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Le rover Perseverance a creusé un nouveau disque dans la roche martienne

Le rover Perseverance a annoncé avoir creusé une partie d’une roche martienne. L’opération va permettre de savoir ce qu’il se cache à l’intérieur du sol de la planète.

Depuis son arrivée sur Mars, il y a déjà presque 9 mois, le rover de la Nasa a accompli plusieurs tâches très importantes. Perseverance a en effet déjà pris de nombreuses photos et extraits sonores, déployé le petit hélicoptère Ingenuity, et a même récupéré son premier échantillon martien. Et ce 9 novembre, la Nasa a indiqué qu’il venait de procéder à une nouvelle action en creusant un cercle dans de la roche martienne.

« J’ai pu voir de l’intérieur ce que personne n’avait jamais vu. J’ai érodé un petit bout de cette roche pour enlever la surface externe et jeter un coup d’oeil à ce qu’il se cache en dessous. Je me rapproche de ma prochaine cible pour #EchantillonerMars », a tweeté la Nasa depuis le compte dédié au rover.

REGARDER DE PLUS PRÈS L’INTÉRIEUR DES ROCHES MARTIENNES
Cette manoeuvre n’était pas comparable à cette utilisée pour récupérer le premier échantillon martien. Comme l’explique la NASA dans le tweet, le but de cette opération était de pouvoir regarder de plus près l’intérieur même de la roche martienne.

L’échantillon déjà récolté par le rover est stocké dans son ventre, où il restera jusqu’à ce qu’il soit récupéré et ramené sur Terre par une future mission. À en croire le tweet de la NASA, les équipes derrière le robot sont désormais à la recherche d’une nouvelle cible, choisie pour y extraire le prochain échantillon.

Il s’agit de la première mission du robot depuis la reprise des communications entre la NASA et Perseverance, à la fin du mois d’octobre. Une période de conjonction solaire avait en effet rendu impossible l’envoi des messages entre la Terre et Mars pendant quelque temps.

Depuis, l’hélicoptère Ingenuity avait repris ses activités et avait même réalisé son 14e vol sur la planète. Mais Perseverance avait moins communiqué sur ses faits et geste. On sait désormais à quoi le rover était occupé.

Source : https://www.numerama.com/sciences/754617-le-rover-perseverance-a-creuse-un-nouveau-disque-dans-la-roche-martienne.html

Perseverance apporte la preuve irréfutable d’un lac sur Mars il y a 3,6 milliards d’années !

Depuis son arrivée en février dernier, le rover Perseverance continue son travail d’investigation sur le sol martien. Le but de ses recherches : comprendre l’évolution géologique et climatique de la Planète rouge et, peut-être, trouver des traces de vie. Et les premiers résultats issus des données du rover sont spectaculaires : le cratère Jezero où a atterri Perseverance porte les traces sédimentaires d’un ancien delta. Il y a 3,6 milliards d’années, un lac, alimenté par une rivière, occupait donc toute l’étendue du cratère.

Le site d’atterrissage du rover Perseverance n’a pas été choisi au hasard. La morphologie du site, vue sur les images satellites, avait attiré l’œil des géologues, avec notamment la présence de deux vallées incisant les bords du cratère martien, laissant supposer qu’un système fluviatile aurait alimenté un ancien lac niché au cœur du cratère Jezero.

Perseverance a atterri en plein milieu d’un ancien lac
Mais rien n’était certain. Au cours des derniers mois, le rover a ainsi étudié à distance plusieurs formations géologiques, notamment grâce à l’instrument Supercam développé par des équipes franco-américaines. Cette caméra est en effet capable d’observer des détails de moins de 10 centimètres à une distance de plus de deux kilomètres. Un premier stade d’observation essentiel afin de définir les futurs sites d’investigation. Et les images obtenues grâce à Supercam sont plutôt époustouflantes : elles ont permis l’observation de strates sédimentaires dont l’architecture est très semblable aux dépôts deltaïques que l’on trouve sur Terre.

