Les roches lunaires rapportées par Chang’e 5 révèlent des changements plus récents qu’on ne le pensait à la surface de la Lune

Le 1er décembre 2020, la Chine faisait un nouveau pas dans l’exploration lunaire grâce à la sonde Chang’e 5, qui se posait en douceur sur notre satellite naturel. Au-delà du fait de confirmer une maîtrise technique, la mission avait un réel objectif scientifique : ramener des échantillons de roches lunaires pour les dater et étudier leur composition.

Le 16 décembre 2020, la capsule Chang’e 5 transportant près de deux kilos d’échantillons s’est posée en Mongolie, faisant entrer la Chine dans le top 3 des pays ayant ramené des roches lunaires sur Terre. Dans un article paru récemment dans Science, une équipe internationale, menée par Xiaochao Che, présente les premiers résultats concernant ces échantillons.

L’importance de dater de nouveaux échantillons lunaires
Chang’e 5 s’était posée au milieu d’une région nommée Océan des Tempêtes, une immense plaine basaltique que les chercheurs suspectaient être relativement jeune. Le but de la mission a donc été de récupérer des échantillons de basaltes afin de pouvoir les dater et connaître leur composition. L’intérêt de cette étude est double : définir l’âge absolu des basaltes de cette région afin d’affiner la chronologie des impacts lunaires, et déterminer l’origine de ce magmatisme (relativement) récent.

La connaissance de l’âge de ces roches est une considération pour le moins importante. Il faut savoir que sur la Lune, la datation des surfaces se fait habituellement par chronologie des impacts lunaires. La Lune est en effet un corps sans érosion, ce qui implique que les traces des impacts météoritiques ne sont pas progressivement effacées comme sur Terre, à moins d’être détruites par un nouvel impact ou recouvertes par une coulée de lave.

Sur la Lune, la densité de cratères d’une région reflète donc le temps écoulé depuis la formation du sol : plus la densité de cratères est élevée, plus la surface lunaire dans cette région est vieille, et inversement. Cette méthode permet d’établir une chronologie relative des surfaces. La corrélation avec les âges des échantillons rapportés sur Terre par les différentes missions permet d’obtenir alors une relation âge/densité de cratères. Ceci permet de faire des estimations d’âge sur des zones non échantillonnées, c’est-à-dire à peu près toute la surface de la Lune… car la quantité d’échantillons rapportée reste pour l’instant très faible. Cette relation âge/densité de cratères permet également de dater les surfaces d’autres planètes, dont Mars, en appliquant bien sûr un certain nombre de corrections. La méthode basée sur les cratères de la Lune a ainsi permis de déterminer la chronologie de tous les événements de notre Système solaire.

Dans ce contexte, connaître avec précision la chronologie des impacts lunaires est essentiel. Elle était pourtant jusqu’à présent très peu contrainte pour la période de moins de 3 milliards d’années, notamment à cause du manque d’échantillons.

Des échantillons témoignant d’un volcanisme relativement récent
Le but des chercheurs a donc été dans un premier temps de dater les échantillons de basaltes lunaires récupérés grâce à la mission Chang’e-5. La composition minéralogique des basaltes a ensuite été déterminée dans le but d’expliquer l’origine de cette formation volcanique.

L’âge des basaltes serait ainsi de 1,96 milliard d’années, ce qui rajeunit la surface de cette zone d’un milliard d’années environ. Une nouvelle valeur qui permet d’affiner les courbes âge/densité de cratères pour cette période. Ces résultats impliquent également que près de 2.000 km3 de laves basaltiques ont été éruptés à proximité du site d’atterrissage de la sonde et ce sur une période relativement récente, ce qui est surprenant. En effet, expliquer un volcanisme aussi récent sur un corps aussi petit que la Lune est particulièrement compliqué.

L’étude minéralogique de ces basaltes suggère que le magma d’origine a subi un faible degré de fusion partielle et/ou que la cristallisation a été très fractionnée.

Quelle est donc l’origine de ce magmatisme récent ? Les chercheurs avancent plusieurs hypothèses. Une possibilité est que la forte concentration en éléments radioactifs dans certaines zones du manteau lunaire aurait produit des anomalies thermiques de longue durée qui auraient favorisé la fusion et généré les basaltes recueillis par Chang’e 5. Mais cette hypothèse est encore difficile à étayer à partir des données récoltées. Ce volcanisme pourrait également être lié à la chaleur interne induite par les effets de marée, ou bien à une minéralogie particulière du manteau induisant des températures de fusion plus faible.

À ce jour, les processus capables d’engendrer de la fusion et une source de magma à ce stade de l’histoire de la Lune restent inconnus.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/change-5-roches-lunaires-rapportees-change-5-revelent-changements-plus-recents-quon-ne-pensait-surface-lune-94112/

Qu’est-ce que la Lune gibbeuse ?

La pleine Lune, la nouvelle Lune… vous imaginez sans doute bien ce que décrivent ces phases de la Lune. Mais que se passe-t-il exactement, lorsqu’on dit que la Lune est gibbeuse ?

