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Des scientifiques chinois ont créé une « Lune artificielle »

Le rapport entre la Lune et une grenouille, ce sont des chercheurs chinois qui nous proposent aujourd’hui de le faire. En imaginant une « Lune artificielle » destinée à simuler un environnement à faible gravité pour préparer les futures missions. Le tout inspiré d’une expérience qui avait placé une grenouille en lévitation il y a plus de 20 ans maintenant.

Sur la Lune, on se sent six fois plus léger que sur Terre. Une faible gravité qui peut poser des problèmes techniques notamment aux missions qui prévoient de s’y installer sur le long terme. C’est pourquoi des chercheurs chinois ont décidé de construire sur Terre, dans une chambre à vide… une « Lune artificielle » !

L’idée leur est venue d’une expérience menée il y a quelques années — et qui a valu un prix IgNobel à son auteur — sur une grenouille. Une expérience qui avait permis de la faire léviter en utilisant des aimants. Grâce à un phénomène connu des physiciens sous le nom de lévitation diamagnétique. Qui veut que l’application d’un champ magnétique suffisamment puissant permette de forcer tous les minuscules champs magnétiques créés par les atomes qui constituent un objet dans une même direction. Et de vaincre ainsi la gravité.

Pour soutenir l’exploration spatiale
Les chercheurs chinois espèrent ainsi simuler la faible gravité lunaire grâce à de puissants champs magnétiques appliqués à l’intérieur d’une chambre à vide de 60 centimètres de diamètre. Le tout aussi longtemps que les essais sur les matériaux candidats à un voyage sur la Lune le demanderont. Sachant que les tests de fluage — qui déterminent à quel point un matériau se déforme sous une température et une contrainte constantes –, par exemple, peuvent prendre plusieurs jours.

La chambre sera remplie de roches et de poussières, pour imiter la surface lunaire. Et les chercheurs attendent qu’elle les aide à tester toutes sortes de technologies. Une manière de résoudre des problèmes techniques qui pourraient, sinon, coûter cher aux futures missions sur la Lune. Mais aussi de se faire une idée un peu plus précise de la viabilité d’une base humaine sur notre satellite naturel.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/lune-scientifiques-chinois-ont-cree-lune-artificielle-96135/

La présence d’eau sur la Lune confirmée par une mission chinoise à sa surface

Alors que la présence d’eau sur la Lune avait déjà été confirmée par des observations orbitales et des analyses d’échantillons, une mesure in situ s’ajoute aujourd’hui à la liste des preuves. Restera à préciser la nature exacte et l’origine de cette eau.

Il y a de l’eau sur la Lune. Ils sont peu nombreux ceux qui en doutent encore aujourd’hui tant les observations orbitales et les analyses d’échantillons semblent en apporter la preuve. Fin 2020, la Nasa a même confirmé la présence de molécules d’eau (H20) à la surface de notre satellite. Pourtant, aucune mesure in situ n’avait jamais encore pu être réalisée. Mais il faut parler au passé parce que c’est désormais chose faite. Grâce à l’atterrisseur chinois Chang’e 5.

En décembre 2020, il s’était posé sur la Lune, au nord de l’océan des Tempêtes. Sur l’un des basaltes les plus jeunes — le site date tout de même de quelque deux milliards d’années — de notre satellite. Avec pour objectif principal de prélever des échantillons et de les ramener vers la Terre. Mais avant cela, il a eu le temps de pointer son spectromètre minéralogique lunaire (LMS) sur le régolithe environnant.

Des résultats précieux, mais à préciser
C’est cet instrument qui a permis de déterminer la teneur en eau des roches situées dans le champ de vision de l’atterrisseur. Grâce à des mesures de réflectance spectrale, les chercheurs ont pu calculer que, dans certaines zones, le régolithe peut contenir jusqu’à 120 parties par million (ppm) d’eau — sous forme d’hydroxyle (OH) ou de molécules d’eau. Alors qu’une roche qu’ils ont également analysée, elle, en contenait légèrement plus. Près de 180 ppm.

