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Cette planète géante est en train de tomber sur son étoile

Une nouvelle planète, TOI-2109b, a été découverte orbitant autour d’une étoile située à environ 855 années lumières de nous. L’orbite de cette planète est si courte qu’elle fait le tour de son étoile en seulement 16 heures. Les scientifiques s’attendent à ce qu’elle tombe dans son étoile d’ici quelques millions d’années.

Le 13 mai 2020, le télescope spatial Tess (Satellite de recensement des exoplanètes en transit) a commencé à observer en direction de TOI-2109, une étoile aussi massive qu’une fois et demie notre Soleil et située à 264 parsecs (environ 855 années lumières) de notre Système solaire. Pendant près d’un mois, le télescope spatial a recueilli des mesures de luminosité de l’étoile qui ont ensuite été analysées par les équipes scientifiques du Tess.

La méthode des transits pour détecter des exoplanètes
En utilisant la méthode des transits, il est possible de déterminer la présence d’un objet orbitant autour d’une étoile en étudiant les variations de luminosité de cette dernière : lorsqu’un objet passe entre l’observateur et l’étoile, la luminosité mesurée de l’étoile baisse légèrement. C’est ce phénomène que les scientifiques du Tess ont observé, les motivant à en informer la communauté astronomique pour permettre finalement, grâce à de plus amples observations réalisées par des télescopes au sol, de confirmer la présence d’une planète orbitant autour de TOI-2109.

En mesurant la fréquence à laquelle varie la luminosité mesurée par le télescope, les scientifiques ont pu déduire la période de révolution (durée que met un astre à réaliser un tour complet autour du centre de son orbite) de cette planète, et ont été surpris de leur découverte : en seulement 16 heures, elle accomplirait un tour complet autour de son étoile.

Un « Jupiter ultra-chaud » voué à tomber dans son étoile
En s’aidant de mesures réalisées sur diverses longueurs d’ondes optique et infrarouge, l’équipe de chercheurs a pu déduire la masse et la taille de TOI-2109b, cinq fois plus massive et 35 % plus grande que Jupiter. Elle orbiterait de plus à une distance extrêmement faible de son étoile, d’environ 2,5 millions de kilomètres (à titre de comparaison, Mercure, la planète du Système solaire la plus proche du Soleil, en est éloignée de presque 60 millions de kilomètres) : c’est l’orbite la plus courte de toutes les géantes gazeuses jamais observées à ce jour.

En raison de son orbite extrêmement serrée, et comme pour la majorité des cas de « Jupiter chauds » connus, la planète est en rotation synchrone avec son étoile : elle lui présente toujours la même face, créant ainsi un perpétuel côté jour, et un perpétuel côté nuit. D’après les scientifiques, à une distance aussi faible de son étoile, la température de surface du côté jour de cette exoplanète est estimée à 3.500 °C, soit presque aussi chaud qu’une petite étoile, faisant de cette planète la deuxième plus chaude jamais détectée. Elle est alors classifiée en tant que « Jupiter ultra-chaud », en comparaison avec les « Jupiter chauds », généralement plus éloignés de leur étoile et par conséquent plus froids.

L’orbite, extrêmement courte de TOI-2109b, amène les scientifiques à penser qu’elle serait vouée à tomber dans son étoile, d’ici quelques millions d’années. D’après Ian Wong, auteur principal de l’étude, « dans un an ou deux, si nous avons de la chance, nous serons peut-être en mesure de détecter comment la planète se rapproche de son étoile ».

Les chercheurs espèrent pouvoir observer TOI-2109b dans un avenir proche avec des outils plus performants, notamment grâce aux télescopes spatiaux Hubble et James-Webb, afin d’éclairer les conditions que subissent les « Jupiter chauds » lorsqu’ils tombent dans leur étoile. De plus amples observations pourraient, de plus, permettre de comprendre comment une planète aussi massive que TOI-2109b peut atteindre une orbite aussi courte, phénomène qui n’est pas observé dans notre Système solaire.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/espace-cette-planete-geante-train-tomber-son-etoile-95083/

8,5 millions de km du Soleil : la sonde Parker Solar bat le record de distance et de vitesse !

