Comment suivre en direct la sortie de Thomas Pesquet dans l’espace aujourd’hui

Thomas Pesquet s’apprête à sortir pour la sixième fois dans l’espace. Il doit préparer l’installation et le déploiement de futurs panneaux solaires, avec l’astronaute japonais Akihiko Hoshide. Voici comment suivre l’événement en direct.

Une nouvelle fois, Thomas Pesquet va s’aventurer à l’extérieur de la Station spatiale internationale. En compagnie d’Akihiko Hoshide, membre de l’Agence d’exploration aérospatiale japonaise (JAXA), le spationaute français devra effectuer des travaux pour préparer l’installation et le déploiement de futurs panneaux solaires. La sortie extravéhiculaire peut être suivie en direct.

Quand ? Le dimanche 12 septembre 2021, à partir de 13h (heure de Paris) pour le début du suivi en direct. La sortie dans l’espace doit commencer à 14h30, et devrait durer six heures et trente minutes.
Où ? L’événement est à suivre en ligne, sur la web TV de la Nasa ou directement sur YouTube ou sur 👉 https://www.astrophotometeo53.com/
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Quoi ? Une sortie dans l’espace, à l’extérieur de la Station spatiale internationale, réalisée par les astronautes Thomas Pesquet et Akihiko Hoshide.

Cette sortie dans l’espace aura une particularité : « Ce sera la première sortie dans l’espace, ou activité extravéhiculaire, menée par deux partenaires astronautes internationaux hors du sas américain Quest de la station spatiale », explique l’agence dans un communiqué. Le module, installé depuis 2001, sert de sas de sortie : selon les indications de la Nasa, il n’avait donc encore jamais servi pour une sortie réalisée par deux astronautes non américains.

UNE SORTIE REPOUSSÉE À CAUSE D’ « UN PROBLÈME MÉDICAL MINEUR »
À l’origine, la sortie était prévue le 24 août. Elle devait être effectuée par Akihiko Hoshide ainsi que l’Américain Mark Vande Hei, astronaute de la Nasa. Cependant, il a fallu la repousser, « en raison d’un problème médical mineur impliquant Mark Vande Hei », avait fait savoir l’agence spatiale américaine la veille, le 23 août — sur Twitter, l’astronaute a précisé qu’il souffrait d’un nerf coincé au niveau de son cou. Il est maintenant prévu qu’il apporte son soutien à Thomas Pesquet et Akihiko Hoshide depuis l’intérieur de la station, le 12 septembre.

Ce 12 septembre, Thomas Pesquet et Akihiko Hoshide auront pour objectif l’installation d’un support, nommé « kit de modification », sur l’ISS. Ce kit permettra d’installer prochainement le troisième nouveau panneau solaire iROSA (il y en aura six au total). Les panneaux d’origine sont fonctionnels, mais présentent des signes de dégradation — ce qui n’est pas surprenant, car ils étaient prévus pour fonctionner 15 ans.

Il s’agira de la quatrième sortie dans l’espace pour Akihiko Hoshide et de la sixième pour Thomas Pesquet. Sur son compte Twitter, l’astronaute a laissé entendre qu’il pourrait tenter d’emmener une caméra un peu particulière avec lui en dehors de l’ISS à cette occasion. « Imaginez une sorte extravéhiculaire, mais en 360°. Voici la caméra ISS Experience 360, qu’on espère emmener à l’extérieur de la Station spatiale bientôt », a-t-il publié, sans préciser toutefois si ce « bientôt » correspond effectivement à la sortie du 12 septembre.

Source : https://www.numerama.com/sciences/738012-comment-suivre-en-direct-la-sortie-de-thomas-pesquet-dans-lespace-dimanche.html

Surprise, la mission de l’hélico Ingenuity ne s’arrêtera pas : « Maintenant c’est un vol après l’autre »

La mission d’Ingenuity est loin d’être terminée. L’hélicoptère de la Nasa poursuit inlassablement son péril sur Mars et ne compte pas encore s’arrêter. Les vols sont un tel succès qu’il a été décidé d’en faire un allié de Perseverance tant qu’il continue de bien fonctionner.