Pas besoin d’attendre la prochaine éclipse de Lune pour profiter du spectacle astronomique offert par cet astre familier du ciel. Tous les 29 jours, 12 heures et 44 minutes environ, la Lune effectue sa lunaison. Ce nom est donné au laps de temps qui sépare deux nouvelles lunes.

La nouvelle lune est l’une des différentes phases lunaires : on se sert de ces phases comme des repères pour désigner une portion de la face visible du satellite illuminée par le Soleil, vue depuis la Terre. Comme la Lune se déplace autour de notre planète, il est logique de voir changer ses phases lunaires progressivement.

LES PRINCIPALES PHASES LUNAIRES
On considère généralement quatre phases lunaires principales :

La nouvelle lune 🌑, lorsque la Lune n’est pas visible, car elle est située entre le Soleil et la Terre,
Le premier quartier 🌓, ce qui correspond à une demi-Lune — on dit aussi qu’elle est quadrature Est,
La pleine lune 🌕, toute sa face étant alors éclairée (phénomène qui a inspiré des mythes et légendes),
Et le dernier quartier 🌗, lors duquel la Lune est en quadrature Ouest.

ELLE EST GIBBEUSE AVANT PUIS APRÈS LA PLEINE LUNE
Et la Lune gibbeuse, dans tout cela ? Cette phase se situe soit entre le premier quartier et la pleine lune (on parle alors de lune gibbeuse croissante 🌔), soit entre la pleine lune et le dernier quartier (lune gibbeuse décroissante 🌖). L’expression signifie donc que la surface de la Lune est éclairée de plus que sa moitié, avant et après le moment de la pleine lune.

À toutes ces phases, on peut encore ajouter le premier croissant 🌔, qui a lieu après la nouvelle lune, ainsi que le dernier croissant 🌘, qui survient après le dernier quartier.

Ces noms sont bien entendu des conventions, car pour la Lune, il ne se passe rien de particulier. L’astre continue sa ronde inlassable autour de la Terre. Il lui faut d’ailleurs à peu près le même temps pour faire un tour sur elle-même, que pour faire un tour autour de notre planète. Il y fait également nuit et jour. En regardant les phases de la Lune, ce qu’on observe est bien le passage des jours et des nuits, en voyant l’ombre se déplacer peu à peu sur la face visible de l’astre.

Source : https://www.numerama.com/sciences/742426-quest-ce-que-la-lune-gibbeuse.html

COMMENT PHOTOGRAPHIER LES PLANÈTES AVEC UN PETIT TÉLESCOPE

Réaliser de belles images avec un petit télescope ? C’est possible ! Rencontre avec James Dias, un astronome amateur qui aime les défis.

La tête dans les étoiles :
À 53 ans, James Dias (sa page Facebook) regarde toujours le ciel avec des yeux d’enfant. Lui qui petit voulait devenir astronome ou astronaute a gardé intact son émerveillement pour l’espace. Il y a un peu plus de deux ans, il a décidé de se lancer dans la photographie du ciel nocturne sans se ruiner. Une démarche courageuse, sachant qu’il habite dans le centre-ville de Toulon et ne peut observer que d’une fenêtre la plupart du temps !

La plupart des astronomes vous diront qu’un gros télescope installé dans un site dégagé est indispensable en astrophotographie. En particulier pour l’imagerie planétaire, domaine très exigeant qui demande un instrument parfaitement réglé et une atmosphère calme.

Patience et apprentissage :
Quand on regarde les clichés réalisés par James Dias, on ne peut s’empêcher de penser à la formule attribuée à l’écrivain américain Mark Twain : « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait ». L’astronome toulonnais est en effet passé maître dans l’art de photographier Saturne, Jupiter ou encore la Lune depuis sa fenêtre.

Il nous explique sa démarche : ” Je voulais un télescope principalement dédié à l’observation planétaire, avec une optique performante. J’ai opté pour un petit Maksutov-Cassegrain, un Celestron 127 SLT Nexstar Goto (589 euros). Ayant découvert les images planétaires d’autres astronomes amateurs, j’ai eu envie de m’y mettre. Après quelques lectures et visionnages de tutoriels (ceux de La Chaîne Astro par exemple), j’ai acheté une caméra ZWO ASI 290 MC couleur non refroidie (360 euros), un filtre IR-UV Cut Baader (59 euros) ainsi qu’un correcteur de dispersion atmosphérique ADC ZWO (140 euros). Pour traiter mes images, j’ai choisi AutoStakkert, très simple à mettre en œuvre pour faire le tri des bonnes images puis les empiler. Le résultat final est ensuite optimisé avec le logiciel Astrosurface “.

Les clichés obtenus prouvent que James Dias a réussi son pari. De quoi donner des idées à ceux qui voudraient se lancer dans la photographie planétaire !

