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Le Soleil aurait eu des anneaux, comme Saturne, avant d’avoir des planètes

Une équipe de scientifiques soupçonne que le Soleil ait autrefois été entouré d’anneaux, comme ceux de Saturne. Cela expliquerait selon eux pourquoi notre planète n’est pas devenue une super-Terre.

Avant d’être entouré de planètes, le Soleil aurait eu des anneaux, un peu comme Saturne. L’étoile aurait été encerclée de bandes de gaz et de poussière, en tout cas d’après les travaux d’une équipe de scientifiques, publiés dans Nature Astronomy et relayés par l’université Rice le 4 janvier 2022.

« Nous montrons que notre système solaire peut s’être formé à partir d’anneaux de planétésimaux [ndlr : corps solides engendrant des planètes par agglomération de matière] […] plutôt que d’un disque continu », peut-on lire dans ce texte.

Ces anneaux auraient d’ailleurs eu un rôle non négligeable dans la formation de la Terre. Ils lui auraient tout simplement évité de devenir une « super-Terre » (une planète ayant entre 5 et 10 fois la masse de la Terre).

Des « bosses de pression » à l’origine des anneaux ?
Selon ces scientifiques, il s’est forcément passé quelque chose dans le système solaire pour éviter que la Terre ne devienne beaucoup plus grosse. Ce type de planète rocheuse est observé autour d’au moins 30 % d’étoiles comparables au Soleil dans la Voie lactée, souligne l’université Rice.

Le Soleil aurait eu des anneaux, comme Saturne, avant d’avoir des planètes
Représentation des trois anneaux. // Source : Rajdeep Dasgupta
Les auteurs intègrent des sortes de « bosses de pression » dans leur simulation de la formation du système solaire. Elles seraient apparues dans le disque de gaz et de poussières entourant l’étoile encore jeune.

Ce genre de bandes a été vu dans d’autres systèmes stellaires. Ils soupçonnent que ces structures pourraient expliquer l’architecture de notre propre système solaire, et pourquoi nous n’avons pas de super-Terre, pourtant si répandues ailleurs.

Leur modèle aboutit à la création de 3 anneaux aux propriétés différentes, ainsi qu’à des caractéristiques du système solaire comme nous le connaissons : la ceinture d’astéroïdes entre Mars et Jupiter ; les orbites stables de la Terre, de Mars, Vénus et Mercure ; la ceinture de Kuiper, qui contient des comètes et des astéroïdes au-delà de l’orbite de Neptune.

Un scénario différent des autres
Ce scénario de trois anneaux formés autour du Soleil « s’écarte des modèles standard, concèdent les auteurs, qui supposent un disque continu de planétésimaux observés dans les disques autour de jeunes étoiles ». Selon leur hypothèse :

Les planètes telluriques (Mercure, Vénus, Terre, Mars) seraient nées d’un anneau étroit, situé au niveau de la Terre. Cela expliquerait « l’absence de planètes à l’intérieur de l’orbite de Mercure et la faible masse de Mars » ;
Les planètes géantes gazeuses (Jupiter, Saturne) se seraient formées depuis un anneau central épais, au-delà de la ceinture d’astéroïdes.
Puis, lors de la croissance des planètes géantes (Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune), un dernier anneau, le plus externe, se serait formé au-delà de l’orbite actuelle d’Uranus. Cela aurait donné, plus tard, la ceinture de Kuiper.

Par ailleurs, concernant la formation de la Terre, les scientifiques ont remarqué que s’ils retardaient la création de l’anneau central dans leur modèle, cela menait à la formation de planètes de type super-Terre. Ils en concluent que le moment où la bosse de pression correspondante aurait pu se créer a sans doute été décisif pour expliquer à quoi ressemble le système solaire aujourd’hui.

Source : https://www.numerama.com/sciences/816869-le-soleil-aurait-jadis-eu-des-anneaux-comme-saturne.html

Des fluctuations comparables observées sur Jupiter et sur Terre

Pour atteindre Jupiter, il aura fallu à la sonde Juno environ cinq années. Depuis ce monde éloigné, elle renvoie aux astronomes des images qui les aident à mieux comprendre la planète géante et ses quelque 79 lunes. Des images qui, parfois, font étrangement penser à la Terre.

