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Objectif Lune : la Russie et la Chine présentent un plan en 3 étapes pour envoyer des astronautes

La Chine et la Russie sont partenaires pour se rendre sur la Lune. Mi-juin, les deux pays ont présenté un plan en trois étapes pour envoyer des équipages là-haut.

Les États-Unis ne sont pas les seuls à vouloir se rendre sur la Lune au cours de la décennie qui vient. La Chine et la Russie regardent en direction du satellite. Surtout, elles regardent ensemble. Tandis que les USA poursuivent le programme Artémis, avec le concours de certaines nations partenaires, Moscou et Beijing ont tissé des liens significatifs dans ce domaine au cours des dernières années.

Une nouvelle étape de cette coopération a ainsi pu être observée le 16 juin 2021 avec la présentation d’un plan en trois phases qui décrit comment les deux puissances spatiales entendent se déployer sur la Lune — on sait déjà depuis mars que les deux pays ont de grands projets en la matière, avec une station en orbite et même une base terrestre avec tout le nécessaire pour des séjours de longue durée.

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UN DÉPLOIEMENT SUR LA LUNE EN TROIS ÉTAPES
Selon les agences spatiales russe Roscosmos et chinoise CNSA, une première phase pour bâtir la Station internationale de recherche lunaire (ILRS — International Lunar Research Station) a d’ores et déjà commencé et s’achèvera en 2025. Cette étape de reconnaissance consiste à envoyer six missions robotisées vers la Lune, pour identifier des sites potentiels pour atterrir, cartographier le terrain et amasser des données.

Ces six missions robotisées doivent être réparties équitablement entre les deux pays : la Chine enverra les sondes Chang’e 6 — qui accueillera des instruments scientifiques français — et Chang’e 7 (Chang’e 4, également évoquée, est déjà partie en 2019), tandis que la Russie déploiera les sondes Luna 25, 26 et 27. Chang’e 5 n’est pas cité, mais la mission est aussi partie vers la Lune en 2020.

La deuxième phase doit courir de 2026 à 2035 et est dédiée à la construction. Il y aura encore des envois de sondes (sont évoquées les missions Chang’e 8 et Luna 28), mais il s’agira surtout d’envoyer de l’équipement lourd pour installer des centres de production d’énergie, des antennes de communication ou encore des équipements scientifiques. Ce doit aussi être l’occasion de constater l’utilisation de ressources locales.

Quant à la dernière phase, prévue à partir de 2036, ce sera celle de l’exploitation de la base à proprement parler, avec le début des missions d’exploration et scientifiques, sur place. C’est à ce moment-là, d’après la vidéo promotionnelle de Roscosmos et de la CNSA, que des cosmonautes et des taïkonautes pourront commencer à mener des séjours de courte durée sur la Lune.

Si ce projet implique surtout Moscou et Beijing, les deux capitales se disent ouvertes à une coopération internationale. Si pour des raisons géopolitiques, Washington va rester à bonne distance, d’autres nations pourraient se lancer : la vidéo souligne d’ailleurs que les deux pays ne sont pas forcément isolés, en témoignent les partenariats qui existent dans le spatial avec le Pakistan, la Malaisie, l’Argentine et même l’Europe.

Source : https://www.numerama.com/sciences/720279-objectif-lune-la-russie-et-la-chine-presentent-un-plan-en-3-etapes-pour-envoyer-des-astronautes.html

Mais comment a fait le rover Zhurong pour prendre cette photo extraordinaire ?

L’Administration spatiale nationale chinoise (CNSA) vient tout juste de publier quelques photos de Zhurong, le rover qu’elle a posé sur Mars il y a près d’un mois déjà. Des images incroyables… et pourtant bien vraies.

L’une d’entre elles, notamment, a immédiatement suscité les interrogations — parfois même la méfiance — des internautes sur les réseaux sociaux : un portrait du rover Zhurong et de son atterrisseur. Mais par qui cette image étonnante a-t-elle été prise ? Tout simplement par une caméra que Zuhrong a lui-même déposée à une dizaine de mètres de l’atterrisseur avant de revenir poser à côté de lui, précise la CNSA.

En octobre 2020, la sonde spatiale Tianwen-1 — l’engin qui justement, portait le rover Zhurong — avait déjà largué une caméra qui avait permis d’obtenir des photos d’elle-même dans l’espace.