Source : https://blogs.futura-sciences.com/feldmann/2021/08/19/on-peut-photographier-les-planetes-avec-un-petit-telescope/

Eau sur la Lune : la Nasa pense avoir résolu une énigme

L’année dernière, la Nasa annonçait la détection d’eau presque partout sur la Lune via le télescope à infrarouge aéroporté Sofia. On pensait que la présence d’eau était nécessairement limitée au fond de certains cratères lunaires, dans l’ombre, sous forme de glace. On pense comprendre maintenant pourquoi il n’en serait rien.

Les déclarations de Jeff Bezos ont défrayé la chronique dernièrement après le succès de son vol suborbital. Comme Futura l’expliquait dans un article à ce sujet, Bezos entend relancer l’intérêt pour les colonies spatiales de Gerald O’Neill et faire avancer les recherches à leur sujet. Rappelons que pour faire ces colonies il n’est évidemment pas question de les fabriquer à partir de matériaux arrachés à la surface de la Terre et encore moins de mettre en orbite à partir de notre Planète bleue des usines déjà existantes.

Le puits de gravité de la Terre étant bien trop coûteux en carburant pour ceux qui veulent s’en évader (se serait bien pire sur une superterre), les matériaux doivent être extraits de la Lune et des astéroïdes par des pionniers et très certainement des robots doués d’IA qu’ils fabriqueront massivement par une sorte de processus autocatalytique (les robots servant à fabriquer des robots en suivant une logique proche de celle des machines auto-reproductices de von Neumann).

Que ce soit pour la fabrication des colonies ou pour la production industrielle qu’elles permettraient, tout serait largement décarboné car basé sur l’énergie solaire disponible en abondance dans l’espace. Une fois le processus amorcé, il serait donc largement indépendant de la Terre et de son économie et une fois son but atteint, il pourrait à l’inverse contribuer à changer bien des choses sur Terre.

Mais ça c’est la théorie, et de plus une théorie basée sur des estimations à la Fermi. En pratique, d’ici quelques décennies on pourrait fort bien découvrir qu’il y a en réalité des verrous technologiques et physiques absolument insurmontables.

De l’eau dans le régolite lunaire d’un pôle à l’autre
Bien évidemment aussi, ces colonies ne nous concernent en rien pour résoudre les graves problèmes environnementaux et énergétiques auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui à l’horizon des scénarios du Club de Rome. Il faudra les résoudre avant, comme Bezos l’a expliqué, car même en supposant que ces colonies soient vraiment réalisables et importantes pour relever les défis de l’Humanité, leur construction ne pourrait commencer que lors de la seconde moitié du XXIe siècle et même plutôt vers sa fin.

Reste que déjà pour des petites colonies lunaires avant, débroussaillant le chemin menant à ces colonies, il faudrait pouvoir disposer d’oxygène, d’hydrogène et d’eau ne venant pas de la Terre car le prix et la quantité d’énergie nécessaire dans le cas contraire sont clairement exorbitants pour le moment. Heureusement, on a de bonnes raisons de penser qu’il existe de la glace d’eau dans certains cratères, partiellement éternellement dans l’ombre, au niveau des pôles lunaires. Les raisons sont d’abord théoriques et soutenues par des simulations sur ordinateur.

En effet, des petites comètes tombant depuis des milliards d’années sur la surface de la Lune vont libérer de la vapeur d’eau en raison de la chaleur dégagée par un impact sur le sol lunaire, l’injectant dans l’atmosphère de la Lune. Celle-ci est bien réelle bien que quasiment inexistante, sa densité n’excédant pas le cent-millionième de celle de la Terre.

Une large partie va rapidement échapper à la faible attraction lunaire mais les molécules se trouvant dans l’ombre des cratères polaires vont s’y déposer sous forme de glace au cours des milliards d’années, couche après couche. De fait, des missions comme celle de la sonde LCROSS (Lunar Crater Remote Observation and Sensing Satellite) et LRO (Lunar Reconnaissance Orbiter) ont bien livré des observations suggérant la présence de glace aux pôles lunaires.

Toutefois, les simulations excluaient la présence d’eau et bien sûr de glace sur le reste de la surface lunaire, périodiquement ensoleillée. Ce fut donc une surprise lorsque d’autres observations et notamment celles fournies par le Stratospheric Observatory for Infrared Astronomy (Sofia) montraient, elles, une quasi-omniprésence de l’eau sur la surface de la Lune comme l’expliquait Futura dans le précédent article ci-dessous.

Des ombres froides à -210 °C
Pour résoudre cette énigme, les planétologues ont d’abord avancé comme hypothèse que de l’eau se retrouvait piégée dans des gouttelettes de roches fondues à l’occasion de l’impact de corps célestes en contenant, notamment des comètes. Sans cette protection, les simulations de l’évolution de la température à la surface de la Lune sous l’effet du rayonnement du Soleil montraient que le givre pouvant s’être formé durant la nuit lunaire allait se sublimer très rapidement en début de journée (pour mémoire, un jour lunaire vaut 14 jours terrestres).