Il avait tout pour être un second rôle idéal, mais il est en train de voler la vedette au personnage principal. Ingenuity multiplie les prouesses depuis son arrivée sur Mars et ce n’est pas près de s’arrêter. Après désormais une douzaine de vols, le petit hélicoptère qui accompagnait le rover Perseverance est en pleine forme et dépasse toutes les attentes. « Un seul vol aurait été un succès, raconte Nacer Chahat, ingénieur français au JPL (Jet Propulsion Laboratory) de la Nasa qui a travaillé sur les antennes et tout le système de communication. Donc là c’est bien au-delà des espérances et les missions sont de plus en plus complexes. »

Ingenuity a appris à aller plus haut, plus loin, et il a désormais volé sur plus d’un kilomètre de distance au total. Un succès tel que désormais, à la Nasa, on ne parle plus du tout de fin de mission pour lui. Mars va bientôt passer derrière le Soleil et la communication va être interrompue, mais dès le retour il va pouvoir continuer. « Maintenant c’est un vol après l’autre, précise Nacer Chahat. Tant que le système est fiable, on continue. »

PROCHAINE ÉTAPE : AIDER PERSEVERANCE (À MOINS D’UN KILOMÈTRE)
On continue, certes, mais pour quoi faire ? Ingenuity a cumulé bien assez de données pour tester tous ses composants et pour apprendre à voler dans toutes les circonstances. Il a rempli son cahier des charges. La prochaine étape est donc d’aider Perseverance. « Maintenant nous pouvons aider les scientifiques, et pas seulement apprendre à voler, assure Nacer Chahat. Ingenuity peut aller voir des zones inaccessibles pour le rover et prendre des photos. C’est une nouvelle mission avec de nouvelles contraintes. »

Ces contraintes, elles sont liées au point faible d’Ingenuity : il ne fonctionne qu’en liaison avec le rover. Les deux engins ne doivent pas être séparés de plus d’un kilomètre, sinon la communication ne passe plus et l’hélicoptère ne peut plus être contrôlé. Les ingénieurs sont très prudents avec cette limite, car Ingenuity n’a jamais dépassé les 625 mètres de distance pour l’instant.

Mais rester dans cette zone de confort va devenir un peu plus compliqué maintenant, confie Nacer Chahat : « Au début, le rover restait où ça nous arrangeait pour les premiers vols, mais désormais c’est à nous de nous adapter à lui. Il nous faut le suivre partout. » Perseverance constitue bel et bien le cœur de la mission et le rover doit maintenant se contenter d’être son assistant. Ce qui veut dire voler dans des endroits parfois plus accidentés, aller chercher des images de lieux choisis pour leur potentiel intérêt scientifique. Bref, Ingenuity va devoir faire preuve de flexibilité et se plier aux exigences des scientifiques, et non plus seulement des ingénieurs. Les prochains vols ne seront donc pas des démonstrations techniques, toujours plus loin, toujours plus haut, mais seront avant tout utiles.

INGENUITY AD VITAM ETERNAM
À quoi ressemblera le dernier vol d’Ingenuity, et quand aura-t-il lieu ? Personne ne peut le dire actuellement. Mais quoi qu’il en soit Nacer Chahat et les autres ingénieurs du JPL travaillent déjà sur un successeur.

« Nous en sommes pour l’instant au développement du concept, mais le principal défi sera de faire un hélicoptère plus gros et plus lourd. » Le potentiel Ingenuity 2 sera trop gros pour partir avec un rover, et il devra transporter des instruments scientifiques d’au moins 20 kg, ce qui implique des pales plus grosses et sans doute plus rapides. Un défi non négligeable à relever, puisque la principale difficulté pour faire voler Ingenuity était la rareté de l’air sur Mars qui obligeait les pâles à tourner bien plus vite que sur Terre. Il faudra donc faire encore plus la prochaine fois.

