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En photos : le sursaut d’activité de la comète Leonard

Comme toujours, les comètes sont pleines de surprises et imprévisibles. La comète Leonard n’y échappe pas. Voici les plus belles photos de ses récentes convulsions, observées depuis le 20 décembre.

Il n’est pas encore trop tard pour observer C/2021 A1 (Leonard) alias la comète Leonard, la plus brillante de cette année.

Passée près de la Terre, le 12 décembre, et très près de Vénus le 17, elle poursuit à présent sa chevauchée vers le Soleil dont le périhélie — le point de son orbite le plus proche du foyer stellaire — sera le 3 janvier 2022 (un an pile après sa découverte).

Sursaut d’activité pour la comète Leonard

Ces deux derniers jours, les observateurs du monde entier ont fait état d’une augmentation significative de sa luminosité, liée à un brusque sursaut d’activité. L’astre d’apparence diffuse était facilement discernable au crépuscule, non loin de Vénus.

Voyageant dans la région la plus chaude du Système solaire, il est normal que ses glaces se subliment, déversant dans son sillage gaz et poussières qui y étaient piégées. Fragilisés, certains blocs ou falaises sur le noyau grumeleux peuvent soudainement s’effondrer, et entrainer des éruptions visibles depuis la Terre. Sous le choc des températures et du vent solaire, l’astre peut aussi se disloquer.

Les astrophotographes qui, pour certains, suivent ses pérégrinations dans le ciel terrestre depuis des mois, le spectacle était incroyable, comme nous le prouvent les images qu’ils ont publiées sur les réseaux sociaux. La comète a les cheveux au vent, dans le vent solaire, donc à l’opposé de notre Étoile. Sur certaines photos, elle évoque la méduse à crinière de lion avec de longs tentacules ondulant dans l’espace, et qui n’est autre que la marque des perturbations récentes.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/comete-photos-sursaut-activite-comete-leonard-95688/

Les queues des comètes ne sont jamais vertes et les astronomes savent enfin pourquoi

Près de 4.000 comètes connues et probablement bien plus encore. Et pas une seule avec une queue verte ! Le mystère a longtemps intrigué les astronomes. Aujourd’hui, une équipe confirme expérimentalement une théorie proposée dans les années 1930 à ce sujet. Tout est question de carbone diatomique.

Pour nos ancêtres, elles annonçaient des catastrophes. Ou au moins de grands changements. Puis les scientifiques nous ont appris que, bien que leur potentiel destructeur reste avéré — mais qu’elles soient aussi soupçonnées d’avoir apporté sur Terre, les ingrédients de la vie –, les comètes n’ont rien de surnaturel. Elles trouvent leur source, pour les unes, celles à courte période, dans la ceinture de Kuiper — une région située au-delà de l’orbite de Neptune –, pour les autres, dans le nuage d’Oort, bien plus loin encore.

Les astronomes qui les observent depuis des siècles ont noté que ces amas de glace, de roches et de poussière ont tendance à se colorer d’un vert qui s’éclaircit au fur et à mesure qu’elles s’approchent de notre Soleil. Mais que ce vert ne s’étend jamais jusqu’à leurs queues.

Dans les années 1930, un physicien germano-canadien, Gerhard Herzberg (1904-1999) — il a remporté le prix Nobel de chimie en 1971 pour ses travaux sur la structure électronique et la géométrie des molécules — a suggéré une explication. La lumière du Soleil détruirait le carbone diatomique (C2) justement issu de l’interaction entre cette même lumière et la matière organique contenue dans la tête des comètes. Mais l’instabilité du C2 avait jusqu’alors empêché de tester cette théorie. Jusqu’alors parce que des chercheurs de l’université de Nouvelle-Galles du Sud (Australie) viennent de trouver le moyen de tester cette réaction chimique en laboratoire.

Du carbone diatomique dans la tête, mais pas quand les queues
Avant de rentrer dans le détail de leurs travaux, précisons que le dicarbone n’existe que dans des environnements extrêmement énergétiques ou pauvres en oxygène. Une étoile, le milieu interstellaire ou… une comète. Mais pas tant que cette dernière est éloignée de notre Soleil. C’est bien sa chaleur qui permet de briser en C2 la matière organique — le genre de molécules qui sont les ingrédients de la vie — présente sur le noyau glacé de la comète. Le dicarbone se déplace ensuite vers la coma, cette couche de gaz et de poussière qui entoure le noyau. Une coma qui se colore alors en vert.

Ce que les chercheurs de l’université de Nouvelle-Galles du Sud viennent de prouver, c’est que le rayonnement ultraviolet (UV) en provenance du Soleil a tendance à casser les liaisons entre les atomes de carbone qui forment le C2. Ils évoquent un processus de photodissociation qui détruit le carbone diatomique avant qu’il n’ait le temps de se rapprocher des queues de la comète.

Comment ont-ils procédé ? Il leur a d’abord fallu fabriquer du C2 qui, vous l’imaginez, « ne se trouve pas en magasin ». Les chercheurs l’ont obtenu à partir d’une molécule plus grosse, du perchloroéthylène (C2Cl4). Grâce à un laser ultraviolet haute puissance, ils ont fait littéralement exploser les atomes de chlore (Cl). Puis le carbone diatomique restant a été envoyé vers une chambre à vide. Et d’autres lasers ont permis, l’un de simuler le rayonnement UV du Soleil, l’autre, d’observer ce qui se produisait.

