Archives par étiquette : climat

Depuis l’ISS, Thomas Pesquet partage des clichés des incendies qui ravagent la Turquie

Si notre planète nous offre parfois de superbes panoramas depuis l’espace, certaines photos font mal au cœur. C’est notamment le cas de celle qui a été capturée par Thomas Pesquet le 4 août dernier.

Depuis son retour à bord de la Station Spatiale Internationale le 23 avril 2021, l’astronaute français partage son aventure avec les internautes. En effet, que ce soit sur Twitter ou Instagram , Thomas Pesquet nous gratifie de somptueux clichés pris depuis l’ISS. En plus d’en mettre plein les yeux, ces photos peuvent aussi éveiller les consciences.

Un superbe spectacle de l’enfer sur Terre
Actuellement, la Turquie est ravagée par des incendies d’une violence historique pour ce pays. Des centaines d’hectares sont partis en fumée et des habitants ont également dû être évacués. Le spectacle sur place est effroyable et il est tout aussi saisissant depuis l’espace. Cette photo capturée par Thomas Pesquet le montre tristement. Nous pouvons y apercevoir la fumée qui s’étend en direction de la Méditerranée.

L’astronaute explique que ces phénomènes extrêmes sont causés par le réchauffement climatique et qu’ils se multiplient au fil des années. En juillet dernier, Thomas Pesquet avait déjà partagé l’image de l’ouragan Elsa dans les Caraïbes. Des catastrophes naturelles dramatiques…

Source : https://www.clubic.com/mag/sciences/conquete-spatiale/actualite-380196-depuis-l-iss-thomas-pesquet-partage-des-cliches-des-incendies-qui-ravagent-la-turquie.html

Le plus gros iceberg du monde s’est détaché de l’Antarctique

Au pôle Sud, un bloc de glace de 4 320 km2 s’est détaché de la banquise et flotte désormais dans la mer de Weddell.

Un bloc de glace géant à la dérive. Un iceberg d’une taille équivalente à la moitié de celle de la Corse, le plus gros au monde, s’est détaché de la banquise de Ronne en Antarctique, selon des images d’un satellite du programme européen Copernicus, a annoncé l’Agence spatiale européenne.

L’iceberg, baptisé A-76, fait environ 170 km de long sur 25 km de large, pour une surface totale de 4 320 km2. Il s’est détaché dans la mer de Weddell, selon un communiqué de l’agence diffusé ce mercredi 20 mai. Il a été repéré initialement par le British Antarctic Survey (BAS), un organisme de recherches britannique sur les zones polaires qui a une base non loin.

Le A-23A passe deuxième
Le précédent plus gros iceberg était le A-23A, d’une surface de 3 380 km2, dérivant dans la mer de Weddell, selon l’ESA.

Les images de l’énorme bloc de glace A-76 ont été prises par le satellite Sentinel-1 dans le cadre du programme européen d’observation de la Terre Copernicus.

Selon le Centre national américain sur les glaces, cet iceberg A-76 avait commencé à se séparer le 13 mai de la barrière de Ronne.

La station polaire britannique située sur la banquise de Brunt, toujours sur la mer de Weddell, avait déjà été témoin, en février, de la rupture d’un iceberg de 1 270 km2.

Cette image distribuée par l’Agence spatiale européenne (ESA) le 20 mai 2021 montre une vue capturée par la mission Copernicus Sentinel-1 de l’iceberg A-76 au large de la banquise de Ronne, dans la mer de Weddell, en Antarctique, prise le 9 mars 2021. (HANDOUT / AFP)

En novembre 2020, un autre iceberg géant, qui avait été en son temps le plus grand du monde en 2017, s’était dangereusement approché d’une île reculée de l’Atlantique Sud, menaçant des colonies de manchots et de phoques, finalement sans conséquence désastreuse.

Un réchauffement plus rapide dans l’Antarctique
Cet iceberg, appelé A68, s’était séparé d’une gigantesque plateforme de glace, nommée Larsen C, la privant de 12 % de sa superficie et la rendant ainsi plus instable. D’autres parties de cette barrière de Larsen, à la pointe de la péninsule antarctique, s’étaient désintégrées en quelques semaines en 1995 et en 2002.

La planète s’est réchauffée de plus de 1 °C depuis l’ère préindustrielle en raison de l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre provoquées par les activités humaines. Mais l’Antarctique s’est réchauffé deux fois plus vite.

La formation des icebergs est un processus naturel que le réchauffement de l’air et des océans contribue cependant à accélérer, selon les scientifiques.

Les icebergs sont traditionnellement baptisés par une lettre correspondant à la partie de l’Antarctique où ils sont originellement détectés, suivie d’un numéro.

Source : https://www.nouvelobs.com/planete/20210520.OBS44241/le-plus-gros-iceberg-du-monde-s-est-detache-de-l-antarctique.html