Sauf que dans un tel scénario, on ne peut pas comprendre pourquoi les observations montrent tout de même une certaine décroissance de la présence d’eau au fur et à mesure que l’on se rapproche du midi lunaire et une croissance dans l’après-midi, ce qui suggère une circulation des molécules d’eau du régolite lunaire vers son atmosphère (qui ressemble physiquement à ce que l’on appelle l’exosphère dans le cas de la Terre) et ensuite en sens inverse.

Une autre explication a donc été avancée par Björn Davidsson et Sona Hosseini, tous deux membres du mythique Jet Propulsion Laboratory de la Nasa en Californie du Sud, comme ils l’expliquent dans un article publié dans la célèbre revue Monthly Notices of the Royal Astronomical Society.

Elle fait intervenir une modélisation nettement plus fine de la surface lunaire au point de prendre en compte les ombres projetées par tout le relief, jusqu’à descendre à l’échelle de simple caillou et bloc rocheux comme ceux que l’on peut voir sur l’image d’Apollo 17 ci-dessus. Comme la surface lunaire est plongée dans une exosphère, il n’existe pas de mécanisme vraiment efficace de redistribution de la chaleur tendant vers l’équilibre thermique assuré par une atmosphère dense et ses courants. Il existe donc des contrastes de température saisissants en plein jour lunaire.

Dans une région à l’ombre, la température peut tomber à -210 °C alors qu’elle se maintient à 120 °C juste à côté en pleine lumière. Voilà de quoi stocker temporairement de l’eau sous forme de givre.

Au fur et à mesure que le Soleil parcourt le jour lunaire, ce givre de surface qui peut s’accumuler dans ces zones froides et ombragées serait donc lentement exposé à la lumière du Soleil. Il se mettrait donc bien ensuite en place un cycle avec l’exosphère de la Lune. « Le givre est beaucoup plus mobile que l’eau emprisonnée », a déclaré Bjorn Davidsson dans un communiqué de la Nasa où Sona Hosseini explique que « si l’eau est disponible sous forme de givre dans les régions ensoleillées de la Lune, les futurs explorateurs pourraient l’utiliser comme source de carburant et d’eau potable. Mais d’abord, nous devons comprendre comment l’exosphère et la surface interagissent et quel rôle cela joue dans le cycle ».

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/lune-eau-lune-nasa-pense-avoir-resolu-enigme-83811/

Un astronome amateur découvre une nouvelle lune de Jupiter

Avec plus de 70 lunes officiellement reconnues, Jupiter est une planète géante bien entourée. Cependant, cela n’empêche pas pour autant les astronomes de continuer d’en découvrir, y compris des astronomes amateurs. En effet, l’astronome amateur qui a retrouvé l’année dernière quatre lunes joviennes perdues de vue est devenu le premier amateur à découvrir un satellite naturel jusqu’alors inconnu. Kai Ly a signalé la découverte à la Minor Planet Mailing List le 30 juin et l’a soumise pour publication en tant que Minor Planet Electronic Circular.

La quête de Ly était la continuité de l’identification antérieure d’images de lunes joviennes récemment découvertes, notamment Valetudo, Ersa et Pandia, lors de l’examen des données prises en 2003 avec le télescope Canada-France-Hawaii (CFHT) de 3,6 mètres. David Jewitt et Scott Sheppard (Université d’Hawaï) avaient dirigé un groupe qui a utilisé ces images pour découvrir 23 nouvelles lunes. Les images restaient disponibles en ligne et Ly a pensé que davantage de lunes non découvertes pourraient se cacher dans l’ensemble de données de 2003.

Une traque patiente et minutieuse
Après avoir planifié ses recherches en mai, Ly a commencé début juin à examiner des images prises en février 2003, lorsque Jupiter était en opposition et que ses lunes étaient les plus brillantes. Les astronomes ont examiné trois images couvrant la même région du ciel à différents moments dans la nuit du 24 février et ont trouvé trois satellites naturels potentiels se déplaçant à 13 à 21 secondes d’arc par heure pendant la nuit. Ly n’a pas pu retrouver deux des lunes potentielles sur d’autres nuits, mais a trouvé la troisième, temporairement désignée EJc0061, sur des observations du 25 au 27 février et sur des images prises avec le télescope Subaru les 5 et 6 février. Cela a établi un 22 jour d’arc, qui suggérait que l’objet était lié à Jupiter.

Ly disposait donc de suffisamment d’informations pour tracer l’orbite de la lune sur des images d’observation du 12 mars au 30 avril. « À partir de là, la qualité de l’orbite et des éphémérides était suffisamment décente pour que je puisse commencer à rechercher des observations au-delà de 2003 », explique Ly. Son équipe et lui ont trouvé la lune près de sa position prévue dans des images ultérieures des observatoires interaméricain de Subaru, CFHT et Cerro Tololo prises jusqu’au début de 2018. La lune varie en magnitude de 23.2 à 23.5.