Pourtant, ce n’est qu’au bout de neuf mois d’efforts que les chercheurs ont enfin observé la dissociation du C2. Ils confirment donc aujourd’hui expérimentalement la théorie proposée par Herzberg il y a près d’un siècle. De quoi leur permettre à l’avenir de mieux comprendre notamment combien de matière organique s’évapore des comètes.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/comete-queues-cometes-ne-sont-jamais-vertes-astronomes-savent-enfin-95672/

La comète Leonard va être visible le soir et ce seront les dernières fois que nous pourrons la voir

La comète Leonard : retenez bien son nom car elle va faire parler d’elle en décembre et jusqu’au début de l’année 2022. Découverte il y a un an, elle s’annonce comme la comète de l’année ! Voici comment, quand et où l’observer ?

C/2021 A1 (Leonard), ou pour faire plus simple, la comète Leonard, s’annonce comme très prometteuse pour une visibilité à l’œil nu ces prochains jours. Venu des confins du Système solaire, l’astre est à présent en visite dans les parages des planètes voisines et (presque) jumelles, la Terre et Vénus.

Sa plus petite distance avec notre Planète était ce dimanche 12 décembre à 13 h 52 TU précisément, soit 14 h 52 heure de Paris, elle était alors à quelque 35 millions de kilomètres, ce qui reste très éloigné, et donc sans aucun risque pour nous, Terriens. Quelques jours plus tard, le 17-18 décembre, ce sera au tour de Vénus de l’accueillir dans son voisinage, et cette fois pour l’effleurer puisqu’elle ne passera qu’à quatre petits millions de kilomètres de sa surface ! On n’ose imaginer le spectacle qui sera visible de là-bas.

Ensuite, la comète poursuivra son chemin jusqu’au périhélie, le point de son orbite le plus proche du Soleil, qu’elle atteindra le 3 janvier 2022, pile un an après sa découverte par l’astronome Gregory J. Leonard – qui lui a naturellement donné son nom – à l’observatoire du mont Lemmon. C/2021 A1 passera alors à 92 millions de kilomètres de notre Étoile (soit 60 % de la distance entre la Terre et le Soleil), ce qui est beaucoup, et réduit donc les risques qu’elle se désintègre. Quoiqu’il ne soit pas exclu que cela se produise ; cela dépend naturellement de la cohésion de son noyau de glace et de poussière. Le risque qu’il se disloque est toujours grand pour une comète, lors de ses passages dans la région la plus chaude du Système solaire. Espérons que cela n’arrivera pas, afin que l’on puisse profiter au maximum du spectacle de sa visite dans le ciel du matin, puis du soir. Car ce sera la dernière fois qu’elle passera par ici : les chercheurs estiment en effet que, par sa vitesse élevée, elle sera éjectée de notre Système solaire dans quelques milliers d’années. « C’est la dernière fois que nous allons la voir » assure Gregory Leonard (chercheur au Lunar and Planetary Laboratory de l’université de l’Arizona), qui rappelle aussi au passage combien les comètes sont imprévisibles : « Un sage et célèbre découvreur de comètes avait dit un jour : « les comètes sont comme des chats, les deux ont une queue et tous les deux font exactement ce qu’ils veulent » ! ».

Où est la comète Leonard ?
Les spécialistes prédisent que la comète Leonard pourrait rester sous la barre de la magnitude 6 (limite en dessous laquelle un astre est visible à l’œil nu) plusieurs jours, et peut-être flirter avec la magnitude 4, à la faveur de son passage au plus près de la Terre. Tout indique que son éclat va culminer entre le 11 et le 13 décembre (vu de la Terre, toujours). Est-elle pour autant bien visible dans le ciel ? La réponse est oui dans certaines conditions car elle va bientôt disparaître du ciel du matin pour émerger dans celui du soir. Comme l’astre est diffus — non ponctuel comme une étoile ou une planète –, il n’est pas facile de la distinguer à l’œil nu. Il est nécessaire pour cela de bien connaître sa position et de redoubler d’attention. Pour maximiser les chances de l’admirer, il est vivement conseillé de vous munir d’une paire de jumelles ou d’un instrument collectant plus de lumière (télescope ou lunette astronomique), si vous en possédez un (ou connaissez quelqu’un qui en a un). Vous pourrez alors apprécier la beauté de son noyau nimbé de gaz, sa chevelure et sa longue queue qui s’étend dans l’espace interplanétaire, à l’opposé du Soleil.

Depuis des semaines, la comète est suivie par nombre d’astronomes amateurs dans le monde entier qui partagent sur les réseaux sociaux les photos de leurs chasses. Parmi les plus belles et spectaculaires, citons celles où C/2021 A1 s’affiche devant des galaxies, situées à l’arrière-plan, à des dizaines de millions d’années-lumière de la Terre. Plus récemment, ce 3 décembre, la comète Leonard a frôlé l’amas globulaire Messier 3 (M3). En apparence bien sûr, car M3 est en réalité à plus de 35.000 années-lumière de nous, et de la comète.

