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Retour de Thomas Pesquet : Comment le corps de l’astronaute va-t-il se réadapter à la vie sur Terre ?

Après près de 200 jours en apesanteur dans la station spatiale internationale (ISS), les effets du retour sur terre sur le corps des astronautes sont nombreux

Thomas Pesquet est revenu sur Terre, avec trois autres astronautes, dans la nuit de lundi à ce mardi, à bord de la capsule Dragon de SpaceX.
L’astronaute de 43 ans a dirigé un séjour de six mois en orbite dans la Station spatiale internationale, une première pour un Français.
Mais après 199 jours en apesanteur, les effets du retour sur terre sur le corps des astronautes sont nombreux.

La fin d’un voyage et le début d’un périple physique. Accompagné du Japonais Akihiko Hoshide et des Américains Shane Kimbrough et Megan McArthur, le Français Thomas Pesquet a fait son grand retour sur Terre, dans la nuit de lundi à ce mardi, à bord de la capsule Dragon de SpaceX, qui a amerri au large des côtes de la Floride (Etats-Unis).

Les quatre héros de l’espace ont été extraits de la capsule sur des brancards, avant d’être ramenés en hélicoptère sur la terre ferme. Après de rapides tests médicaux, Thomas Pesquet a décollé des Etats-Unis pour rejoindre le Centre européen des astronautes à Cologne (Allemagne). Il y restera trois semaines, le temps d’effectuer une batterie de tests scientifiques, destinés à observer l’effet d’un séjour long en orbite sur le corps humain. Car après six mois en apesanteur, les effets du retour sur Terre sur les organes des astronautes sont nombreux. Petit passage en revue.

Pourquoi les astronautes ont-ils le « mal de terre » ?
A bord de la Station spatiale internationale (ISS), les astronautes restent en apesanteur. Pour le corps, c’est comme s’ils étaient « en position allongée 22 heures sur 24 », explique Guillemette Gauquelin-Koch, responsable des Sciences de la vie au Centre national d’études spatiales (Cnes). En revenant sur Terre, ils retrouvent la gravité terrestre, mais subissent des pertes d’équilibre avec malaises et vomissements. « C’est l’appareil vestibulaire, qui se trouve dans l’oreille interne, qui donne l’équilibre. Dans l’espace, cet organe ne fonctionne plus. Au retour sur Terre, le cerveau ne sait plus comment gérer l’équilibre », détaille Philippe Perrin, ancien astronaute, qui précise qu’il faut un ou deux jours pour que l’équilibre revienne complètement.

Ce n’est pas tout. En apesanteur, le sang reste massé dans la partie supérieure du corps humain. En revenant sur Terre, il retombe d’un coup dans la partie inférieure, provoquant une hypotension orthostatique, c’est-à-dire une baisse excessive de la pression artérielle. « Il faut que le cœur se remette au boulot, qu’il pompe et qu’il répartisse à nouveau le sang correctement, c’est pour ça qu’on les remet debout très progressivement », analyse Guillemette Gauquelin-Koch. Sans oublier qu’avec l’apesanteur, les muscles des pieds ne travaillent plus non plus. « Il y a plein de muscles dans les pieds qui font office de capteurs et qui jouent sur l’équilibre. Pour retrouver l’équilibre, il faut retrouver le contact de la voûte plantaire sur le sol », ajoute Philippe Perrin.

Pourquoi les astronautes sont-ils plus grands en revenant ?
En temps normal, la gravité terrestre attire nos corps vers le bas. Dans l’espace, c’est l’inverse. La pesanteur étant trop faible pour « tasser les corps » des astronautes, leur colonne vertébrale s’étire, augmentant de 4 ou 5 centimètres en moyenne. « Sur Terre, on gagne environ 1 centimètre par nuit, mais on les perd dans l’heure qui suit notre lever », explique Guillemette Gauquelin-Koch.

En revenant sur Terre, les spationautes retrouvent la pesanteur : « La colonne se retasse un peu pendant la descente vers la Terre, puis lorsque les astronautes se remettent debout, à cause du poids des disques vertébraux les uns sur les autres. Il faut être très vigilant pendant la remise de la colonne, il y a des risques de hernies discales », selon Philippe Perrin, qui précise que leur taille habituelle revient au bout de deux ou trois jours.

