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Une comète aurait explosé au-dessus du Chili il y a 12.000 ans

Des études géologiques menées par des chercheurs de l’Université Brown dans le désert d’Atacama au Chili ont démontré que plusieurs roches et minéraux seraient issus de l’explosion d’une comète au-dessus de la région, il y a 12.000 ans.

C’était un mystère qui durait depuis 12.000 ans, que les géologues de l’Université Brown (États-Unis) viennent de résoudre. Dans une étude publiée le 2 novembre dans Geology, une équipe de chercheurs menés par Peter Schultz exposent les conclusions d’analyses réalisées sur des roches prélevées dans le désert d’Atacama, au Chili. Les minéraux seraient issus de la déflagration provoquée par la désintégration d’un bolide en basse altitude. L’explosion aurait touché une zone de 75 kilomètres de diamètre autour de la ville de Pica, au nord du pays.

D’une oasis au désert
Les scientifiques ont récolté 300 roches dans la région de Pica, leurs compositions étant analysées en laboratoire grâce à des microscopes et spectroscopies. La plupart des minéraux prélevés sont des cristaux de silicate, parfois mêlés à des résidus d’argile. Des traces d’autres composants tels que de la buchwaldite ou encore de la chlorapatite ont ainsi été retrouvées.

Douze mille en ans en arrière, cette zone située à l’est de la pampa de Tamarugal était florissante et accueillait plusieurs espèces de plantes et d’animaux. Plusieurs hypothèses ont été formulées pour expliquer l’assèchement de la région et la présence de ces minéraux autour de Pica. Si la thèse d’une possible activité volcanique a rapidement été écartée, les chercheurs ont penché pour la propagation d’incendies massifs ayant provoqué une altération des terrains. Mais pour le docteur Schultz et ses collègues, la théorie d’un gigantesque feu ne saurait suffire à expliquer les profondes transformations géologiques de la région.

Certains minéraux ont ainsi subi une telle chaleur qu’ils auraient commencé à fondre, et se seraient tordus ou déformés en étant projetés par des vents violents. En parallèle, des cristaux de zircon se seraient transformés en baddeleyite, résultant d’une température supérieure à 3.000 °C.

Dévastation venue du ciel
Les données obtenues par les géologues leur ont permis de détecter la présence de minéraux d’origine extraterrestre. Des composants tels que la troïlite, la cubanite ou encore des inclusions minérales riches en calcium et aluminium ont été comparés aux échantillons de la comète 81P/Wild (ou Wild 2), collectés par la sonde Stardust. Lancée en 1999, cette dernière avait pour mission de capturer et stocker de la poussière émanant de la queue de l’objet céleste.

En trouvant des similitudes dans la composition des minéraux de Pica et de la comète Wild 2, les scientifiques retracent ainsi l’histoire de cette région du Chili et de ses bouleversements géologiques induits par l’explosion d’une comète en basse altitude. Pour l’heure, les minéraux issus du bolide n’ont pas encore été datés, mais l’évènement aurait pu avoir un impact sur la chute de la biodiversité en Amérique du Sud. Les datations obtenues coïncident en effet avec l’extinction du Quaternaire, durant laquelle de nombreuses espèces animales se sont éteintes. Si cela n’est actuellement qu’une supposition, de plus amples études devraient permettre d’en apprendre plus sur la mystérieuse comète ayant explosé au-dessus du désert d’Atacama et de son impact sur la région.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/comete-comete-aurait-explose-dessus-chili-il-y-12000-ans-94605/

Perséides : le pic de la pluie d’étoiles filantes approche !

L’une des plus belles pluies d’étoiles filantes de l’année a son activité qui a déjà commencé. Son intensité va continuer d’augmenter jusqu’à culminer à la mi-août. Voici comment ne rien rater de ce spectacle céleste.

Pas d’été sans une belle pluie d’étoiles filantes. Chaque année, entre le 14 juillet et le 24 août, le temps est venu d’en surprendre plusieurs au cœur des douces nuits estivales, surtout autour du 12 août. Pourquoi à ce moment-là précisément ? Parce que, sur son orbite autour du Soleil, la Terre retrouve à cette période les courants de débris laissés par 109P/Swift-Tuttle, une comète qui rend visite au Soleil tous les 133 ans (la dernière fois qu’on l’a vue dans les parages, c’était en 1992). Tout au long des millénaires, les poussières – pas plus grosses qu’un grain de riz – arrachées à sa surface glacée sous l’action du Soleil se sont accumulées dans des courants que nous, la Terre, traversons, en juillet et août. Le taux horaire dépasse chaque année les 100 météores par heure. C’est l’un des plus intenses visibles depuis notre Planète.

Position du radiant de l’essaim météoritique des Perséides, nom hérité de la constellation qui l’accueille. Persée est visible au-dessus de l’horizon nord-est vers minuit. Il faut attendre vers 3-4 h du matin qu’il soit haut dans le ciel pour compter un maximum de météores le 12 août. © AMS

Cette pluie d’étoiles filantes s’appelle les Perséides, car vues de nos jardins ou de nos prairies terrestres, on les voit surgir en grand nombre d’une zone de la constellation de Persée (voir dessin ci-dessous), comme si le héros mythologique nous décochait ses flèches toute la nuit ! Des flèches lumineuses et furtives, avec parfois, de plus grosses, des bolides (fireballs pour les Anglo-Saxons). C’est donc là que se situe son radiant. Et comme Persée ne sort pas de l’horizon nord-est avant 23 h-minuit, c’est donc au cours des heures qui suivent, dans la seconde partie de la nuit et jusqu’à l’aube, que vous profiterez au maximum du spectacle de ces flèches célestes.

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L’absence de la Lune promet de très belles observations
Cette année en plus, les conditions seront idéales pour en contempler un maximum (si bien sûr la météo le permet) : la Lune ne sera pas là ! Pas de Lune pleine ou gibbeuse, brillante comme un phare, pour gêner l’observation des dizaines de météores qui percent le ciel. Un beau cadeau. Et si vous vous rendez dans un endroit éloigné des grandes villes, épargné par la pollution lumineuse, la nuit noire, remplie de milliers d’étoiles, tachée par le lait de la Voie lactée, et fendue de dizaines d’étoiles filantes, vous serez comblé.

Ne manquez pas ce grand rendez-vous céleste : les pics d’activité des Perséides attendus les nuits du 11 au 12 août et du 12 au 13 août, avant l’aube. Sans oublier de prendre avec vous un transat, une couverture, des boissons chaudes (ou fraîches), des croissants pour le petit matin avant de vous installer en pleine nature, sous le ciel étoilé de l’été.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/astronomie-perseides-pic-pluie-etoiles-filantes-approche-9435/