Qu’est-ce qu’une comète ?

Les comètes, ces petits corps à la « chevelure » impressionnante, sont des vestiges du système solaire. Ces restes glacés peuvent offrir un sublime spectacle astronomique, parfois visible à l’œil nu. Qu’est-ce qu’une comète exactement ?

Plus de 3 700 comètes ont été identifiées. Peut-être avez-vous déjà eu la chance d’en voir une « plonger » vers la Terre, comme la comète NEOWISE qui était visible à l’œil nu pendant l’été 2020. Le spectacle astronomique offert par ces corps célestes peut être saisissant. Certains d’entre eux sont aussi à l’origine d’essaim d’étoiles filantes. Mais qu’est-ce qu’une comète exactement ?

« DES RESTES GELÉS » DANS LE SYSTÈME SOLAIRE
Il faut imaginer les comètes comme « des restes gelés de la formation du système solaire composés de poussière, de roche et de glace », décrit la Nasa. Ce sont des vestiges vieux d’environ 4,6 milliards d’années. La taille de ces reliques du jeune système solaire est variable, d’à peine quelques kilomètres à plusieurs dizaines de kilomètres de largeur. Les comètes tournent autour du Soleil, en suivant des orbites elliptiques (plus « allongées » qu’un cercle parfait).

Ainsi, à certains moments de leur trajectoire, elles sont plus proches du Soleil qu’à d’autres : c’est alors qu’elles se réchauffent et rejettent des gaz et de la poussière. Les matières éjectées forment une atmosphère et une queue impressionnante (pas forcément dirigée derrière la comète), qui peut s’étendre sur de très grandes distances, des millions de kilomètres — la Terre semble ainsi toute petite quand on la compare à la comète interstellaire Borisov. Si on veut être plus précis, il faut dire que les comètes ont en fait deux queues : une de poussière, l’autre composée d’ions. Il existe même des anti-queues, formées par des effets de projection.

COMÈTES PÉRIODIQUES OU NON PÉRIODIQUES : QUELLE DIFFÉRENCE ?
On estime qu’il y a des milliards de comètes en orbite autour du Soleil, à la fois dans la ceinture de Kuiper (au-delà de l’orbite de Neptune) et dans le nuage de Oort (encore plus loin du Soleil que la ceinture de Kuiper). Nombre d’entre elles sont des comètes dites périodiques, c’est-à-dire qu’elles mettent moins de 200 ans à effectuer un tour autour du Soleil. On peut dès lors tenter d’anticiper la prochaine apparition de certains spécimens. Mais d’autres prennent beaucoup plus de temps à voyager autour du Soleil : pour certaines comètes du nuage de Oort, il faut jusqu’à 30 millions d’années pour réaliser une seule orbite. Ce sont des comètes non périodes, ou à longue période.

On soupçonne que les comètes ont pu jouer un rôle dans l’habitabilité de la Terre. Il n’est pas impossible que ces corps aient apporté de l’eau et des composés organiques sur notre planète lorsqu’elle était encore jeune, ou même sur d’autres corps du système solaire.

Par tradition, les noms des comètes reprennent souvent le nom de la personne qui les a découvertes (ou de plusieurs personnes, s’il y a plusieurs découvreurs). Les astronomes se sont cependant rendu compte que cette méthode conduisait à des ambiguïtés, car certains scientifiques ont découvert plusieurs comètes. L’Union astronomique internationale a donc mis en place une nomenclature depuis 1995. « Lorsqu’une nouvelle comète est observée, elle reçoit comme référence annuelle le numéro de l’année en cours, suivi d’une lettre majuscule correspondant à la quinzaine du mois en cours », détaille l’Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides. Un chiffre indique également l’ordre de la découverte de la comète dans la quinzaine. Le nom est précédé d’un « P/ » ou d’un « C/ » pour indiquer si la comète est périodique ou non. La comète NEOWISE est ainsi nommée officiellement C/2020 F3.

Source : https://www.numerama.com/sciences/746052-quest-ce-quune-comete.html

Cet objet céleste serait à la fois un astéroïde et une comète

Un objet serait à la fois identifié comme une comète et un astéroïde. (248370) 2005 QN173, dont l’activité a été découverte à l’été 2021, « correspond aux définitions physiques d’une comète, […] même s’il a également l’orbite d’un astéroïde ».

