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L’orbiteur d’ExoMars aurait repéré de l’eau dans le « Grand Canyon » de Mars

Source : https://www.numerama.com/sciences/792237-lorbiteur-dexomars-aurait-repere-de-leau-dans-le-grand-canyon-de-mars.html

TGO, l’orbiteur de la mission ExoMars, a repéré des indices d’eau dans un grand ensemble de canyons martiens. La découverte est étonnante car la zone est au niveau de l’équateur de Mars.

La mission ExoMars a trouvé quelque chose d’intéressant depuis son orbite autour de la planète rouge. L’Agence spatiale européenne (ESA) a annoncé, le 15 décembre 2021, que son orbiteur TGO (ExoMars Trace Gas Orbiter) aurait repéré de l’eau, plus précisément « de la glace ou des minéraux riches en eau », dans le « Grand Canyon » de Mars.
Selon l’ESA, « ce réservoir situé en faible profondeur pourrait être facilement exploitable par de futurs explorateurs ». Il est localisé au niveau de Valles Marineris, un grand ensemble de canyons se trouvant non loin de l’équateur de la planète. On sait déjà que l’eau existe sur Mars, mais la découverte de l’orbiteur d’ExoMars n’en est pas moins remarquable. La majeure partie de l’eau qu’on connait est localisée dans les régions polaires de la planète, où il fait froid. Cette glace d’eau n’est pas présente de la même façon au niveau de l’équateur, car les températures ne permettraient pas sa stabilité.

TGO permet aux scientifiques de voir jusqu’à 1 mètre sous la couche poussiéreuse à la surface de Mars. Les indices de la présence de cette eau ont été identifiés avec l’un des instruments de la sonde, FREND (« Fine Resolution Epithermal Neutron Detector »), un détecteur de neutrons qui permet de déterminer l’abondance de l’hydrogène dans le sol martien. Les scientifiques ont exploité des données obtenues par FREND entre mai 2018 et février 2021.

Une découverte rare dans les régions équatoriales de Mars

Dans Valles Marineris, l’instrument FREND a pu repérer une zone avec une quantité assez élevée d’hydrogène, dont la superficie équivaut à celle des Pays-Bas. « En supposant que l’hydrogène que nous voyons est lié aux molécules d’eau, jusqu’à 40 % des matériaux proches de la surface dans cette région semblent être de l’eau », commente Igor Mitrofanov de l’Institut de recherche spatiale de l’académie des sciences de Russie, cité par l’ESA. Il a mené l’étude publiée dans Icarus au sujet de cette découverte.
L’eau potentiellement repérée avec TGO pourrait exister sous forme de glace ou être liée chimiquement à des minéraux présents dans le sol — les scientifiques pensent que la première option est la plus probable.

« Cette découverte est rare pour les régions équatoriales, mais est probablement associée à des conditions géomorphologiques [ndlr : liées au relief] particulières à l’intérieur de Valles Marineris », peut-on lire dans l’étude. Identifier sous quelle forme a pu exister l’eau sur Mars, et où exactement sur la planète, est important pour retracer l’histoire de l’astre. Autrefois, l’eau y était probablement bien plus abondante. Une hypothèse serait qu’une grande partie de cette ancienne eau se soit échappée dans l’espace, mais une certaine quantité a aussi pu rester piégée dans la croûte de Mars.

Retour de Thomas Pesquet : Comment le corps de l’astronaute va-t-il se réadapter à la vie sur Terre ?

Après près de 200 jours en apesanteur dans la station spatiale internationale (ISS), les effets du retour sur terre sur le corps des astronautes sont nombreux

Thomas Pesquet est revenu sur Terre, avec trois autres astronautes, dans la nuit de lundi à ce mardi, à bord de la capsule Dragon de SpaceX.
L’astronaute de 43 ans a dirigé un séjour de six mois en orbite dans la Station spatiale internationale, une première pour un Français.
Mais après 199 jours en apesanteur, les effets du retour sur terre sur le corps des astronautes sont nombreux.

La fin d’un voyage et le début d’un périple physique. Accompagné du Japonais Akihiko Hoshide et des Américains Shane Kimbrough et Megan McArthur, le Français Thomas Pesquet a fait son grand retour sur Terre, dans la nuit de lundi à ce mardi, à bord de la capsule Dragon de SpaceX, qui a amerri au large des côtes de la Floride (Etats-Unis).

Les quatre héros de l’espace ont été extraits de la capsule sur des brancards, avant d’être ramenés en hélicoptère sur la terre ferme. Après de rapides tests médicaux, Thomas Pesquet a décollé des Etats-Unis pour rejoindre le Centre européen des astronautes à Cologne (Allemagne). Il y restera trois semaines, le temps d’effectuer une batterie de tests scientifiques, destinés à observer l’effet d’un séjour long en orbite sur le corps humain. Car après six mois en apesanteur, les effets du retour sur Terre sur les organes des astronautes sont nombreux. Petit passage en revue.

