États-Unis : les images impressionnantes de l’ouragan Ida

L’ouragan Ida, passé de la catégorie 4 à la catégorie 1, a fait de lourds dégâts en Louisiane dimanche

La Louisiane, largement privée d’électricité, se préparait lundi à découvrir l’étendue des dégâts provoqués par le passage de l’ouragan Ida, qui a fait au moins un mort près de La Nouvelle-Orléans et inondé de vastes régions côtières.

Déracinant les arbres, détruisant des toits ou certains bâtiments, l’ouragan a par sa violence plongé dans le noir plus d’un million de foyers dimanche soir, dont la grande ville de La Nouvelle-Orléans, selon le site spécialisé PowerOutage. US. Une personne a été tuée par la chute d’un arbre à Prairieville, près de La Nouvelle-Orléans.

Classé en catégorie 4 avec des vents de 240 km/h lorsqu’il a commencé dimanche peu avant midi (17 h 00 GMT) à directement frapper les côtes de cet État du Sud des États-Unis, l’ouragan s’est progressivement affaibli dans la nuit et a été classé lundi matin tempête tropicale par les services météorologiques américains.

À 04 h 00 locales lundi (11 h 00 en France), la tempête continuait à s’affaiblir, avec des vents à 97 km/h, au fur et à mesure de son avancée dans les terres, ont indiqué les services météo. Elle devrait désormais se diriger vers le nord puis l’est.

Les risques d’inondations se poursuivent
Les risques d’inondations se poursuivaient lundi, et des pluies torrentielles continuaient de s’abattre dans le sillage de la tempête, notamment dans les États du Mississippi et de l’Alabama.

« Nous n’avons plus d’électricité maintenant dans toute la ville ! C’est le moment de rester en sécurité à l’intérieur. Ce n’est pas le moment de sortir ! », a tweeté la maire de La Nouvelle-Orléans, LaToya Cantrell. Des habitants de LaPlace, près de La Nouvelle-Orléans, ont appelé à l’aide sur les réseaux sociaux en se disant piégés par l’eau qui montait et dans la commune de Jean Lafitte, l’eau a submergé les digues, a indiqué le maire Tim Kerner à WGNO, une filiale de la télévision ABC.

« Nous avons entre 75 à 200 personnes bloquées à Barataria », a-t-il dit. « Les vents sont encore trop forts, nous ne pouvons mettre à l’eau des bateaux pour les récupérer ».

« Les prochains jours seront difficiles »
Ida « sera l’un des ouragans les plus puissants à frapper la Louisiane depuis au moins les années 1850 », avait prévenu le gouverneur de l’État, John Bel Edwards. « Il n’y a aucun doute que les prochains jours et semaines seront extrêmement difficiles », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

Le souvenir de Katrina, qui avait touché terre le 29 août 2005, reste douloureux en Louisiane. Plus de 1 800 personnes avaient péri et les dégâts s’étaient comptés en milliards de dollars.

La Maison Blanche a annoncé dimanche que les agences fédérales avaient déployé plus de 2 000 spécialistes en intervention d’urgence, y compris des équipes de recherches, ainsi que des réserves d’eau, de nourriture et des générateurs électriques. Avec le réchauffement de la surface des océans, les ouragans deviennent plus puissants, selon les scientifiques. Ils font notamment peser un risque de plus en plus important sur les communautés côtières.

Source : https://www.sudouest.fr/environnement/meteo/intemperies/etats-unis-les-images-impressionnantes-de-l-ouragan-ida-5647504.php

Incendie dans le Var : le plus gros feu de forêt de l’été en France

Un violent incendie s’est déclenché dans le Var, ce lundi 16 août 2021. Ce mardi, il progresse toujours. Des milliers d’hectares sont déjà partis en fumée. Des centaines de pompiers sont mobilisés et des milliers de personnes ont été évacuées. Des premières victimes sont à déplorer.

C’est hier, en fin d’après-midi, sur une aire de repos de l’autoroute A57 que tout a commencé. À une centaine de kilomètres au nord-est de Toulon. De quoi laisser croire à « une origine humaine ». Selon les pompiers, ce matin, le feu de forêt qui ravage le Var a détruit au moins 3.500 hectares de forêt et de garrigue dans le massif des Maures. Selon la préfecture, ce sont même déjà quelque 5.000 hectares qui sont partis en fumée. Après la Grèce, l’Italie, l’Algérie, l’Espagne, l’Israël et le Maroc, c’est donc au tour de la France d’être touchée par un violent feu de forêt. Le plus important de cet été sur notre territoire. Certains soldats du feu évoquent même « un incendie impressionnant ».

Des avions bombardiers d’eau et plusieurs centaines de pompiers sont mobilisés. Mais à 9 heures ce mardi matin, le feu était « toujours actif ». Car les conditions météorologiques sont défavorables. Des températures élevées — même si l’alerte canicule a enfin été levée — et un violent mistral qui pousse l’incendie à pas moins de 4 km/h — alors que la vitesse classique de progression d’un feu de forêt dans la région ne dépasse guère 1 km/h.

Un feu toujours pas fixé
L’accès aux 25 massifs forestiers des Bouches-du-Rhône et aux massifs des Monts toulonnais a été interdit au public. Car d’autres départs de feu ont été signalés dans la journée d’hier. Des campings et des milliers de personnes ont été évacués. Des centaines d’habitations ont été touchées. Au moins 19 personnes ont été intoxiquées et 3 ont été légèrement blessées. C’est un « bilan très provisoire », a souligné le préfet du Var dans la presse. Alors que certains craignent de graves conséquences pour la biodiversité, la réserve naturelle de la plaine des Maures — l’un des derniers refuges de la tortue d’Hermann — ayant été détruite pour moitié.