Quelle est la nature de l’objet céleste (248370) 2005 QN173 ? Il serait à la fois une comète et un astéroïde, estime une équipe de scientifiques, qui a présenté ses travaux le 4 octobre 2021, lors d’un événement de l’Union américaine d’astronomie. Quelques jours plus tôt, le 3 septembre, les chercheurs ont mis en ligne une étude sur arXiv (il s’agit donc d’une prépublication, qui n’a pas été acceptée par une revue scientifique reconnue).

L’activité de (248370) 2005 QN173 a été découverte le 7 juillet dernier, dans le relevé ATLAS (« Asteroid Terrestrial-impact Last Alert System », ou système d’alerte ultime d’impact d’astéroïde). Il s’agit du huitième astéroïde de la ceinture principale — une région entre les orbites de Mars et Jupiter qui contient beaucoup d’astéroïdes — dont l’activité a pu être constatée à plusieurs reprises. « La nature active et l’orbite astéroïdale de 248370 le placent parmi la classe des objets connus sous le nom d’astéroïdes actifs, qui présentent une perte de masse semblable à celle d’une comète tout en ayant des orbites astéroïdales dynamiques », écrivent les scientifiques dans leur étude.

« 248370 PEUT ÊTRE CONSIDÉRÉ À LA FOIS COMME UN ASTÉROÏDE ET UNE COMÈTE »
Le comportement de (248370) 2005 QN173 observé par les auteurs suggère, selon eux, que son activité provient d’un phénomène de sublimation (passage de l’état solide à gazeux) de matériau glacé. « 248370 peut être considéré à la fois comme un astéroïde et une comète, ou plus précisément un astéroïde de la ceinture principale qui vient d’être reconnu comme étant une comète. Il correspond aux définitions physiques d’une comète, en ce sens qu’il est probablement glacé et éjecte de la poussière dans l’espace, même s’il a également l’orbite d’un astéroïde », résume l’auteur principal de l’étude, Henry Hsieh, du Planetary Science Institute, dans le communiqué relayant cette découverte. La dualité de cet objet souligne que la frontière entre astéroïde et comète peut être parfois floue.

Que sait-on de ses caractéristiques ? Le noyau de (248370) 2005 QN173 mesure 3,2 kilomètres de diamètre. Sa queue, telle que mesurée en juillet 2021, mesure plus de 720 000 kilomètres de long — un peu moins de deux fois la distance Terre-Lune, 384 400 kilomètres. Quant à l’origine de son activité cométaire, les scientifiques continuent de s’y intéresser. Chez les comètes, qui proviennent majoritairement de l’extérieur du système solaire (où il fait froid), l’activité de transformation de glace en gaz survient au moment de leur orbite où elles s’approchent du Soleil. Cela les réchauffe et forme ces queues spectaculaires (qui donnent l’impression que ces comètes « plongent » vers la Terre, quand on a la chance d’en voir une). Les astéroïdes de la ceinture principale, eux, sont vraisemblablement dans l’intérieur du système solaire (plus chaud) depuis 4,6 milliards d’années : on suppose donc que toute la glace qu’ils auraient pu contenir a été éjectée depuis longtemps. Alors, comment expliquer que certains, comme (248370) 2005 QN173, présentent une activité cométaire ?

RENDEZ-VOUS EN 2026
Peut-être contiennent-ils encore de la glace. Dans le cas de (248370) 2005 QN173, il semble probable que « la sublimation [soit] un moteur principal de son activité », même si les auteurs préfèrent ne pas exclure d’autres possibilités. Si ce scénario était vrai, ces objets représenteraient une opportunité de vérifier une hypothèse : celle selon laquelle une importante partie de l’eau présente sur Terre aurait été apportée par des impacts d’astéroïdes venus de la ceinture principale, lorsque notre planète s’est formée.

Les scientifiques proposent de surveiller étroitement (248370) 2005 QN173 lors de son prochain passage au périhélie, c’est-à-dire le point de sa trajectoire qui l’approche le plus du Soleil. Cela aura lieu le 3 septembre 2026, avec une possibilité d’observer l’astéroïde dès le mois de février depuis l’hémisphère sud. « La surveillance pendant cette période sera extrêmement précieuse pour confirmer davantage la nature récurrente de l’activité de 248370 », concluent les auteurs.

Source : https://www.numerama.com/sciences/744935-cet-objet-celeste-serait-a-la-fois-un-asteroide-et-une-comete.html

Et s’il y avait plus de comètes interstellaires dans notre Système solaire qu’on ne le pensait ?

Alors que les astronomes pensaient que le nuage d’Oort est truffé de débris de la formation de notre Système solaire, voilà qu’une étude envisage qu’il pourrait être majoritairement constitué d’objets interstellaires. Rendant des visiteurs tels que la comète Borisov, il y a plusieurs mois, pas si exceptionnels que cela.