Pourquoi les astronautes ont-ils le « mal de terre » ?
A bord de la Station spatiale internationale (ISS), les astronautes restent en apesanteur. Pour le corps, c’est comme s’ils étaient « en position allongée 22 heures sur 24 », explique Guillemette Gauquelin-Koch, responsable des Sciences de la vie au Centre national d’études spatiales (Cnes). En revenant sur Terre, ils retrouvent la gravité terrestre, mais subissent des pertes d’équilibre avec malaises et vomissements. « C’est l’appareil vestibulaire, qui se trouve dans l’oreille interne, qui donne l’équilibre. Dans l’espace, cet organe ne fonctionne plus. Au retour sur Terre, le cerveau ne sait plus comment gérer l’équilibre », détaille Philippe Perrin, ancien astronaute, qui précise qu’il faut un ou deux jours pour que l’équilibre revienne complètement.

Ce n’est pas tout. En apesanteur, le sang reste massé dans la partie supérieure du corps humain. En revenant sur Terre, il retombe d’un coup dans la partie inférieure, provoquant une hypotension orthostatique, c’est-à-dire une baisse excessive de la pression artérielle. « Il faut que le cœur se remette au boulot, qu’il pompe et qu’il répartisse à nouveau le sang correctement, c’est pour ça qu’on les remet debout très progressivement », analyse Guillemette Gauquelin-Koch. Sans oublier qu’avec l’apesanteur, les muscles des pieds ne travaillent plus non plus. « Il y a plein de muscles dans les pieds qui font office de capteurs et qui jouent sur l’équilibre. Pour retrouver l’équilibre, il faut retrouver le contact de la voûte plantaire sur le sol », ajoute Philippe Perrin.

Pourquoi les astronautes sont-ils plus grands en revenant ?
En temps normal, la gravité terrestre attire nos corps vers le bas. Dans l’espace, c’est l’inverse. La pesanteur étant trop faible pour « tasser les corps » des astronautes, leur colonne vertébrale s’étire, augmentant de 4 ou 5 centimètres en moyenne. « Sur Terre, on gagne environ 1 centimètre par nuit, mais on les perd dans l’heure qui suit notre lever », explique Guillemette Gauquelin-Koch.

En revenant sur Terre, les spationautes retrouvent la pesanteur : « La colonne se retasse un peu pendant la descente vers la Terre, puis lorsque les astronautes se remettent debout, à cause du poids des disques vertébraux les uns sur les autres. Il faut être très vigilant pendant la remise de la colonne, il y a des risques de hernies discales », selon Philippe Perrin, qui précise que leur taille habituelle revient au bout de deux ou trois jours.

Pourquoi les astronautes semblent-ils plus minces au retour ?
Même si les astronautes font du sport deux ou trois heures par jour à bord de l’ISS, ils subissent une perte musculaire importante, due à « une inactivité physique extrême », note le Dr Gauquelin-Koch. « En apesanteur, on restitue un certain effort, mais ce n’est jamais comme sur Terre », indique Philippe Perrin.

Ajoutez à cela l’ostéoporose, c’est-à-dire la diminution de la densité de l’os et des modifications de sa micro-architecture. « Dans l’espace, il y a une décalcification des os. Cette perte de calcium revient au bout d’un an. Mais la micro-architecture osseuse, elle, ne revient jamais à la normale, cela peut provoquer des fractures par exemple », affirme Guillemette Gauquelin-Koch.

Les spationautes ont-ils la vue qui baisse ?
Si certains astronautes n’ont aucun problème à leur retour, d’autres ont évoqué une baisse de l’acuité visuelle, un phénomène qui peine à être expliqué par les scientifiques, selon la responsable des Sciences de la vie au Cnes : « L’apesanteur entraîne une nouvelle répartition du liquide céphalorachidien dans le cerveau, cette montée des liquides vers la tête peut exercer une pression sur l’arrière du globe oculaire. » Un effet malheureusement « irréversible », ajoute la spécialiste.

En combien de temps retrouvent-ils la forme physique ?
Fonctionnement du cœur, équilibre, vue, musculation… Au retour de l’espace, le corps est mis à rude épreuve. « Tout est perturbé, il n’y a pas un seul organe qui n’est pas touché », décrypte Philippe Perrin. Et pour cause, les scientifiques estiment qu’un voyage de six mois en apesanteur représente l’équivalent de dix ans pour certains organes. « On estime qu’il faut 3 semaines voire un mois pour retrouver son état physique normal, cela dépend de chaque astronaute. Mais plus le voyage est long, plus cela prend du temps. » Selon lui, Thomas Pesquet, « qui a une forme physique extraordinaire », devrait vite être remis sur pied.

Source : https://www.20minutes.fr/sciences/3168451-20211109-comment-corps-thomas-pesquet-va-readapter-vie-terre

Thomas Pesquet fait ses adieux à la Station spatiale internationale… mais pas à l’espace

Le deuxième séjour de Thomas Pesquet à bord de la Station spatiale internationale se termine. L’astronaute européen de l’ESA, l’Agence spatiale européenne, s’apprête à redescendre sur Terre le 4 ou le 5 novembre. S’il ne retournera plus à bord du complexe orbital, sa carrière d’astronaute n’est évidemment pas terminée. Il a la Lune en point de mire.