Il est conseillé à la population de ne pas s’approcher du feu — pour prendre photos et autres vidéos — et de rester à l’abri dans des maisons fermées pour éviter toute exposition aux fumées toxiques. Aux évacués, de ne surtout pas tenter de regagner leur domicile ou leur lieu de vacances. La préfecture demande également de ne pas encombrer les voies de circulation, notamment autour du golfe de Saint-Tropez, afin de faciliter le travail des services de secours.

Source : https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/environnement-incendie-var-plus-gros-feu-foret-ete-france-93023/

Dans le nord-ouest du Pacifique, les températures au sol ont atteint un record de 63 °C

Au cours des dernières semaines, les vagues de chaleur qui se sont abattues à divers endroits de la planète ont annoncé le début d’une lourde canicule. Mais certains lieux sont plus touchés par le réchauffement climatique que d’autres. En effet, le nord-ouest du Pacifique a été durement touché par les hautes températures selon le satellite Sentinel-3 de l’ESA, affichant des températures au sol atteignant 63 °C.

Les températures de l’air pendant la vague de chaleur record dans le nord-ouest du Pacifique étaient déjà assez mauvaises. Mais au sol, elles étaient encore pires. De nouvelles images du satellite Sentinel-3 de l’Agence spatiale européenne montrent des températures au sol atteignant 63 degrés Celsius à Wenatchee, Washington.

Chaleur au sol : un autre indicateur de température
Le nord-ouest du Pacifique est placé sous un dôme de chaleur record depuis des jours. Cela a entraîné des journées consécutives de records de température, y compris certains qui duraient depuis des décennies. Ces températures sont basées sur des lectures de l’air. La plupart des stations météorologiques du réseau de surveillance du National Weather Service se situent entre 1.3 et 1.8 mètre du sol pour obtenir des mesures précises. Elles sont également situées sur un sol plat aussi loin que possible du béton.

C’est utile pour les enregistrements à long terme à des endroits spécifiques, et les données de ces stations offrent une preuve concluante de l’ampleur du réchauffement de la planète. Mais les satellites peuvent fournir une méthode différente pour estimer la chaleur. Le satellite Sentinel-3 est doté d’un capteur surnommé « radiomètre de température de surface de la mer et de la terre », qui lui permet de capturer diverses vues de la température de surface de la Terre.

Le même capteur a révélé une chaleur choquante en Sibérie plus tôt ce mois-ci, et cela donne une toute nouvelle perspective à la vague de chaleur du nord-ouest du Pacifique. La chaleur dans l’air peut se dissiper, mais le sol peut retenir et accumuler de la chaleur sur de plus longues périodes une fois que la température de l’air augmente. C’est particulièrement vrai dans les endroits avec beaucoup de béton.

Des températures au sol anormalement élevées
Les grandes villes du nord-ouest du Pacifique se trouvent à l’ouest des Cascades. En regardant la carte, il est clair que les zones métropolitaines de Seattle, Victoria et Vancouver sont plus chaudes que la région environnante. Les Cascades sont également clairement visibles sur la carte, avec les montagnes plus fraîches et les vallées plus chaudes.

Mais c’est à l’est des montagnes que les températures de l’air et du sol se réchauffent vraiment. Cette région est coupée de l’océan Pacifique qui agit comme une influence modératrice sur les températures de l’air. Lytton, une ville de l’intérieur de la Colombie-Britannique, a établi lundi un record de chaleur canadien (en battant le record établi dimanche). Mais la petite ville de Kamloops, située à environ 100 kilomètres au nord-est, a vu des températures au sol encore plus élevées.

Encore une fois, la ville d’environ 90 000 habitants est beaucoup plus peuplée que Lytton, et ce béton supplémentaire a contribué à garantir des températures au sol plus élevées. Les données de Sentinel-3 montrent que les 56 degrés Celsius ont été atteints. Dans la partie intérieure de Washington, un schéma similaire s’est produit avec des températures au sol encore plus extrêmes. Une grande partie de l’État a atteint 55 degrés Celsius ou plus, y compris la mesure susmentionnée de 63 °C à Wenatchee.

Un danger pour la santé publique
Ce type de chaleur extrême au sol n’est pas seulement une nouveauté frappante ; cela peut causer de réels dommages. Les routes se sont déformées dans le nord-ouest. Il présente également un risque majeur pour la santé publique. Plus tôt ce mois-ci, les médecins de l’Arizona Burn Center ont publié un rapport intitulé Streets of Fire, qui détaille les dangers des brûlures dues à la chaussée. Les résultats montrent qu’un nombre record de 104 brûlures liées à la chaleur ont eu lieu au centre l’année dernière.

La plupart avaient plus de 60 ans et les chutes étaient à l’origine d’un certain nombre de brûlures sur la chaussée. Ce n’était pas seulement le genre de blessures que l’on peut soigner avec un pansement ; au contraire, les patients ont nécessité en moyenne deux interventions chirurgicales et un séjour de deux semaines à l’hôpital pour se rétablir.

Source : https://trustmyscience.com/nord-ouest-pacifique-temperatures-sol-record-63-degres/