Pourquoi les astronautes semblent-ils plus minces au retour ?
Même si les astronautes font du sport deux ou trois heures par jour à bord de l’ISS, ils subissent une perte musculaire importante, due à « une inactivité physique extrême », note le Dr Gauquelin-Koch. « En apesanteur, on restitue un certain effort, mais ce n’est jamais comme sur Terre », indique Philippe Perrin.

Ajoutez à cela l’ostéoporose, c’est-à-dire la diminution de la densité de l’os et des modifications de sa micro-architecture. « Dans l’espace, il y a une décalcification des os. Cette perte de calcium revient au bout d’un an. Mais la micro-architecture osseuse, elle, ne revient jamais à la normale, cela peut provoquer des fractures par exemple », affirme Guillemette Gauquelin-Koch.

Les spationautes ont-ils la vue qui baisse ?
Si certains astronautes n’ont aucun problème à leur retour, d’autres ont évoqué une baisse de l’acuité visuelle, un phénomène qui peine à être expliqué par les scientifiques, selon la responsable des Sciences de la vie au Cnes : « L’apesanteur entraîne une nouvelle répartition du liquide céphalorachidien dans le cerveau, cette montée des liquides vers la tête peut exercer une pression sur l’arrière du globe oculaire. » Un effet malheureusement « irréversible », ajoute la spécialiste.

En combien de temps retrouvent-ils la forme physique ?
Fonctionnement du cœur, équilibre, vue, musculation… Au retour de l’espace, le corps est mis à rude épreuve. « Tout est perturbé, il n’y a pas un seul organe qui n’est pas touché », décrypte Philippe Perrin. Et pour cause, les scientifiques estiment qu’un voyage de six mois en apesanteur représente l’équivalent de dix ans pour certains organes. « On estime qu’il faut 3 semaines voire un mois pour retrouver son état physique normal, cela dépend de chaque astronaute. Mais plus le voyage est long, plus cela prend du temps. » Selon lui, Thomas Pesquet, « qui a une forme physique extraordinaire », devrait vite être remis sur pied.

Source : https://www.20minutes.fr/sciences/3168451-20211109-comment-corps-thomas-pesquet-va-readapter-vie-terre

Thierry Legault photographie les panneaux solaires déployés sur l’ISS par Thomas Pesquet

Le 26 juin 2021, Thierry Legault a photographié la station spatiale internationale en train de passer devant le Soleil. Son image dévoile ainsi les panneaux solaires fraichement installés par l’astronaute français.

Lors de ses sorties extravéhiculaires des 16, 20 et 25 juin 2021, l’astronaute français Thomas Pesquet, actuellement en mission à bord de l’ISS, a déployé de nouveaux panneaux solaires avec son collègue américain Shane Kimbrough

Dès le lendemain, l’astrophotographe Thierry Legault, auteur du livre de référence Astrophotographie, a saisi la station spatiale internationale alors qu’elle passait devant le Soleil.  

En comparant l’image avec celle du 10 juin 2021 prise lors de l’éclipse partielle de Soleil, l’ajout des panneaux solaires se voit bien. Les nouvelles structures comblent les vides qu’il y avait entre les panneaux solaires existants.

Source : https://www.cieletespace.fr/actualites/thierry-legault-photographie-les-panneaux-solaires-deployes-sur-l-iss-par-thomas-pesquet?fbclid=IwAR2CN6rki-IirkTQR8BfPgYcSnuVnLUgUAFDPU7-Z-OgvEeCRISTC7k4-rc

Station spatiale internationale : Thomas Pesquet effectuera une 3e sortie dans l’espace vendredi

Le Français va poursuivre l’installation des nouveaux panneaux solaires de l’ISS, annonce la Nasa ce mardi. Ils remplacent des équipements qui ont déjà plus de vingt ans.
Thomas Pesquet sera à nouveau dans le vide sidéral vendredi, neuf jours et cinq jours après ses premières sorties extra-véhiculaire et pour finir le boulot. La troisième sortie de l’astronaute européen depuis l’arrimage du vaisseau « Endeavour » à la Station spatiale internationale, fin avril dernier.