Après plus de six mois en orbite à bord de la Station spatiale qu’il a rejointe en avril 2021, l’astronaute européen Thomas Pesquet s’apprête à retourner sur Terre avec trois autres astronautes. La date de son retour est encore incertaine mais prévue le 4 ou le 5 novembre, voire un autre jour en raison du report du 31 octobre au 3 novembre du lancement de Crew-3. Initialement il aurait du rentrer plus tôt mais les reports successifs du lancement de Crew-3, qui embarque quatre astronautes dont l’européen Matthias Maurer, à contraint la Nasa a décaler de plusieurs jours le retour sur Terre du Français. Il faut aussi savoir qu’Allemands et Français ont fait le forcing pour que les deux astronautes européens se retrouvent ensemble en orbite. De la communication qui flatte l’égo des deux pays mais qui n’a aucun intérêt opérationnel et scientifique.

Avec plus de 230 expériences au compteur pour le compte de sa mission Alpha, mais aussi des partenaires de l’ISS, Thomas Pesquet aura réussi son séjour en orbite marqué par plusieurs sorties dans l’espace, afin d’installer de nouveaux panneaux solaires, et quelques records battus. Le 4 octobre, il a pris le commandement de l’ISS, devenant ainsi le premier astronaute français à occuper cette fonction.

Objectif Lune pour Thomas Pesquet
Ce départ de la Station spatiale marque la fin d’une période de sa carrière qui lui aura permis de réaliser deux séjours de longues durées à bord du complexe orbital. Sans surprise, Thomas Pesquet ne devrait plus y retourner. En effet, l’Agence spatiale européenne garantit deux vols à chacun de ses astronautes. À ce jour, si tous les astronautes de la promotion de Thomas Pesquet, celle de 2009, ont réalisé au moins un vol habité, quatre d’entre eux doivent encore réaliser un deuxième vol. Après Samantha Cristoforetti, qui doit décoller au printemps 2022, il restera Timothy Peake et Andreas Mogensen à faire voler une seconde fois, ce qui nous amène en 2025. On signalera le cas particulier de l’allemand Matthias Maurer, sélectionné en 2015 et qui s’apprête d’ici quelques heures à réaliser son premier vol habité.

Sachant que les astronautes de la promotion 2022 seront opérationnels en 2025-2026, aucun des astronautes de 2009 ne retournera à bord du complexe orbital. Cela dit, leur carrière ne va pas s’arrêter pour autant. En effet, l’ESA a obtenu trois vols d’astronautes européens à bord du Gateway. Ses trois missions seront réservées à des vétérans, donc Thomas Pesquet et ses copains de la promotion 2009 seront sur les rangs pour postuler à ces missions à proximité de la Lune. Mais sans alunissage.

Il ne faut pas se voiler la face, ces trois vétérans seront très vraisemblablement parmi les pays qui contribuent le plus au budget de l’ESA (Allemagne, France et Italie). À cela s’ajoute la contribution majeure de la France et l’Italie au Gateway qui fourniront les deux modules européens de cette station spatiale lunaire et l’Allemagne qui fournit le module de service d’Orion. Dis autrement, Thomas Pesquet, Alexander Gerst fortement pressentis pour voler à bord du Gateway. La troisième place devrait revenir à un Italien. Et deux astronautes sont en lice pour cette place : Luca Parmitano et Samantha Cristoforetti.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/vols-habites-thomas-pesquet-fait-adieux-station-spatiale-internationale-mais-pas-espace-94553/

Découvrez le bras robotique qui récupérera les échantillons de Perseverance

Alors que le rover Perseverance de la Nasa a débuté sur Mars le prélèvement des échantillons, l’entreprise Leonardo conçoit et construit les deux bras robotiques qui iront les récupérer afin de les rapporter sur Terre. Les explications de Guido Sangiovanni, responsable du programme des bras robotiques de la mission MSR pour Leonardo.

Le rover Perseverance de la Nasa a donné le coup d’envoi de l’ambitieuse mission de retour d’échantillons martiens que réalisent ensemble la Nasa et l’ESA. Cette mission se déroulera en plusieurs étapes et devrait se terminer en 2030 avec l’arrivée sur Terre des échantillons que Perseverance prélève actuellement. Ils seront hermétiquement scellés dans plusieurs dizaines de tubes et laissés au sol tout au long du parcours du rover.