Il y a plus de dix ans maintenant, la sonde Juno était envoyée en direction de Jupiter. Avec pour objectif d’étudier dans le détail, la mystérieuse planète géante. Voilà plus de cinq ans déjà qu’elle renvoie ainsi de précieuses informations aux astronomes. Aujourd’hui, ils partagent avec nous deux clichés qui montrent d’étonnantes ressemblances avec notre bonne vieille Terre.

Rappelons que l’atmosphère de Jupiter est l’un des endroits réputés les plus turbulents de notre Système solaire. Et Juno a d’ailleurs déjà permis aux astronomes de découvrir que la fameuse Grande tache rouge est bien plus profonde qu’ils ne le pensaient, s’étendant jusqu’à 500 kilomètres sous le sommet des nuages. Une preuve de plus de la violence des phénomènes qui secouent l’atmosphère de la planète géante.

Des turbulences semblables à celles de nos océans
Les derniers clichés renvoyés par la sonde Juno zooment sur des caractéristiques de Jupiter qui font étrangement penser à d’autres sur la Terre. Comme ces nuages turbulents, toujours dans l’atmosphère de la géante. C’est Lia Siegelman, une océanographe qui a noté la ressemblance troublante entre ces cyclones joviens et une prolifération de phytoplanctons en mer de Norvège.

Même genre de phénomène pour un autre cliché. Toujours des images de nuages très agités du côté de Jupiter et, cette fois, un phytoplancton qui fleurit, quelque part dans le sud du golfe de Botnie, en mer Baltique. Autant d’images qui permettent aux océanographes d’étudier les grands cyclones et les riches turbulences aux pôles de Jupiter un peu comme les caractéristiques qui se forment dans nos océans, ici, sur Terre.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/jupiter-fluctuations-comparables-observees-jupiter-terre-95660/

Écoutez le son très étrange de Ganymède, la lune de Jupiter

La sonde Juno a enregistré un son unique en son genre : celui qu’on peut entendre près de Ganymède, l’une des lunes de Jupiter.

C’est un son qu’on croirait sorti tout droit d’un vieux film de science-fiction, entre une série de « bip bip » et ce qu’il semble être des rafales de vent. Il s’agit pourtant bien d’un son enregistré dans l’espace : ce que vous entendez dans la vidéo ci-dessous n’est rien d’autre que le bruit de l’activité magnétique de Ganymède, l’une des lunes de Jupiter.

Des bruits enregistrés par la sonde Juno

Le son est assez désagréable à écouter — enfin, on vous laisse être juge et le choisir en sonnerie de téléphone si vous le souhaitez. Mais l’enregistrement en lui-même est historique. Il a été réalisé par la sonde Juno, le 7 juin 2021, lorsque cette dernière est passée à proximité de Ganymède, et a été partagé par la Nasa sur son site et sur YouTube. Juno n’était à ce moment qu’à 1 038 kilomètres de la surface de la lune de Jupiter, son passage le plus proche jamais réalisé.

Source : https://www.numerama.com/sciences/797107-ecoutez-le-son-tres-etrange-de-ganymede-la-lune-de-jupiter.html

Juno révèle les dessous de Jupiter en 3D

La plus grosse planète de notre Système solaire, Jupiter, continue d’intriguer les astronomes qui l’étudient. Grâce à la sonde Juno qui a déjà réalisé 37 passages au-dessus de la géante gazeuse, ils ont désormais une idée de la structure de son atmosphère en trois dimensions.

C’est en 2016 que la sonde spatiale Juno s’est mise en orbite autour de Jupiter, la plus grande planète de notre Système solaire. Pas moins de cinq ans après son lancement. Son objectif : mieux comprendre ce qui se joue sous les nuages de la géante gazeuse. En assemblant les données renvoyées par la sonde depuis plusieurs années maintenant, les chercheurs commencent à dessiner, peu à peu, une image en 3D assez précise du fonctionnement à la fois merveilleux, complexe et violent de son épaisse atmosphère.