Mais l’équipe peut compter sur des mois d’expériences avec le succès du premier appareil. Et d’ici quelques années un autre engin volant devrait parcourir un autre astre : Dragonfly est en préparation pour aller visiter Titan, le satellite de Saturne. « Nous pouvons aider, considère Nacer Chahat, car nous savons comment faire pour opérer les vols, nous pouvons donner des conseils, mais les problématiques ne sont pas du tout les mêmes, l’atmosphère sur Titan est beaucoup plus dense. » L’équipe qui travaille sur Dragonfly sera donc confrontée à des défis très différents, mais espère connaître le même succès.

Source : https://www.numerama.com/sciences/735128-surprise-la-mission-de-lhelico-ingenuity-ne-sarretera-pas-maintenant-cest-un-vol-apres-lautre.html

La lune Déimos se cache dans ces images du ciel martien prises par Perseverance

Le rover Perseverance a photographié le ciel martien. Un autre élément s’est glissé dans ces images : arrivez-vous à y repérer Déimos, la plus petite des lunes de Mars ?

En observant le ciel martien, le rover Perseverance a repéré un autre élément, en plus des nuages de la planète rouge. Si vous regardez attentivement les images prises par le rover, vous y distinguerez aussi un petit point brillant. « L’observation du ciel est amusante, peu importe où vous êtes. J’ai pris cette courte vidéo pour regarder les nuages, et j’ai capturé autre chose : regardez de près et vous verrez Déimos, l’une des deux lunes de Mars », a tweeté la Nasa le 20 août 2021 (l’autre lune de Mars est baptisée Phobos).

Les images brutes prises par le rover, sur lesquelles ont peut distinguer Déimos, sont également disponibles sur le site de la mission. Ces clichés ont été pris le 15 août, soit lors du 173e sol (le nom du jour sur Mars) de la mission du rover, en fin de journée. C’est l’une des deux Navcam, les caméras de navigation installées au sommet du mât de Perseverance, qui a immortalisé le ciel martien.

LA PLUS PETITE LUNE DE MARS
Déimos est la plus petite des deux lunes de Mars. Elle mesure 15 kilomètres de long et tourne autour de la planète rouge en 30 heures environ. C’est un petit corps sombre qui possède beaucoup de cratères (dont les diamètres n’excèdent pas 2,5 kilomètres). La composition de sa surface semble comparable à celle d’astéroïdes, qui évoluent dans la ceinture principale d’astéroïdes (une zone du système solaire entre Mars et Jupiter).

L’origine de Phobos et Déimos n’est pas bien comprise. Leurs caractéristiques pourraient laisser penser que ce sont deux astéroïdes jadis capturés par Mars, mais la forme de leur orbite ne correspond pas à ce scénario. Il n’est pas impossible que les lunes soient un vestige d’un ancien impact entre Mars et un autre corps céleste.

Ce n’est pas la première fois qu’une lune martienne passe ainsi dans le champ de vision d’un robot posé à la surface de la planète. Curiosity a déjà eu l’occasion d’immortaliser des éclipses solaires, lors du passage de Déimos et de Phobos devant notre étoile. Depuis l’orbite martienne, des images colorées de Phobos avaient aussi été obtenues grâce à la sonde 2001 Mars Odyssey.

Source : https://www.numerama.com/sciences/734027-la-lune-deimos-se-cache-dans-ces-images-du-ciel-martien-prises-par-perseverance.html

Une vie différente de la notre peut-elle exister sur Titan ? La mission Dragonfly de la Nasa nous le dira !

Sur Titan, le cycle du méthane ressemble en partie au cycle de l’eau sur Terre, de sorte que l’on peut se demander si une forme de vie, différente de celle sur notre Planète, est possible sur le plus grand satellite naturel de Saturne ? C’est à cette question, et à bien autres aussi, que devra répondre la mission Dragonfly de la Nasa qui sera lancée avant la fin de cette décennie.

En janvier 2005, la sonde Huygens de l’ESA, l’Agence spatiale européenne, s’était posée avec succès à la surface de Titan, la plus grosse lune de Saturne. Exploit technique sans précédent, c’était aussi la première fois que se découvrait la surface de ce monde dont l’épaisse couche atmosphérique rend très difficile son observation, que ce soit depuis la Terre ou en orbite. La sonde Cassini, qui l’a survolée des dizaines de fois, a rapporté plus de questions que de réponses !