En 2026, l’ESA lancera le Fetch rover. Un rover spécifiquement conçu pour récupérer ses tubes et les rapporter au lander (appelé aussi plateforme) d’où ils seront embarqués à bord du Mars Ascent Vehicle (MAV) de la Nasa. Il s’agit de la fusée qui sera utilisée pour envoyer en orbite martienne le conteneur qui abritera plus ou moins 36 tubes d’échantillons de la Planète rouge. Le conteneur sera récupéré par l’Earth Return Orbiter, un autre engin spatial développé par l’ESA, avec une charge utile de la Nasa qui l’amènera sur Terre

Ce Fetch rover sera réalisé par Airbus. Il sera le véhicule roulant sur Mars le plus rapide jamais conçu puisque 200 mètres par jour sont envisagés afin de parcourir 15 kilomètres en six mois ! Pour récupérer au sol les tubes laissés par Perseverance, il sera équipé d’un bras robotique doté des techniques de recherche robotique et mécatronique les plus avancées. Il devra les saisir, les installer dans un conteneur cylindrique qui pourra contenir jusqu’à 36 tubes d’échantillons. Dès que le conteneur sera rempli, le rover rejoindra aussi vite que possible la plateforme de décollage du MAV. Sur cette plateforme, un bras robotique se chargera de récupérer le conteneur et de l’installer à bord du MAV.

Ces deux bras robotiques sont en cours de développement chez Leonardo en Italie.

La parole à Guido Sangiovanni, responsable du programme des bras robotiques de la mission MSR pour Leonardo.

Futura : Est-il difficile de développer et construire des bras robotiques pour récupérer les échantillons martiens de Perseverance ?
Guido Sangiovanni : Concevoir et développer tous les instruments qui vont dans l’espace présente des défis : températures, rayonnement, vibrations. Et plus encore sachant que ces bras robotiques sont importants pour le succès de l’ensemble du programme de retour sur Terre d’échantillons du sol martien au point qu’ils nécessitent une grande autonomie. À ce jour, Leonardo est engagé dans l’étude et la conception des deux bras pour la mission 2026, l’un sera monté sur Sample Fetch Rover de l’ESA et l’autre sur la plateforme de la Nasa sur laquelle est installé le MAV. Les premiers prototypes pourraient être prêts d’ici la fin de 2021.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/mars-decouvrez-bras-robotique-recuperera-echantillons-perseverance-93085/

Pour la première fois, on a vu de la lumière émise derrière un trou noir

De la lumière jaillissant derrière un trou noir a été observée pour la toute première fois. Ce phénomène a été observé par deux télescopes spatiaux, qui ont capté des « photons courbés » autour du trou noir supermassif situé au centre de la galaxie I Zwicky 1.

C’est une observation spectaculaire, qui implique l’un des objets les plus fascinants de tout l’univers. Dans la revue scientifique de référence Nature, une équipe de scientifiques a rapporté le 28 juillet une détection impressionnante : les tout premiers enregistrements de rayons X émis derrière un trou noir (derrière la « face » que nous ne pouvons pas voir). La découverte a également été relayée dans un communiqué de l’Agence spatiale européenne (Esa).

« Nous rapportons ici des observations d’éruptions de rayons X émises autour du trou noir supermassif dans I Zw 1 », peut-on lire dans l’étude. Les scientifiques s’intéressent à un trou noir supermassif, qui représente 10 millions de fois la masse du Soleil, et dont le diamètre est estimé à 30 millions de kilomètres. Il se trouve au centre d’une galaxie spirale, baptisée I Zwicky 1 (et dont le nom est abrégé en I Zw 1), qui se trouve à 800 millions d’années-lumière de nous.

UNE GRAVITÉ EXTRÊME QUI COURBE LA LUMIÈRE
Ces éruptions brillantes de rayons X ont pu être observées à l’aide de deux observatoires spatiaux, le télescope XMM-Newton de l’Esa et le télescope NuSTAR de la Nasa, au mois de janvier 2020. Comme l’indique l’Esa, les astronomes ne pensaient rien voir émerger derrière le trou noir, puisqu’aucune lumière ne peut s’échapper de ce type d’objet céleste. Néanmoins, sous l’effet de la gravité extrême du trou noir, qui déforme l’espace autour de lui, cette lumière a été courbée autour du trou noir, permettant aux deux télescopes de la détecter.

Au départ, l’objectif des scientifiques était de mieux comprendre la « couronne » du trou noir, une structure de 60 millions de kilomètres au-dessus du trou noir, d’où proviennent ces rayons X lumineux. « Les régions les plus internes des disques d’accrétion [ndlr : la matière en orbite autour du trou noir] autour des trous noirs sont fortement irradiées par des rayons X émis par une couronne compacte très variable, à proximité immédiate du trou noir », écrivent les auteurs. La couronne semble être produite par cette matière tombant en continu dans le trou noir, dans le disque d’accrétion.

Le processus auquel les scientifiques ont assisté peut être décrit étape par étape :

La matière tombe dans le trou noir dans un disque d’accrétion très chaud,
Des éruptions brillantes de rayons X sont produites par la couronne du trou noir,
Les rayons X sont réfléchis par le disque d’accrétion,
Les télescopes ont enregistré des éruptions plus faibles : ce sont les rayons X qui ont « rebondi » sur le gaz situé derrière le trou noir, et qui ont été courbés autour du trou noir du fait de la gravité.