Grâce au radiomètre à micro-ondes (MWR) de la sonde Juno, notamment, les astronomes ont accès à des informations précieuses sur le sommet des nuages de la géante gazeuse. Ils peuvent aussi sonder les tourbillons qui les agitent jusqu’à 200 kilomètres sous la surface visible. Parmi ceux-ci, sans doute le plus célèbre d’entre eux, celui qui intrigue les chercheurs depuis au moins deux siècles : la Grande Tache rouge.

Dans le secret de la Grande Tache rouge
Les résultats les plus récents montrent que les cyclones sont plus chauds en altitude que les gaz environnants, avec des densités atmosphériques plus faibles. Les anticyclones — qui tournent dans le sens inverse –, quant à eux, sont au contraire plus froids en altitude. Ces tempêtes se sont aussi révélées beaucoup plus profondes que le pensaient les astronomes. Certaines ne plongent qu’à 100 kilomètres sous les nuages. Mais la Grande Tache rouge semble s’enfoncer jusqu’à 350 kilomètres ! Ces tempêtes s’étendent donc bien au-delà des zones où l’eau se condense et où les nuages se forment. En dessous de la profondeur à laquelle la lumière du Soleil peut réchauffer l’atmosphère de Jupiter.

Pour compléter ces données sur la Grande Tache rouge, tout particulièrement, les astronomes ont cherché à caractériser sa signature gravitationnelle. Une signature qu’ils espéraient détectable du fait de la taille et de la masse colossale de cette immense figure météorologique. Ils ont profité d’un survol à basse altitude de Jupiter par Juno en juillet 2019 pour mesurer depuis la Terre, à une distance de 650 millions de kilomètres, des changements de vitesse aussi faible de 0,01 millimètre par seconde — c’est 100 fois moins que la vitesse d’un escargot et sur une vitesse de la sonde de quelque 209.000 kilomètres par heure. « Une précision stupéfiante », souligne Marzia Parisi, chercheur au JPL (Jet Propulsion Laboratory) de la Nasa, dans un communiqué. Et de quoi aider les chercheurs à donner une limite de 500 kilomètres à la profondeur de la Grande tache rouge.

Des précisions sur les ceintures nuageuses de Jupiter
Ce qui intrigue les astronomes dans l’atmosphère de Jupiter, ce n’est pas seulement cette Grande tache rouge. Ce sont aussi ces ceintures de nuages blancs et ces zones rouges qui s’enroulent littéralement autour de la planète géante. La sonde Juno avait déjà permis de préciser que les vents puissants qui se déplacent dans des directions opposées entre ces bandes s’enfonçaient jusqu’à environ 3.200 kilomètres. Et cette fois, les données recueillies par le MWR montrent que de l’ammoniac monte et descend dans l’atmosphère de Jupiter de manière étonnamment alignée avec ces courants-jets. De quoi peut-être éclairer le mécanisme à l’origine de leur formation.

« Nous avons trouvé des cellules de circulation dans les hémisphères nord et sud qui sont de nature similaire aux « cellules de Ferrel » qui contrôlent une grande partie de notre climat ici sur Terre, explique Keren Duer, auteur de l’un des articles récents sur l’atmosphère de Jupiter. Sur Terre, il y a une cellule de Ferrel par hémisphère. Sur Jupiter, il y en a huit. Chacune est au moins 30 fois plus grande ! »

Les données montrent également que ces ceintures nuageuses et ces zones relativement sans nuages subissent une transition à environ 65 kilomètres sous les nuages d’eau. À faible profondeur, elles sont plus lumineuses dans le domaine des micro-ondes que les zones voisines. Mais à des niveaux plus profonds, c’est le contraire. Un peu comme ce qu’on observe du côté de nos océans. D’où le nom donné à ce niveau de Jovicline, par analogie avec la thermocline terrestre — l’endroit où la température de l’eau bascule brusquement.

Des tempêtes polaires persistantes
Dernières figures explorées par les astronomes, les tempêtes polaires que Juno avait elle-même déjà découvertes. Huit disposées en forme d’octogone du côté du pôle nord de Jupiter. Cinq formant un pentagone au-dessus de son pôle sud. Le Jovian Infrared Auroral Mapper (Jiram) de la sonde a permis de déterminer que ces phénomènes atmosphériques sont extrêmement résistants et stationnaires.