Les chercheurs expliquent que l’hydrogène nécessaire à la formation d’eau a pu être apporté là par le vent solaire. La roche, elle, pourrait bien provenir d’une unité basaltique plus ancienne et avoir été éjectée là. Sa teneur relativement élevée en eau suggère une source cachée sous la surface. Et si les analyses ne permettent pas de discriminer OH et H2O, elles restent en cohérence avec les analyses préliminaires des échantillons rapportés par Chang’e 5.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/lune-presence-eau-lune-confirmee-mission-chinoise-surface-95999/

Le « cube étrange » trouvé sur la Lune par Yutu 2 était un caillou, bien sûr

Le rover chinois Yutu 2, qui arpente la face cachée de la Lune, avait repéré une étrange forme qui ressemblait à un « cube ». Depuis, le robot s’en est approché pour découvrir qu’il s’agit en fait… d’une roche.

Le mystère du « cube » repéré sur la Lune par le rover Yutu 2 à la fin de l’année 2021 est résolu. Sans surprise, cette forme étrange n’est rien d’autre… qu’une roche. L’objet intrigant avait été trouvé lors du 36e jour lunaire de la mission de l’astromobile, à environ 80 mètres dans la direction du nord. Depuis, le robot a roulé vers cette forme. Le délai pour qu’il approche de la structure était estimé à entre deux et trois mois.

Un effet de perspective, d’ombre et de lumière

Comme l’a repéré Business Insider le 8 janvier 2022, une photo plus récente de cette cible a été diffusée par un site qui est affilié à l’Administration spatiale chinoise (CNSA). La publication indique que la forme, qui avait été surnommée « Maison mystère » par l’agence, n’est qu’un caillou. Sa forme cubique était un effet de perspective, de lumière et d’ombre — comme on pouvait s’y attendre.

Avec un peu d’imagination, on peut voir dans la forme de ce caillou un lapin. C’est plutôt amusant, puisque c’est aussi le nom du rover. Le nom de Yutu signifie littéralement « Lapin de jade ».

Yutu 2 s’est posé sur la Lune en janvier 2019, dans le cadre de la mission chinoise Chang’e 4. Depuis son atterrissage (le premier réussi sur la face cachée de l’astre, celle qui ne fait jamais face à notre planète), l’explorateur a une longévité impressionnante. À l’origine, il ne devait fonctionner que trois mois. Deux années après ses premiers tours de roue sur la Lune, il continue de l’arpenter et de faire des découvertes.

Yutu 2 a roulé plus d’un kilomètre sur la Lune

Le rover a désormais parcouru 1 003,9 mètres sur la Lune, soit plus que le seuil symbolique du kilomètre. La carte suivante permet de voir l’itinéraire de Yutu 2, qui se dirige vers le nord-ouest. Comme le mentionne Kaynouky, un internaute qui suit de près l’actualité du programme spatial chinois sur Twitter, « le rocher se situe juste devant le grand cratère que vous voyez à la verticale au-dessus de la position actuelle du rover ».

Le « cube » n’était pas la première trouvaille étonnante de l’astromobile. En septembre 2019, Yutu 2 avait distingué une sorte de gel, à l’éclat mystérieux, sur la face cachée de la Lune. Finalement, il s’était avéré que le rover avait tout simplement repéré… de la roche lunaire — plus précisément, une brèche d’impact.

Source : https://www.numerama.com/sciences/813839-le-cube-etrange-trouve-sur-la-lune-par-yutu-2-etait-un-caillou-bien-sur.html

À quoi va ressembler la Lune tout au long de l’année 2022 ?

Grâce à une jolie visualisation de la Nasa, vous pouvez anticiper de quoi aura l’air la Lune chaque jour de l’année 2022. Par exemple, découvrez dans quelle phase elle sera le jour de votre anniversaire.

Vous avez envie de savoir à quoi va ressembler la Lune le jour de votre anniversaire en 2022 ? Le jour de l’anniversaire de votre chat ? Ou n’importe quel autre jour ? La Nasa vous permet de le découvrir dans une vidéo, diffusée sur Twitter le premier jour de l’année.

Il existe en fait deux versions de cette vidéo : la première permet de voir de quoi la Lune aura l’air vue depuis l’hémisphère nord (où se trouve la France métropolitaine), tandis que la deuxième est valable pour les observateurs et observatrices de l’hémisphère sud.