Elle a été repérée dans le ciel tout à la fin du mois d’août 2019. La comète 2I/Borisov s’approchait alors de notre Soleil. Elle a rapidement été étiquetée comme le second objet interstellaire — après ‘Oumuamua, découvert en 2017 — a pénétré notre espace sous nos yeux. Et même, la première et — jusqu’à aujourd’hui toujours — seule comète interstellaire jamais détectée. Mais des astrophysiciens de l’université de Harvard (États-Unis) présentent aujourd’hui des travaux qui montrent que le nuage d’Oort contient plus d’objets interstellaires que d’objet issu de notre Système solaire.

Rappelons que le nuage d’Oort correspond à cette région à la limite du Système solaire de laquelle les chercheurs imaginent que nous viennent la plupart des comètes. Une sphère indicible située bien au-delà de l’orbite des planètes et qui s’étend à une distance comprise entre 200 et 100.000 milliards de kilomètre de notre Soleil. Ce nuage se serait formé à partir d’éléments composant le Système solaire primitif qui auraient ensuite été dispersés au loin.

« La théorie de la formation des systèmes planétaires suggère qu’il devrait y avoir (dans le nuage d’Oort) beaucoup moins de visiteurs que de résidents permanents, explique Amir Siraj, chercheur, dans un communiqué de l’université de Harvard. Maintenant, nous constatons qu’il pourrait y avoir beaucoup plus de visiteurs. »

Des instruments pour traquer les comètes interstellaires
Pour nous aider à comprendre, l’astrophysicien compare l’observation de la comète Borisov à celle de voitures croisant une voie ferrée. « Si j’observe qu’un passage à niveau a été construit là, je peux supposer que des voitures traversent régulièrement la voie ferrée. Même si je n’ai moi-même vu passer qu’une seule voiture pour l’instant. »

Ainsi, c’est la détection même de la comète Borisov qui renseigne aujourd’hui les astronomes sur l’existence d’autres objets interstellaires semblables. Si nous n’avons pas observé plus de visiteurs interstellaires depuis la Terre, c’est parce que nous ne disposons pas encore de la technologie qui nous permettrait de les voir, affirment-ils. Car les comètes sont petites et logent très loin de notre Planète. Elles ne produisent pas non plus leur propre lumière.

Pour en apprendre encore plus, les chercheurs placent désormais beaucoup d’espoir dans de nouveaux instruments à venir. L’observatoire Vera C. Rubin qui devrait entrer en fonction en 2022. Ou encore le Trans Neptunian Automated Occultation Survey (Taos II) conçu justement pour détecter les comètes aux confins de notre Système solaire qui pourraient donner de premiers résultats dès cette année. Car « avec des observations de disques protoplanétaires et des approches informatiques de la formation des planètes, l’étude des objets interstellaires pourrait nous aider à percer les secrets de la formation de notre système planétaire — et d’autres », conclut Amir Siraj.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/objet-interstellaire-il-y-avait-plus-cometes-interstellaires-notre-systeme-solaire-quon-ne-pensait-77782

La comète Atlas est-elle ce qu’il reste d’une ancienne comète ?

Drôle de comète que la comète C/2019 Y4 (Atlas). Elle s’est fragmentée au printemps 2020. Avant même d’atteindre le point de son orbite le plus proche du Soleil. Et des astronomes supposent aujourd’hui qu’elle pourrait elle-même avoir été un morceau d’une comète passée par là il y a 5.000 ans.

Elle avait été découverte à la fin de l’année 2019. Et elle avait été annoncée comme la comète de l’année 2020. Voire, comme la comète de la décennie. Les astronomes imaginaient sa luminosité atteindre celle de Vénus. Mais déception au cœur du printemps, C/2019 Y4 (Atlas) s’était finalement fragmentée en plusieurs petits morceaux. Fin du spectacle. Mais pas fin de l’histoire.

Aujourd’hui, la comète Atlas revient sur le devant de la scène grâce aux travaux d’astronomes de l’université du Maryland (États-Unis). S’appuyant sur des observations du télescope spatial Hubble (Nasa), ils avancent qu’elle pourrait, elle-même, avoir été un fragment d’une autre comète ayant traversé le Système solaire il y a environ 5.000 ans. Désintégrée alors qu’elle s’approchait à moins de 40 millions de kilomètres du Soleil.