« La similarité de l’architecture des dépôts de ce delta martien avec les deltas terrestres est tout à fait marquante », souligne Nicolas Mangold, géologue au Laboratoire de planétologie et géodynamique (Université de Nantes), qui a dirigé l’étude sur les premières données de Perseverance. Ces résultats, qui paraissent dans la revue Science, révèlent ainsi qu’il y a 3,6 milliards d’années, toute la superficie du cratère Jezero (soit 35 kilomètres de diamètre) était recouverte par un lac profond de plusieurs dizaines de mètres.

Les traces d’un ancien delta
Les dépôts sédimentaires observés dans le cratère Jezero sont en effet typiques de ce que l’on observe sur Terre au niveau de l’embouchure des fleuves ou des rivières.

Les systèmes fluviatiles charrient des quantités importantes de sédiments issus de l’érosion des roches. Lorsqu’ils se jettent dans un lac ou dans une mer, ces sédiments en suspension vont se déposer au niveau de l’embouchure, sous l’effet de la chute brutale de l’énergie du courant. Vont alors se former des lobes de sédiments, déposés en strates et recoupés par des chenaux. L’ensemble forme ce que l’on appelle un delta.

Les dépôts deltaïques sont caractérisés par des strates obliques (foresets), témoignant de la progradation du delta (l’apport sédimentaire constant mène à la construction du delta, qui progresse vers l’avant), surmontées par des strates horizontales (topsets) qui marquent l’interface entre l’eau et l’air.

L’épaisseur sédimentaire des dépôts deltaïques est très variable et dépend de nombreux paramètres (énergie des environnements fluviatile et marin, quantité de sédiments apportés, variations du niveau de l’eau…). À titre d’exemple, sur Terre, le delta du Pô est capable de progresser de 70 mètres par an et celui du Mississippi comprend une épaisseur de 11.000 mètres de sédiments.

Sur Mars, les séries sédimentaires du delta dans le cratère Jezero sont épaisses de 60 mètres environ. « Mais cela ne nous donne pas vraiment d’indication sur la durée d’existence de ce lac », explique Nicolas Mangold. Pour ce qui est d’une potentielle datation des roches, il faudra donc attendre le retour des échantillons sur Terre, vers 2030. « On pense que le lac aurait existé il y a 3,6 milliards d’années environ, mais on n’en saura peut-être pas plus, tout dépendra de la chance qu’on aura au niveau de l’échantillonnage. » Douze sites d’échantillonnage sont ainsi prévus au cours des prochains mois.

« L’étude précise des dépôts sédimentaires du delta qui devraient par contre nous permettre d’avoir une idée des débits de la rivière ayant alimenté le lac », permettant ainsi de contraindre l’environnement de dépôt de ces sédiments.

La fin de l’activité du delta marquée par un événement hydrologique majeur
Les chercheurs s’intéressent d’ailleurs tout particulièrement aux couches les plus récentes, situées au toit de la formation géologique et caractérisées par la présence de gros blocs rocheux. « Ces blocs ont dû être transportés par des courants très forts, témoignant d’un événement hydrologique particulièrement violent, marquant la fin de l’activité du delta. » Cet événement hydrologique pourrait notamment être associé à un changement climatique, mais cette hypothèse reste à confirmer par des analyses plus précises, et notamment par la comparaison avec d’autres sites martiens. « Maintenant que nous avons les données de terrain corrélées à l’imagerie satellitaire, il nous sera possible d’observer d’autres sites sur Mars et de faire des analogies. » Le but est de déterminer si cet événement catastrophique a été purement local ou, au contraire, global.