Outre l’apparence de la face visible de l’astre, la visualisation fait apparaître des graphiques, indiquant la distance de l’objet ou sa position par rapport à notre planète.

Observez la libration lunaire : qu’est-ce que c’est ?

En regardant ces images, vous aurez peut-être l’impression de voir la Lune trembloter ou se balancer. Cette lente oscillation du satellite, telle qu’on la perçoit de la Terre, porte le nom de libration. Ce phénomène est notamment lié au fait que l’orbite de la Lune autour de la Terre n’est pas parfaitement circulaire : la distance de la Lune à la Terre change, et sa vitesse sur son orbite varie. Par contre, la rotation de la Lune sur son propre axe (sur elle-même) ne change pas.

On observe ainsi deux mouvements apparents différents de libration :

La libration en longitude, qui permet parfois de voir un peu plus du côté ouest ou est de la Lune (un peu comme si la Lune disait « non » de la tête),La libration en latitude, qui permet parfois de voir un peu plus de l’hémisphère nord ou sud de la Lune (comme si elle disait « oui » en hochant la tête).

Par ailleurs, vous constaterez aussi que la Lune donne l’impression de se balancer d’avant en arrière, comme un métronome. Ce mouvement apparent est en grande partie dû à l’inclinaison de la Terre (notre planète est inclinée de 23,5 degrés sur son axe de rotation, c’est d’ailleurs cela qui est à l’origine des saisons).

Enfin, peut-être avez vous remarqué un autre changement de l’apparence de la Lune, dans cette vidéo : elle semble parfois devenir légèrement plus grosse, et d’autres fois légèrement plus petite. À nouveau, c’est lié à notre perspective sur Terre, car évidemment la Lune n’est pas véritablement en train de grossir ou de rapetisser. Ce phénomène, parfois décrit à tort comme une « super Lune » ou une « micro Lune » quand il coïncide avec la pleine Lune, s’explique par le fait que la Lune passe à son périgée (à environ 363 300 kilomètres de la Terre) ou à son apogée (à environ 405 500 kilomètres de nous).

Si vous voulez voir directement quelle sera l’apparence de la Lune un jour précis en 2022, sans le chercher dans la vidéo, vous pouvez utiliser ce site (en anglais). Entrez la date de votre choix et cliquez sur l’image pour obtenir encore plus de détails.

Source : https://www.numerama.com/sciences/811523-a-quoi-va-ressembler-la-lune-tout-au-long-de-lannee-2022.html

Le Soleil et la Lune influenceraient (un peu) les comportements des êtres vivants

La Lune et le Soleil se meuvent dans l’espace suivant une chorégraphie bien travaillée. Et faisant varier les forces gravitationnelles qui s’exercent sur la Terre. Ces marées gravimétriques sont-elles suffisamment fortes pour influencer les comportements ou au moins, les rythmes des activités biologiques ? Oui, répondent aujourd’hui des chercheurs.

Depuis la nuit des temps, la croyance populaire raconte que nos comportements sont influencés par les phases de la Lune. La légende du loup-garou. Mais les études scientifiques menées sur ce thème n’ont jamais pu montrer d’effets flagrants. Jamais. Jusqu’à aujourd’hui, peut-être… Car une équipe internationale présente des résultats troublants. Ils suggèrent que les rythmes des activités — si ce ne sont pas les comportements à proprement parler — de tous les organismes biologiques — tant animaux que végétaux — pourraient être étroitement liés aux marées gravimétriques. Comprenez, à la mécanique orbitale du système Soleil-Terre-Lune

Les chercheurs ont par exemple travaillé sur le comportement de petits crustacés qui vivent sur nos côtes depuis au moins 300 millions d’années. Dans la nature, ces animaux évoluent dans les eaux selon un rythme d’environ 12,4 heures. En lien avec la dynamique luni-solaire. Or en laboratoire, les autres conditions étant contrôlées, ce rythme semble vouloir persister.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/influence-gravitationnelle-soleil-lune-influenceraient-un-peu-comportements-etres-vivants-95891/

La Lune en rapprochement avec Spica

Localisez la Lune au-dessus de l’horizon sud, vers 5 h 45 TU.