« Ses cyclones oscillent autour d’une position d’équilibre, explique Alessandro Mura, chercheur à l’Institut national d’astrophysique de Rome (Italie). Le comportement de ces oscillations lentes suggère que ces cyclones ont des racines profondes ». Les données du Jiram indiquent également que, comme les ouragans sur Terre, ces cyclones ont tendance à vouloir se déplacer vers les pôles. Mais que les cyclones situés au centre de chaque pôle les repoussent.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/jupiter-juno-revele-dessous-jupiter-3d-94534/

Qui est Lucy, la sonde spatiale qui va décoller samedi pour un long voyage ?

Le 16 octobre, la Nasa lancera sa sonde Lucy qui se dirigera vers les astéroïdes troyens de Jupiter, corps célestes gravitant autour du Soleil sur la même orbite que celle de la géante gazeuse. Lucy, opérationnelle jusqu’en 2033, réalisera plusieurs missions d’étude concernant les astéroïdes.

La Nasa se lance dans la conquête des astéroïdes troyens de Jupiter. L’agence spatiale lancera le 16 octobre une sonde à destination de ces corps célestes situés aux abords de l’orbite de la géante gazeuse. Dénommée Lucy, l’appareil voyagera pendant six ans avant d’effectuer la majorité de ses observations entre 2027 et 2033. Lucy se consacrera à l’étude de ces astéroïdes, afin de déterminer leurs origines et de confirmer ou invalider le modèle de Nice, expliquant la disparité des corps célestes à l’origine de la formation du Système solaire.

Lucy ou l’origine du Système solaire
Le projet d’étude des astéroïdes troyens remonte à plusieurs années. Les planétologues américains Harold Levison et Cathy Olkin, du SwRI (Southwest Research Institute) dans le Colorado, sont à l’origine de l’élaboration de la sonde Lucy en 2010. Ambitieux, le projet est alors intégré en 2014 au programme d’exploration du Système solaire lancé en 1992 par la Nasa, Discovery. Après des années de recherches, la sonde commence à être construite en 2019, durant deux ans. Lucy devrait effectuer des relevés précis des corps troyens grâce à ses instruments de précision : une caméra haute résolution nommée L’LORRI (pour Lucy’s LOng Range Reconnaissance Imager), une autre caméra servant à la navigation, la TTCam et deux spectromètres, le premier permettant de dresser une imagerie dans le spectre du proche infrarouge (L’Raph) et l’autre étant un spectromètre infrarouge appelé L’TES (pour Lucy’s Thermal Emission Spectrometer).

Cette pléthore d’instruments offrira à Lucy et aux chercheurs du Southwest Research Institute une opportunité d’en apprendre plus sur ces astéroïdes encore inexplorés. Durant leurs survols, la sonde relèvera divers éléments détaillant la composition des corps, leurs structures ou encore leurs masses, avec pour objectif de réaliser une véritable étude sur l’évolution du Système solaire et les interactions passées avec ses différents objets célestes.

Après son lancement, Lucy va profiter de l’assistance gravitationnelle de la Terre à deux reprises avant de se diriger vers les Points de Lagrange L4 et L5, où se situent les systèmes d’astéroïdes (Troyens L4 et Troyens L5) que la sonde étudiera. Car ces corps célestes, gravitant dans l’orbite de Jupiter, la précédant ou la suivant de 60°, pourraient être l’une des clés de compréhension de la formation du Système solaire.

Le modèle de Nice à l’épreuve
Lucy se concentrera sur six astéroïdes : le système double (617) Patrocle et Ménétios, (15094) Polymèle, (3548) Eurybate, (11351) Leucos, (21900) Oros. Ces astéroïdes permettront de remonter aux origines du Système solaire, car ayant subi l’influence gravitationnelle des planètes lors de la naissance du Système solaire actuel. Le modèle de Nice, détaillé dans une étude publiée en 2005 dans la revue Nature, dispose de la théorie suivante : longtemps après la dissipation du disque protoplanétaire, les géantes gazeuses (Jupiter, Saturne, Neptune et Uranus) se seraient progressivement éloignées du Soleil pour rejoindre leurs orbites actuelles, provoquant ainsi des perturbations dans l’orbite de corps plus légers et l’agrégation de systèmes tels que les troyens L4 et L5, le nuage d’Oort ou encore la ceinture de Kuiper.