La comète Leonard est visible au crépuscule
Début décembre, la comète Leonard est visible bien haute dans le ciel en seconde partie de nuit jusqu’à l’aube, passant des Chiens de Chasse au Bouvier, au sud-est. Sa vélocité importante (254.000 km/h) lui fait parcourir la voûte céleste à grands pas par rapport aux étoiles « fixes » (qui nous apparaissent fixes). Au fil des nuits, l’astre va perdre de la hauteur dans le ciel et se rapprocher de l’horizon, à mesure qu’elle avance vers la Terre. Le 9 décembre, elle est entrée dans la constellation du Serpentaire et va bientôt disparaîtra du ciel du matin (avant l’aube, le 13 décembre), pour glisser dans le ciel du soir, le 14 décembre. Elle sera alors devant la Voie lactée. Mais il faudra la chercher dans les lueurs du crépuscule, très bas au-dessus de l’horizon sud-ouest.

Le 16 décembre, au soir, on pourra l’admirer devant le Sagittaire. Les 17 et 18 décembre, dans le voisinage de l’étincelante Vénus. L’occasion de rappeler que ces belles soirées d’hiver seront agrémentées par l’alignement de notre voisine avec Saturne et Jupiter. Et à cela s’ajoutent les Géminides, la plus belle pluie d’étoiles filantes de l’année dont le pic d’activité coïncide avec la nuit de la plus petite distance de la comète avec la Terre.

On ne saurait donc que trop vous conseiller de sortir profiter de ces beaux spectacles célestes au cœur des nuits les plus longues de l’année. En tournant le dos, comme toujours, à la pollution lumineuse, afin d’admirer tous ces objets qui remplissent l’obscurité. La comète Leonard sera sans doute la comète de l’année si son éclat continue d’augmenter comme annoncé, alors si vous la ratez, il vous faudra patienter 35.000 ans pour la revoir (estimations de sa période orbitale).

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/comete-comete-leonard-va-etre-visible-soir-ce-seront-dernieres-fois-nous-pourrons-voir-95275/

Préparez-vous à observer 4 planètes alignées la comète la plus brillante de l’année

Quatre planètes sont visibles alignées entre le sud-est et l’est au cours de ce mois de décembre. Un vrai régal pour les yeux, d’autant plus que s’y ajoute la comète la plus brillante de l’année, dès le 15 décembre.

Découverte il y a un an, la comète Leonard est maintenant pratiquement visible à l’œil nu (en dessous de la magnitude 6) dans de très bonnes conditions, en fin de nuit. Elle arrivera dans le ciel du soir pour les observateurs de l’hémisphère nord, autour du 12, mais noyée dans les lueurs du crépuscule. Ce sera mieux quelques jours plus tard, quand elle s’affichera en dessous de l’étincelante Vénus — planète qu’elle va d’ailleurs frôler à quelque 4 millions de kilomètres, le 18 décembre — du 16 au 19 décembre. Après cette date, il redeviendra très difficile de l’observer, car trop basse sur l’horizon, et plus faible, son éclat va en effet chuter à mesure qu’elle s’éloigne de la Terre pour se rapprocher du Soleil (périhélie le 3 janvier 2022). Elle passera au plus près de notre position ce dimanche 12 décembre.

5 planètes alignées, dont 3 visibles à l’œil nu

Les trois planètes alignées que l’on peut admirer au crépuscule sont, dans l’ordre de la plus basse à la plus haute sur l’horizon : VénusSaturne et Jupiter. La première, Hespéros, la Vénus du soir, n’est vraiment pas difficile à repérer tant son éclat est vif, et cela, dès le coucher du Soleil. Jupiterplanète géante, mais beaucoup plus éloignée de nous, ne passe pas inaperçu non plus. Ce sont les deux astres les plus brillants après la Lune. Signalons d’ailleurs que cette dernière sera visible à leurs côtés les 8 et 9 décembre. Les 10 et 11 décembre, elle s’approchera de Neptune, quatrième planète alignée dans le ciel du soir. Mais pour l’admirer, il faut un instrument relativement puissant, car elle est bien trop éloignée de la Terre pour qu’on puisse la distinguer aussi bien que Saturne ou Jupiter. Idem pour Uranus, alignée elle aussi avec les autres sur l’écliptique (le plan de l’orbite des planètes autour du Soleil), mais « accrochée » au-dessus de l’est en ce moment, à l’opposé de la procession des planètes citées.

Un peu moins brillante que son « aînée » Jupiter, Saturne n’en est pas moins visible à l’œil nu aussi. C’est bien sûr dans une lunette ou un télescope qu’on profite le plus du spectacle de ses anneaux et ses lunes.

Enfin, on peut presque ajouter une cinquième planète visible au crépuscule : Mercure. « Presque » parce qu’elle est vraiment « au ras des pâquerettes » et donc difficile à cueillir du regard et très furtive, se glissant vite sous l’horizon à la suite du Soleil. Un mois de décembre décidément plein de beautés célestes puisqu’y ajoutent les Géminides, pluie d’étoiles filantes remarquable !

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/astronomie-preparez-vous-observer-4-planetes-alignees-comete-plus-brillante-annee-95470/

Géminides : les étoiles filantes vont pleuvoir dans la nuit du 13 au 14 décembre !