En dessous de celle-ci, vous trouverez l’étoile Spica, l’astre le plus brillant de la constellation de la Vierge.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/ephemerides/etoile-lune-rapprochement-spica-8171/

Des drones en suspension électrostatique pour explorer la Lune

Les drones ont le vent en poupe sur Terre alors pourquoi pas sur d’autres planètes où ils pourraient servir en grand nombre pour une exploration massive et efficace ? Problème, il n’y a pas vraiment d’atmosphère sur la Lune et encore moins sur des astéroïdes comme Psyché ou Cérès. Des ingénieurs du MIT planchent pourtant sur des drones qui y seraient en lévitation électrostatique.

Le retour de la noosphère sur la Une lune avec un « L » minuscule est le satellite d’une planète. Par exemple Phobos et Deimos sont les deux lunes de la planète Mars.
La Lune
La Lune avec un « L » majuscule est l’unique satellite naturel de la Terre ; elle résulte sans doute d’une collision il y a 4,4… » data-image= »https://cdn.futura-sciences.com/buildsv6/images/midioriginal/c/7/8/c785911d64_50034415_lune-05.jpg » data-url= »/sciences/definitions/univers-lune-2550/ » data-more= »Lire la suite » style= »box-sizing: border-box; color: rgb(80, 193, 217); transition: all 0.2s ease-in-out 0s; text-decoration: underline; position: relative; cursor: pointer; font-weight: 400; display: inline; font-family: « Proxima Nova », « Helvetica Neue », Helvetica, Arial, sans-serif; font-size: 18px; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-align: start; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; background-color: rgb(255, 255, 255); »>Lune est imminent avec la mission Artemis. Mais on peut raisonnablement penser que des Homo sapiens ne fouleront pas le régolite lunaire avant 2025. Entretemps, il est probable que des missions robotisées vont se multiplier sur la surface de notre satellite. Nous disposons certes déjà d’une remarquable connaissance de la surface de la Lune grâce à la résolution des images de la sonde LRO (Lunar Reconnaissance Orbiter) qui est en effet inférieure au mètre. Mais d’innombrables surprises sont peut-être cachées dans ces images et nécessiteraient pour en prendre toute la mesure de pouvoir examiner directement à la surface de la Lune des lieux sur lesquels LRO aurait attiré l’attention.

Des technosignatures E.T. et une planétologie exotique ?

Pour s’en convaincre et pour rêver un peu, rappelons qu’il y a presque une décennie, le célèbre physicien Paul Davies avait proposé dans un article publié en 2013, Searching for alien artifacts on the moon, d’enrôler des internautes pour chercher dans les images de LRO des technosignatures éventuelles d’explorateurs extraterrestres ayant laissé, peut-être, l’équivalent du Le monolithe naturel ou taillé
Le monolithe est parfois naturel (comme en… » data-image= »https://cdn.futura-sciences.com/buildsv6/images/midioriginal/a/9/8/a983fa4563_50037475_437px-p1020407-paris-viii-place-de-la-concorde-obelisque-rwk-02jpg.jpg » data-url= »/maison/definitions/maison-monolithe-10780/ » data-more= »Lire la suite » style= »box-sizing: border-box; color: rgb(80, 193, 217); transition: all 0.2s ease-in-out 0s; text-decoration: underline; position: relative; cursor: pointer; font-weight: 400; display: inline; »>monolithe noir de 2001:l’Odyssée de l’espace. Davies et son étudiant de l’époque, Robert Wagner, renouvelaient en fait un concept déjà exploré par un radioastronome ukrainien membre de Seti, Alexey Arkhipov, en complément des tentatives pour détecter des traces de civilisations extraterrestres en train de construire des stations spatiales ou qui se signaleraient par l’éclairage de leurs villes.

Il s’agissait donc de chercher plus généralement sur la Lune des restes de civilisations extraterrestres, comme des édifices et des mines, laissés il y a peut-être des millions d’années par une mission d’exploration de notre Planète bleue.