La sonde solaire Parker de la Nasa, lancée en 2018, a pour objectif d’étudier la couronne solaire, la partie extérieure de l’atmosphère du Soleil. Après une opération d’assistance gravitationnelle autour de Vénus, elle a battu de nouveaux records ce dimanche lors de sa dixième orbite, en atteignant une vitesse de 163 kilomètres par seconde (soit 586.800 km/h), à une distance d’environ 8,5 millions de kilomètres du Soleil.

Une sonde qui tombe de plus en plus vite vers le Soleil
La couronne solaire présente une température atteignant le million de degrés (plus de cent fois la température à la surface du Soleil). Elle est à l’origine du vent solaire (flux d’ions et d’électrons qui bombarde les planètes de notre système stellaire) et les mécanismes à l’origine de ces phénomènes sont encore mal compris.

La sonde solaire Parker vise principalement à déterminer les processus causant le réchauffement de la couronne solaire et l’accélération des particules énergétiques. Tout au long de ses mesures, elle circulera sur une orbite elliptique dont le périhélie (point le plus proche du centre de l’orbite) se situe près du Soleil, et l’aphélie (point le plus éloigné du centre de l’orbite) au niveau de l’orbite de Vénus. L’effet gravitationnel de cette dernière sera utilisé pour réduire progressivement le périhélie et permettre à la sonde de se rapprocher de plus en plus du Soleil.

Une découverte étonnante et inattendue
Alors que la sonde accélère vers le Soleil, les instruments à bord ont permis de faire une découverte inattendue : d’après Nour Raouafi, chercheur participant au projet Parker Solar Probe, « nous observons des quantités de poussière plus élevées que prévu près du Soleil ».

La sonde n’est initialement pas conçue pour détecter des grains de poussières, mais les impacts qu’ils génèrent le long de la trajectoire de la sonde forment des nuages de plasma qui produisent des décharges électriques captées par l’instrument Fields de la sonde, initialement prévue pour mesurer les champs électriques et magnétiques du Soleil. Ces impacts mettent en lumière la présence d’un nuage de poussière qui tourbillonne dans la région la plus interne du Système solaire, encore très mal explorée.

Après deux autres survols de Vénus, en 2023 et en 2024, la sonde Parker atteindra une distance de seulement 6,2 kilomètres du Soleil (soit environ un dixième de son rayon), à une vitesse proche de 700.000 km/h.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/espace-85-millions-km-soleil-sonde-parker-solar-bat-record-distance-vitesse-95023/

Retour de Thomas Pesquet : Comment le corps de l’astronaute va-t-il se réadapter à la vie sur Terre ?

Après près de 200 jours en apesanteur dans la station spatiale internationale (ISS), les effets du retour sur terre sur le corps des astronautes sont nombreux

Thomas Pesquet est revenu sur Terre, avec trois autres astronautes, dans la nuit de lundi à ce mardi, à bord de la capsule Dragon de SpaceX.
L’astronaute de 43 ans a dirigé un séjour de six mois en orbite dans la Station spatiale internationale, une première pour un Français.
Mais après 199 jours en apesanteur, les effets du retour sur terre sur le corps des astronautes sont nombreux.

La fin d’un voyage et le début d’un périple physique. Accompagné du Japonais Akihiko Hoshide et des Américains Shane Kimbrough et Megan McArthur, le Français Thomas Pesquet a fait son grand retour sur Terre, dans la nuit de lundi à ce mardi, à bord de la capsule Dragon de SpaceX, qui a amerri au large des côtes de la Floride (Etats-Unis).

Les quatre héros de l’espace ont été extraits de la capsule sur des brancards, avant d’être ramenés en hélicoptère sur la terre ferme. Après de rapides tests médicaux, Thomas Pesquet a décollé des Etats-Unis pour rejoindre le Centre européen des astronautes à Cologne (Allemagne). Il y restera trois semaines, le temps d’effectuer une batterie de tests scientifiques, destinés à observer l’effet d’un séjour long en orbite sur le corps humain. Car après six mois en apesanteur, les effets du retour sur Terre sur les organes des astronautes sont nombreux. Petit passage en revue.