La comète Atlas, une drôle de comète
Ce qui lui a mis la puce à l’oreille ? Le fait que la comète Atlas suive la même voie qu’une autre comète, passée en 1844 – celle-ci, on ne la reverra pas avant… le cinquantième siècle ! C/2019 Y4 pourrait être sa sœur. Et toutes deux seraient alors issues d’une seule et unique comète mère.

Ce qui étonne les astronomes, c’est que la comète Atlas se soit désintégrée aussi loin du Soleil. Dans ces conditions, comment a-t-elle pu survivre à son dernier passage bien plus près du Soleil ? Des réponses se cachent dans les images de sa fragmentation. Une partie du noyau de la comète s’est en effet désintégré en quelques jours. Une autre a mis plusieurs semaines. Les astronomes pensent que les courants de matière éjectée ont fait tourner Atlas si rapidement que les forces centrifuges ont fini par la déchirer. Autre possibilité : la présence de glaces dites super-volatiles capables de faire exploser la comète, comme un feu d’artifice.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/comete-comete-atlas-elle-ce-quil-reste-ancienne-comete-93101/

Perséides : le pic de la pluie d’étoiles filantes approche !

L’une des plus belles pluies d’étoiles filantes de l’année a son activité qui a déjà commencé. Son intensité va continuer d’augmenter jusqu’à culminer à la mi-août. Voici comment ne rien rater de ce spectacle céleste.

Pas d’été sans une belle pluie d’étoiles filantes. Chaque année, entre le 14 juillet et le 24 août, le temps est venu d’en surprendre plusieurs au cœur des douces nuits estivales, surtout autour du 12 août. Pourquoi à ce moment-là précisément ? Parce que, sur son orbite autour du Soleil, la Terre retrouve à cette période les courants de débris laissés par 109P/Swift-Tuttle, une comète qui rend visite au Soleil tous les 133 ans (la dernière fois qu’on l’a vue dans les parages, c’était en 1992). Tout au long des millénaires, les poussières – pas plus grosses qu’un grain de riz – arrachées à sa surface glacée sous l’action du Soleil se sont accumulées dans des courants que nous, la Terre, traversons, en juillet et août. Le taux horaire dépasse chaque année les 100 météores par heure. C’est l’un des plus intenses visibles depuis notre Planète.

Position du radiant de l’essaim météoritique des Perséides, nom hérité de la constellation qui l’accueille. Persée est visible au-dessus de l’horizon nord-est vers minuit. Il faut attendre vers 3-4 h du matin qu’il soit haut dans le ciel pour compter un maximum de météores le 12 août. © AMS

Cette pluie d’étoiles filantes s’appelle les Perséides, car vues de nos jardins ou de nos prairies terrestres, on les voit surgir en grand nombre d’une zone de la constellation de Persée (voir dessin ci-dessous), comme si le héros mythologique nous décochait ses flèches toute la nuit ! Des flèches lumineuses et furtives, avec parfois, de plus grosses, des bolides (fireballs pour les Anglo-Saxons). C’est donc là que se situe son radiant. Et comme Persée ne sort pas de l’horizon nord-est avant 23 h-minuit, c’est donc au cours des heures qui suivent, dans la seconde partie de la nuit et jusqu’à l’aube, que vous profiterez au maximum du spectacle de ces flèches célestes.

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L’absence de la Lune promet de très belles observations
Cette année en plus, les conditions seront idéales pour en contempler un maximum (si bien sûr la météo le permet) : la Lune ne sera pas là ! Pas de Lune pleine ou gibbeuse, brillante comme un phare, pour gêner l’observation des dizaines de météores qui percent le ciel. Un beau cadeau. Et si vous vous rendez dans un endroit éloigné des grandes villes, épargné par la pollution lumineuse, la nuit noire, remplie de milliers d’étoiles, tachée par le lait de la Voie lactée, et fendue de dizaines d’étoiles filantes, vous serez comblé.

Ne manquez pas ce grand rendez-vous céleste : les pics d’activité des Perséides attendus les nuits du 11 au 12 août et du 12 au 13 août, avant l’aube. Sans oublier de prendre avec vous un transat, une couverture, des boissons chaudes (ou fraîches), des croissants pour le petit matin avant de vous installer en pleine nature, sous le ciel étoilé de l’été.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/astronomie-perseides-pic-pluie-etoiles-filantes-approche-9435/

La plus grande comète de tous les temps s’est réveillée

Dans les confins de notre Système solaire, les astronomes ont découvert il y a quelques semaines, une comète gigantesque, la comète Bernardinelli-Bernstein – ou C/2014 UN271, de son vrai nom scientifique. Ils nous révèlent aujourd’hui qu’ils ont pu en observer la chevelure alors même qu’elle croise actuellement à une distance équivalente à celle d’Uranus du Soleil.