Dans le courant de la décennie 2030, la Nasa a prévu d’envoyer un drone pour explorer ce monde unique dans le Système solaire. Ce drone sera lancé en 2026 et devrait rejoindre le plus gros satellite de Saturne en 2034. L’exobiologie de Titan est au centre de la mission de Dragonfly qui devrait renforcer de façon significative nos connaissances sur l’histoire de l’origine et l’évolution de la vie sur Titan et sur Terre. Le 19 juillet, l’équipe scientifique de Dragonfly a publié Science Goals and Objectives for the Dragonfly Titan Rotorcraft Relocable Lander dans The Planetary Science Journal. L’auteur principal de l’article est Jason Barnes, chercheur principal adjoint de Dragonfly et professeur de physique à l’Université de l’Idaho.

Titan et la Terre sont les deux seuls objets du Système solaire à posséder une atmosphère riche en azote. Mais le second élément le plus abondant dans celle de Titan est le méthane et non pas l’oxygène comme c’est le cas pour l’atmosphère terrestre. On lui connait également un système météorologique comme celui de la Terre à la différence que l’eau est remplacée par du méthane.

Le méthane peut-il remplacer l’eau dans le cycle de la vie ?
Cette analogie avec la Terre est remarquable dans le sens où elle peut renseigner les scientifiques sur de nombreux aspects de la Terre primitive. En effet, la chimie primitive à l’œuvre sur Titan peut fournir des indices sur l’origine des matériaux (les fameuses briques du vivant) qui donneront naissance à la vie sur Terre, il y a environ 3,45 milliards d’années. C’est d’autant plus intéressant que les conditions qui régnaient sur Terre lorsque la vie est apparue sont inconnues. Tous les indices de la vie primitive terrestre au delà de 3,5 à 3,8 milliards d’années ont été effacés par la tectonique des plaques et les convulsions multiples de la croûte terrestre.

Beaucoup de composés chimiques prébiotiques qui se sont formés sur la Terre primitive sont également formés dans l’atmosphère de Titan, et les scientifiques souhaitent voir jusqu’où Titan est vraiment allé sur la voie de la chimie prébiotique. L’atmosphère de Titan pourrait être un bon analogue de ce qui s’est passé sur Terre primitive. De nombreux scientifiques se demandent si Titan pourrait accueillir une forme de vie qui, pour cette fois, serait très différente de celle de la Terre qui s’appuie sur l’eau comme solvant

La chimie prébiotique au centre de la mission Dragonfly
La mission Dragonfly étudiera la chimie prébiotique, l’habitabilité de Titan et cherchera des biosignatures chimiques potentielles passées ou présentes de Titan à partir de la « vie telle que nous la connaissons », à savoir à base d’eau et d’une forme de « vie potentielle », c’est-à-dire différente de ce celle que nous connaissons qui pourrait utiliser des hydrocarbures liquides comme solvant.

« Titan représente l’utopie d’un explorateur, a déclaré le coauteur Alex Hayes, professeur agrégé d’astronomie au College of Arts and Sciences et cochercheur de Dragonfly. Les questions scientifiques que nous avons pour Titan sont très larges parce que nous ne savons pas encore grand chose de ce qui se passe réellement à la surface. Pour chaque question à laquelle nous avons répondu lors de l’exploration de Titan depuis l’orbite de Saturne par la mission Cassini, nous en avons gagné dix nouvelles ».

S’inspirer des activités opérationnelles des rovers martiens
Dragonfly passera sur Titan une journée complète (équivalent à 16 jours terrestres) en un seul lieu pour mener des expériences et des observations scientifiques, puis s’envolera vers un nouvel endroit. En fonction des leçons tirées de l’emplacement précédent, l’équipe scientifique dirigera Dragonfly vers un autre site. Une stratégie d’exploration qui s’inspire des leçons apprises avec les rovers martiens de la Nasa qui sont opérés de cette façon avec le succès que l’on sait.

La faible gravité de Titan (environ un septième de la Terre), une atmosphère épaisse (quatre fois plus dense que celle de la Terre) et de faibles vents en font un endroit idéal pour un véhicule aérien. Seule incertitude, pleurera t-il du méthane lors la mission ?