La pluie d’étoiles filantes des Géminides a commencé depuis plusieurs nuits déjà mais son pic d’activité est comme chaque année attendu vers le 13 décembre. Voici comment en profiter.

Bien qu’il fasse froid, les longues nuits de décembre sont resplendissantes (surtout cette année avec des planètes alignées et une comète) et réservent de beaux spectacles célestes. Parmi eux figurent les Géminides. Une pluie d’étoiles filantes qui s’étend du 19 novembre jusqu’à la veillée de Noël, et est unanimement considérée comme l’une des plus belles, si ce n’est LA plus belle de l’année ! Lors de son pic d’activité, attendu vers le 13-14 décembre, le nombre de météores plongeant dans l’atmosphère peut dépasser les 60 en une heure !

https://fb.watch/9TdfwUExbQ/

L’essaim météoritique des Géminides doit bien sûr son nom aux Gémeaux, où est installé son radiant. Pour profiter au maximum cette averse de traits lumineux dans l’obscurité, préférez la seconde partie de la nuit, quand la constellation des deux frères jumeaux est plus élevée dans la voûte céleste, au-dessus du nord-est. De plus, à ces heures-là, la Lune sera sur le départ. Ce qui n’est pas un mal, car cela enlèvera de la pollution lumineuse, si nuisible pour observer et distinguer les objets les plus faibles. Inutile de rappeler qu’il faut pour cela fuir les villes, éclairées à outrance.

À l’origine de la pluie d’étoiles filantes des Géminides

La pluie d’étoiles filantes des Géminides est provoquée par le passage de la Terre dans le champ de débris laissés par 3200 Phaeton. Une fois n’est pas coutume, ce n’est pas une comète qui ensemence le Système solaire de ses poussières, mais un étrange astéroïde qui les imite.

C’est donc dans la nuit du 13 au 14 décembre qu’il devrait y avoir plus d’étoiles filantes à voir, tandis que nous traversons le cœur de ce courant, mais rappelons que l’on peut aussi en surprendre de nombreuses les nuits précédentes et suivantes.

En bonus cette année : la comète Leonard sera visible le soir après le coucher du Soleil, non loin de Vénus alignée avec trois autres planètes : SaturneJupiter et Neptune (mais cette dernière n’est pas visible à l’œil nu). Cela promet de très belles nuits d’observation !

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/systeme-solaire-geminides-etoiles-filantes-vont-pleuvoir-nuit-13-14-decembre-65531/

La comète Leonard passera au plus près de la Terre dimanche : comment l’observer ?

La comète Leonard : retenez bien son nom car elle va faire parler d’elle en décembre et jusqu’au début de l’année 2022. Découverte il y a un an, elle s’annonce comme la comète de l’année ! Voici comment, quand et où l’observer ?

C/2021 A1 (Leonard), ou pour faire plus simple, la comète Leonard, s’annonce comme très prometteuse pour une visibilité à l’œil nu ces prochains jours. Venue des confins du Système solaire, l’astre a dépassé l’orbite de Mars et est à présent en visite dans les parages des planètes voisines et (presque) jumelles, la Terre et Vénus.

Sa plus petite distance avec notre Planète sera le 12 décembre prochain à 13 h 52 TU précisément, soit 14 h 52 heure de Paris, à quelque 35 millions de kilomètres, ce qui reste très éloigné, et donc sans danger pour nous, Terriens. Six jours plus tard, le 18-19 décembre, ce sera au tour de Vénus de l’accueillir dans son voisinage, et cette fois pour l’effleurer puisqu’elle passera à seulement 4 millions de kilomètres de sa surface ! On n’ose imaginer le spectacle qui sera visible de là-bas.

Ensuite, la comète poursuivra son chemin jusqu’au périhélie, le point de son orbite le plus proche du Soleil qui sera le 3 janvier 2022, pile un an après sa découverte par l’astronome Gregory J. Leonard – qui lui a naturellement donné son nom – à l’observatoire du mont Lemmon. C/2021 A1 passera alors à 92 millions de kilomètres de notre Étoile (soit 60 % de la distance entre la Terre et le Soleil), ce qui est beaucoup, et réduit donc les risques qu’elle se désintègre. Quoiqu’il n’est pas exclu que cela se produise, cela dépend naturellement du degré de cohésion de son noyau de glace et de poussière. Le risque qu’il se disloque est toujours grand pour une comète, lors de sa migration dans la région la plus chaude du Système solaire. Espérons que cela n’arrivera pas, afin que l’on puisse profiter au maximum du spectacle de sa visite dans le ciel du matin, puis du soir.