C’est en étudiant d’anciennes données du Dark Energy Survey (DES) — un programme visant à élucider le mystère de la matière noire — que des astronomes ont mis la main sur C/2014 UN271. Ils l’ont annoncé il y a environ un mois. Mais alors, rien ne confirmait que celle qui est désormais connue comme la plus grande comète de tous les temps — aussi appelée la comète Bernardinelli-Bernstein –, était un monde actif.

C’est très rapidement après, grâce au Réseau mondial de télescopes de l’Observatoire de Las Cumbres (LCO, États-Unis) — et notamment grâce à ses instruments implantés dans l’hémisphère sud, parmi les seuls à pouvoir donner des images aussi précises de l’objet — que les astronomes ont pu observer une chevelure floue — l’enveloppe qui se forme autour d’une comète lorsqu’elle approche du Soleil — autour de C/2014 UN271. De quoi confirmer son statut de comète active.

Une comète suivie de près
Au moment de l’observation, C/2014 UN271 se situait tout de même à une distance de plus de 2,8 milliards de kilomètres de la Terre. Soit plus de deux fois la distance Soleil-Saturne. Et elle restera d’ailleurs toujours au-delà de l’orbite de la planète aux anneaux. Ainsi, même si son diamètre est estimé à plus de 100 kilomètres — soit trois fois celui de la comète Hale-Bopp, connue jusqu’alors comme la plus grande jamais enregistrées par les chercheurs –, elle ne sera jamais visible à l’œil nu.

Les astronomes du projet Look — qui suit le comportement d’un grand nombre de comètes et l’évolution de leur activité — vont désormais prendre le relais pour étudier C/2014 UN271 — qui arrivera au plus proche du Soleil dans 10 ans, en 2031. Pour cela, ils devraient encore pouvoir compter sur les réponses rapides des télescopes du LCO. Avec ses instruments robotiques et son logiciel avancé, ils sont en effet capables d’imager un événement dans les 15 minutes qui suivent une alerte donnée par un programme de surveillance comme le Zwicky Transient Facility — un relevé astronomique du ciel à grand champ.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/astronomie-plus-grande-comete-tous-temps-reveillee-88192/

ESPACE : LA «PLUS GRANDE COMÈTE DE L’ÉPOQUE MODERNE» SE DIRIGE VERS NOTRE SYSTÈME SOLAIRE

Elle vient d’un lieu si lointain qu’il reste mystérieux, même pour les plus éminents scientifiques. Pourtant, la comète Bernardinelli-Bernstein, ou C/2014 UN27, a vraisemblalement décidé de nous rendre visite. Repéré à la mi-juin, ce corps céleste suit une trajectoire qui devrait l’amener à traverser notre système solaire.

La rencontre n’est pas prévue pour tout de suite puisque C/2014 UN27 atteindra son point le plus près de notre Soleil en 2031. En attendant, les astronomes ont bien l’intention de garder les yeux rivés sur cette comète géante venue du nuage d’Oort, qui entoure le système solaire.

Cette insondable sphère constituée d’objets gelés est située à plus de 40.000 unités astronomiques (UA) du Soleil, soit une distance 40.000 fois plus grande que celle qui sépare l’astre solaire de la Terre, selon le Laboratoire national de recherche en astronomie optique-infrarouge de la Fondation américaine pour la science (NOIRLab).

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Un très long voyage donc, pour une très grosse comète. Les astronomes s’accordent en effet pour dire qu’elle est la plus grande «découverte à l’époque moderne». A priori «1.000 fois plus massive qu’une comète habituelle», son diamètre est estimé entre 100 et 200 kilomètres.

Malgré ses mensurations impressionantes, C/2014 UN27 ne doit pas être crainte : elle ne représente aucun danger pour la Terre. Lors de son passage le plus proche du Soleil, en 2031, elle restera trop loin pour être visible à l’oeil nu depuis la planète bleue.

UN «PROBLÈME DE CALCUL ÉNORME»
Mais, équipés de matériel de pointe, les scientifiques, eux , ne manqueront pas une miette du spectacle. Même si elle a déjà été observée en 2014, cette comète géante, de par sa constitution unique et sa provenance, représente une occasion précieuse d’en apprendre davantage, notamment sur la formation et le mouvement des corps célestes.