Rappelons que le rover chinois arpentera la région d’Utopia Planitia et qu’il y recherchera des traces d’eau ou de glace qui pourraient aider à déterminer si Mars a jamais abrité la vie.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/breves/mars-mais-fait-rover-zhurong-prendre-cette-photo-extraordinaire-4525/?utm_source=pushB&utm_medium=sciences&utm_campaign=push

Le rover Chinois Zhurong, communique enfin sa première image de Mars

Posé à la surface de Mars le 15 mai, le rover Chinois Zhurong a tardé à communiquer sa première image. Ce délai s’explique par le fait que la sonde Tianwen-1 est le seul relai de communication dont dispose la Chine pour dialoguer avec Zhurong. Or, l’orbiteur a effectué une manœuvre le 17 mai pour passer sur une orbite de 8,2 h afin de pouvoir communiquer plus fréquemment avec le rover. Ce n’est qu’à partir de là qu’une communication haute fréquence a pu avoir lieu avec le rover.

Une vaste plaine dégagée de tout obstacle
L’important, c’est que cette première image soit enfin là. Elle montre la grande plaine d’Utopia Planitia. La Chine a choisi un site d’atterrissage très peu accidenté pour ne pas accumuler les risques. Et à raison, puisque Zhurong s’est posé à 33 km du centre de la zone visée. Il se trouve en fait juste en bordure de l’ellipse nominale visée par la CNSA (l’agence spatiale chinoise). Le rover devra rouler plusieurs kilomètres avant de rencontrer des zones intéressantes à étudier.

Une image issue d’une caméra de navigation

Cette première image historique en noir et blanc a été prise par une caméra grand angle destinée à détecter les obstacles. En raison du large champ de vision, l’image est déformée. Elle a été redressée par Thomas Appéré, habitué à retraiter les images de la NASA.

Le 19 mai, la CNSA a partagé la première photo très attendue prise depuis la surface de Mars par le rover Chinois Zhurong.

On peut voir en haut les deux antennes basse fréquence destinées à sonder le sol de Mars, et la fine rampe qui servira à Zhurong à descendre de la plateforme d’atterrissage.

Une autre vue en couleur a été partagée montrant principalement le rover lui-même.



On peut voir que la moindre surface libre a été utilisée pour poser des panneaux solaires. On voit également l’antenne de communication pointée vers Tianwen-1.

La course vers la Lune en toile de fond
Cette réussite pour la Chine marque un tournant dans la compétition spatiale. En se posant sur Mars avec succès, la Chine a réussi là où les Soviétiques et les Européens ont échoué 2 fois chacun, exception faite de Mars 3 en 1971. Cette sonde Soviétique est parvenue à se poser, mais elle a été immédiatement prise dans un tempête de sable et sa mission s’est achevée au bout de 20 minutes. C’est dire la difficulté de l’exploit technique. C’est donc la 2e puissance spatiale après les Etats-Unis à vraiment réussir le challenge de l’atterrissage martien. En toile de fond se joue la compétition avec les Etats-Unis pour renvoyer des hommes vers la Lune, et à ce stade personne ne peut dire qui l’emportera, mais la Chine vient en tout cas de franchir une marche importante sur ce chemin.

Source : https://www.cieletespace.fr/actualites/le-rover-chinois-zhurong-communique-enfin-sa-premiere-image-de-mars

« Nihao Mars » : La Chine réussit à poser un robot sur la planète rouge

« L’atterrisseur Tianwen-1 s’est posé avec succès dans la zone prédéfinie » sur Mars avec à bord le robot « Zhurong », a indiqué la télévision publique CCTV

Un sans-faute : la Chine a réussi ce samedi à poser un petit robot téléguidé à la surface de Mars, une première pour le pays asiatique lors d’une mission particulièrement délicate. « L’atterrisseur Tianwen-1 s’est posé avec succès dans la zone prédéfinie » sur Mars avec à bord le robot « Zhurong », a indiqué la télévision publique CCTV, qui a diffusé une édition spéciale intitulée « Nihao Huoxing » (« Bonjour Mars »), et précisé qu’un « signal » avait été reçu sur Terre.

L’atterrissage a eu lieu à 7h18 heure de Pékin (1h18 à Paris) dans une zone de la planète rouge nommée « Utopia Planitia », une vaste plaine située dans l’hémisphère nord de Mars, a précisé l’agence spatiale chinoise (CNSA). Le président chinois Xi Jinping a adressé ses félicitations.

