent des équipements qui ont déjà plus de vingt ans.
Thomas Pesquet sera à nouveau dans le vide sidéral vendredi, neuf jours et cinq jours après ses premières sorties extra-véhiculaire et pour finir le boulot. La troisième sortie de l’astronaute européen depuis l’arrimage du vaisseau « Endeavour » à la Station spatiale internationale, fin avril dernier.

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Installation d’un deuxième panneau solaire neuf
La Nasa a confirmé ce mardi la programmation d’une sortie supplémentaire, non programmée à l’origine, « afin de poursuivre les mises à niveau du système d’alimentation », après le déploiement du premier panneau solaire réalisé par Thomas Pesquet et son compère Shane Kimbrough, mercredi dernier. Les deux hommes installeront et déploieront le deuxième des six nouveaux panneaux solaires iROSA de l’ISS, avec le Français une nouvelle fois aux commandes de la mission.

Le 16 juin, Kimbrough et Pesquet ont déplacé le premier iROSA sur un support de montage sur la poutre du port 6, où il a été fixé dans sa configuration pliée. Le 20 juin, le duo est ressorti pour achever l’installation. Cette « déambulation » dans l’espace sera la cinquième de Thomas Pesquet, après les deux effectuées lors de son premier séjour, Proxima, en 2017. Elle est programmée à 14h, heure française, pour une durée d’environ six heures et demie.

Source : https://www.midilibre.fr/2021/06/22/station-spatiale-internationale-thomas-pesquet-effectuera-une-3e-sortie-dans-lespace-vendredi-9623936.php

Après la sortie spatiale compliquée de Thomas Pesquet, les astronautes vérifient leur combinaison

La sortie spatiale de Shane Kimbrough et Thomas Pesquet ne s’est pas déroulée exactement comme prévu, le 16 juin. En attendant la prochaine mission, les astronautes ont procédé à la vérification des combinaisons.

L’espace réserve parfois son lot de mauvaises surprises. C’est typiquement ce qui s’est produit lors de la troisième sortie spatiale de Thomas Pesquet, accompagné de l’Américain Shane Kimbrough. Celui-ci a rencontré au cours de son périple extravéhiculaire un incident de combinaison, heureusement sans gravité, qui a perturbé le bon déroulement de la mission.

L’équipage a, par conséquent, décidé de procéder à une vérification des combinaisons ainsi que des outils nécessaires à la bonne exécution des tâches dévolues à Thomas Pesquet et Shane Kimbrough, rapporte l’agence spatiale américaine dans un point d’étape du 17 juin. Les deux hommes doivent en effet effectuer une seconde sortie le 20 juin, dans la continuité de la précédente.

Thomas Pesquet en combinaison et attaché par les pieds à la Station. // Source : Nasa

RETOUR IMPRÉVU DANS L’ISS
« L’espace est difficile. Hier, lors de notre sortie dans l’espace, nous avons rencontré plusieurs problèmes que l’ensemble de l’équipe a résolus avec une incroyable efficacité », a écrit sur Twitter Shane Kimbrough le 17 juin. Plus précisément, c’est une coupure dans la transmission des données permettant aux équipes de la Nasa de suivre l’état de la combinaison — et donc de Shane Kimbrough — qui a été constatée.

À cet imprévu qui s’est produit vers la moitié du périple spatial — après déjà trois heures passées dans l’espace — s’est ajouté « un pic de pression dans son sublimateur, qui assure le refroidissement de sa combinaison spatiale ». Il a donc fallu que l’astronaute américain rentre à bord, reconnecte sa combinaison à une connexion ombilicale et la remette en marche pour tout rétablir.

« La réinitialisation a permis de corriger les problèmes du module d’affichage et de contrôle de sa combinaison spatiale qui lui fournit des informations sur l’état de sa combinaison spatiale », explique la Nasa. Concernant le sublimateur, il a été demandé à Shane Kimbrough d’effectuer une manipulation pour stabiliser les données. Il a ensuite pu ressortir et rejoindre Thomas Pesquet.

QUEL PROGRAMME POUR LA PROCHAINE SORTIE ?
De ce fait, la sortie spatiale qui devait durer au départ environ six heures trente s’est étalée sur sept heures quinze. Elle n’a même pas pu atteindre tous les objectifs prévus. Comme l’explique l’agence spatiale française, des problèmes techniques ont été observés sur les panneaux solaires, empêchant de les déployer. Ils ont néanmoins été installés à leur place.

Les deux sorties spatiales confiées à Thomas Pesquet et Shane Kimbrough ont pour but d’installer un premier jeu de nouveaux panneaux solaires (en tout, il y en aura six) pour la Station spatiale internationale, qui en compte déjà huit. Ces panneaux ont été convoyés début juin et doivent pallier les défaillances des anciens équipements, dont les premiers sont en place depuis les années 2000.

Pour l’agence spatiale américaine, la question qui se pose d’ici la deuxième sortie le 20 juin est de déterminer s’il faut plutôt envoyer les deux astronautes finir le travail sur le premier panneau solaire, pour qu’il puisse être pleinement déployé, ou s’il faut poursuivre le plan de base en s’occupant directement du deuxième. Dans un cas comme dans l’autre, il pourrait être nécessaire de programmer une troisième sortie.

Source : https://www.numerama.com/sciences/720698-apres-la-sortie-spatiale-compliquee-de-thomas-pesquet-les-astronautes-verifient-leur-combinaison.html