Rien que pour détecter sa présence en juin dernier, les astronomes Pedro Bernardinelli et Gary Bernstein, de l’université de Pennsylvanie, ont dû étudier six années de données accumulées dans le cadre du Dark Energy Survey (DES). Ce programme international tente notamment de percer le mystère de l’énergie noire en cartographiant des centaines de millions de galaxies.

«La recherche elle-même a pris entre 15 et 20 millions d’heures à des processeurs, précise Pedro Bernardinelli sur Twitter. Trouver des objets transneptuniens avec le DES est un problème de calcul énorme». D’ailleurs, pendant plusieurs années, de 2014 à 2018, les images fournies par le DES ne permettaient pas de distinguer de «queue», dans la composition de C/2014 UN27.

Elément caractéristique des comètes, cette dernière se forme par évaporation, lorsque ces corps glacés s’approchent de la chaleur du Soleil. La chevelure, ou coma, de C/2014 UN27 est finalement apparue sur des clichés récents, permettant de l’identifier formellement comme une comète. Un pas décisif dans la connaissance de ce corps céleste hors norme, qui n’a pas encore révélé tous ses secrets.

Source : https://www.cnews.fr/science/2021-07-06/espace-la-plus-grande-comete-de-lepoque-moderne-se-dirige-vers-notre-systeme

Une « méga comète » passera au plus près du Soleil en 2031 (sans danger pour nous)

Une comète a été découverte par deux astronomes. L’objet céleste, plus imposant que la plupart des comètes, devrait réaliser son passage le plus rapproché du Soleil en 2031. Cet événement ne représente aucun danger pour nous. C’est par contre une aubaine pour la communauté astronomique.

Une « méga-comète » est en train de voyager à travers le système solaire. Elle serait 1 000 fois plus massive qu’une comète « type », ce qui en ferait la plus grande des comètes découvertes à notre époque, rapporte le NOIRLab (National Optical-Infrared Astronomy Research Laboratory), un centre de recherche américain pour l’astronomie optique et infrarouge au sol, dans un communiqué publié le 25 juin 2021. L’objet est estimé faire entre 100 et 200 kilomètres (10 fois le diamètre des comètes habituelles). Il pourrait réaliser son passage le plus rapproché du Soleil en 2031 — sans représenter aucun danger pour nous.

Que sait-on exactement de cet objet ? L’existence de cette comète, qui a depuis reçu son nom complet C/2014 UN271 (Bernardinelli-Bernstein), a été rapportée le 19 juin 2021. Ce même jour, le Centre des planètes mineures a publié une circulaire (Minor Planet Electronic Circular, MPEC), pour renseigner sur la découverte. Elle mentionne que l’objet a été observé par les astronomes Pedro Bernardinelli et Gary Bernstein, au sein des archives du Dark Energy Survey (DES), un relevé astronomique réalisé à l’aide d’un télescope de l’observatoire interaméricain du Cerro Tololo.

SIX ANNÉES DE DONNÉES
Dans un thread détaillé sur Twitter, l’astronome Pedro Bernardinelli revient justement sur les circonstances de cette découverte. Ses propos permettent de comprendre pourquoi cet objet, qui avait été imagé pour la première fois dès octobre 2014, ne fait parler de lui que six ans plus tard. « Cet objet a été trouvé dans le cadre d’une recherche complète de six années de données DES pour les objets transneptuniens » (au-delà de l’orbite de Neptune), décrit le scientifique. À celles et ceux qui se demanderaient pourquoi la découverte de l’objet céleste n’est annoncée que maintenant, il explique que « trouver des objets transneptuniens avec le DES est un problème de calcul énorme », ajoutant que « la recherche elle-même a pris entre 15 et 20 millions d’heures à des processeurs ».

Les comètes sont constituées de glace, qui s’évapore lorsqu’elles approchent du Soleil, ce qui forme une queue et une chevelure caractéristiques. L’astronome précise que, dans les images obtenues entre 2014 et 2018 avec le DES, aucune queue n’a pu être identifiée sur l’objet. Néanmoins, un jour après l’annonce de la découverte par l’intermédiaire du Centre des planètes mineures, les astronomes ont pu obtenir de nouvelles images, à l’aide du Réseau mondial de télescopes de l’Observatoire de Las Cumbres, montrant que l’objet avait bien une chevelure qui était apparue dans les 3 dernières années. Ceci a confirmé que C/2014 UN271 (Bernardinelli-Bernstein) est bien une comète.