La petite sonde de la Nasa et du Southwest Research Institute pourra-t-elle confirmer ou infirmer l’une des théories des plus populaires sur la formation du Système solaire ? Réponse à la fin de la mission de Lucy planifiée par l’agence spatiale américaine, en 2033.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/lucy-lucy-sonde-spatiale-va-decoller-samedi-long-voyage-93826/

Une planète comme Jupiter survivrait à l’explosion du Soleil, selon une étude

Selon des chercheurs, toutes les planètes géantes gazeuses pourraient survivre à l’explosion de leur étoile hôte

Des scientifiques ont mené une étude pour tenter de découvrir ce qui restera de notre système une fois que le Soleil sera mort. Rien de très réjouissant jusque-là. Mais attendez un peu, car les résultats, publiés ce mercredi dans la revue scientifique Nature, sont concluants. En effet, les chercheurs ont prouvé qu’une planète géante gazeuse, dont la taille est similaire à Jupiter, avait déjà survécu à la mort de son étoile hôte, rapporte Le Huffington Post.

Cette planète baptisée MOA-2010-BLG477Lb avait été découverte en 2010 grâce à une technique de « microlentille gravitationnelle », sensible aux planètes froides. Joshua Blackman et ses collègues ont ainsi pu déterminer que la planète et son étoile hôte s’étaient formées conjointement, mais que la première avait survécu à la mort de la deuxième.

Tout ne disparaîtra pas
En réalité, l’étoile hôte de la planète géante gazeuse est une naine blanche. Lorsqu’une étoile a consommé tout son carburant dans son noyau, à savoir l’hydrogène, elle grossit et dévore tout autour d’elle. Puis, elle rétrécit jusqu’à devenir une structure ultra-dense : une naine-blanche. Ce qui est donc rare ici c’est que la géante gazeuse a survécu à l’explosion de son étoile, sur une orbite assez proche.

La planète se trouve en effet à environ 2,8 unités astronomiques (UA) de son étoile hôte. En général, la distance orbitaire est de 5 à 6 UA. Jupiter se trouve, par exemple, à 5,2 UA de notre Soleil. Cette étude démontre donc que des planètes géantes gazeuses peuvent survivre à la dégénérescence de leur étoile hôte. Mais aussi, et surtout, que tout ne disparaît donc pas dans notre système après la dégénérescence de notre propre étoile.

Source : https://www.20minutes.fr/sciences/3148367-20211014-planete-comme-jupiter-survivrait-explosion-soleil-selon-etude

Les vents s’accélèrent sur les bords de la Grande Tache rouge de Jupiter

C’est la plus grande tempête de notre Système solaire. La Grande Tache rouge. Des astronomes nous apprennent aujourd’hui que ses vents — au moins ceux situés à sa limite — sont en train de s’accélérer.

La Grande Tache rouge, c’est une figure presque légendaire de Jupiter. Son signe distinctif. Un gigantesque anticyclone qui s’étend dans l’atmosphère de la planète géante sur plus de 15.000 kilomètres de long et près de 12.000 kilomètres de large. C’est donc un peu plus que la taille de notre propre Terre ! Et les vents y sont réputés souffler à des vitesses folles, supérieures à 640 kilomètres par heure.

Mais aujourd’hui, des astronomes de l’université de Californie à Berkeley (États-Unis) rapportent que la vitesse moyenne des vents juste à l’intérieur des limites de la Grade Tache rouge a augmenté de 8 % entre 2009 et 2020. Alors même que dans la région centrale de l’anticyclone, les vents soufflent beaucoup plus tranquillement.

Ce résultat, les chercheurs l’ont obtenu grâce à la couverture temporelle — plus de 30 ans maintenant — et à la résolution spatiale — l’engin peut distinguer, sur Jupiter, des caractéristiques ne mesurant que 170 kilomètres de diamètre — du télescope spatial Hubble. Et à un logiciel qui a permis de suivre des centaines de milliers de vecteurs vents à chaque fois que Hubble observait la plus grande planète du Système solaire. « Le télescope spatial est le seul capable de capturer les vents de Jupiter avec autant de détails », raconte Amy Simon, du Goddard Space Flight Center de la Nasa, dans un communiqué de l’ESA. L’évolution dont il est question ici reste en effet faible. Moins de 2,5 kilomètres par heure et par année terrestre.