Le résultat final était un arc de 76 observations sur 15.26 ans (5574 jours), suffisant pour que Ly considère son orbite bien sécurisée pendant des décennies. Les données traquent la lune — provisoirement désignée S/2003 J 24 en attente de publication — à travers près de huit orbites de Jupiter de 1.9 an, indique David Tholen (Université d’Hawaï), plus que suffisant pour montrer qu’il s’agit d’une lune. Tholen n’a pas vérifié les images, mais dit que les preuves semblent solides : « Il serait presque impossible pour les artefacts de s’adapter à une orbite jovicentrique sur autant de nuits différentes en utilisant différentes caméras ».

Une lune appartenant au groupe de Carme
« Je suis fier de dire que c’est la première lune planétaire découverte par un astronome amateur ! », déclare Ly. Mais, admettent-ils, « il s’agit juste d’un membre typique du groupe Carme rétrograde ». Ce groupe comprend 22 autres petites lunes en orbite autour de Jupiter dans le sens inverse de sa rotation avec des périodes d’environ deux ans. Leurs orbites sont suffisamment similaires pour suggérer qu’elles étaient toutes des fragments d’un seul impact. Ce sont probablement des morceaux de Carme, le premier du groupe à être découvert et avec 45 kilomètres de diamètre, de loin le plus grand.

De telles petites lunes rétrogrades joviennes peuvent se trouver en encore plus grand nombre. L’année dernière, Edward Ashton, Matthew Beaudoin et Brett J. Gladman (Université de la Colombie-Britannique, Canada) ont repéré quelque quatre douzaines d’objets de 800 mètres de diamètre, qui semblaient être en orbite autour de Jupiter. Ils ne les ont pas suivis assez longtemps pour prouver que les objets étaient des lunes joviennes, mais à partir de leurs observations préliminaires, ils ont suggéré que Jupiter pourrait avoir quelque 600 satellites d’au moins 800 mètres de diamètre. Le développement de télescopes plus grands et plus sensibles fera de la place pour de nouvelles découvertes.

Source : https://trustmyscience.com/astronome-amateur-decouvre-nouvelle-lune-jupiter/

Un changement de l’orbite de la Lune va provoquer des inondations exceptionnelles sur Terre

Selon la NASA, le changement climatique et cette «oscillation» lunaire forment une dangereuse combinaison pour les villes côtières.

Des scientifiques de la NASA affirment qu’une «oscillation» de l’orbite de la Lune va fortement aggraver les inondations maritimes à partir de la prochaine décennie. Les recherches, menées en collaboration avec l’université d’Hawaï, montrent que cette oscillation lunaire va provoquer une augmentation du nombre d’inondations, qui vont considérablement perturber la vie quotidienne et endommager les infrastructures des villes côtières, habituées à des inondations beaucoup plus faibles et moins fréquentes.

Quand le phénomène aura démarré, les villes situées sur le littoral pourraient soudainement être inondées trois ou quatre fois plus souvent qu’aujourd’hui, selon l’étude publiée dans la revue Nature Climate Change le mois dernier. Ces catastrophes à répétition pourraient poser un vrai problème d’infrastructure sur les littoraux du monde entier, précise Futurism. Un rappel un peu sinistre de la relation étroite que la Terre entretient avec ses satellites naturels.

Un phénomène naturel, rendu dangereux par le réchauffement climatique
Live Science rappelle que le changement d’orbite de la Lune est en fait un cycle parfaitement naturel, qui a lieu depuis toujours et continuera à se produire longtemps après notre disparition. L’orbite de la Lune crée des périodes de marées hautes ou basses selon un rythme d’environ 18,6 ans.

Mais cette fois-ci, le phénomène pourrait s’avérer plus dangereux en raison de la hausse du niveau des océans, causée par les effets du réchauffement climatique et les émissions incontrôlées de gaz à effet de serre. Ainsi, quand la prochaine période de fortes marées commencera au début des années 2030, les inondations seront sûrement bien pires, plus longues et plus dangereuses que jamais.

«Les zones de basse altitude proches du niveau de la mer sont de plus en plus menacées à cause de l’augmentation des inondations, et cela ne fera qu’empirer, précise Bill Nelson de la NASA. La combinaison de l’attraction gravitationnelle de la Lune, de l’élévation du niveau de la mer et du changement climatique continuera d’exacerber les inondations sur les côtes du monde entier.»

«C’est l’effet cumulé dans le temps qui aura un impact, a ajouté l’auteur principal de l’étude et chercheur à l’université d’Hawaï Phil Thompson, dans un communiqué. S’il y a des inondations dix ou quinze fois par mois, une entreprise ne peut plus fonctionner si tous ses parkings sont sous l’eau. Les gens perdent leur emploi parce qu’ils ne peuvent pas se rendre sur leur lieu de travail. Les infiltrations et les fuites deviennent un problème de santé publique.»

Source : http://www.slate.fr/story/212547/changement-orbite-lune-va-provoquer-inondations-exceptionnelles-terre-nasa-oceans

Planètes, Lune, étoiles filantes : que voir dans le ciel en juillet 2021 ?

La saison estivale et les vacances sont une belle occasion d’admirer le ciel. Voici les phénomènes astronomiques dont il est possible de profiter en juillet 2021, même si vous n’avez pas d’instrument.