La comète Leonard est de plus en plus brillante !
Les prévisions des spécialistes avancent que la comète Leonard pourrait atteindre la magnitude 5, voire 4, d’ici le 12 décembre, à la faveur de son passage au plus près de la Terre. La nuit dernière (8 décembre), C/2021 A1 a franchi la barre symbolique de la magnitude 6, c’est-à-dire la limite de la luminosité à l’œil nu d’un objet céleste. Et tout indique que son éclat va continuer d’augmenter jusqu’à culminer entre le 11 et le 13 décembre (vu de la Terre, toujours). Est-elle pour autant bien visible dans le ciel ? La réponse est oui dans des conditions optimales, sans pollution lumineuse, il est en effet possible de la repérer mais cela reste un astre très diffus et non ponctuel comme une étoile ou une planète, et sans contour net. Il faut donc redoubler d’attention pour la distinguer. Pour avoir plus de chances de l’admirer, il est vivement conseillé de vous munir d’une paire de jumelles ou d’un instrument collectant encore plus de lumière (télescope ou lunette astronomique) si vous en possédez un (ou connaissez quelqu’un qui en a un). Vous pourrez alors apprécier la beauté de son noyau nimbé de gaz, de sa chevelure et des panaches dispersés dans l’espace interplanétaire, à l’opposé du Soleil.

Depuis des semaines, la comète est suivie par nombre d’astronomes amateurs dans le monde entier qui partagent sur les réseaux sociaux les photos de leurs chasses. Parmi les plus belles et spectaculaires, citons celles où C/2021 A1 s’affiche devant des galaxies, situées à l’arrière-plan, à des dizaines de millions d’années-lumière de la Terre. Plus récemment, ce 3 décembre, la comète Leonard a frôlé l’amas globulaire Messier 3 (M3). En apparence bien sûr, car M3 est en réalité à plus de 35.000 années-lumière de nous, et de la comète.

La comète Leonard sera visible en fin de nuit puis en début de nuit
Début décembre, la comète Leonard est visible bien haute dans le ciel en seconde partie de nuit jusqu’à l’aube, passant des Chiens de Chasse au Bouvier, alors au sud-est. Sa vélocité importante (254.000 km/h) lui a fait parcourir la voûte céleste à grands pas par rapport aux étoiles « fixes » (qui nous apparaissent fixes). Au fil des nuits, l’astre va perdre de la hauteur dans le ciel et se rapprocher de l’horizon, à mesure qu’elle avance vers la Terre. Le 9 décembre, elle entrera dans la constellation du Serpentaire et disparaîtra du ciel du matin, avant l’aube, le 13 décembre, pour glisser dans le ciel du soir, le 14 décembre. Elle sera alors devant la Voie lactée. Il faudra la chercher dans les lueurs du crépuscule, au-dessus de l’horizon sud-ouest.

Le 16 décembre, au soir, on pourra l’admirer devant le Sagittaire. Les 17 et 18 décembre, dans le voisinage de l’étincelante Vénus. L’occasion de rappeler que ces belles soirées d’hiver seront agrémentées par l’alignement de notre voisine avec Saturne et Jupiter. Et à cela s’ajoutent les Géminides, la plus belle pluie d’étoiles filantes de l’année dont le pic d’activité coïncide avec la nuit de la plus petite distance de la comète avec la Terre.

On ne saurait donc que trop vous conseiller de sortir profiter de ces beaux spectacles célestes au cœur des nuits les plus longues de l’année. En tournant le dos, comme toujours, à la pollution lumineuse, afin d’admirer tous ces objets qui remplissent l’obscurité. La comète Leonard sera sans doute la comète de l’année si son éclat continue d’augmenter comme annoncé, alors si vous la ratez, il vous faudra patienter 35.000 ans pour la revoir (estimations de sa période orbitale).

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/comete-comete-leonard-passera-plus-pres-terre-dimanche-observer-95275/

La comète la plus brillante de l’année se rapproche de la Terre : comment l’observer ?

La comète Leonard : retenez bien son nom car elle va faire parler d’elle en décembre et jusqu’au début de l’année 2022. Découverte il y a un an, elle s’annonce comme la comète de l’année ! Voici comment, quand et où l’observer ?

C/2021 A1 (Leonard), ou pour faire plus simple, la comète Leonard, s’annonce comme très prometteuse pour une visibilité à l’œil nu dans les tout prochains jours et semaines. Venue de confins du Système solaire, à plus de 3.500 fois la distance entre la Terre et le Soleil à l’aphélie, l’astre est à présent en visite dans les parages des planètes rocheuses, en particulier des deux jumelles : la Terre et Vénus.

Le 13 décembre prochain, C/2021 A1 passera au plus près de notre Planète, à 35 millions de kilomètres, ce qui reste éloigné. Six jours plus tard, le 18-19 décembre, ce sera au tour de Vénus de l’accueillir dans son voisinage, et cette fois on peut parler presque d’effleurement car elle passera à seulement 4 millions de kilomètres de sa surface ! On n’ose imaginer le spectacle qui sera vu de là-bas.

Ensuite, la comète poursuivra son chemin jusqu’au périhélie, le point de son orbite le plus proche du Soleil. Ce sera le 3 janvier 2022, pile un an après sa découverte par l’astronome Gregory J. Leonard – qui lui a naturellement donné son nom – à l’observatoire du mont Lemmon. C/2021 A1 passera alors à quelque 92 millions de kilomètres de notre Étoile (soit 60 % de la distance moyenne Terre-Soleil), ce qui est beaucoup, et réduit les risques de sa désintégration complète. Quoique, selon le degré de cohésion de son noyau de glace et de poussière, le risque est toujours grand qu’il se disloque au cours de son voyage dans la région la plus chaude du Système solaire. Espérons que cela n’arrivera pas, afin que l’on puisse profiter au maximum du spectacle de sa visite dans le ciel du soir.