Pourquoi les astronautes ont-ils le « mal de terre » ?
A bord de la Station spatiale internationale (ISS), les astronautes restent en apesanteur. Pour le corps, c’est comme s’ils étaient « en position allongée 22 heures sur 24 », explique Guillemette Gauquelin-Koch, responsable des Sciences de la vie au Centre national d’études spatiales (Cnes). En revenant sur Terre, ils retrouvent la gravité terrestre, mais subissent des pertes d’équilibre avec malaises et vomissements. « C’est l’appareil vestibulaire, qui se trouve dans l’oreille interne, qui donne l’équilibre. Dans l’espace, cet organe ne fonctionne plus. Au retour sur Terre, le cerveau ne sait plus comment gérer l’équilibre », détaille Philippe Perrin, ancien astronaute, qui précise qu’il faut un ou deux jours pour que l’équilibre revienne complètement.

Ce n’est pas tout. En apesanteur, le sang reste massé dans la partie supérieure du corps humain. En revenant sur Terre, il retombe d’un coup dans la partie inférieure, provoquant une hypotension orthostatique, c’est-à-dire une baisse excessive de la pression artérielle. « Il faut que le cœur se remette au boulot, qu’il pompe et qu’il répartisse à nouveau le sang correctement, c’est pour ça qu’on les remet debout très progressivement », analyse Guillemette Gauquelin-Koch. Sans oublier qu’avec l’apesanteur, les muscles des pieds ne travaillent plus non plus. « Il y a plein de muscles dans les pieds qui font office de capteurs et qui jouent sur l’équilibre. Pour retrouver l’équilibre, il faut retrouver le contact de la voûte plantaire sur le sol », ajoute Philippe Perrin.

Pourquoi les astronautes sont-ils plus grands en revenant ?
En temps normal, la gravité terrestre attire nos corps vers le bas. Dans l’espace, c’est l’inverse. La pesanteur étant trop faible pour « tasser les corps » des astronautes, leur colonne vertébrale s’étire, augmentant de 4 ou 5 centimètres en moyenne. « Sur Terre, on gagne environ 1 centimètre par nuit, mais on les perd dans l’heure qui suit notre lever », explique Guillemette Gauquelin-Koch.

En revenant sur Terre, les spationautes retrouvent la pesanteur : « La colonne se retasse un peu pendant la descente vers la Terre, puis lorsque les astronautes se remettent debout, à cause du poids des disques vertébraux les uns sur les autres. Il faut être très vigilant pendant la remise de la colonne, il y a des risques de hernies discales », selon Philippe Perrin, qui précise que leur taille habituelle revient au bout de deux ou trois jours.

Pourquoi les astronautes semblent-ils plus minces au retour ?
Même si les astronautes font du sport deux ou trois heures par jour à bord de l’ISS, ils subissent une perte musculaire importante, due à « une inactivité physique extrême », note le Dr Gauquelin-Koch. « En apesanteur, on restitue un certain effort, mais ce n’est jamais comme sur Terre », indique Philippe Perrin.

Ajoutez à cela l’ostéoporose, c’est-à-dire la diminution de la densité de l’os et des modifications de sa micro-architecture. « Dans l’espace, il y a une décalcification des os. Cette perte de calcium revient au bout d’un an. Mais la micro-architecture osseuse, elle, ne revient jamais à la normale, cela peut provoquer des fractures par exemple », affirme Guillemette Gauquelin-Koch.

Les spationautes ont-ils la vue qui baisse ?
Si certains astronautes n’ont aucun problème à leur retour, d’autres ont évoqué une baisse de l’acuité visuelle, un phénomène qui peine à être expliqué par les scientifiques, selon la responsable des Sciences de la vie au Cnes : « L’apesanteur entraîne une nouvelle répartition du liquide céphalorachidien dans le cerveau, cette montée des liquides vers la tête peut exercer une pression sur l’arrière du globe oculaire. » Un effet malheureusement « irréversible », ajoute la spécialiste.

En combien de temps retrouvent-ils la forme physique ?
Fonctionnement du cœur, équilibre, vue, musculation… Au retour de l’espace, le corps est mis à rude épreuve. « Tout est perturbé, il n’y a pas un seul organe qui n’est pas touché », décrypte Philippe Perrin. Et pour cause, les scientifiques estiment qu’un voyage de six mois en apesanteur représente l’équivalent de dix ans pour certains organes. « On estime qu’il faut 3 semaines voire un mois pour retrouver son état physique normal, cela dépend de chaque astronaute. Mais plus le voyage est long, plus cela prend du temps. » Selon lui, Thomas Pesquet, « qui a une forme physique extraordinaire », devrait vite être remis sur pied.