Illustration: Photo de la Nasa obtenue le 12 mai 2021 montrant une image de «Santa Cruz», une colline à environ 2,5 km du rover Perseverance, le 29 avril 2021. — Handout / JPL / Caltech / NASA / AFP

Echecs

Atterrir sur la planète rouge est loin d’être aisé : dans le passé, de nombreuses missions européennes, soviétiques et américaines se sont soldées par des échecs. En 2011, la Chine a bien essayé d’expédier vers Mars une sonde, lors d’une mission commune avec la Russie. Mais la tentative avait capoté et Pékin s’est depuis résolu à poursuivre l’aventure seule.

Les Chinois ont ainsi lancé en juillet 2020 depuis la Terre leur mission inhabitée « Tianwen-1 », du nom de la sonde envoyée dans l’espace. Celle-ci est composée de trois éléments : un orbiteur (qui tourne autour de Mars), un atterrisseur (qui s’est posé sur la planète rouge) et à bord un robot téléguidé, « Zhurong ».

En février, « Tianwen-1 » s’était installée en orbite martienne et avait réussi à prendre des clichés de la planète rouge. Tôt samedi, la Chine est parvenue à poser l’atterrisseur, qui doit permettre au robot « Zhurong », de sortir. Réaliser ces trois opérations lors d’une mission inaugurale vers Mars constitue une première mondiale.

Radar, lasers et panneaux solaires

Pour cette première tentative seuls, les Chinois, ambitieux, ont voulu faire tout ce que les Américains ont réalisé, eux, en plusieurs missions martiennes depuis les années 1960. L’atterrissage sur Mars a été un moment critique. Compte tenu de la « très importance distance » avec la Terre, « Tianwen-1 » a dû « se poser toute seule » sans aide extérieure, souligne Chen Lan, analyste du site GoTaikonauts.com, spécialisé dans le programme spatial chinois.

La planète rouge est située à quelque 200 millions de kilomètres de la Terre, selon les médias chinois, et un signal met « 18 minutes » pour parvenir sur Terre. Conséquence : « En cas de problème, personne sur Terre n’aurait pu l’aider », fait remarquer Chen Lan.

Missions sur Mars

D’un poids d’environ 240 kg, « Zhurong » doit conduire des analyses du sol, de l’atmosphère, prendre des photos et cartographier la planète rouge. La Chine a déjà une expérience en la matière : elle a fait rouler deux petits robots sur la Lune, les « Lapins de jade » 1 et 2 – déposés respectivement en 2013 et 2019. La mission sur Mars doit aussi chercher d’éventuels signes de vie passée.

« Zhurong » est muni de panneaux solaires pour son alimentation électrique et est censé être opérationnel durant trois mois. Le robot est également équipé de caméras, d’un radar et de lasers qui lui permettront notamment d’étudier son environnement et d’analyser la composition des roches martiennes.

Il arrive sur la planète rouge quelques mois après Perseverance, le rover de la Nasa, l’agence spatiale américaine, qui a atterri sur Mars le 18 février avec pour mission d’y chercher une preuve de vie passée. Le nom « Zhurong » a été choisi après un sondage en ligne et fait référence au dieu du feu dans la mythologie chinoise. Une symbolique justifiée par l’appellation en chinois de Mars : « huoxing », littéralement « la planète de feu ».

Ambitions spatiales tous azimuts

La Chine investit des milliards d’euros dans son programme spatial, afin de rattraper l’Europe, la Russie et les Etats-Unis. Elle a envoyé son premier astronaute dans l’espace en 2003. La Chine lance également des satellites pour elle-même ou pour le compte d’autres pays. Et en 2019, elle a posé un engin sur la face cachée de la Lune – une première mondiale. L’an dernier, des échantillons de Lune ont été rapportés sur Terre.

Le géant asiatique prévoit par ailleurs d’assembler une grande station spatiale d’ici 2022. Et il espère envoyer des hommes sur la Lune d’ici une dizaine d’années. Le premier des trois éléments de sa station spatiale a été lancé fin avril. Pour en finaliser la construction, la Chine devrait lancer une dizaine de missions, dont certaines habitées. Aucun calendrier précis n’est pour l’heure connu.

La mission « Tianwen-1 » a envoyé en février sa première image de Mars : une photo en noir et blanc montrant des reliefs comme le cratère de Schiaparelli et le système de canyons du Valles Marineris. Mars s’est révélée être un objectif difficile à atteindre, la plupart des missions depuis 1960, envoyées par la Russie, l’Europe, le Japon et l’Inde, se soldant par des échecs.