Des sédiments favorables à la préservation de la matière organique… s’il y en a eu !
Lorsque Perseverance sera sur place pour étudier les sédiments du delta en détail, les chercheurs seront également très attentifs à la présence ou non de traces de vie ancienne, qui représente l’un des objectifs principaux de la mission Perseverance. « Nous allons regarder tout particulièrement les dépôts fins et argileux, qui sont plus favorables à la préservation de la matière organique. » Perseverance nous réserve donc encore certainement de bien belles découvertes.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/mars-perseverance-apporte-preuve-irrefutable-lac-mars-il-y-36-milliards-annees-94023/

Des séismes records sur Mars détectés par InSight

À l’occasion du millième jour de la sonde InSight sur Mars, la Nasa et le Cnes ont annoncé que la mission avait détecté des nouvelles ondes sismiques différentes des précédentes et surtout produites par des séismes de magnitudes records.

Sur Terre, l’essor de la sismologie au cours de la première moitié du XXe siècle a été déterminant pour révéler la structure et la composition interne de notre Planète bleue. Tout comme les ondes lumineuses, les ondes sismiques sont associées à des rayons réfléchis, réfractés et elles peuvent être diffractées tout en se propageant à des vitesses différentes selon leur nature et les conditions physico-chimiques des matériaux qu’elles traversent. L’étude de ces ondes les révèle comme très bavardes en ce qui concerne ces matériaux et les structures qu’ils constituent. Elles ont ainsi permis de cartographier en 3D l’intérieur de la Terre, y montrant l’existence des panaches des points chauds.

Au cours de la seconde moitié du XXe siècle, l’essor de l’astronautique a permis de transposer les modèles et les techniques de la géophysique et de la géochimie aux autres planètes pour faire de la planétologie comparée et voir comment les autres planètes avaient évolué et s’étaient structurées dans des conditions différentes. C’est donc un peu comme si la nature était un gigantesque laboratoire ayant des expériences dans des conditions variées avec les planètes, ce qui nous permet de comprendre l’influence de tel et tel paramètre sur l’état d’une planète lorsqu’il varie. Nous ne pouvons évidemment pas en faire de même avec la Terre qui serait dans un laboratoire où nous ferions ces expériences par exemple (dans une certaine mesure des simulations numériques ou analogiques, comme l’expérience VKS, peuvent cependant nous aider à comprendre les planètes).

Il n’est donc pas étonnant que l’on ait déposé des sismomètres sur la Lune et sur Mars avec la volonté de répéter les mêmes recherches que sur Terre via la sismologie, dans l’espoir d’y faire les mêmes découvertes. Dans le cas de Mars, ce sont les fameuses sondes Viking qui ont apporté à la surface de la Planète rouge ces instruments en 1976. Hélas, le sismomètre de Viking 1 n’a pas fonctionné et celui de Viking 2 n’était pas en contact direct avec le sol, ce qui limitait les informations que l’on pouvait tirer de la détection de séismes martiens.

Des tremblements de Mars dans Valles Marineris ?
Ce n’est plus le cas avec l’instrument français Seis (Seismic Experiment for Interior Structures) qui a été déposé par la mission InSight de la Nasa, laquelle a fêté son 1000e jour martien (ou sol) sur la Planète rouge le 18 septembre dernier. Rappelons que la durée moyenne du jour sidéral martien est d’environ 24 h 37 min et la durée moyenne du jour solaire martien, souvent nommé « sol », est de 24 h 39 min. Insight a permis de préciser considérablement la structure interne de Mars et aujourd’hui deux communiqués, l’un de la Nasa et l’autre du Cnes, font état de la détection des deux plus puissants « tremblements de Mars » détectés à ce jour et de la mise en évidence de nouvelles caractéristiques concernant les séismes martiens.