Source : https://www.20minutes.fr/sciences/3168451-20211109-comment-corps-thomas-pesquet-va-readapter-vie-terre

Première carte des rivières de méthane liquide qui coulent à la surface de Titan

Une nouvelle étude, dirigée par des astronomes de l’université Cornell, a publié les cartes des réseaux fluviatiles de méthane liquide à la surface de Titan, à partir des données de la sonde Cassini de la Nasa. Cette cartographie permettra notamment de fournir un meilleur contexte d’étude à la future mission Dragonfly.

Plus gros satellite naturel de Saturne, Titan est principalement composé de roche et d’eau gelée. Sa surface a longtemps été méconnue du fait de l’épaisse couche d’atmosphère qui enveloppe l’astre, jusqu’à l’arrivée de la mission Cassini-Huygens en 2004. Cette dernière a permis la découverte d’un monde à la surface active, caractérisée par du cryovolcanisme et la présence d’hydrocarbures liquides. L’existence d’un océan interne est d’ailleurs suspectée sur cette lune.

Titan est le seul corps connu du Système solaire, en dehors de la Terre, à abriter de la matière liquide à sa surface : les conditions de pression et de température qui y règnent permettent en effet au méthane et à l’éthane d’y subsister à l’état liquide. C’est de nouveau grâce à la sonde spatiale Cassini que la présence d’hydrocarbures liquides y est pour la première fois observée et confirmée, à la suite de l’identification d’un lac situé au pôle Sud de la lune. Depuis, de nombreuses autres étendues d’hydrocarbures ont été découvertes, ainsi que des réseaux d’écoulement de méthane liquide, faisant de Titan le seul objet du Système solaire à subir des processus d’érosion par des écoulements de liquides.

Une carte des réseaux fluviatiles de Titan
L’étude approfondie de ces réseaux d’écoulements constituerait un intérêt profond pour les planétologues : elle aurait des implications sur la compréhension du système climatique de Titan (interactions surface-atmosphère, précipitations), ou encore sur la caractérisation du système de transport des sédiments sur cette lune. L’équipe d’astronomes de l’université Cornell a alors cherché à recenser et cartographier ces réseaux fluviatiles, à partir des données radar acquises par la mission Cassini-Huygens.

Les réseaux fluviatiles sont distingués grâce aux forts contrastes clairs ou foncés qu’ils créent avec le reste de la surface : les réseaux figurant en foncé sur les images radar sont interprétés comme étant emplis de liquide, tandis que les réseaux figurant en clair sont interprétés comme étant des canaux « asséchés ». Ces caractéristiques ont permis aux chercheurs de dresser une carte recensant les réseaux fluviatiles de Titan, couvrant près de 60 % de la surface du satellite pour une résolution spatiale de 1,7 kilomètre par pixel ou mieux.

La majorité des réseaux fluviatiles imagés par Cassini semble localisée dans les régions polaires et dans la région de Xanadu, près de l’équateur. Ils semblent pour la plupart concentrés autour des grandes mers dans la région du pôle Nord, tandis que leur répartition géographique semble plus erratique autour du pôle Sud. Ces chenaux peuvent montrer une morphologie assez diversifiée, présentant tantôt des méandres, tantôt un cheminement rectiligne, avec quelques possibles canyons.