L’été est désormais entamé, ce qui devrait faciliter les observations astronomiques. La saison estivale est un moment idéal pour contempler le ciel, en raison de ses températures clémentes. On peut plus sereinement envisager de passer quelques heures nocturnes dehors, à attendre les étoiles filantes ou à chercher les planètes.

Voici tous les événements astronomiques dont vous allez pouvoir profiter en juillet 2021, si la météo est favorable, bien sûr.

LES PHASES DE LA LUNE
Pas d’éclipse de Lune ce mois-ci (il ne peut pas y en avoir tous les mois), mais cela n’empêche pas d’admirer le satellite naturel de la Terre. Tous les 29 jours environ, la Lune effectue sa lunaison (le nom qu’on donne à l’intervalle entre deux mêmes phases lunaires). Pendant ce temps, on peut voir que l’éclairage de la face visible de la Lune par le Soleil varie. Les phases servent ainsi de repère.

Le jeudi 1er juillet correspond au dernier quartier. Concrètement, on peut voir une demi-lune. On peut aussi dire que la Lune est quadrature Ouest.
Le samedi 10 juillet, c’est le jour de la nouvelle Lune. Elle n’est pas présente dans le ciel nocturne, car elle se trouve entre la Terre et le Soleil.
Le samedi 17 juillet, on retrouve une demi-lune, avec la phase du premier quartier. La Lune est en quadrature Est.
Le samedi 24 juillet, c’est la pleine Lune. Sa face visible est entièrement illuminée par le Soleil. Des surnoms sont parfois donnés à la Lune en cette période : ils sont certes poétiques, mais sans valeur scientifique.
Et le samedi 31 juillet, c’est le retour du dernier quartier.

LES PLANÈTES OBSERVABLES À L’ŒIL NU
Tout au long du mois de juillet, plusieurs planètes sont visibles sans instrument. Seule Mercure finit par disparaitre du ciel en fin de mois. Voici les horaires de visibilité et les constellations dans lesquelles se trouvent les planètes.

Mercure Vénus Mars Jupiter Saturne
Du 1er au 4 5h30 – 5h50 Taureau 22h – 22h50 Cancer 22h – 23h Cancer 1h – 5h50 Verseau 0h20 – 5h50
Du 5 au 11 5h20 – 5h50 Taureau 22h – 22h40 Cancer 22h – 22h50 Cancer 0h30 – 5h50 Verseau 23h50 – 5h50 Capricorne
Du 12 au 18 5h30 – 6h Gémeaux 22h – 22h40 Lion 22h – 22h30 Lion 0h10 – 6h Verseau 23h20 – 6h Capricorne
Du 19 au 25 5h50 – 6h10 Gémeaux 21h50 – 22h30 Lion 21h50 – 22h10 Lion 23h40 – 6h10 Verseau 22h50 – 6h10 Capricorne
Du 26 au 31 invisible 21h40 – 22h20 Lion 21h40 – 22h Lion 23h10 –

LES AUTRES PHÉNOMÈNES ASTRONOMIQUES
Et voilà les autres phénomènes astronomiques qui vont ponctuer le mois de juillet 2021.

Vous possédez des jumelles ? Avant l’aube du dimanche 4 juillet, vous pouvez les utiliser pour tenter de trouver Uranus (on vous voit ricaner) à gauche de la Lune.
Le lundi 5 juillet, la Terre est au plus loin du Soleil, à une distance de 1,02 unité astronomique. Il n’y a rien de spécial à contempler, sachez simplement qu’on dit que la Terre est à l’aphélie.
Un joli rapprochement entre la Lune, en croissant, et Vénus est à admirer après le coucher du Soleil le lundi 12 juillet.
Le jeudi 15 juillet, c’est le maximum d’un essaim d’étoiles filantes, les Capricornides.
Le dimanche 25 juillet, en admirant la pleine Lune, ne manquez pas de chercher Saturne, qui se trouve juste au-dessus.
Le lendemain, lundi 26 juillet, c’est Jupiter qui est toute proche de Saturne.
Vous savez maintenant à quels moments profiter aux mieux des spectacles célestes du mois. Bonnes observations !

Source : https://www.numerama.com/sciences/723151-planetes-lune-etoiles-filantes-que-voir-dans-le-ciel-en-juillet-2021.html

Objectif Lune : la Russie et la Chine présentent un plan en 3 étapes pour envoyer des astronautes

La Chine et la Russie sont partenaires pour se rendre sur la Lune. Mi-juin, les deux pays ont présenté un plan en trois étapes pour envoyer des équipages là-haut.

Les États-Unis ne sont pas les seuls à vouloir se rendre sur la Lune au cours de la décennie qui vient. La Chine et la Russie regardent en direction du satellite. Surtout, elles regardent ensemble. Tandis que les USA poursuivent le programme Artémis, avec le concours de certaines nations partenaires, Moscou et Beijing ont tissé des liens significatifs dans ce domaine au cours des dernières années.