En effet, il est complètement improbable que le développement de l’humanité coïncide à seulement quelques milliers d’années près avec celui d’une civilisation E.T. avancée. Si une mission d’exploration extraterrestre a effectivement visité notre Système solaire, sans doute sous forme de super IA, il est probable que l’événement ait eu lieu il y a des millions voire des centaines de millions d’années. Pour une telle mission qui serait venue étudier longuement et de plus près la biosphère terrestre, le plus logique et le plus commode serait l’installation d’une base lunaire. Or, l’environnement tectoniquement stable et sans érosion de la Lune est bien plus propice que celui de la Terre à la conservation d’artefacts.

Mais même sans aller jusque-là, il y a incontestablement des régions de la surface de la Lune où l’on s’attend à trouver des phénomènes intéressants qui mériteraient d’être examinés de plus près. On peut s’en convaincre là aussi en pensant à la fameuse découverte du « sol orange » par Le programme spatial Apollo
Apollo est un programme spatial américain d’exploration humaine de la Lune décidé par le président américain John Fitzgerald Kennedy en 1961.
L’objectif de la… » data-image= »https://cdn.futura-sciences.com/buildsv6/images/midioriginal/b/7/5/b7563ef6d1_50084103_apollo11.jpg » data-url= »/sciences/definitions/univers-apollo-3743/ » data-more= »Lire la suite » style= »box-sizing: border-box; color: rgb(80, 193, 217); transition: all 0.2s ease-in-out 0s; text-decoration: underline; position: relative; cursor: pointer; font-weight: 400; display: inline; »>Apollo 17 ou encore la présence des lunar swirls.

Cela pourrait être la tâche de rovers et même de drones, comme c’est déjà le cas sur Mars actuellement. Mais comment des drones pourraient-ils bien voler à la surface de la Lune alors que son atmosphère est encore plus incroyablement ténue que celle de Mars ?

Une antigravité électrostatique

Des ingénieurs aérospatiaux du MIT (Massachusetts Institute of Technology) ont un début de réponse – ils l’expliquent dans un article publié dans Journal of Spacecraft and Rockets. Il s’agit pour le moment surtout d’une étude théorique mais elle ne se limite pas à la Lune, le concept étudié est pertinent et s’appliquerait également à l’exploration de petits astéroïdes, comme le précise dans un communiqué du MIT l’un des auteurs de l’étude, Paulo Lozano, professeur M. Alemán-Velasco d’aéronautique et d’astronautique et directeur du Space Propulsion Lab du MIT : « Avec un rover en lévitation, vous n’avez pas à vous soucier des roues ou des pièces mobiles. Le terrain d’un astéroïde peut être totalement inégal, et tant que vous disposez d’un mécanisme contrôlé pour garder votre rover flottant, vous pouvez parcourir un terrain très accidenté et inexploré. ».

La force d’antigravité, si l’on peut dire, que les ingénieurs veulent exploiter est tout simplement la force Exemples d’électricité statique
L’électricité statique consiste en une force provoquée par un objet chargé d’électricité sur un… » data-image= »https://cdn.futura-sciences.com/buildsv6/images/midioriginal/f/c/f/fcf5aed44d_50037351_400px-lightning-over-oradea-romania-2-02.jpg » data-url= »/maison/definitions/maison-electrostatique-10656/ » data-more= »Lire la suite » style= »box-sizing: border-box; color: rgb(80, 193, 217); transition: all 0.2s ease-in-out 0s; text-decoration: underline; position: relative; cursor: pointer; font-weight: 400; display: inline; »>électrostatique. En effet, sans le bouclier protecteur de l’atmosphère de la Terre, la Lune ou des astéroïdes sont exposés au vide spatial parcouru par le souffle du Le Soleil est l’étoile la plus proche de la Terre, dont elle est distante d’environ 150 millions de kilomètres. Le Soleil est situé à 8,5 kparsecs du centre de la Voie lactée. Dans la classification des étoiles, le soleil est une étoile de type G2.
La masse… » data-image= »https://cdn.futura-sciences.com/buildsv6/images/midioriginal/1/d/9/1d9cd1d45f_50034577_eruption.jpg » data-url= »/sciences/definitions/univers-soleil-3727/ » data-more= »Lire la suite » style= »box-sizing: border-box; color: rgb(80, 193, 217); transition: all 0.2s ease-in-out 0s; text-decoration: underline; position: relative; cursor: pointer; font-weight: 400; display: inline; »>Soleil. En conséquence de quoi leurs surfaces deviennent chargées au point de provoquer sur la Lune une lévitation de particules de poussières à plus d’un mètre au-dessus du sol.