Comprendre la physique de la Grande Tache rouge
Les astronomes doivent maintenant s’atteler à comprendre ce que signifie cette augmentation de la vitesse des vents. Une tâche plus ardue, car Hubble ne peut pas bien voir les dessous de l’anticyclone. Mais les chercheurs sont enthousiastes. « C’est une pièce intéressante du puzzle qui peut nous aider à comprendre ce qui alimente la Grande Tache rouge et comment elle maintient son énergie. »

Rappelons que celle-ci intrigue les astronomes depuis les années 1870. Depuis, ils ont compris qu’elle présentait une structure en gâteau de mariage. Plusieurs étages avec des nuages hauts au centre qui tombent en cascade sur les extérieurs. Les chercheurs ont aussi noté que la Grande Tache rouge de Jupiter diminuait en taille et qu’elle devenait plus circulaire avec le temps.

Sur d’autres planètes, comme sur Neptune, les astronomes notent que les tempêtes ont tendance à disparaître en seulement quelques années. La Grande Tache rouge fait donc figure d’exception. Mais ces derniers travaux devraient aider les scientifiques à élucider les mécanismes physiques qui permettent de former et d’entretenir de telles tempêtes sur les planètes du Système solaire.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/jupiter-vents-accelerent-bords-grande-tache-rouge-jupiter-93820/

Les deux soirs où il faut absolument observer Jupiter !

Le 29 août et le 5 septembre 2021, la planète Jupiter se montre sous son meilleur jour. En l’observant à la lunette ou au télescope à ces deux dates, il est possible de voir transiter deux de ses satellites devant sa surface nuageuse, suivis de leur ombre, en même temps que la Grande Tache rouge se montre.
Le 29 août a lieu l’une des plus belles configurations des satellites de Jupiter pour cette opposition 2021. À 21 h 43 TU (23 h 43, heure légale française), Io émerge de l’ombre de Jupiter au moment où Ganymède commence à passer devant le disque de la planète. Europe est déjà bien installé à l’avant-plan de Jupiter et projette déjà son ombre sur ses nuages.

Alors qu’Europe quitte l’avant-plan de Jupiter à 22 h 47 TU, l’ombre de Ganymède, plus large, s’installe au côté opposé.

À ce moment-là, l’ombre d’Europe est toujours visible et le reste jusqu’à 23h17 TU.

Ces ombres très contrastées sont discernables même dans un petit instrument de 60 mm de diamètre avec un grossissement de 100x. En utilisant des télescopes de 200 mm et plus, la taille apparente des satellites est perceptible. Avec des télescopes de 250 à 300 mm, on parvient même à voir des nuances sur les satellites les plus contrastés comme Ganymède et Io. Sur Europe, c’est plus difficile.

On profite également ce soir-là de la présence de la Grande Tache rouge qui franchit le méridien central de la planète vers 22h35 TU et se trouve juste au sud de Ganymède (au-dessus sur les images inversées des instruments d’astronomie). Certains satellites sont parfois discrets quand ls passent devant la planète, mais ce n’est pas le cas de Ganymède. Sa surface est suffisamment sombre pour qu’il se détache bien.

Cession de rattrapage le 5 septembre
Si la météo ne se prête pas à cette observation, rendez-vous le 5 septembre. Ce soir-là, à 22h09 TU, Europe commence à passer devant Jupiter. À 22h59 TU, c’est au tour de son ombre. Le phénomène est classique. Notez néanmoins que la Grande Tache rouge se trouve juste sous l’ombre d’Europe. C’est à 23h38 TU que le tableau commence à devenir franchement intéressant. Io émerge de l’ombre de Jupiter non loin de Ganymède, qui lui est en train de se rapprocher de la planète géante.

Les deux satellites se croisent à seulement 5’’ à 23h54 TU. Le clou du spectacle a lieu le 6 septembre, à 1h TU.