Le plus puissant séisme avait une magnitude de 4,2 et sa source était la plus éloignée connue jusqu’à présent, à environ 8.500 kilomètres d’InSight, mais sa localisation précise n’a pas encore pu être déterminée. Ce que l’on sait par contre, c’est qu’elle a produit des vibrations lentes et de basses fréquences. A contrario, le second séisme record avait lui une magnitude de 4,1 et sa source a émis des vibrations rapides et de hautes fréquences quelque part à 925 kilomètres de Seis. Dans les deux cas, ces types d’ondes n’avaient pas été mis en évidence jusqu’à présent et elles sont porteuses de nouvelles informations.

En fait, la majorité de signaux détectés semble provenir d’une source associée à Cerberus Fossae, un immense système de failles volcaniques situé à environ 1.609 kilomètres d’Insight. Il est intéressant de noter que l’on sait que Cerberus Fossae a été géologiquement active au cours des quelques dizaines de derniers millions d’années. Mais ce serait peut-être plus intéressant de découvrir que le séisme de magnitude 4,2 provient de Valles Marineris, le fameux grand canyon martien dont on se demande s’il ne serait pas la manifestation d’un analogue de la tectonique des plaques sur Terre.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/mars-seismes-records-mars-detectes-insight-78863/

Mars : « son destin a été scellé dès le début ! » estime une étude sur son habitabilité

L’eau a déjà coulé sur Mars. Les astronomes en détiennent plusieurs preuves. Mais aujourd’hui, elle a disparu de la surface de la Planète rouge. Pourquoi ? Sselon une nouvelle étude, cela pourrait tout simplement être dû à sa petite taille.

L’eau. C’est l’ingrédient essentiel au développement de la vie telle que nous la connaissons. Et des preuves que de l’eau a coulé sur Mars au début de l’histoire de la Planète rouge, les astronomes en ont trouvé un certain nombre. Pourtant aujourd’hui, plus rien. Des chercheurs de l’université de Washington à Saint Louis (États-Unis) proposent une explication simple à cela : Mars serait trop petite pour retenir de grandes quantités d’eau en surface.

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Alors finalement, la taille pourrait compter ? Lorsqu’il est question de vie dans l’Univers ou au moins, d’habitabilité d’une planète, oui, répondent aujourd’hui ces astronomes. « Le destin de Mars a été scellé dès le début, estime Kun Wang, auteur principal de l’étude, dans un communiqué. Il y a probablement un seuil sur les exigences de taille des planètes rocheuses pour retenir suffisamment d’eau et permettre l’habitabilité et la tectonique des plaques, avec une masse dépassant celle de Mars ».

Cette conclusion, les chercheurs la tirent d’une étude isotopique. Grâce à des isotopes stables du potassium (K), ils ont en effet pu estimer la présence, la distribution et l’abondance d’éléments volatils — des éléments tels que l’eau — sur 20 météorites martiennes sélectionnées pour être représentatives de la composition en silicate de la Planète rouge sur une période allant de plusieurs centaines de millions d’années à quatre milliards d’années.

Une nouvelle piste pour trouver des exoplanètes habitables
Les résultats des chercheurs donnent un aperçu du degré d’épuisement des composés volatils au cours de l’histoire martienne. « Il est difficile de quantifier combien il y a eu d’eau à la surface de Mars par le biais de la télédétection ou des rovers uniquement, explique Kun Wang. De nombreux modèles estiment la teneur en eau de la Planète rouge. Certains l’imaginent même plus humide que la Terre à ses débuts. Nous pensons que cela n’a pas été le cas ».

Les travaux de son équipe montrent que Mars a perdu plus de potassium et d’autres substances volatiles que la Terre au cours de sa formation. La Planète rouge a toutefois conservé plus de ces substances que la Lune ou l’astéroïde 4-Vesta — deux corps beaucoup plus petits et plus secs que les deux planètes. De quoi établir une corrélation entre la taille de l’objet et la composition isotopique du potassium.