UNE RELIQUE GLACÉE
D’où vient cet objet ? Le NOIRLab la décrit comme « une relique glacée éjectée hors du système solaire par les planètes géantes en migration au début de l’histoire du système solaire ». L’orbite de la comète semble être particulièrement allongée. La comète Bernardinelli-Bernstein voyage vers l’intérieur du système solaire, depuis le nuage de Oort (qu’on associe généralement à la frontière gravitationnelle du système solaire). Son périple à l’intérieur du système solaire a commencé à une distance de 40 000 unités astronomiques du Soleil (une unité astronomique équivaut à la distance entre la Terre et le Soleil, 150 millions de kilomètres). Pluton, par exemple, se trouve à 39 unités astronomiques du Soleil.

Les scientifiques devraient normalement avoir le temps de l’observer s’approcher du Soleil, pendant des années. La comète est censée atteindre le point de sa trajectoire le plus proche du Soleil en 2031 : elle sera alors à environ 11 unités astronomiques de l’étoile. C’est un peu plus que la distance de Saturne au Soleil — d’où l’absence totale de danger pour nous. Il semble peu probable que le spectacle soit intéressant à l’œil nu. L’étude de cette comète devrait cependant être très intéressante pour la communauté astronomique. Une hypothèse est qu’il pourrait y avoir d’autres comètes de cette taille à découvrir, qui ont été dispersées loin dans le système solaire par la migration des planètes Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune.

Pedro Bernardinelli a mentionné que lui et son équipe étaient en train de rédiger un article scientifique qui présentera leurs travaux et le catalogue complet sur lequel ils ont travaillé, dont fait partie la comète. Le texte devrait devenir public dans un délai de 1 à 3 mois.

Source : https://www.numerama.com/sciences/723030-une-mega-comete-passera-au-plus-pres-du-soleil-en-2031-sans-danger-pour-nous.html

La comète géante Bernardinelli-Bernstein fonce à travers le Système solaire

Détecté il y a presque sept ans mais identifié seulement récemment, un objet cométaire, peut-être de la taille d’une planète naine, fonce vers le Soleil. Sur une orbite particulièrement excentrique, cette comète géante baptisée aujourd’hui C/2014 UN271 (Bernardinelli-Bernstein) provient du mythique nuage de Oort, aux confins du Système solaire.

C’est le buzz du moment, un objet cométaire qui n’est peut-être pas sans rappeler les Centaures dans le Système solaire fonce actuellement vers le Soleil et il se nomme 2014 UN271. Comme son nom l’indique il a en fait été découvert en 2014, mais la noosphère n’a pris conscience de cette découverte qu’en analysant des années plus tard les données collectées trahissant son existence. Les astronomes Pedro Bernardinelli et Gary Bernstein n’ont en effet débusqué que tout récemment 2014 UN271 dans les observations effectuées dans le cadre du Dark Energy Survey (DES), dont l’objectif principal est d’aider à faire la lumière sur la nature de l’énergie noire.

De la cosmologie à la planétologie
Le DES a tout de même déjà permis, au passage, de détecter plusieurs objets transneptuniens. Rappelons qu’un objet transneptunien, ou TNO, est un corps glacé qui réside habituellement dans notre Système solaire au-delà de l’orbite de Neptune. 2014 UN271 est un TNO et il s’approche actuellement du Soleil à une distance de 20,2 unités astronomiques (UA), soit 3 milliards de kilomètres. Ses paramètres orbitaux ont été déterminés et nous savons donc qu’il provient du nuage d’Oort, et qu’il est sur une orbite elliptique dont le périhélie se trouve à 10,9 UA du Soleil, juste à l’extérieur de l’orbite de Saturne. Il devrait l’atteindre en janvier 2031. Son aphélie précédent devait, lui, être situé à 40.000 UA, soit environ 0,6 année-lumière, dans le nuage d’Oort, mais après son passage au plus proche du Soleil dans 10 ans 2014 UN271 devrait ensuite partir en direction d’un autre aphélie situé à environ 0,9 année-lumière du Soleil et ne reviendra ensuite aux abords des planètes du Système solaire que dans 4,5 millions d’années, d’après les calculs des mécaniciens célestes.

Un diamètre problématique, moins de 100 km ou presque 370 km ?
Par contre, ce que l’on ne sait pas encore très bien, c’est la taille de 2014 UN271. Une comète possède généralement une taille de l’ordre d’une dizaine de kilomètres. Mais dans le cas de 2014 UN271, les mesures de sa brillance en 2014 laissent penser que sa taille serait de l’ordre de la centaine de kilomètres, peut-être même de plus de 300 kilomètres.