DES PHOTONS COURBÉS AUTOUR DU TROU NOIR
« Ce sont des photons qui se réverbèrent de l’autre côté du disque, et sont courbés autour du trou noir et amplifiés par le fort champ gravitationnel, résument les auteurs de l’étude. L’observation de photons courbés autour du trou noir confirme une prédiction clé de la relativité générale. » Ces observations vont effectivement dans le sens des prédictions d’Einstein, sur la manière dont la gravité peut courber la lumière autour des trous noirs.

Une énigme reste néanmoins à résoudre : il faudrait encore parvenir à expliquer comment la couronne est capable d’émettre des rayons X aussi brillants.

Source : https://www.numerama.com/sciences/729633-pour-la-premiere-fois-on-a-vu-de-la-lumiere-emise-derriere-un-trou-noir.html

C’est reparti ! Hubble, réparé, reprend ses observations de l’univers

Il aura fallu un peu plus d’un mois aux équipes pour basculer en toute sécurité sur l’unité de secours qui gère les observations scientifiques. Le télescope Hubble a repris ses opérations normales ce week-end, et la NASA espère qu’il sera capable de tenir encore plusieurs années.

Avez-vous essayé de l’éteindre et de le rallumer ?
Plusieurs semaines de recherches ont été nécessaires avant d’identifier la panne survenue le 13 juin dernier. Mais après une analyse fine des données, les équipes ont identifié le bloc qui posait problème et empêchait l’ordinateur de gestion des instruments scientifiques sur le télescope Hubble d’enregistrer des données.

Il s’agissait du PCU, ou Power and Control Unit, composant qui se charge d’alimenter l’ordinateur et sa mémoire, qui fait partie d’un bloc plus important nommé « SI-C&DH » (Science Instrument Command and Data Handling). Le 14 juillet, les responsables ont pris la décision de basculer sur l’unité SI-C&DH de secours, dont Hubble est heureusement équipé grâce à une redondance de la plupart de ses composants. Un choix prudent, mais qui a porté ses fruits. Le 16 juillet, le télescope a passé avec succès un bilan de santé complet, qui a ouvert la voie à la reprise des observations, dès le 17 juillet.

Depuis samedi, Hubble fonctionne donc à nouveau à plein régime.

Un potentiel encore riche
« Hubble est un télescope iconique, qui continue de nous donner les moyens d’observer le cosmos depuis trois décennies », a remarqué l’administrateur de la NASA Bill Nelson, qui a remercié ses équipes pour leur travail. L’agence américaine responsable de Hubble avec l’ESA, espère pousser la durée de vie du télescope pour quelques années encore. Car s’il est vulnérable à ce genre de pannes, tout est pensé pour économiser son potentiel que les contrôleurs de la mission estiment encore élevé. En particulier, des campagnes comparatives pourront être organisées d’ici l’année prochaine entre Hubble et le futur fleuron de l’observation spatiale, le James Webb Space Telescop (JWST)…

Source : https://www.clubic.com/esa/actualite-378258-c-est-reparti-hubble-repare-reprend-ses-observations-de-l-univers.html

Comment naissent les aurores sur Jupiter ? Le mystère est résolu

Les astronomes ont réussi à retracer la « magnifique chaîne d’événements » expliquant les aurores à rayons X sur Jupiter. Il se trouve que les ions surfent sur les lignes du champ magnétique de la géante.

Les aurores n’apparaissent pas que sur Terre. Depuis près de 40 ans, les astronomes planétaires étudient également les « émissions aurorales de rayons X » visibles sur Jupiter. Elles apparaissent lorsque les ions (atomes chargés électriquement) entrent en collision avec l’atmosphère jupitérienne. C’est là une part de l’explication. Mais le mystère est ailleurs : comment les ions atteignent-ils cette atmosphère ?

Grâce à l’analyse des données de la sonde Juno de la Nasa en orbite autour de la planète, et du télescope à rayons X (XMM-Newton) de l’ESA, une nouvelle étude publiée ce vendredi 9 juillet 2021 dans Science Advances fait le jour sur ce phénomène. Pour la première fois, les ions ont été observés en train de « surfer » sur la magnétosphère de Jupiter et ses ondes électromagnétiques.

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UNE « MAGNIFIQUE CHAÎNE D’ÉVÉNEMENTS »
La piste vers une réponse est apparue lorsque les astronomes, notamment l’auteur en chef de cette étude Zhongua Yao, ont repéré ce qui n’était pas habituel dans ces aurores, en comparaison de ce qu’il se passe sur Terre. Effectivement, sur notre planète, les aurores ne peuvent être observées qu’à des angles spécifiques : à 65 et 80 degrés de latitude au niveau des pôles magnétiques. À une latitude plus élevée, les aurores disparaissent, car elles ne peuvent plus se former : les lignes du champ magnétique se désalignent de la Terre pour se connecter aux vents solaires. Cela signifie que, du point de vue de notre connaissance d’un champ magnétique planétaire, il ne devrait pas y avoir d’aurores dans la plus haute latitude de Jupiter.