Europe émerge au limbe de Jupiter pendant que Ganymède entre de l’autre côté. Les deux satellites forment alors pendant un instant comme deux oreilles minuscules à la planète géante. À 1h52 TU, l’ombre d’Europe quitte Jupiter et celle de Ganymède arrive à son tour à 2h41 TU. Mais Jupiter est déjà trop basse pour être observée dans de bonnes conditions. Ces deux rendez-vous sont les plus beaux pour les observateurs situés en Europe.

Le grand rendez-vous passé… du 15 août
Les observateurs situés à des longitudes plus orientales ont bénéficié d’une configuration encore plus spectaculaire. Le 15 août 2021, ils ont pu suivre un passage simultané de Ganymède et d’Europe devant Jupiter, assorti d’une éclipse du second par le premier. Notez la présence en plus de Callisto et de Io sur la première image de la séquence. Il est rarissime de voir les quatre satellites ainsi groupés autour de la planète. L’amateur philippin Christopher Go a pris une série de photos incroyables à cette occasion.

Source : https://www.cieletespace.fr/actualites/les-deux-soirs-ou-il-faut-absolument-observer-jupiter

COMMENT PHOTOGRAPHIER LES PLANÈTES AVEC UN PETIT TÉLESCOPE

Réaliser de belles images avec un petit télescope ? C’est possible ! Rencontre avec James Dias, un astronome amateur qui aime les défis.

La tête dans les étoiles :
À 53 ans, James Dias (sa page Facebook) regarde toujours le ciel avec des yeux d’enfant. Lui qui petit voulait devenir astronome ou astronaute a gardé intact son émerveillement pour l’espace. Il y a un peu plus de deux ans, il a décidé de se lancer dans la photographie du ciel nocturne sans se ruiner. Une démarche courageuse, sachant qu’il habite dans le centre-ville de Toulon et ne peut observer que d’une fenêtre la plupart du temps !

La plupart des astronomes vous diront qu’un gros télescope installé dans un site dégagé est indispensable en astrophotographie. En particulier pour l’imagerie planétaire, domaine très exigeant qui demande un instrument parfaitement réglé et une atmosphère calme.

Patience et apprentissage :
Quand on regarde les clichés réalisés par James Dias, on ne peut s’empêcher de penser à la formule attribuée à l’écrivain américain Mark Twain : « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait ». L’astronome toulonnais est en effet passé maître dans l’art de photographier Saturne, Jupiter ou encore la Lune depuis sa fenêtre.

Il nous explique sa démarche : ” Je voulais un télescope principalement dédié à l’observation planétaire, avec une optique performante. J’ai opté pour un petit Maksutov-Cassegrain, un Celestron 127 SLT Nexstar Goto (589 euros). Ayant découvert les images planétaires d’autres astronomes amateurs, j’ai eu envie de m’y mettre. Après quelques lectures et visionnages de tutoriels (ceux de La Chaîne Astro par exemple), j’ai acheté une caméra ZWO ASI 290 MC couleur non refroidie (360 euros), un filtre IR-UV Cut Baader (59 euros) ainsi qu’un correcteur de dispersion atmosphérique ADC ZWO (140 euros). Pour traiter mes images, j’ai choisi AutoStakkert, très simple à mettre en œuvre pour faire le tri des bonnes images puis les empiler. Le résultat final est ensuite optimisé avec le logiciel Astrosurface “.

Les clichés obtenus prouvent que James Dias a réussi son pari. De quoi donner des idées à ceux qui voudraient se lancer dans la photographie planétaire !

Source : https://blogs.futura-sciences.com/feldmann/2021/08/19/on-peut-photographier-les-planetes-avec-un-petit-telescope/

Un astronome amateur découvre une nouvelle lune de Jupiter

Avec plus de 70 lunes officiellement reconnues, Jupiter est une planète géante bien entourée. Cependant, cela n’empêche pas pour autant les astronomes de continuer d’en découvrir, y compris des astronomes amateurs. En effet, l’astronome amateur qui a retrouvé l’année dernière quatre lunes joviennes perdues de vue est devenu le premier amateur à découvrir un satellite naturel jusqu’alors inconnu. Kai Ly a signalé la découverte à la Minor Planet Mailing List le 30 juin et l’a soumise pour publication en tant que Minor Planet Electronic Circular.