La comète Leonard pourrait atteindre la magnitude 4

À l’heure actuelle, les spécialistes parmi lesquels des astronomes amateurs chevronnés avancent que la comète Leonard pourrait atteindre la magnitude 5, voire 4, ce qui la rendrait visible à l’œil nu, autour du 12 décembre. Cependant, comme c’est un astre très diffus et non ponctuel comme une étoile ou une planète, il faut redoubler d’attention pour la distinguer. Aussi, nous vous conseillons vivement de vous armer de jumelles pour l’admirer. Ou, bien sûr, d’un télescope si vous en possédez un (ou connaissez quelqu’un qui en a un). Vous pourrez alors apprécier la beauté de son noyau nimbé de gaz, de sa chevelure et des panaches dispersés dans l’espace interplanétaire, à l’opposé du Soleil.

Depuis des semaines, la comète est suivie par nombre d’astronomes amateurs dans le monde entier qui partagent sur les réseaux sociaux les photos de leurs chasses. Parmi les plus belles et spectaculaires, citons celles où C/2021 A1 s’affiche devant des galaxies, situées à l’arrière-plan, à des dizaines de millions d’années-lumière de la Terre. À cet égard, signalons que le site VirtualTelescope donne rendez-vous à tous les curieux le 3 décembre, pour admirer avec eux, la comète Leonard qui frôle l’amas globulaire Messier 3 (M3), dans la constellation du Bouvier (Bootes). En apparence, car M3 est à plus de 35.000 années-lumière de nous et de la comète.

On ne saurait donc que trop vous conseiller de sortir profiter de ces beaux spectacles célestes au cœur des nuits les plus longues de l’année. En tournant le dos, comme toujours, à la pollution lumineuse, afin d’admirer tous ces objets qui remplissent l’obscurité. La comète Leonard sera sans doute la comète de l’année si son éclat continue d’augmenter comme annoncé, alors si vous la ratez, il vous faudra patienter 35.000 ans pour la revoir (estimations de sa période orbitale).

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/comete-comete-plus-brillante-annee-rapproche-terre-observer-95275/

La plus grosse comète jamais découverte serait active depuis plus longtemps qu’on ne le pensait

D’après de récentes observations, la comète Bernardinelli-Bernstein, la plus grosse jamais détectée, est active depuis plus longtemps qu’on ne le pensait. La découverte pourrait permettre aux scientifiques de déterminer sa composition chimique, et pourrait fournir un aperçu sur les conditions de formation d’une chevelure cométaire.

C’est le plus gros corps céleste de ce type jamais découvert à ce jour : avec un diamètre d’environ 100 kilomètres — la plupart des comètes connues présentent des diamètres généralement de l’ordre du kilomètre –, Bernardinelli-Bernstein est une comète du nuage de Oort se déplaçant sur une orbite très elliptique : en été 2021, elle se trouvait à 20 unités astronomiques (ua) du Soleil (environ 3 milliards de kilomètres), et continue à s’en approcher pour atteindre son périhélie (point le plus proche du centre de l’orbite) en 2031, à 10,9 ua (1,6 milliard de kilomètres) du Soleil.

Les astronomes prévoient son aphélie (point le plus éloigné du centre de l’orbite) à une distance de 55.000 ua (soit près d’une année-lumière !) du Soleil. Les comètes sont généralement comparées à des « boules de neige sales », car composées d’une grande partie de matière gelée (eau, dioxyde de carbone, méthane, etc) ainsi que de matières météoritiques agglomérées.

Une énorme comète qui voyage sur d’énormes distances
Lors de sa découverte, en 2014, la comète se trouvait à une distance d’environ 29 ua du Soleil, presque aussi loin que Neptune, mais son activité cométaire n’avait pas pu être observée, faute d’une résolution suffisante : l’objet avait alors été classé conformément aux conventions de désignation provisoire des planètes mineures.

Cette activité cométaire, prenant place lorsque la proximité au Soleil permet la sublimation des glaces composant la comète, est habituellement visible grâce à un échappement gazeux entraînant avec lui des poussières. Ces caractéristiques permettent généralement d’observer la formation d’une chevelure (pouvant être comparée à une atmosphère de gaz et de poussières, entourant et issus du noyau de la comète), et d’une queue de poussières s’étirant dans la direction opposée à la trajectoire de la comète, permettant l’identification de l’objet.

Une activité cométaire pourtant bien présente
En combinant plusieurs jeux de données réalisés grâce à différents instruments d’observation, l’équipe d’astronomes de l’Université du Maryland, dirigée par Tony Farnham, a pu affirmer la présence d’une chevelure autour de la comète Bernardinelli-Bernstein. À cette distance au Soleil, les scientifiques étaient assez surpris d’observer une activité cométaire : d’après Tony Farnham, « ces observations repoussent les distances auxquelles les comètes peuvent être actives bien plus loin que ce que l’on pensait précédemment » ; l’eau gelée ne pourrait pas sublimer, amenant les astronomes à décrire le noyau de la comète Bernardinelli-Bernstein comme composé d’un mélange de glace de monoxyde et de dioxyde de carbone.