Ainsi, il pourrait ne plus suffire qu’une planète se situe dans la « zone habitable » de son étoile-hôte pour la rendre réellement habitable. Il existerait en plus une plage de taille très limitée pour que les planètes aient « juste assez, mais pas trop d’eau pour développer un environnement de surface habitable ». Des résultats qui guideront certainement les astronomes dans leur recherche d’exoplanètes habitables. D’autant que la taille est parmi les caractéristiques d’une exoplanète les plus faciles à déterminer.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/mars-mars-son-destin-ete-scelle-debut-estime-etude-son-habitabilite-93708/

Des milliers de super-éruptions volcaniques ont embrasé Mars pendant 500 millions d’années

Sur Mars, il est une région que les astronomes soupçonnaient être la terre de quelques super-volcans explosifs. Ils viennent non seulement de le confirmer. Mais encore de découvrir qu’ils ont été à l’origine de milliers de violentes éruptions.

Dans le Système solaire, certains volcans subissent des éruptions d’une puissance colossale. Des éruptions qui libèrent des masses de poussières et de gaz bloquant la lumière du Soleil. Avec un impact sur le climat de leur planète hôte pendant des dizaines d’années. Et c’est justement les traces de telles éruptions massives que des astronomes de la Nasa viennent de noter dans une région du nord de Mars qu’ils appellent Arabia Terra.

Selon eux, la planète rouge a même été le théâtre de milliers d’éruptions explosives massives sur une période de 500 millions d’années. Le tout il y a environ quatre milliards d’années. « Chacune de ces éruptions aurait pu suffire à perturber le climat de Mars, précise Patrick Whelley, géologue au Goddard Space Flight Center, dans un communiqué de la Nasa. Les modélisateurs doivent maintenant se mettre au travail pour essayer de comprendre l’impact global que cet épisode a pu avoir. »

Ce qui a mis la puce à l’oreille des chercheurs, c’est l’identification de sept structures ressemblant à des caldeiras dans la région d’Arabia Terra. Une caldeira, c’est une dépression à fond plat situé au cœur des super-volcans. Le résultat d’une éruption qui a vidé la chambre magmatique. Et sur Mars, ces dépressions passaient jusqu’alors pour des cratères d’impacts de météorites.

Une activité volcanique massive trahie par des cendres
Pour se faire une idée précise de leur véritable nature, les chercheurs de la Nasa se sont lancés non pas à la recherche des volcans qui auraient pu en être à l’origine, mais des cendres portées par le vent que leurs éruptions auraient immanquablement laissées derrière elles. Ils les ont identifiées grâce au spectromètre de Mars Reconnaissance Orbiter (MRO). Puis, à l’aide des caméras embarquées à bord de la sonde, les astronomes ont établi une carte topographique en 3D d’Arabia Terra. Une carte suivant étonnamment bien les modèles prédisant la répartition des cendres au sol sur les centaines de milliers de kilomètres après de super-éruptions explosives.

En fonction du volume de chaque caldeira identifiée, les chercheurs ont ensuite estimé le nombre d’éruptions nécessaire à produire le tapis de cendres qu’ils ont observé. L’équivalent de pas moins de 400 millions de piscines olympiques de roche en fusion et de gaz d’abord éjectées dans les airs. Résultat : il a fallu pour cela, plusieurs milliers d’éruptions sur un temps géologique relativement court.

Les chercheurs s’interrogent maintenant quant à la répartition des volcans à la surface de Mars. D’autres types de volcans ont en effet déjà été découverts sur la Planète rouge. Mais la région d’Arabia Terra semble être la seule portant de tels volcans explosifs. Sur Terre, ces volcans sont dispersés. Peut-être le résultat d’un déplacement autour du Globe avec la tectonique des plaques. Affaire à suivre…

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/mars-milliers-super-eruptions-volcaniques-ont-embrase-mars-pendant-500-millions-annees-93609/

La Chine développerait un drone hélicoptère pour voler dans le ciel de Mars

En montrant avec Ingenuity que de la « technologie volante » pouvait s’adapter aux conditions martiennes et fonctionner normalement, la Nasa a ouvert la voie aux drones hélicoptères sur Mars. La Chine a récemment dévoilé le sien, un prototype destiné à des missions martiennes.