L’idée est donc de charger électriquement la surface d’un drone, ou d’un rover, de telle sorte que la surface des corps planétaires également chargée les repousse électrostatiquement. Dans l’étude présentée par Lozano et ses collègues Oliver Jia-Richards et Sebastian Hampl, ces machines, pour le moment d’un poids égal à environ un kilo, sont équipés de Les générateurs électrochimiques
Les générateurs électrochimiques génèrent une tension continue et sont… » data-image= »https://cdn.futura-sciences.com/buildsv6/images/midioriginal/5/9/9/5993ad71cd_50037400_800px-georgetown-powerplant-museum-ge-dc-generator-03.jpg » data-url= »/maison/definitions/maison-generateur-10705/ » data-more= »Lire la suite » style= »box-sizing: border-box; color: rgb(80, 193, 217); transition: all 0.2s ease-in-out 0s; text-decoration: underline; position: relative; cursor: pointer; font-weight: 400; display: inline; »>générateurs d’Ions monoatomiques et polyatomiques, cations et anions
Les ions peuvent être monoatomiques, s’ils ne sont formés que d’un seul type d’atomes, ou polyatomiques… » data-image= »https://cdn.futura-sciences.com/buildsv6/images/midioriginal/2/d/3/2d3b08d8ec_100849_ion-definition.jpg » data-url= »/sciences/definitions/chimie-ion-861/ » data-more= »Lire la suite » style= »box-sizing: border-box; color: rgb(80, 193, 217); transition: all 0.2s ease-in-out 0s; text-decoration: underline; position: relative; cursor: pointer; font-weight: 400; display: inline; »>ions de petites tailles. Ils sont produits à partir d’un réservoir de sel liquide et il faut une faible consommation d’énergie pour les accélérer.

Les calculs montrent que pour le moment il faudrait aussi augmenter la charge électrique de surface sous le drone ou le rover, ce qu’il est parfaitement possible de faire avec ces mêmes générateurs d’ions qu’ils éjecteraient en direction de la surface de la Lune ou d’un astéroïde. Pour le moment, seulement une élévation d’un centimètre est attendue mais les ingénieurs sont confiants dans la possibilité de faire bien mieux.

Leurs réflexions ne se basent pas seulement sur des concepts, elles commencent à être nourries également par des expériences en laboratoire bien concrètes. Ils ont ainsi fabriqué un petit véhicule d’essai hexagonal pesant environ 60 grammes et mesurant environ la taille de la paume d’une main. Ils l’ont ensuite doté d’un propulseur ionique pointant vers le haut et quatre vers le bas, puis ont suspendu le véhicule sur une surface en aluminium à partir de deux ressorts calibrés pour contrer la force gravitationnelle de la Terre. L’ensemble de l’installation a été ensuite placé dans une chambre à vide pour simuler en partie les conditions de l’espace interplanétaire.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/lune-drones-suspension-electrostatique-explorer-lune-95730/

Pourquoi la Lune est-elle visible en plein jour ?

La Lune est l’astre de la nuit. Pourtant, nous avons tous déjà pu l’observer en plein jour. Comment expliquer ce phénomène ?

Pour que la Lune soit visible, il faut réunir deux conditions : qu’elle soit éclairée par le Soleil sans en être trop proche et qu’elle se trouve au-dessus de notre horizon. Le tout dépend des mouvements relatifs, à la fois simples et complexes, des trois astres concernés que sont la Terre, le Soleil et la Lune.

La pleine Lune
Lors de la pleine Lune, notre satellite est à « l’opposition », c’est-à-dire de l’autre côté de la Terre par rapport au Soleil. Sur Terre, là où il fait nuit, nous voyons la lumière du Soleil éclairer l’intégralité de la face de la Lune et celle-ci se lève puis se couche lorsque le Soleil, lui, se couche puis se lève. C’est un peu moins vrai en été car les jours sont plus longs et le Soleil se couche plus tard. Il est donc alors possible de voir la pleine Lune en fin de journée.

C’est durant la pleine Lune que peut avoir lieu une éclipse lunaire, si notre satellite, la Terre et le Soleil sont alignés. La Lune passe alors dans l’ombre de la Terre.