Préparation pour la future mission Dragonfly
Prévue pour atterrir sur la surface de Titan en 2034, la mission Dragonfly de la Nasa a entre autres pour objectif d’étudier la composition de surface de la lune et de réaliser des photos permettant de caractériser les formations géologiques. Ces nouvelles cartes pourraient fournir un contexte pour mieux comprendre les éléments que Dragonfly identifiera à des échelles locales, et faciliteront l’interprétation de ses résultats. Il reste encore à savoir si ces réseaux et ces lacs sont stables à long terme, et à quel point leur évolution dépend des cycles climatiques de Titan.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/espace-premiere-carte-rivieres-methane-liquide-coulent-surface-titan-94407/

Une planète comme Jupiter survivrait à l’explosion du Soleil, selon une étude

Selon des chercheurs, toutes les planètes géantes gazeuses pourraient survivre à l’explosion de leur étoile hôte

Des scientifiques ont mené une étude pour tenter de découvrir ce qui restera de notre système une fois que le Soleil sera mort. Rien de très réjouissant jusque-là. Mais attendez un peu, car les résultats, publiés ce mercredi dans la revue scientifique Nature, sont concluants. En effet, les chercheurs ont prouvé qu’une planète géante gazeuse, dont la taille est similaire à Jupiter, avait déjà survécu à la mort de son étoile hôte, rapporte Le Huffington Post.

Cette planète baptisée MOA-2010-BLG477Lb avait été découverte en 2010 grâce à une technique de « microlentille gravitationnelle », sensible aux planètes froides. Joshua Blackman et ses collègues ont ainsi pu déterminer que la planète et son étoile hôte s’étaient formées conjointement, mais que la première avait survécu à la mort de la deuxième.

Tout ne disparaîtra pas
En réalité, l’étoile hôte de la planète géante gazeuse est une naine blanche. Lorsqu’une étoile a consommé tout son carburant dans son noyau, à savoir l’hydrogène, elle grossit et dévore tout autour d’elle. Puis, elle rétrécit jusqu’à devenir une structure ultra-dense : une naine-blanche. Ce qui est donc rare ici c’est que la géante gazeuse a survécu à l’explosion de son étoile, sur une orbite assez proche.

La planète se trouve en effet à environ 2,8 unités astronomiques (UA) de son étoile hôte. En général, la distance orbitaire est de 5 à 6 UA. Jupiter se trouve, par exemple, à 5,2 UA de notre Soleil. Cette étude démontre donc que des planètes géantes gazeuses peuvent survivre à la dégénérescence de leur étoile hôte. Mais aussi, et surtout, que tout ne disparaît donc pas dans notre système après la dégénérescence de notre propre étoile.

Source : https://www.20minutes.fr/sciences/3148367-20211014-planete-comme-jupiter-survivrait-explosion-soleil-selon-etude

« Regardez le monde défiler » : l’impressionnante vidéo publiée par Thomas Pesquet depuis l’espace

L’astronaute français Thomas Pesquet qui se trouve actuellement dans la Station spatiale internationale a publié une vidéo en accéléré où dans laquelle on peut observer « le monde défiler ».

Les images semblent presque irréelles. Mardi 5 octobre au soir, l’astronaute français Thomas Pesquet a publié une vidéo accélérée de la planète Terre prise depuis la Station spatiale internationale (ISS) où il se trouve depuis fin avril.

Installez-vous confortablement dans un plaid avec un chocolat chaud et regardez le monde défiler sous vos yeux, a commenté Thomas Pesquet.

La vidéo accélérée 12 fois par rapport à la vitesse réelle laisse à voir les lumières des villes mais aussi différents phénomènes climatiques comme des éclairs. Elle s’arrête alors que le soleil émerge de l’autre côté de la planète.

Commandant de la station spatiale internationale

Lundi, Thomas Pesquet est devenu le premier astronaute français à prendre les commandes de la Station spatiale internationale (ISS), un poste à responsabilités qu’il va occuper jusqu’à son retour sur Terre, prévu en novembre.

Par ailleurs, depuis mardi, il accueille à bord une actrice et un réalisateur russes venus tourner le premier film de l’histoire en orbite.

Source : https://www.ouest-france.fr/sciences/espace/thomas-pesquet/regarder-le-monde-defiler-l-impressionnante-video-publiee-par-thomas-pesquet-depuis-l-espace-26105de6-269e-11ec-8dc7-65fb792c4248

Le Mont-Saint-Michel pris en photo par Thomas Pesquet depuis l’espace

Thomas Pesquet, l’astronaute normand, a immortalisé une nouvelle fois le Mont-Saint-Michel. Il a partagé ce cliché sur Twitter dimanche 15 août.

C’est toujours un plaisir pour les yeux de voir la planète de haut. Thomas Pesquet a photographié le Mont-Saint-Michel en Normandie (Manche) de l‘espace. Il a publié le cliché dimanche 15 août sur son compte Twitter.