Au regard de cette découverte, les astronomes cherchent à savoir s’il serait possible de déterminer une distance limite au Soleil à laquelle une comète pourrait présenter une activité, en fonction de sa composition. Les scientifiques espèrent de plus pouvoir observer la formation d’une chevelure dans un futur proche, grâce à des observations plus nombreuses et plus précises de comètes relativement éloignées du Soleil.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/comete-plus-grosse-comete-jamais-decouverte-serait-active-depuis-plus-longtemps-quon-ne-pensait-88192https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/comete-plus-grosse-comete-jamais-decouverte-serait-active-depuis-plus-longtemps-quon-ne-pensait-88192//

La Nasa va forer en 2022 la glace lunaire proche du cratère Shackleton

C’est presque de la science-fiction et on se demande si l’on ne va pas assister au premier pas de la réalisation des prophéties d’Arthur Clarke et Gerard O’Neill. Une mission lunaire de la Nasa devrait forer le sol lunaire en 2022, aux abords des cratères du pôle Sud de notre satellite à la recherche de glace et donc d’eau pour une base lunaire permanente dans un futur proche.

La Lune comme vous ne l’avez jamais vue ! Découvrez la Lune en 4K à travers les yeux de la sonde LRO. Cette dernière, qui vient de fêter ses 10 ans, nous livre des images très détaillées de plusieurs régions de notre satellite. Ici, le cratère Tycho et les pentes de sa montagne centrale surmontée d’un rocher solitaire ; là, le vaste réseau de cratères au pôle sud, à l’intérieur du plus ancien bassin d’impact de la Lune. Un régal pour les yeux. Une balade à savourer en plein écran.

C’est presque de la science-fiction et on se demande si l’on ne va pas assister au premier pas de la réalisation des prophéties d’Arthur Clarke et Gerard O’Neill. Une mission lunaire de la Nasa devrait forer le sol lunaire en 2022, aux abords des cratères du pôle Sud de notre satellite à la recherche de glace et donc d’eau pour une base lunaire permanente dans un futur proche.

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Arthur Clarke a échoué à prédire le futur de la conquête spatiale pour le début du XXIe siècle il y a 50 ans, mais ses prédictions à ce sujet ne sont-elles pas fausses uniquement du point de vue du calendrier ? Après tout, il a tout de même déjà correctement prédit le monde des télécommunications qui est le nôtre, comme Futura l’avait rappelé le 12 mars 2019, à l’occasion des 30 ans de la naissance du Web au Cern.

Rappelons déjà que dans son roman 2001 : l’Odyssée de l’espace, Arthur Clarke situe précisément la base lunaire permanente des États-Unis dans le cratère Clavius au pôle Sud de la Lune. Ce n’est pas un hasard car on spéculait déjà dans les années 1960, sur la possibilité que de l’eau gelée, vestige d’un intense bombardement cométaire, pouvait se trouver au niveau des pôles au fond de certains cratères lunaires perpétuellement dans l’ombre et donc bien au-dessous de 0 °C depuis des milliards d’années. Cela a été confirmé par des missions lunaires comme celle de Chandrayaan-1 ou Lcross (Lunar Crater Remote Observation and Sensing Satellite) et même carrément au niveau de Clavius il y a quelques années, comme le montre la vidéo ci-dessous.

Une mission sur le sol lunaire pour 2022
Même s’il existe encore des incertitudes sur la date précise de la mission Artemis III qui marquera le grand retour des Homo sapiens sur la Lune avec les premiers pas d’une femme sur le sol lunaire, on peut raisonnablement affirmer que cela se produira à répétition au cours de la seconde moitié des années 2020. Or on sait déjà que l’alunissage est prévu dans une région du pôle Sud de notre satellite. Ce n’est évidemment pas un hasard.

Ce n’est pas non plus un hasard si la Nasa vient de faire savoir qu’une mission destinée à forer le régolite lunaire à la recherche de glace d’eau devrait bien s’élancer vers la Lune à la fin de l’année 2022 et surtout que le site d’alunissage de cette mission a été sélectionné.

C’est Nova-C, un atterrisseur développé par la société privée Intuitive Machines pour déposer des charges utiles à la surface de la Lune dans le cadre du programme Artemis, qui emportera avec lui Polar Resources Ice-Mining Experiment-1 (Prime-1). Prime-1 percera jusqu’à environ un mètre sous la surface du régolite lunaire et il mesurera avec un spectromètre de masse la quantité de glace dans l’échantillon, perdue par sublimation lorsque la glace passe d’un solide à une vapeur dans le vide de l’environnement lunaire. Des versions de la perceuse de Prime-1 et de son spectromètre de masse équiperont également Viper, un robot mobile, lointain cousin du Lunokhod russe, et qui recherchera également de la glace au pôle Sud lunaire en 2023.

Ne faisons pas durer le mystère plus longtemps, Nova-C se posera donc au niveau de la « Shackleton connecting ridge », une crête connectant les cratères Shackleton et de Gerlache. Ce dernier a été nommé en l’honneur de l’explorateur belge de l’Antarctique, Adrien de Gerlache. La Shackleton connecting ridge est prometteuse en ce qui concerne des sources de glace et donc d’eau et de carburant pour une station lunaire permanente.