Pourtant, les émissions aurorales à rayons X de Jupiter ont bien lieu dans ces latitudes qui contredisent les prédictions. Cela signifie que le champ magnétique est « fermé » : les lignes du champ magnétique se désalignent à un pôle, et se connectent non pas aux vents solaires, mais à nouveau à la planète, à l’autre pôle. Pour investiguer de ce côté, Zhongua Yao et son équipe ont lancé des simulations informatiques, qui ont permis de déterminer que les aurores à plusieurs champs magnétiques fermés de ce type, mais qui s’étendent sur des millions de kilomètres dans l’espace, faisaient une boucle lointaine avant de revenir vers le « corps » de Jupiter.

Ce début de réponse restait insuffisant. Les astronomes ont donc utilisé le fameux téléscope XMM-Newton, pour observer Jupiter en continu pendant 26 heures. En parallèle, la sonde Juno a survolé les zones où l’équipe prédisait l’origine des aurores. Le couplage des données a permis de découvrir que cette origine est à trouver dans les fluctuations mêmes du champ magnétique jupitérien. Quand la planète tourne, elle entraîne son champ magnétique dans ce mouvement et celui-ci est frappé par le vent solaire, qui est un flux de plasma en grande partie composé d’ions. Ces particules chargées électriquement sont alors entrainées et comprimées contre le champ magnétique. Au cours de ce processus, se créent des ondes électromagnétiques qui vont « caler » les ions sur les lignes du champ.

Comme l’illustre l’Agence spatiale européenne dans un commentaire de la découverte, il faut imaginer que les ions « surfent » sur les lignes du champ magnétique, au sein de ces ondes électroniques. Ils sont entrainés sur des milliers de kilomètres, puis, en suivant le mouvement, sont ramenés vers Jupiter et percutent l’atmosphère. C’est ce qui crée les aurores de rayons X. Il s’agit, selon les auteurs de la découverte, d’une « magnifique chaîne d’événements ».

Comme à chaque fois qu’un mystère est résolu, ce sont plein de nouveaux mystères qui sont également découverts, ouvrant de nouvelles pistes de recherche, aussi bien pour étudier les champs magnétiques d’autres planètes que des aurores très particulières sur Terre appelées aurores ioniques. Plus largement, les ondes électromagnétiques à l’origine des aurores jupitériennes pourraient bien jouer « un rôle important dans le transfert d’énergie d’un endroit à l’autre du cosmos ».

Source : https://www.numerama.com/sciences/725432-comment-se-creent-les-aurores-sur-jupiter-le-mystere-est-resolu.html

Notre jumelle Vénus aurait aussi une tectonique des plaques

Vénus est une planète rocheuse comme la Terre mais légèrement plus petite et moins massive. On s’attendait donc à ce qu’elle possède une tectonique des plaques proche de celle observée sur Terre de nos jours. La carte topographique de sa surface dressée à l’aide du radar de la mission Magellan n’avait rien montré de tel, mais de nouvelles analyses de cette carte suggèrent finalement l’existence d’une tectonique récente.

Dans un article publié dans Proceedings of the National Academy of Sciences, le planétologue Paul Byrne, de l’Université d’État de Caroline du Nord (États-Unis), enfonce le clou concernant une thèse que lui et ses collègues avaient présentée dès 2018 dans un communiqué à l’occasion du 16e colloque du Venus Exploration and Analysis Group (Vexag) ainsi que lors de la 49e Lunar and Planetary Science Conference (LPSC) la même année mais cette fois-ci au Texas. Futura avait déjà fait écho à cette thèse dans l’un des précédents articles ci-dessous.

Cette publication prend un singulier relief après les annonces quasi-simultanées de la Nasa et de l’ESA au sujet de rien de moins que trois missions à destination de Vénus et dont l’ambition est de percer bien des secrets de la sœur de la Terre, à commencer par son activité géologique. Mais le débat sur la détection réelle ou pas de phosphine dans l’atmosphère de Vénus laisse aussi songeur sur la possibilité d’y trouver des formes de vie microscopiques.

Des missions pour révéler les secrets de la géodynamique de Vénus
Personne ne peut vraiment prédire encore ce que découvriront Veritas et Davinci+ pour la Nasa et EnVision pour l’ESA.

Mais les trois sondes devraient au moins nous en apprendre plus sur la géodynamique de la planète et sa comparaison avec celle de la Terre aussi bien actuellement que dans un passé pas trop lointain. On sait que la Terre et Vénus ont presque le même diamètre et presque la même masse, alors pourquoi l’une possède-t-elle un volcanisme et une tectonique des plaques manifestes et en pleine activité, alors que l’autre non. La question semble inséparable du contenu en eau de Vénus et de la détermination de la date et des mécanismes exacts qui ont conduit un effet de serre à s’emballer pour donner l’enfer que nous connaissons aujourd’hui et dont un bref aperçu nous a été livré par les sondes soviétiques Venera il y a une quarantaine d’années, après avoir survécu suffisamment longtemps pour nous envoyer quelques clichés de la surface de Vénus.