Né à Rouen, l’astronaute a décollé le 23 avril depuis la Station spatiale internationale (ISS). Il s’agit de sa deuxième mission, d’une durée de 6 mois, en orbite autour de la Terre.

Thomas Pesquet a publié ce cliché sur Twitter, dimanche 15 août. (©Thomas Pesquet)

« La photo est plus nette qu’il y a 4 ans »
Le Normand avait déjà immortalisé la Merveille de la région située à deux pas de la Bretagne. L’astronaute estime que cette année. « On voit distinctement les structures sur l’abbaye qui le coiffe. Mes photos sont peut-être plus nettes qu’il y a 4 ans », souligne Thomas Pesquet sur son compte Twitter.

Une première et un succès pour SpaceX
C’est la première fois qu’un vaisseau spatial est réutilisé pour un vol habité et le propulseur a déjà été utilisé lors d’une mission test non habitée. La réduction des coûts par le recyclage d’équipements est l’un des objectifs des partenariats conclus par la NASA avec le secteur privé.

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Source : https://actu.fr/normandie/le-mont-saint-michel_50353/le-mont-saint-michel-pris-en-photo-par-thomas-pesquet-depuis-l-espace_44160526.html

Une étude plaide en faveur de la vie autour des naines rouges

Une étude récente suggère que l’impact des éruptions stellaires sur l’habitabilité des exoplanètes autour des étoiles naines rouges pourrait être plus faible qu’on ne le pensait auparavant. 

Les étoiles naines rouges sont très courantes. Elles représentent en effet environ 75 % des étoiles de la Voie lactée. C’est la raison pour laquelle la plupart des exoplanètes que nous avons découvertes sont en orbite autour de ces objets. Mais peuvent-elles abriter la vie ? Beaucoup pensent que non.

Et pour cause, les naines rouges sont beaucoup plus actives que les étoiles jaunes semblables au Soleil, émettant d’énormes éruptions solaires et de puissants rayons X. Et comme les naines rouges sont également plus petites et beaucoup plus froides, les planètes doivent se rapprocher davantage pour être potentiellement habitables, s’exposant ainsi à la colère de leur hôte. C’est pourquoi ces objets ont souvent été délaissés par les chasseurs d’extraterrestres… à tort ?

Une nouvelle étude révèle en effet que l’environnement pourrait ne pas être aussi mauvais que nous le pensions autour de ces étoiles.

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Dans le cadre de ces travaux, publiés dans les Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, une équipe s’est appuyée sur les données du Transiting Exoplanet Survey Satellite (TESS) de la NASA pour analyser les éruptions stellaires d’un petit échantillon de quatre naines rouges.

Une activité concentrée près des pôles

Chez notre Soleil, les éruptions solaires se produisent généralement au niveau de la région équatoriale. Pour cette raison, l’énergie et les particules projetées par ces événements peuvent rapidement frapper les planètes évoluant dans le système interne, Terre incluse. Heureusement pour nous, notre planète génère un puissant champ magnétique capable de nous protéger.

Jusqu’à présent, les astronomes pensaient que les naines rouges émettaient également des éruptions à partir de leurs régions équatoriales. Or, à partir de ces nouvelles données, il semblerait que la répartition des éruptions sur les naines rouges soit davantage concentrée près des pôles. Les éruptions observées dans le cadre de cette étude sont en effet toutes apparues au-dessus de la latitude de 60 degrés.

Naturellement, la taille de l’échantillon analysé n’est pas suffisante pour faire une généralité, mais si d’autres observations soutiennent la tendance, il s’agirait alors d’une excellente nouvelle pour les planètes évoluant autour de ces étoiles, puisque la plupart de ces événements potentiellement catastrophiques pour le vivant seraient dirigés hors du plan orbital.

Naturellement, les caprices de l’étoile ne sont pas les seuls facteurs à prendre en considération en matière d’exobiologie. Son rayonnement en est un autre. Et de ce côté là, les nouvelles ne sont pas très bonnes. D’après une étude récente, aucune des exoplanètes terrestres potentiellement habitables connues ne reçoit en effet assez de lumière pour soutenir une biosphère semblable à celle de la Terre.