La quête de Ly était la continuité de l’identification antérieure d’images de lunes joviennes récemment découvertes, notamment Valetudo, Ersa et Pandia, lors de l’examen des données prises en 2003 avec le télescope Canada-France-Hawaii (CFHT) de 3,6 mètres. David Jewitt et Scott Sheppard (Université d’Hawaï) avaient dirigé un groupe qui a utilisé ces images pour découvrir 23 nouvelles lunes. Les images restaient disponibles en ligne et Ly a pensé que davantage de lunes non découvertes pourraient se cacher dans l’ensemble de données de 2003.

Une traque patiente et minutieuse
Après avoir planifié ses recherches en mai, Ly a commencé début juin à examiner des images prises en février 2003, lorsque Jupiter était en opposition et que ses lunes étaient les plus brillantes. Les astronomes ont examiné trois images couvrant la même région du ciel à différents moments dans la nuit du 24 février et ont trouvé trois satellites naturels potentiels se déplaçant à 13 à 21 secondes d’arc par heure pendant la nuit. Ly n’a pas pu retrouver deux des lunes potentielles sur d’autres nuits, mais a trouvé la troisième, temporairement désignée EJc0061, sur des observations du 25 au 27 février et sur des images prises avec le télescope Subaru les 5 et 6 février. Cela a établi un 22 jour d’arc, qui suggérait que l’objet était lié à Jupiter.

Ly disposait donc de suffisamment d’informations pour tracer l’orbite de la lune sur des images d’observation du 12 mars au 30 avril. « À partir de là, la qualité de l’orbite et des éphémérides était suffisamment décente pour que je puisse commencer à rechercher des observations au-delà de 2003 », explique Ly. Son équipe et lui ont trouvé la lune près de sa position prévue dans des images ultérieures des observatoires interaméricain de Subaru, CFHT et Cerro Tololo prises jusqu’au début de 2018. La lune varie en magnitude de 23.2 à 23.5.

Le résultat final était un arc de 76 observations sur 15.26 ans (5574 jours), suffisant pour que Ly considère son orbite bien sécurisée pendant des décennies. Les données traquent la lune — provisoirement désignée S/2003 J 24 en attente de publication — à travers près de huit orbites de Jupiter de 1.9 an, indique David Tholen (Université d’Hawaï), plus que suffisant pour montrer qu’il s’agit d’une lune. Tholen n’a pas vérifié les images, mais dit que les preuves semblent solides : « Il serait presque impossible pour les artefacts de s’adapter à une orbite jovicentrique sur autant de nuits différentes en utilisant différentes caméras ».

Une lune appartenant au groupe de Carme
« Je suis fier de dire que c’est la première lune planétaire découverte par un astronome amateur ! », déclare Ly. Mais, admettent-ils, « il s’agit juste d’un membre typique du groupe Carme rétrograde ». Ce groupe comprend 22 autres petites lunes en orbite autour de Jupiter dans le sens inverse de sa rotation avec des périodes d’environ deux ans. Leurs orbites sont suffisamment similaires pour suggérer qu’elles étaient toutes des fragments d’un seul impact. Ce sont probablement des morceaux de Carme, le premier du groupe à être découvert et avec 45 kilomètres de diamètre, de loin le plus grand.

De telles petites lunes rétrogrades joviennes peuvent se trouver en encore plus grand nombre. L’année dernière, Edward Ashton, Matthew Beaudoin et Brett J. Gladman (Université de la Colombie-Britannique, Canada) ont repéré quelque quatre douzaines d’objets de 800 mètres de diamètre, qui semblaient être en orbite autour de Jupiter. Ils ne les ont pas suivis assez longtemps pour prouver que les objets étaient des lunes joviennes, mais à partir de leurs observations préliminaires, ils ont suggéré que Jupiter pourrait avoir quelque 600 satellites d’au moins 800 mètres de diamètre. Le développement de télescopes plus grands et plus sensibles fera de la place pour de nouvelles découvertes.

Source : https://trustmyscience.com/astronome-amateur-decouvre-nouvelle-lune-jupiter/