Une nouvelle étape de cette coopération a ainsi pu être observée le 16 juin 2021 avec la présentation d’un plan en trois phases qui décrit comment les deux puissances spatiales entendent se déployer sur la Lune — on sait déjà depuis mars que les deux pays ont de grands projets en la matière, avec une station en orbite et même une base terrestre avec tout le nécessaire pour des séjours de longue durée.

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UN DÉPLOIEMENT SUR LA LUNE EN TROIS ÉTAPES
Selon les agences spatiales russe Roscosmos et chinoise CNSA, une première phase pour bâtir la Station internationale de recherche lunaire (ILRS — International Lunar Research Station) a d’ores et déjà commencé et s’achèvera en 2025. Cette étape de reconnaissance consiste à envoyer six missions robotisées vers la Lune, pour identifier des sites potentiels pour atterrir, cartographier le terrain et amasser des données.

Ces six missions robotisées doivent être réparties équitablement entre les deux pays : la Chine enverra les sondes Chang’e 6 — qui accueillera des instruments scientifiques français — et Chang’e 7 (Chang’e 4, également évoquée, est déjà partie en 2019), tandis que la Russie déploiera les sondes Luna 25, 26 et 27. Chang’e 5 n’est pas cité, mais la mission est aussi partie vers la Lune en 2020.

La deuxième phase doit courir de 2026 à 2035 et est dédiée à la construction. Il y aura encore des envois de sondes (sont évoquées les missions Chang’e 8 et Luna 28), mais il s’agira surtout d’envoyer de l’équipement lourd pour installer des centres de production d’énergie, des antennes de communication ou encore des équipements scientifiques. Ce doit aussi être l’occasion de constater l’utilisation de ressources locales.

Quant à la dernière phase, prévue à partir de 2036, ce sera celle de l’exploitation de la base à proprement parler, avec le début des missions d’exploration et scientifiques, sur place. C’est à ce moment-là, d’après la vidéo promotionnelle de Roscosmos et de la CNSA, que des cosmonautes et des taïkonautes pourront commencer à mener des séjours de courte durée sur la Lune.

Si ce projet implique surtout Moscou et Beijing, les deux capitales se disent ouvertes à une coopération internationale. Si pour des raisons géopolitiques, Washington va rester à bonne distance, d’autres nations pourraient se lancer : la vidéo souligne d’ailleurs que les deux pays ne sont pas forcément isolés, en témoignent les partenariats qui existent dans le spatial avec le Pakistan, la Malaisie, l’Argentine et même l’Europe.

Source : https://www.numerama.com/sciences/720279-objectif-lune-la-russie-et-la-chine-presentent-un-plan-en-3-etapes-pour-envoyer-des-astronautes.html

Comment regarder une éclipse de Soleil en toute sécurité ?

Observer le Soleil, lors d’une éclipse ou le reste du temps, nécessite impérativement de prendre des précautions. Il ne faut jamais l’observer en vision directe.

La prochaine éclipse de Soleil est pour très bientôt : le jeudi 10 mai 2021, la Lune va passer entre l’étoile et la Terre, offrant aux observateurs et observatrices du ciel les mieux placés une éclipse annulaire. La France n’est malheureusement pas dans la bande de centralité de l’éclipse : l’événement n’y sera que partiel, et il sera vraisemblablement difficile de bien le distinguer. Au maximum de l’éclipse, à 12h10 vu de Paris, seuls 13 % du disque solaire seront masqués par la Lune.

Si vous avez fait le déplacement pour voir l’éclipse centrale, ou que vous voulez tout de même tenter l’observation depuis la France, il est impératif de prendre quelques précautions. Il ne faut jamais contempler le Soleil à l’œil nu, en vision directe (pas plus un jour d’éclipse qu’un autre jour, d’ailleurs). Oubliez également les lunettes de Soleil. Comme l’explique l’observatoire de Paris, ces lunettes « protègent du rayonnement ultraviolet mais ne sont nullement conçues pour regarder le Soleil de face car elles n’arrêtent pas le rayonnement infrarouge ».

L’observatoire ajoute que même lorsque le disque du Soleil est obscurci à 99 %, le rayonnement de l’astre peut entraîner des dommages irréversibles. Regarder sans précaution une éclipse de Soleil, c’est prendre le risque d’une brûlure grave du fond de l’œil. Et le danger vient aussi du fait qu’au moment de cette brûlure, le traumatisme est indolore.

MIEUX VAUT OPTER POUR DES LUNETTES RÉCENTES
Afin de profiter d’une éclipse de Soleil, il faut impérativement porter des lunettes conçues spécialement pour cela. Il y a, encore une fois, des règles à suivre : n’optez pas pour un équipement trop ancien (par exemple, on oublie les lunettes vendues lors de l’éclipse totale de 1999). Leur pouvoir filtrant a pu s’estomper et elles ont pu être détériorées. L’Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides (IMCCE) recommande de privilégier des lunettes récentes, datant de moins d’un an.