Mais, en fait, il se pourrait bien que des volcans soient bel et bien en éruption actuellement sur l’étoile du Berger et qu’une tectonique des plaques soit bien présente. Ces phénomènes sont sans aucun doute différents de ceux que nous connaissons sur Terre mais cela fait quelques décennies que nous avons des indices à leur sujet.

Ces indices viennent principalement de la cartographie de Vénus réalisée à travers son épaisse couche nuageuse à l’aide du radar qui équipait la sonde Magellan de la Nasa. Elle a montré que la surface de la planète était très peu cratérisée, ce qui indique qu’elle est jeune, et pas âgée de plusieurs milliards d’années comme c’est le cas de Mars ou de Mercure, et l’on voit clairement la présence d’édifice volcanique. Par contre, pas de trace de tectonique des plaques comme sur Terre.

Mais, en 2018 déjà, Paul Byrne et ses collaborateurs avaient avancé et développé la thèse voulant que certaines des structures révélées par Magellan soient les manifestations de l’équivalent de celles que l’on observe avec une banquise sur Terre qui s’est fragmentée, avec des blocs bougeant les uns par rapport aux autres.

Nous aurions donc sous les yeux non seulement la preuve de l’existence de plaques sur Vénus, bien que beaucoup plus petites et plus nombreuses que sur Terre, mais aussi de leurs mouvements qui pourraient être plus que récents dans l’histoire de la planète et être toujours en cours aujourd’hui selon les planétologues.

Parmi les arguments qui soutiennent ces hypothèses, il y a celui qui provient d’une modélisation des contraintes tectoniques et des déformations associées aux blocs supposés révélés par Magellan et qui sont précisément compatibles avec une modélisation des forces produites par le manteau de Vénus, qui serait dans un état convectif particulier, sur une lithosphère peu épaisse et fragile. La présence de cet état convectif est suggérée indirectement par des mesures de gravimétrie tout à fait similaires à celles que l’on peut conduire en étudiant les mouvements des satellites dans le champ de gravité de la Terre. La forme de ce champ trahit en effet des courants de convection avec de la matière plus chaude et moins dense, générant donc un champ différent que des régions plus froides et donc plus denses.

On se prend donc à rêver d’extraordinaires images d’éruptions volcaniques sur Vénus que pourraient nous livrer des missions dans les décennies à venir. Surtout, les implications de l’existence d’une tectonique des plaques encore active sur Vénus ne se limitent pas à la planète elle-même.

Vénus, une Terre ou une exoplanète primitive ?
En effet, les planétologues s’interrogent sur la possibilité de transposer le modèle de tectonique exotique de Vénus au cas de certaines exoplanètes. Enfin, cette tectonique n’est peut-être pas si exotique que ça, car elle pourrait précisément être celle que la jeune Terre possédait il y a plus de trois milliards d’années. Comme l’explique Paul Byrne dans le communiqué de la North Carolina State University : « L’épaisseur de la lithosphère d’une planète dépend principalement de la température, à la fois à l’intérieur de la planète et à sa surface. Le flux de chaleur de l’intérieur de la jeune Terre était jusqu’à trois fois plus important qu’il ne l’est maintenant, donc sa lithosphère était peut-être similaire à ce que nous voyons sur Vénus aujourd’hui : pas assez épaisse pour former des plaques qui subductent, mais assez épaisse pour s’être fragmentée en blocs qui poussaient, tiraient et se bousculaient. »

Les processus convectifs dans le manteau de la Terre, il y a plusieurs milliards d’années, ne devaient pas être les mêmes qu’aujourd’hui car le manteau était plus chaud. On a des raisons de penser qu’il existait alors un plus grand nombre de plaques, de plus petites tailles et animées de mouvements plus rapides. Les laves crachées par les volcans devaient être plus chaudes aussi et de fait, nous savons que, depuis environ 2,5 milliards d’années, les laves appelées komatiites ne s’épanchent quasiment plus à la surface de la Terre.

Toutefois, comme Futura l’expliquait dans le précédent article ci-dessous, il existe des arguments également basés sur les images de Magellan qui ne seraient pas compatibles avec une tectonique des plaques encore active récemment.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/astronomie-notre-jumelle-venus-aurait-aussi-tectonique-plaques-19903/

Station spatiale internationale : Thomas Pesquet effectuera une 3e sortie dans l’espace vendredi

Le Français va poursuivre l’installation des nouveaux panneaux solaires de l’ISS, annonce la Nasa ce mardi. Ils remplacent des équipements qui ont déjà plus de vingt ans.
Thomas Pesquet sera à nouveau dans le vide sidéral vendredi, neuf jours et cinq jours après ses premières sorties extra-véhiculaire et pour finir le boulot. La troisième sortie de l’astronaute européen depuis l’arrimage du vaisseau « Endeavour » à la Station spatiale internationale, fin avril dernier.