Pendant que, sur Mars, le rover chinois Zhurong poursuit ses opérations, plusieurs projets chinois sont en cours de développement sur Terre. On savait que la Chine s’était lancé comme défi de rapporter des échantillons de la Planète rouge à l’horizon 2030 avec l’objectif évident d’y parvenir avant les Américains et les Européens qui planifient également une mission conjointe de retour d’échantillons martiens à la même période. On apprend aussi qu’elle pourrait bien envoyer un drone hélicoptère voler dans le ciel martien d’ici quelques années.

Un prototype de drone a récemment été dévoilé et le chef du projet Bian Chunjiang, chercheur au Centre national des Sciences spatiales (CNSS) de l’Académie chinoise des Sciences a déclaré que cet engin « était destiné à fonctionner en binôme, avec un rover mère » dans un schéma et une architecture de mission similaire à ce que fait la Nasa avec le rover Perseverance et le drone hélicoptère Ingenuity. L’hélico martien chinois sera donc utilisé comme un éclaireur de façon à renforcer les capacités de navigation et d’exploration du rover mère. Comme Ingenuity, il identifiera les cibles d’intérêts.

Ce drone hélicoptère sera vraisemblablement alimenté par énergie solaire mais le CNSS réfléchirait à utiliser une méthode de recharge sans fil, c’est-à-dire par induction. L’engin se poserait sur un chargeur mais on a du mal à imaginer où il se situera. Pour d’évidentes raisons de sécurité, il est peu probable qu’il soit installé sur le rover mère, ou à proximité, afin d’éviter un crash sur le rover par exemple.

Actuellement, aucune mission martienne n’est planifiée avec un drone hélicoptère. L’équipe du projet travaille toujours à lever certains verrous technologiques, notamment ceux liés à l’autonomie des vols. Une fois ces obstacles franchis, il sera temps de planifier un scénario de mission qui pourrait devenir une réalité, au mieux, à partir de la fenêtre de tir de 2024.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/mars-chine-developperait-drone-helicoptere-voler-ciel-mars-93433/

Découvrez le bras robotique qui récupérera les échantillons de Perseverance

Alors que le rover Perseverance de la Nasa a débuté sur Mars le prélèvement des échantillons, l’entreprise Leonardo conçoit et construit les deux bras robotiques qui iront les récupérer afin de les rapporter sur Terre. Les explications de Guido Sangiovanni, responsable du programme des bras robotiques de la mission MSR pour Leonardo.

Le rover Perseverance de la Nasa a donné le coup d’envoi de l’ambitieuse mission de retour d’échantillons martiens que réalisent ensemble la Nasa et l’ESA. Cette mission se déroulera en plusieurs étapes et devrait se terminer en 2030 avec l’arrivée sur Terre des échantillons que Perseverance prélève actuellement. Ils seront hermétiquement scellés dans plusieurs dizaines de tubes et laissés au sol tout au long du parcours du rover.

En 2026, l’ESA lancera le Fetch rover. Un rover spécifiquement conçu pour récupérer ses tubes et les rapporter au lander (appelé aussi plateforme) d’où ils seront embarqués à bord du Mars Ascent Vehicle (MAV) de la Nasa. Il s’agit de la fusée qui sera utilisée pour envoyer en orbite martienne le conteneur qui abritera plus ou moins 36 tubes d’échantillons de la Planète rouge. Le conteneur sera récupéré par l’Earth Return Orbiter, un autre engin spatial développé par l’ESA, avec une charge utile de la Nasa qui l’amènera sur Terre