La Lune gibbeuse
Après la pleine Lune arrive la phase de Lune gibbeuse. Celle-ci peut-être vue jusque dans la matinée. Car, à cette période, la Lune se couche à l’ouest pendant que le Soleil se lève à l’est. Les deux objets célestes sont donc suffisamment éloignés l’un de l’autre pour que la lumière reflétée par la Lune ne se trouve pas noyée par la lumière émise par le Soleil.

Le croissant de Lune
Dans notre ciel, la Lune s’approche ensuite de plus en plus du Soleil. Le croissant de Lune n’est visible qu’avant le lever du Soleil. Car Lune et Soleil se lèvent quasiment en même temps mais, le croissant de Lune étant trop proche du Soleil, il disparaît dans sa lumière.

Et le cycle se répète de manière symétrique pendant la phase ascendante.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/questions-reponses/astronomie-lune-elle-visible-plein-jour-6231/

Voilà pourquoi l’eau sur la Lune se concentre aux pôles

La Lune. Si proche de nous et pourtant si mystérieuse. Il y a quelques mois, les chercheurs y ont même découvert de la rouille. Et aujourd’hui, ils avancent une explication à sa présence aux côtés de vastes zones de glace d’eau dans les régions polaires de notre satellite naturel. Ils mettent en cause… la météorologie spatiale animée par notre Soleil.

Il y a de l’eau sur la Lune. Sous forme de glace, certes. Mais c’est un fait acquis depuis plus de 10 ans, maintenant. Et cette eau se concentre essentiellement du côté des pôles, ont depuis confirmé les astronomes. Aujourd’hui, des chercheurs de la Nasa avancent une explication à cette étrange distribution, à grand renfort de simulations 3D des champs magnétiques qui ont pu régner sur la région par le passé et de leurs interactions avec les tempêtes solaires.

Notre Soleil ayant connu une jeunesse très active, les chercheurs se sont notamment intéressés aux conséquences sur le système formé par la Terre et la Lune d’un événement de météorologie spatiale majeur. De type Carrington. Une super-tempête solaire comme celle qui, en 1859, s’est accompagnée d’une éjection de plasma qui a atteint notre Planète en quelque 17 heures seulement – au lieu des 60 heures que mettent traditionnellement les particules du vent solaire à arriver à nous. Bouleversant le champ magnétique de la Terre.

Les simulations proposées par la Nasa montrent comment la configuration du champ magnétique de l’époque autour de la Lune et de notre Planète en combinaison avec une activité solaire intense a pu provoquer un bombardement de la surface lunaire par une quantité de protons – issus des tempêtes solaires – et par des ions oxygène – issus de l’ionosphère terrestre. Le tout plus particulièrement du côté des régions polaires de la Lune. Conduisant à une accumulation d’eau en ces endroits. Mais aussi d’hématite (Fe2O3), une forme de fer qui se rapproche de la rouille. Dont la présence aux pôles lunaires avait récemment été confirmée, elle aussi.

Préciser le rôle du Soleil dans la distribution de l’eau
Les travaux des chercheurs de la Nasa semblent donc confirmer que le Soleil a joué un rôle dans la formation et la distribution de l’eau. Au moins dans la partie interne de notre Système solaire. Et la Lune pourrait bien constituer le laboratoire idéal pour préciser un peu plus encore ce rôle. En continuant de comparer les flux de protons solaires et de vents terrestres à la surface de la Lune au fil du temps avec les données de télédétection, les astronomes pourraient même réussir à mieux comprendre plus largement l’origine des composés volatils sur les planètes telluriques.

Notez toutefois que pour obtenir ces simulations magnétohydrodynamiques multifluides (MF-MHD), les chercheurs ont dû mobiliser des moyens de calculs importants. Chaque modélisation s’appuyant que quelque 52.000 cœurs de processeurs des puissants supercalculateurs Pléiades ou Electra – conçu en 2016 avec une architecture qui permet de limiter ses consommations d’énergie.