Dans cette dernière éventualité, on pourrait presque parler de planète naine. Toujours est-il que des signes d’activité cométaire ont bel et bien été déjà détectés et que l’on peut sans doute raisonnablement affirmer que dans tous les cas, 2014 UN271, récemment rebaptisée C/2014 UN271 (Bernardinelli-Bernstein), est une comète géante parmi les plus grandes observées depuis le début de leur étude par les astronomes modernes.

Le dégazage observé à une distance de plus de trois milliards de kilomètres doit être le produit de molécules particulièrement volatiles telles que le CO et le CO2. Comme 2014 UN271 s’approchera au mieux de la distance séparant Saturne du Soleil, son observation ne devrait pas être possible à l’œil nu et seuls des astronomes amateurs avec un télescope de 200 mm devraient pouvoir l’observer. Il devrait être intéressant d’essayer de le faire avec l’eVscope.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/astronomie-comete-geante-bernardinelli-bernstein-fonce-travers-systeme-solaire-88192/

Une comète géante originaire des confins du Système solaire fonce vers le Soleil

Détecté il y a presque sept ans mais identifié seulement récemment, un objet cométaire, peut-être de la taille d’une planète naine, fonce vers le Soleil. Sur une orbite particulièrement excentrique, cette probable comète géante provient du mythique nuage de Oort, aux confins du Système solaire.

C’est le buzz du moment, un objet cométaire qui n’est peut-être pas sans rappeler les Centaures dans le Système solaire fonce actuellement vers le Soleil et il se nomme 2014 UN271. Comme son nom l’indique il a en fait été découvert en 2014, mais la noosphère n’a pris conscience de cette découverte qu’en analysant des années plus tard les données collectées trahissant son existence. Les astronomes Pedro Bernardinelli et Gary Bernstein n’ont en effet débusqué que tout récemment 2014 UN271 dans les observations effectuées dans le cadre du Dark Energy Survey (DES), dont l’objectif principal est d’aider à faire la lumière sur la nature de l’énergie noire.

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De la cosmologie à la planétologie
Le DES a tout de même déjà permis, au passage, de détecter plusieurs objets transneptuniens. 2014 UN271 en est un et il s’approche actuellement du Soleil à une distance de 20,2 unités astronomiques (UA), soit 3 milliards de kilomètres. Ses paramètres orbitaux ont été déterminés et nous savons donc qu’il provient du nuage d’Oort, et qu’il est sur une orbite elliptique dont le périhélie se trouve à 10,9 UA du Soleil, juste à l’extérieur de l’orbite de Saturne. Il devrait l’atteindre en janvier 2031. Son aphélie précédent devait, lui, être situé à 40.000 UA, soit environ 0,6 année-lumière, dans le nuage d’Oort, mais après son passage au plus proche du Soleil dans 10 ans 2014 UN271 devrait ensuite partir en direction d’un autre aphélie situé à environ 0,9 année-lumière du Soleil et ne reviendra ensuite aux abords des planètes du Système solaire que dans 4,5 millions d’années, d’après les calculs des mécaniciens célestes.

Un diamètre problématique, moins de 100 km ou presque 370 km ?
Par contre, ce que l’on ne sait pas encore très bien, c’est la taille de 2014 UN271. Une comète possède généralement une taille de l’ordre d’une dizaine de kilomètres. Mais dans le cas de 2014 UN271, les mesures de sa brillance en 2014 laissent penser que sa taille serait de l’ordre de la centaine de kilomètres, peut-être même de plus de 300 kilomètres.

Dans cette dernière éventualité, on pourrait presque parler de planète naine. Toujours est-il que des signes d’activité cométaire ont bel et bien été déjà détectés et que l’on peut sans doute raisonnablement affirmer que dans tous les cas, 2014 UN271 est une comète géante parmi les plus grandes observées depuis le début de leur étude par les astronomes modernes.

Le dégazage observé à une distance de plus de trois milliards de kilomètres doit être le produit de molécules particulièrement volatiles telles que le CO et le CO2. Comme 2014 UN271 s’approchera au mieux de la distance séparant Saturne du Soleil, son observation ne devrait pas être possible à l’œil nu et seuls des astronomes amateurs avec un télescope de 200 mm devraient pouvoir l’observer. Il devrait être intéressant d’essayer de le faire avec l’eVscope.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/astronomie-comete-geante-originaire-confins-systeme-solaire-fonce-vers-soleil-88192/