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Installation d’un deuxième panneau solaire neuf
La Nasa a confirmé ce mardi la programmation d’une sortie supplémentaire, non programmée à l’origine, « afin de poursuivre les mises à niveau du système d’alimentation », après le déploiement du premier panneau solaire réalisé par Thomas Pesquet et son compère Shane Kimbrough, mercredi dernier. Les deux hommes installeront et déploieront le deuxième des six nouveaux panneaux solaires iROSA de l’ISS, avec le Français une nouvelle fois aux commandes de la mission.

Le 16 juin, Kimbrough et Pesquet ont déplacé le premier iROSA sur un support de montage sur la poutre du port 6, où il a été fixé dans sa configuration pliée. Le 20 juin, le duo est ressorti pour achever l’installation. Cette « déambulation » dans l’espace sera la cinquième de Thomas Pesquet, après les deux effectuées lors de son premier séjour, Proxima, en 2017. Elle est programmée à 14h, heure française, pour une durée d’environ six heures et demie.

Source : https://www.midilibre.fr/2021/06/22/station-spatiale-internationale-thomas-pesquet-effectuera-une-3e-sortie-dans-lespace-vendredi-9623936.php

Espace : mission partiellement accomplie pour Thomas Pesquet après sa sortie hors de l’ISS

Cette sortie extravéhiculaire de plus de sept heures a été contrariée par des problèmes sur la combinaison de Shane Kimbrough et lors du déploiement du panneau solaire à installer.

Un repos bien mérité. L’astronaute français Thomas Pesquet a regagné sans encombre l’intérieur de la Station spatiale internationale, mercredi 16 juin, au terme d’une troisième sortie dans l’espace mouvementée. Cette opération de plus de sept heures a été troublée par plusieurs contretemps, qui ont empêché le Normand et son coéquipier américain Shane Kimbrough de remplir leurs objectifs.

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Capture d’écran de la sortie extravéhiculaire de Thomas Pesquet hors de l’ISS, le 16 juin 2021. (NASA TV / AFP)

A mi-parcours, la mission a dû être temporairement mise sur pause à cause de soucis concernant la combinaison de Shane Kimbrough. Les équipes de la Nasa ont observé une interruption dans la transmission des données permettant de contrôler l’état de son scaphandre, ainsi qu’un soudain pic de la pression de son système de refroidissement.

L’astronaute a dû revenir dans le sas de l’ISS et opérer une réinitialisation, avant de ressortir. Pendant ce temps, Thomas Pesquet l’attendait, accroché par les pieds à un bras robotique. La mission a finalement repris, les données de contrôle étant stabilisées. Shane Kimbrough n’a à aucun moment été « en danger », a assuré la Nasa. Mais une précieuse heure a été perdue.

Une sortie « compliquée », d’après la Nasa
Les deux astronautes ont ensuite déplacé le panneau solaire qu’ils devaient installer, replié sur lui-même en un gros rouleau d’environ 350 kg. Ils l’ont fixé et ont tenté de le déplier, mais un problème d’alignement est venu interférer avec le mécanisme, empêchant son déploiement. Ils ont alors regagné l’intérieur de la Station. « Vous avez fait un travail fantastique aujourd’hui », leur a assuré la responsable de la Nasa qui était en permanence en contact avec eux.

« C’était une EVA [sortie extravéhiculaire] compliquée », a-t-elle reconnu. Les deux hommes effectueront toutefois une deuxième sortie, dimanche, afin de continuer l’installation de nouveaux panneaux solaires, destinés à augmenter les capacités de production d’énergie de l’ISS. La Nasa doit désormais décider si les astronautes finiront l’installation du premier panneau ou s’ils s’attèleront au deuxième, comme envisagé initialement.

Source : https://www.francetvinfo.fr/sciences/espace/thomas-pesquet/espace-mission-partiellement-accomplie-pour-thomas-pesquet-apres-sa-sortie-hors-de-l-iss_4667027.html

[REPLAY ] 2e sortie extravéhiculaire de Thomas Pesquet (20/06)

Suivez avec nous la 2e sortie de Thomas Pesquet, astronaute français de l’ESA, à l’extérieur de l’ISS, dans le cadre de sa mission Alpha. Objectif : installer le 1er des 6 panneaux solaires de nouvelle génération de la Station spatiale internationale, utilisant la technologie Rosa (Roll-Out Solar Array). Durée : entre 6 et 8 heures.