Ce Fetch rover sera réalisé par Airbus. Il sera le véhicule roulant sur Mars le plus rapide jamais conçu puisque 200 mètres par jour sont envisagés afin de parcourir 15 kilomètres en six mois ! Pour récupérer au sol les tubes laissés par Perseverance, il sera équipé d’un bras robotique doté des techniques de recherche robotique et mécatronique les plus avancées. Il devra les saisir, les installer dans un conteneur cylindrique qui pourra contenir jusqu’à 36 tubes d’échantillons. Dès que le conteneur sera rempli, le rover rejoindra aussi vite que possible la plateforme de décollage du MAV. Sur cette plateforme, un bras robotique se chargera de récupérer le conteneur et de l’installer à bord du MAV.

Ces deux bras robotiques sont en cours de développement chez Leonardo en Italie.

La parole à Guido Sangiovanni, responsable du programme des bras robotiques de la mission MSR pour Leonardo.

Futura : Est-il difficile de développer et construire des bras robotiques pour récupérer les échantillons martiens de Perseverance ?
Guido Sangiovanni : Concevoir et développer tous les instruments qui vont dans l’espace présente des défis : températures, rayonnement, vibrations. Et plus encore sachant que ces bras robotiques sont importants pour le succès de l’ensemble du programme de retour sur Terre d’échantillons du sol martien au point qu’ils nécessitent une grande autonomie. À ce jour, Leonardo est engagé dans l’étude et la conception des deux bras pour la mission 2026, l’un sera monté sur Sample Fetch Rover de l’ESA et l’autre sur la plateforme de la Nasa sur laquelle est installé le MAV. Les premiers prototypes pourraient être prêts d’ici la fin de 2021.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/mars-decouvrez-bras-robotique-recuperera-echantillons-perseverance-93085/

Des cratères époustouflants photographiés sur Mars

La sonde ExoMars Trace Gas Orbiter (TGO), en orbite autour de la planète rouge, a immortalisé des cratères martiens qui ont connu un passé volcanique.

La photo a été immortalisée sur Mars le 22 mars dernier, dans la région de Lunae Planum, mais l’Agence spatiale européenne (ESA) nous en a dévoilé les secrets il y a quelques jours seulement. La sonde spatiale ExoMars Trace Gas Orbiter (TGO), en orbite autour de la planète rouge, a pris un plan spectaculaire de trois cratères martiens. Au premier abord, on remarque que l’un est plus gros que les autres. D’après l’échelle du cliché, il doit faire au moins quatre kilomètres de diamètre.

Les trois cratères martiens dans la région de Lunae Planum.
ESA/Roscosmos/CaSSIS, CC BY-SA 3.0 IGO

L’ESA a apporté d’importantes précisions dans un communiqué. Elle explique en effet que d’anciennes coulées de lave seraient visibles au cœur des cratères. «Cette région est connue pour être recouverte d’importants dépôts de lave provenant probablement des volcans voisins Tharsis Montes», peut-on lire. Mais en y regardant de plus près, l’ESA indique qu’il est possible «de voir des couches dans le bord intérieur qui pourraient représenter l’accumulation successive de coulées de lave dans cette zone».

Des observations qui témoignent d’un puissant passé volcanique dans cette région. Il y a fort à parier que l’Agence spatiale européenne envoie son rover Rosalind Franklin dans ce genre d’endroits pour mieux comprendre le passé de la planète rouge, et pourquoi pas, découvrir d’anciennes traces de vie. Le lancement du robot européen est prévu à la fin 2022.

Source : https://www.parismatch.com/Actu/Sciences/Des-crateres-epoustouflants-photographies-sur-Mars-1752537

Ingenuity vient de réaliser son 11e vol, voici ce qu’il a fait

Le Jet Propulsion Laboratory de la Nasa a publié de nouvelles images prises par l’hélicoptère Ingenuity sur Mars lors de son 11e vol. L’agence américaine a déjà annoncé une 12e mission de reconnaissance en amont des déplacements du rover Perseverance.