Source : https://sciencepost.fr/vie-autour-des-etoiles-naines-rouges/?fbclid=IwAR3mbSBKq2ZUD5wIwq9avChSBiY-zf4vE_nK7oMXUS3prdgLGvLlo7ikUGg

Depuis l’ISS, Thomas Pesquet partage des clichés des incendies qui ravagent la Turquie

Si notre planète nous offre parfois de superbes panoramas depuis l’espace, certaines photos font mal au cœur. C’est notamment le cas de celle qui a été capturée par Thomas Pesquet le 4 août dernier.

Depuis son retour à bord de la Station Spatiale Internationale le 23 avril 2021, l’astronaute français partage son aventure avec les internautes. En effet, que ce soit sur Twitter ou Instagram , Thomas Pesquet nous gratifie de somptueux clichés pris depuis l’ISS. En plus d’en mettre plein les yeux, ces photos peuvent aussi éveiller les consciences.

Un superbe spectacle de l’enfer sur Terre
Actuellement, la Turquie est ravagée par des incendies d’une violence historique pour ce pays. Des centaines d’hectares sont partis en fumée et des habitants ont également dû être évacués. Le spectacle sur place est effroyable et il est tout aussi saisissant depuis l’espace. Cette photo capturée par Thomas Pesquet le montre tristement. Nous pouvons y apercevoir la fumée qui s’étend en direction de la Méditerranée.

L’astronaute explique que ces phénomènes extrêmes sont causés par le réchauffement climatique et qu’ils se multiplient au fil des années. En juillet dernier, Thomas Pesquet avait déjà partagé l’image de l’ouragan Elsa dans les Caraïbes. Des catastrophes naturelles dramatiques…

Source : https://www.clubic.com/mag/sciences/conquete-spatiale/actualite-380196-depuis-l-iss-thomas-pesquet-partage-des-cliches-des-incendies-qui-ravagent-la-turquie.html

C’est reparti ! Hubble, réparé, reprend ses observations de l’univers

Il aura fallu un peu plus d’un mois aux équipes pour basculer en toute sécurité sur l’unité de secours qui gère les observations scientifiques. Le télescope Hubble a repris ses opérations normales ce week-end, et la NASA espère qu’il sera capable de tenir encore plusieurs années.

Avez-vous essayé de l’éteindre et de le rallumer ?
Plusieurs semaines de recherches ont été nécessaires avant d’identifier la panne survenue le 13 juin dernier. Mais après une analyse fine des données, les équipes ont identifié le bloc qui posait problème et empêchait l’ordinateur de gestion des instruments scientifiques sur le télescope Hubble d’enregistrer des données.

Il s’agissait du PCU, ou Power and Control Unit, composant qui se charge d’alimenter l’ordinateur et sa mémoire, qui fait partie d’un bloc plus important nommé « SI-C&DH » (Science Instrument Command and Data Handling). Le 14 juillet, les responsables ont pris la décision de basculer sur l’unité SI-C&DH de secours, dont Hubble est heureusement équipé grâce à une redondance de la plupart de ses composants. Un choix prudent, mais qui a porté ses fruits. Le 16 juillet, le télescope a passé avec succès un bilan de santé complet, qui a ouvert la voie à la reprise des observations, dès le 17 juillet.

Depuis samedi, Hubble fonctionne donc à nouveau à plein régime.

Un potentiel encore riche
« Hubble est un télescope iconique, qui continue de nous donner les moyens d’observer le cosmos depuis trois décennies », a remarqué l’administrateur de la NASA Bill Nelson, qui a remercié ses équipes pour leur travail. L’agence américaine responsable de Hubble avec l’ESA, espère pousser la durée de vie du télescope pour quelques années encore. Car s’il est vulnérable à ce genre de pannes, tout est pensé pour économiser son potentiel que les contrôleurs de la mission estiment encore élevé. En particulier, des campagnes comparatives pourront être organisées d’ici l’année prochaine entre Hubble et le futur fleuron de l’observation spatiale, le James Webb Space Telescop (JWST)…

Source : https://www.clubic.com/esa/actualite-378258-c-est-reparti-hubble-repare-reprend-ses-observations-de-l-univers.html