Pour préciser un peu plus leurs résultats, les chercheurs envisagent déjà d’ajouter quelques isotopes à la haute atmosphère terrestre de leurs prochaines simulations. Pour étudier leur transport et leur éventuelle implantation sur la surface de la Lune. L’espoir, c’est que ces résultats puissent ensuite être testés et validés en laboratoire, grâce à des analyses isotopiques menées sur des échantillons lunaires que de futures missions de la Nasa devraient ramener sur Terre.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/lune-voila-eau-lune-concentre-poles-77902/

La Lune possède assez d’oxygène pour permettre à 8 milliards de personnes de respirer pendant 100.000 ans

Dans l’atmosphère de notre Lune, il n’y a pas assez d’oxygène pour nous permettre de respirer. Mais les chercheurs pensent que la couche supérieure de la surface de notre satellite, composée du fameux régolithe, pourrait contenir bien assez de cet élément indispensable à la vie humaine pour en autoriser la colonisation. À condition de parvenir à l’en extraire !

Un grand pas en avant. Puis un petit pas en arrière. C’est le tempo donné depuis plusieurs mois maintenant à la valse-hésitation de notre retour sur la Lune. Même si l’objectif principal demeure : bâtir, à terme, une base habitée sur notre satellite naturel. Alors que la Nasa vient de repousser l’échéance de son programme Artemis à 2025, la Chine et la Russie comptent commencer la construction d’une station lunaire dès 2026. Avant cela, il faudra s’assurer de la disponibilité de certaines ressources vitales. L’eau, bien sûr. Mais aussi l’oxygène.

Rappelons que l’atmosphère de notre Lune est ténue. Composée essentiellement d’hydrogène, de néon et d’argon. Alors que ce qu’il faut aux humains, c’est avant tout… de l’oxygène. Et déjà, certains envisagent des solutions pour en produire sur place. L’Agence spatiale européenne (ESA), par exemple, mais aussi l’Agence spatiale australienne et la Nasa développent des technologies capables d’en extraire du régolithe lunaire, cette couche de roches, de graviers, de pierres ou de fine poussière qui recouvre la surface de la Lune.

Car sur notre satellite, on trouve beaucoup de minéraux qui renferment de l’oxygène : de la silice ou des oxydes de fer ou encore de magnésium, par exemple. On les trouve dans une forme originelle, intacte. Non altérée, comme sur notre Terre, par des organismes qui l’auraient, en quelques millions d’années, transformée en sol à proprement parler.

Extraire l’oxygène par électrolyse
Il y aurait donc, sur la Lune, une formidable réserve d’oxygène. Formidable à quel point ? Eh bien, selon les chercheurs, le régolithe serait composé à environ 45 % d’oxygène. Or si l’on considère uniquement la surface – car il reste difficile de savoir ce qu’il en ait des roches plus profondes -, chaque mètre cube de régolithe contiendrait en moyenne 1,4 tonne de minéraux. Soit l’équivalent de 630 kilogrammes d’oxygène. Assez pour permettre à une personne de respirer pendant environ deux ans.

En tablant sur une profondeur de régolithe d’entre dix mètres, la Lune pourrait finalement fournir à huit milliards de colons humains, assez d’oxygène pour vivre quelque 100.000 ans. Un chiffre à tempérer avec l’efficacité avec laquelle nos ingénieurs pourraient être capables d’extraire l’oxygène du régolithe. Car pour récupérer ce précieux élément, il faudra mobiliser pas mal d’énergie pour briser les liens étroits qu’il a tendance à nouer. Par électrolyse, par exemple.

Sur Terre, l’oxygène, suffisamment abondant dans l’air que nous respirons, est vu comme un sous-produit de l’électrolyse. Sur la Lune, il en deviendrait le produit principal. Les chercheurs envisagent de rendre l’opération durable en comptant sur l’énergie solaire, notamment. Pourtant cela ne s’annonce pas si simple. Car avant de pouvoir procéder à l’électrolyse, il faudrait que les oxydes métalliques que l’on trouve sur la Lune sous forme solide puissent être convertis en une forme liquide. À partir de chaleur, entre autres. Cela se fait sur Terre. Mais transporter tous les équipements utiles sur la Lune et les y faire fonctionner reste aujourd’hui un défi.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/lune-lune-possede-assez-oxygene-permettre-8-milliards-personnes-respirer-pendant-100000-ans-94844/