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/titan-vie-differente-notre-peut-elle-exister-titan-mission-dragonfly-nasa-nous-dira-76648/

Une étude plaide en faveur de la vie autour des naines rouges

Une étude récente suggère que l’impact des éruptions stellaires sur l’habitabilité des exoplanètes autour des étoiles naines rouges pourrait être plus faible qu’on ne le pensait auparavant. 

Les étoiles naines rouges sont très courantes. Elles représentent en effet environ 75 % des étoiles de la Voie lactée. C’est la raison pour laquelle la plupart des exoplanètes que nous avons découvertes sont en orbite autour de ces objets. Mais peuvent-elles abriter la vie ? Beaucoup pensent que non.

Et pour cause, les naines rouges sont beaucoup plus actives que les étoiles jaunes semblables au Soleil, émettant d’énormes éruptions solaires et de puissants rayons X. Et comme les naines rouges sont également plus petites et beaucoup plus froides, les planètes doivent se rapprocher davantage pour être potentiellement habitables, s’exposant ainsi à la colère de leur hôte. C’est pourquoi ces objets ont souvent été délaissés par les chasseurs d’extraterrestres… à tort ?

Une nouvelle étude révèle en effet que l’environnement pourrait ne pas être aussi mauvais que nous le pensions autour de ces étoiles.

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Dans le cadre de ces travaux, publiés dans les Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, une équipe s’est appuyée sur les données du Transiting Exoplanet Survey Satellite (TESS) de la NASA pour analyser les éruptions stellaires d’un petit échantillon de quatre naines rouges.

Une activité concentrée près des pôles

Chez notre Soleil, les éruptions solaires se produisent généralement au niveau de la région équatoriale. Pour cette raison, l’énergie et les particules projetées par ces événements peuvent rapidement frapper les planètes évoluant dans le système interne, Terre incluse. Heureusement pour nous, notre planète génère un puissant champ magnétique capable de nous protéger.

Jusqu’à présent, les astronomes pensaient que les naines rouges émettaient également des éruptions à partir de leurs régions équatoriales. Or, à partir de ces nouvelles données, il semblerait que la répartition des éruptions sur les naines rouges soit davantage concentrée près des pôles. Les éruptions observées dans le cadre de cette étude sont en effet toutes apparues au-dessus de la latitude de 60 degrés.

Naturellement, la taille de l’échantillon analysé n’est pas suffisante pour faire une généralité, mais si d’autres observations soutiennent la tendance, il s’agirait alors d’une excellente nouvelle pour les planètes évoluant autour de ces étoiles, puisque la plupart de ces événements potentiellement catastrophiques pour le vivant seraient dirigés hors du plan orbital.

Naturellement, les caprices de l’étoile ne sont pas les seuls facteurs à prendre en considération en matière d’exobiologie. Son rayonnement en est un autre. Et de ce côté là, les nouvelles ne sont pas très bonnes. D’après une étude récente, aucune des exoplanètes terrestres potentiellement habitables connues ne reçoit en effet assez de lumière pour soutenir une biosphère semblable à celle de la Terre.

Source : https://sciencepost.fr/vie-autour-des-etoiles-naines-rouges/?fbclid=IwAR3mbSBKq2ZUD5wIwq9avChSBiY-zf4vE_nK7oMXUS3prdgLGvLlo7ikUGg

À quoi ressemblait le Soleil jeune ? Cette étoile voisine peut aider à le découvrir

Comment étudier le passé de notre étoile ? Des scientifiques se sont intéressés à une autre étoile comparable, plus jeune que le Soleil. À l’aide d’un modèle, ils estiment que l’on peut ainsi se servir de cet astre pour comprendre la jeunesse du Soleil.

De quoi avait l’air le Soleil quand il était encore tout jeune ? Si l’on sait déterminer par quelles étapes l’astre passera avant de mourir, son passé n’est pas forcément parfaitement connu. Grâce à une étoile voisine, les scientifiques disposent en quelque sorte d’un analogue du Soleil, lorsqu’il était encore jeune. La manière dont cette étoile peut servir de comparaison a été explorée dans The Astrophysical Journal ce 3 août 2021 (le texte entier est accessible en prépublication). L’étude a été relayée par la Nasa.