Les succès continuent de s’enchaîner pour Ingenuity. L’hélicoptère martien a réalisé un 11e vol réussi, à 6 h 45 (UTC +2) le mercredi 4 août. Le drone est monté à près de 12 mètres, parcourant une distance de 385 mètres à environ 18 km/h. L’objectif de la manœuvre était principalement de déplacer l’aéronef vers une zone inexplorée, au nord-ouest de sa position. Durant les deux minutes et dix secondes du vol, Ingenuity en a profité pour prendre différentes photos en couleur, dont deux à l’atterrissage pour fournir une image stéréoscopique du lieu.

Propulsé par HelloAsso

Direction South Séítah
La prochaine mission d’Ingenuity sera un vrai exercice de reconnaissance du terrain, la Nasa ayant indiqué que le drone avancerait avant le rover Perseverance vers le secteur de South Séítah, au nord-ouest de ses deux précédentes étapes, Cratered Floor Fractured Rough et Raised Ridges.

South Séítah devrait être un véritable challenge pour les techniciens du Jet Propulsion Laboratory. Les chercheurs avaient annoncé en amont du 9e vol que la visite de ce secteur serait compliquée, de nombreuses formations sablonneuses pouvant ralentir ou endommager Perseverance. Pour l’heure, aucune date précise n’a été annoncée par la Nasa pour le 12e vol d’Ingenuity, mais l’hélicoptère miniature devrait repartir en exploration dans les semaines à venir.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/ingenuity-ingenuity-vient-realiser-son-11e-vol-voici-ce-quil-fait-86747/

10e vol d’Ingenuity : l’hélicoptère vient de réaliser son parcours le plus complexe au-dessus de Mars

Après son dixième vol, une nouvelle étape vient d’être franchie par Ingenuity. Une étape plus symbolique, cette fois. Depuis son premier décollage en avril dernier, l’hélicoptère martien de la Nasa a désormais parcouru plus d’un mile – soit environ 1,605 kilomètres – au-dessus de la surface de la planète rouge.

C’est très tôt ce dimanche matin que la Nasa l’a annoncé. Ce week-end, Ingenuity a effectué son dixième vol au-dessus de la surface de Mars. L’hélicoptère a survolé une région baptisée « Rised Ridges » située à quelque 50 mètres au sud sud-ouest de l’endroit où s’était posé l’engin après son neuvième vol en début de mois.

Pourquoi survoler cette zone ? Parce que les chercheurs l’envisagent comme un endroit idéal pour aller chercher des preuves d’une vie martienne passée avec Perseverance, le rover qui a emporté Ingenuity dans son voyage vers Mars. Les systèmes de fractures comme celui-ci, en effet, sont des caractéristiques à partir desquelles l’eau peut pénétrer sous terre. Ainsi, si de l’eau a coulé dans la région, un forage du côté de « Rised Ridges » pourrait s’avérer très intéressant.

Aider Perseverance à trouver des traces de vie
Dès vendredi, les ingénieurs de la Nasa décrivaient la complexité de ce dixième vol qui devait s’effectuer à une altitude record de 12 mètres – soit 2 mètres de plus que les précédents – sur une durée de 165 secondes. L’objectif principal d’Ingenuity étant de capturer des images de « Rised Ridges » que les chercheurs espèrent ensuite pouvoir combiner pour former des rendus stéréoscopiques.

De manière plus symbolique, la Nasa note que ce dixième vol a été l’occasion pour Ingenuity de dépasser un mile – soit environ 1,605 kilomètres – de distance parcourue au total depuis le premier envol en avril dernier de la mission sur Mars. Mais aussi de franchir le cap des 1.000 secondes en vol. Le tout en renvoyant vers la Terre de nombreuses images d’intérêt.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/ingenuity-10e-vol-ingenuity-helicoptere-vient-realiser-son-parcours-plus-complexe-dessus-mars-86747