Lors de l’éclipse du 21 août 2017, visible dans certains lieux en outre-mer (Antilles françaises, Guyane, Saint-Pierre-et-Miquelon), le gouvernement français a rappelé que les lunettes utilisées doivent porter un marquage CE de conformité et être conformes aux dispositions prévues par la directive européenne 89/686/CEE. Ces lunettes peuvent être achetées en ligne, dans des boutiques d’astronomie, ou chez certains opticiens et pharmaciens. Il est aussi conseillé de limiter l’observation à des durées de quelques minutes : il faut faire des pauses régulières afin de laisser vos yeux se reposer.

PAS DE LUNETTES ? ESSAYEZ L’OBSERVATION INDIRECTE
Si vous n’avez pas de lunettes spéciales éclipse, ne prenez pas de risque et essayez plutôt d’observer de façon indirecte par projection, en tournant le dos au Soleil. Il suffit de deux feuilles cartonnées : percez un trou sur une feuille qui sera à positionner face au Soleil, et servez-vous de l’autre feuille comme écran de réception. Pour augmenter la taille de l’image, vous pouvez augmenter la distance entre les deux feuilles.

Source : https://www.numerama.com/sciences/717030-comment-regarder-une-eclipse-de-soleil-en-toute-securite.html

Une éclipse de Soleil dans le ciel de juin EN DIRECT

Annulaire du Canada à la Sibérie, l’éclipse du 10 juin sera partielle en Europe et visible avec les moyens de protection adéquats.

La nouvelle lune du jeudi 10 juin passera devant le Soleil et les observateurs installés au centre d’une zone de quelques centaines de kilomètres de large qui balayera la planète du Canada à la Sibérie, en passant par le nord du Québec et le Groenland, pourront observer une éclipse annulaire de plus de 3 minutes. Hors de cette zone, c’est une éclipse partielle du Soleil qui se produira de l’Europe au centre de la Chine. En France, le disque solaire sera d’autant plus occulté par la Lune que vous vous situerez au nord-ouest de la métropole.
© Guillaume Cannat
Le jeudi 10 juin, la nouvelle lune et le Soleil vont s’aligner dans l’espace et il se produira une éclipse. Celle-ci ne sera pas totale car notre satellite se situera un peu trop loin de la Terre et son disque apparent sera trop petit pour occulter l’ensemble du Soleil ; on parle alors d’une éclipse annulaire, un mince anneau de Soleil restant visible autour du disque noir de la Lune. Pour voir cette éclipse annulaire, il faudra se trouver sur la trajectoire de l’ombre de la Lune qui va parcourir notre planète du Canada à la Sibérie en passant par le nord du Québec et du Groenland où l’éclipse annulaire la plus longue se produira : plus de 3 minutes et 51 secondes !

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L’éclipse de Soleil du jeudi 10 juin 2021 sera partielle en Europe et le pourcentage du disque solaire caché par le disque lunaire sera d’autant plus important que vous vous trouverez au nord-ouest.
Schéma d’après Xavier Jubier.
Au-delà de la zone d’éclipse annulaire, une éclipse partielle sera observable de l’Europe, et même du nord du Maroc, au centre de la Chine. En Europe, le disque solaire sera d’autant plus occulté par le disque lunaire que l’on se situera au nord-ouest d’une ligne coupant la Corse au niveau de Porto-Vecchio. En France, l’éclipse commencera près de cinq heures après le lever du Soleil et, au maximum, la Lune cachera à peine 7 % du diamètre solaire à Nice, 13 % dans les Cévennes, 16 % à Bayonne, 18 % à Bordeaux et à Strasbourg, 20 % à Châteauroux, 24 % à Nantes et à Paris, 28 % à Cherbourg et à Dunkerque.

Si vous n’avez pas de filtres spéciaux pour observer le Soleil, vous pouvez utiliser un feuillage, une écumoire, une passoire ou vos mains pour projeter sur le sol des petites images du Soleil qui montreront l’échancrure plus ou moins grande du disque solaire partiellement éclipsé par la Lune.
© Guillaume Cannat
Qu’elle soit annulaire oui partielle une éclipse de Soleil doit impérativement être observée avec les moyens de protection adéquats sous peine de graves brûlures rétiniennes. Vous pouvez trouver des filtres spéciaux pour observer ou photographier le Soleil dans les magasins d’instruments astronomiques. Si vous n’avez pas de filtres, ne regardez en aucun cas le Soleil directement, mais concentrez-vous plutôt sur son image telle qu’elle apparaît lorsqu’elle est projetée au sol par les interstices d’un feuillage, les trous d’une passoire ou d’une écumoire, ou, tout simplement, vos mains croisées. Au lieu d’être parfaitement rondes, les multiples petites taches projetées sur le sol montreront une échancrure plus ou moins prononcée. Bien sûr, c’est tout petit et moins bien résolu qu’avec un instrument et un filtre spécial, mais cela permet tout de même de suivre l’évolution d’une éclipse de Soleil sans aucun risque !

Source : https://www.lemonde.fr/blog/autourduciel/2021/06/01/une-eclipse-de-soleil-dans-le-ciel-de-juin/