Mieux comprendre la jeunesse du Soleil est important pour savoir comment il a pu contribuer à façonner l’atmosphère de la Terre et, donc, l’émergence de la vie sur notre planète. Actuellement, le Soleil est âgé de 4,65 milliards d’années : il est au milieu de sa vie. Comment savoir ce qui s’est passé avant ? En examinant les caractéristiques d’une jeune étoile semblable à la nôtre. C’est en tout cas ainsi que les scientifiques ont utilisé l’étoile Kappa 1 Ceti, telle une « machine à voyager dans le passé » de notre propre étoile.

UN MODÈLE ÉTABLI À PARTIR DE DONNÉES SUR LE SOLEIL
Cette étoile se trouve à environ 30 années-lumière de nous. Son âge est estimé entre 600 et 750 millions d’années, soit l’âge que devait avoir le Soleil au moment où la vie est apparue sur la Terre. En outre, la masse et la température de Kappa 1 Ceti correspondent à celles du Soleil. Mais il restait des caractéristiques importantes à estimer : pour cela, les scientifiques ont travaillé sur un modèle existant, qui est utilisé pour étudier le Soleil. Le modèle a été établi à partir de données provenant de missions spatiales comme celles du télescope spatial Hubble, de TESS (le « Satellite de recensement des exoplanètes en transit ») ou l’observatoire XMM-Newton.

On sait que notre étoile émet ce qu’on appelle le vent stellaire (ou solaire dans le cas du Soleil), un plasma qui s’écoule continuellement. Les étoiles jeunes ont tendance à émettre des vents stellaires plus chauds et plus puissants que les étoiles plus âgées, ce qui peut avoir des conséquences sur les planètes qui les entourent. Si nous avons des moyens d’observer le vent solaire, il est plus complexe de faire de même avec le vent stellaire d’autres étoiles plus éloignées. D’où l’intérêt d’utiliser un modèle qui fonctionne pour notre Soleil, et de l’appliquer à Kappa 1 Ceti, pour en déduire les propriétés de son vent stellaire… et donc les potentielles propriétés que le vent solaire devait avoir dans la jeunesse du Soleil.

Ainsi, il devient en quelque sorte possible d’observer le passé du Soleil, à travers d’autres étoiles plus jeunes. Les scientifiques espèrent appliquer leur modèle à d’autres étoiles que Kappa 1 Ceti, afin de petit à petit retracer l’évolution qu’à pu connaître notre Soleil au fil du temps.

Source : https://www.numerama.com/sciences/730650-a-quoi-ressemblait-le-soleil-jeune-cette-etoile-voisine-peut-aider-a-le-decouvrir.html

Eau sur la Lune : la Nasa pense avoir résolu une énigme

L’année dernière, la Nasa annonçait la détection d’eau presque partout sur la Lune via le télescope à infrarouge aéroporté Sofia. On pensait que la présence d’eau était nécessairement limitée au fond de certains cratères lunaires, dans l’ombre, sous forme de glace. On pense comprendre maintenant pourquoi il n’en serait rien.

Les déclarations de Jeff Bezos ont défrayé la chronique dernièrement après le succès de son vol suborbital. Comme Futura l’expliquait dans un article à ce sujet, Bezos entend relancer l’intérêt pour les colonies spatiales de Gerald O’Neill et faire avancer les recherches à leur sujet. Rappelons que pour faire ces colonies il n’est évidemment pas question de les fabriquer à partir de matériaux arrachés à la surface de la Terre et encore moins de mettre en orbite à partir de notre Planète bleue des usines déjà existantes.

Le puits de gravité de la Terre étant bien trop coûteux en carburant pour ceux qui veulent s’en évader (se serait bien pire sur une superterre), les matériaux doivent être extraits de la Lune et des astéroïdes par des pionniers et très certainement des robots doués d’IA qu’ils fabriqueront massivement par une sorte de processus autocatalytique (les robots servant à fabriquer des robots en suivant une logique proche de celle des machines auto-reproductices de von Neumann).