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Commentaires : Sébastien Rouquette, ingénieur en vols habités au CADMOS (CNES) Animé par Alice Thomas et Sylvain Charrier (CNES). Nos invités : Philippe Perrin (ancien astronaute du CNES), Hervé Stevenin (instructeur au centre des astronautes européens de Cologne, ESA), Christian Elisabelar (ingénieur alimentation bord et équipement électrique, CNES), Laurent Ballesta (explorateur photographe naturaliste), les youtubeurs Vicnet et Yorzian… 💻 Pour en savoir plus sur la mission Alpha : https://missionalpha.cnes.fr/fr/

ISS : Pourquoi Thomas Pesquet va-t-il effectuer deux sorties dans l’Espace la semaine prochaine ?

Cela fait partie des moments importants d’une mission à bord de l’ISS. Mercredi 16 et dimanche 20 juin, Thomas Pesquet fera deux sorties dans l’Espace

Thomas Pesquet va pouvoir s’échapper quelques instants des 388 m3 de volume habitable de la Station spatiale internationale (ISS) dans laquelle il est confiné depuis le 23 avril. Pas une, mais deux fois même. Car l’ISS va bénéficier de deux nouveaux panneaux solaires flambant neufs. Et c’est l’astronaute français, avec l’Américain Shane Kimbrough, qui vont les installer.

Deux sorties d’environ 6h30 chacune
Le duo effectuera deux sorties dans l’espace, mercredi et dimanche, pour cette opération. « Chacune d’elles devrait durer approximativement 6h30 », détaille la Nasa dans un communiqué.

La mission a son importance. En orbite autour de la Terre à une altitude maintenue entre 330 et 420 km, l’ISS dépend en grande partie de ses huit panneaux solaires pour assurer son approvisionnement en électricité. D’une superficie totale de 2.500 m², ils sont actuellement capables de générer jusqu’à 160 kilowatts de puissance pendant la journée orbitale, dont environ la moitié est stockée dans les batteries de la station pour être utilisée lorsqu’elle n’est plus exposée au soleil.

L’astronaute français Thomas Pesquet lors de sa deuxième sortie dans l’espace, le 24 mars 2017. — Handout / NASA / AFP

Augmenter la capacité de production d’énergie solaire de l’ISS
Ces huit panneaux fonctionnent bien. « Mais ils ont commencé à montrer des signes de dégradation, comme prévu puisqu’ils ont été conçus pour une durée de vie de quinze ans », explique la Nasa. Plusieurs ont atteint cet âge, voire largement dépassé, « la première paire de panneaux solaires ayant été installée en décembre 2000 », détaille l’agence spatiale américaine.

Les deux nouveaux panneaux à installer – fournis par Boeing et qui ont la particularité de pouvoir être transportés enroulés, ont été acheminés jusqu’à l’ISS, le 5 juin dernier par le cargo Dragon de Space X. Une fois déployés, ils s’étalent sur six mètres de large et 19 mètres de long. Thomas Pesquet et Shane Kimbrough ont pour mission de les installer devant six des huit panneaux solaires actuels. Avec une belle plus-value attendue à la clé puisque la capacité de production d’électricité de l’ISS devrait bénéficier de 20 à 30 % d’énergie supplémentaire et passer d’une capacité de production maximale de 160 kilowatts à 215. Avec ces deux nouveaux panneaux, la station spatiale aura aussi l’assurance d’avoir de l’énergie jusqu’en 2030.

Troisième et quatrième sorties dans l’Espace pour Pesquet
Avec cette mission, Thomas Pesquet connaîtra ses troisième et quatrième sorties dans l’Espace. Il avait effectué les deux premiers lors de sa première mission à bord de l’ISS, entre novembre 2016 et juin 2017, déjà avec Shane Kimbrough, qui a déjà six sorties extra-véhiculaires au compteur.

Ces deux nouvelles expéditions constituent de belles lignes au CV déjà bien rempli de Thomas Pesquet, lui qui prendra aussi le commandement de l’ISS, vers la fin de sa mission. Une première pour un astronaute français.

Source : https://www.20minutes.fr/sciences/3059615-20210611-iss-pourquoi-thomas-pesquet-va-effectuer-deux-sorties-espace-semaine-prochaine