De la glace et de la 4G lunaire avec Nokia ?
La région est suffisamment proche du cratère Shackleton pour que l’on puisse espérer trouver de la glace en profondeur malgré le fait qu’elle soit souvent exposée aux rayons du Soleil. C’est d’ailleurs ce qui permettra à la mission de disposer de suffisamment de lumière du soleil pour alimenter les dispositifs de l’atterrisseur pour une mission d’environ 10 jours, tout en offrant également une ligne de vue dégagée vers la Terre, assurant ainsi pendant ce temps des communications constantes.

Il y a bien sûr The Regolith Ice Drill for Exploring New Terrain (Trident), la foreuse du module mais il y a aussi un petit rover développé par Intuitive Machines pouvant effectuer des excursions dans des petits cratères proches. Ce sera aussi l’occasion d’essayer des dispositifs de transmission d’images et de sons préfigurant ceux que pourront utiliser des colons lunaires sous la forme d’un réseau de communication 4G/LTE développé par Nokia pour cette mission.

Ce seront peut-être les premiers pas vers la réalisation des projets de colonies spatiales issus des travaux de Gerard Kitchen O’Neill (6 février 1927 – 27 avril 1992) qui a marqué le grand public avec un livre publié en 1976 sur les colonies spatiales et dont le titre en anglais est The High Frontier. On peut prendre connaissance de la vision du futur qu’avait O’Neill au début des années 1980 avec un autre ouvrage en accès libre sur la toile : 2081: a hopeful view of the human future.

Des explications pas trop techniques, mais avec calculs, peuvent se trouver dans un article publié en 1974 par Gerard O’Neill dans Physics Today. La construction de ces colonies repose en effet sur des matériaux extraits du sol lunaire par des colons.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/astronomie-nasa-va-forer-2022-glace-lunaire-proche-cratere-shackleton-39552/

Une comète aurait explosé au-dessus du Chili il y a 12.000 ans

Des études géologiques menées par des chercheurs de l’Université Brown dans le désert d’Atacama au Chili ont démontré que plusieurs roches et minéraux seraient issus de l’explosion d’une comète au-dessus de la région, il y a 12.000 ans.

C’était un mystère qui durait depuis 12.000 ans, que les géologues de l’Université Brown (États-Unis) viennent de résoudre. Dans une étude publiée le 2 novembre dans Geology, une équipe de chercheurs menés par Peter Schultz exposent les conclusions d’analyses réalisées sur des roches prélevées dans le désert d’Atacama, au Chili. Les minéraux seraient issus de la déflagration provoquée par la désintégration d’un bolide en basse altitude. L’explosion aurait touché une zone de 75 kilomètres de diamètre autour de la ville de Pica, au nord du pays.

D’une oasis au désert
Les scientifiques ont récolté 300 roches dans la région de Pica, leurs compositions étant analysées en laboratoire grâce à des microscopes et spectroscopies. La plupart des minéraux prélevés sont des cristaux de silicate, parfois mêlés à des résidus d’argile. Des traces d’autres composants tels que de la buchwaldite ou encore de la chlorapatite ont ainsi été retrouvées.

Douze mille en ans en arrière, cette zone située à l’est de la pampa de Tamarugal était florissante et accueillait plusieurs espèces de plantes et d’animaux. Plusieurs hypothèses ont été formulées pour expliquer l’assèchement de la région et la présence de ces minéraux autour de Pica. Si la thèse d’une possible activité volcanique a rapidement été écartée, les chercheurs ont penché pour la propagation d’incendies massifs ayant provoqué une altération des terrains. Mais pour le docteur Schultz et ses collègues, la théorie d’un gigantesque feu ne saurait suffire à expliquer les profondes transformations géologiques de la région.

Certains minéraux ont ainsi subi une telle chaleur qu’ils auraient commencé à fondre, et se seraient tordus ou déformés en étant projetés par des vents violents. En parallèle, des cristaux de zircon se seraient transformés en baddeleyite, résultant d’une température supérieure à 3.000 °C.

Dévastation venue du ciel
Les données obtenues par les géologues leur ont permis de détecter la présence de minéraux d’origine extraterrestre. Des composants tels que la troïlite, la cubanite ou encore des inclusions minérales riches en calcium et aluminium ont été comparés aux échantillons de la comète 81P/Wild (ou Wild 2), collectés par la sonde Stardust. Lancée en 1999, cette dernière avait pour mission de capturer et stocker de la poussière émanant de la queue de l’objet céleste.

En trouvant des similitudes dans la composition des minéraux de Pica et de la comète Wild 2, les scientifiques retracent ainsi l’histoire de cette région du Chili et de ses bouleversements géologiques induits par l’explosion d’une comète en basse altitude. Pour l’heure, les minéraux issus du bolide n’ont pas encore été datés, mais l’évènement aurait pu avoir un impact sur la chute de la biodiversité en Amérique du Sud. Les datations obtenues coïncident en effet avec l’extinction du Quaternaire, durant laquelle de nombreuses espèces animales se sont éteintes. Si cela n’est actuellement qu’une supposition, de plus amples études devraient permettre d’en apprendre plus sur la mystérieuse comète ayant explosé au-dessus du désert d’Atacama et de son impact sur la région.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/comete-comete-aurait-explose-dessus-chili-il-y-12000-ans-94605/