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Installation d’un deuxième panneau solaire neuf
La Nasa a confirmé ce mardi la programmation d’une sortie supplémentaire, non programmée à l’origine, « afin de poursuivre les mises à niveau du système d’alimentation », après le déploiement du premier panneau solaire réalisé par Thomas Pesquet et son compère Shane Kimbrough, mercredi dernier. Les deux hommes installeront et déploieront le deuxième des six nouveaux panneaux solaires iROSA de l’ISS, avec le Français une nouvelle fois aux commandes de la mission.

Le 16 juin, Kimbrough et Pesquet ont déplacé le premier iROSA sur un support de montage sur la poutre du port 6, où il a été fixé dans sa configuration pliée. Le 20 juin, le duo est ressorti pour achever l’installation. Cette « déambulation » dans l’espace sera la cinquième de Thomas Pesquet, après les deux effectuées lors de son premier séjour, Proxima, en 2017. Elle est programmée à 14h, heure française, pour une durée d’environ six heures et demie.

Source : https://www.midilibre.fr/2021/06/22/station-spatiale-internationale-thomas-pesquet-effectuera-une-3e-sortie-dans-lespace-vendredi-9623936.php

Après la sortie spatiale compliquée de Thomas Pesquet, les astronautes vérifient leur combinaison

La sortie spatiale de Shane Kimbrough et Thomas Pesquet ne s’est pas déroulée exactement comme prévu, le 16 juin. En attendant la prochaine mission, les astronautes ont procédé à la vérification des combinaisons.

L’espace réserve parfois son lot de mauvaises surprises. C’est typiquement ce qui s’est produit lors de la troisième sortie spatiale de Thomas Pesquet, accompagné de l’Américain Shane Kimbrough. Celui-ci a rencontré au cours de son périple extravéhiculaire un incident de combinaison, heureusement sans gravité, qui a perturbé le bon déroulement de la mission.

L’équipage a, par conséquent, décidé de procéder à une vérification des combinaisons ainsi que des outils nécessaires à la bonne exécution des tâches dévolues à Thomas Pesquet et Shane Kimbrough, rapporte l’agence spatiale américaine dans un point d’étape du 17 juin. Les deux hommes doivent en effet effectuer une seconde sortie le 20 juin, dans la continuité de la précédente.

Thomas Pesquet en combinaison et attaché par les pieds à la Station. // Source : Nasa

RETOUR IMPRÉVU DANS L’ISS
« L’espace est difficile. Hier, lors de notre sortie dans l’espace, nous avons rencontré plusieurs problèmes que l’ensemble de l’équipe a résolus avec une incroyable efficacité », a écrit sur Twitter Shane Kimbrough le 17 juin. Plus précisément, c’est une coupure dans la transmission des données permettant aux équipes de la Nasa de suivre l’état de la combinaison — et donc de Shane Kimbrough — qui a été constatée.

À cet imprévu qui s’est produit vers la moitié du périple spatial — après déjà trois heures passées dans l’espace — s’est ajouté « un pic de pression dans son sublimateur, qui assure le refroidissement de sa combinaison spatiale ». Il a donc fallu que l’astronaute américain rentre à bord, reconnecte sa combinaison à une connexion ombilicale et la remette en marche pour tout rétablir.

« La réinitialisation a permis de corriger les problèmes du module d’affichage et de contrôle de sa combinaison spatiale qui lui fournit des informations sur l’état de sa combinaison spatiale », explique la Nasa. Concernant le sublimateur, il a été demandé à Shane Kimbrough d’effectuer une manipulation pour stabiliser les données. Il a ensuite pu ressortir et rejoindre Thomas Pesquet.

QUEL PROGRAMME POUR LA PROCHAINE SORTIE ?
De ce fait, la sortie spatiale qui devait durer au départ environ six heures trente s’est étalée sur sept heures quinze. Elle n’a même pas pu atteindre tous les objectifs prévus. Comme l’explique l’agence spatiale française, des problèmes techniques ont été observés sur les panneaux solaires, empêchant de les déployer. Ils ont néanmoins été installés à leur place.

Les deux sorties spatiales confiées à Thomas Pesquet et Shane Kimbrough ont pour but d’installer un premier jeu de nouveaux panneaux solaires (en tout, il y en aura six) pour la Station spatiale internationale, qui en compte déjà huit. Ces panneaux ont été convoyés début juin et doivent pallier les défaillances des anciens équipements, dont les premiers sont en place depuis les années 2000.

Pour l’agence spatiale américaine, la question qui se pose d’ici la deuxième sortie le 20 juin est de déterminer s’il faut plutôt envoyer les deux astronautes finir le travail sur le premier panneau solaire, pour qu’il puisse être pleinement déployé, ou s’il faut poursuivre le plan de base en s’occupant directement du deuxième. Dans un cas comme dans l’autre, il pourrait être nécessaire de programmer une troisième sortie.

Source : https://www.numerama.com/sciences/720698-apres-la-sortie-spatiale-compliquee-de-thomas-pesquet-les-astronautes-verifient-leur-combinaison.html