Que ce soit pour la fabrication des colonies ou pour la production industrielle qu’elles permettraient, tout serait largement décarboné car basé sur l’énergie solaire disponible en abondance dans l’espace. Une fois le processus amorcé, il serait donc largement indépendant de la Terre et de son économie et une fois son but atteint, il pourrait à l’inverse contribuer à changer bien des choses sur Terre.

Mais ça c’est la théorie, et de plus une théorie basée sur des estimations à la Fermi. En pratique, d’ici quelques décennies on pourrait fort bien découvrir qu’il y a en réalité des verrous technologiques et physiques absolument insurmontables.

De l’eau dans le régolite lunaire d’un pôle à l’autre
Bien évidemment aussi, ces colonies ne nous concernent en rien pour résoudre les graves problèmes environnementaux et énergétiques auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui à l’horizon des scénarios du Club de Rome. Il faudra les résoudre avant, comme Bezos l’a expliqué, car même en supposant que ces colonies soient vraiment réalisables et importantes pour relever les défis de l’Humanité, leur construction ne pourrait commencer que lors de la seconde moitié du XXIe siècle et même plutôt vers sa fin.

Reste que déjà pour des petites colonies lunaires avant, débroussaillant le chemin menant à ces colonies, il faudrait pouvoir disposer d’oxygène, d’hydrogène et d’eau ne venant pas de la Terre car le prix et la quantité d’énergie nécessaire dans le cas contraire sont clairement exorbitants pour le moment. Heureusement, on a de bonnes raisons de penser qu’il existe de la glace d’eau dans certains cratères, partiellement éternellement dans l’ombre, au niveau des pôles lunaires. Les raisons sont d’abord théoriques et soutenues par des simulations sur ordinateur.

En effet, des petites comètes tombant depuis des milliards d’années sur la surface de la Lune vont libérer de la vapeur d’eau en raison de la chaleur dégagée par un impact sur le sol lunaire, l’injectant dans l’atmosphère de la Lune. Celle-ci est bien réelle bien que quasiment inexistante, sa densité n’excédant pas le cent-millionième de celle de la Terre.

Une large partie va rapidement échapper à la faible attraction lunaire mais les molécules se trouvant dans l’ombre des cratères polaires vont s’y déposer sous forme de glace au cours des milliards d’années, couche après couche. De fait, des missions comme celle de la sonde LCROSS (Lunar Crater Remote Observation and Sensing Satellite) et LRO (Lunar Reconnaissance Orbiter) ont bien livré des observations suggérant la présence de glace aux pôles lunaires.

Toutefois, les simulations excluaient la présence d’eau et bien sûr de glace sur le reste de la surface lunaire, périodiquement ensoleillée. Ce fut donc une surprise lorsque d’autres observations et notamment celles fournies par le Stratospheric Observatory for Infrared Astronomy (Sofia) montraient, elles, une quasi-omniprésence de l’eau sur la surface de la Lune comme l’expliquait Futura dans le précédent article ci-dessous.

Des ombres froides à -210 °C
Pour résoudre cette énigme, les planétologues ont d’abord avancé comme hypothèse que de l’eau se retrouvait piégée dans des gouttelettes de roches fondues à l’occasion de l’impact de corps célestes en contenant, notamment des comètes. Sans cette protection, les simulations de l’évolution de la température à la surface de la Lune sous l’effet du rayonnement du Soleil montraient que le givre pouvant s’être formé durant la nuit lunaire allait se sublimer très rapidement en début de journée (pour mémoire, un jour lunaire vaut 14 jours terrestres).

Sauf que dans un tel scénario, on ne peut pas comprendre pourquoi les observations montrent tout de même une certaine décroissance de la présence d’eau au fur et à mesure que l’on se rapproche du midi lunaire et une croissance dans l’après-midi, ce qui suggère une circulation des molécules d’eau du régolite lunaire vers son atmosphère (qui ressemble physiquement à ce que l’on appelle l’exosphère dans le cas de la Terre) et ensuite en sens inverse.

Une autre explication a donc été avancée par Björn Davidsson et Sona Hosseini, tous deux membres du mythique Jet Propulsion Laboratory de la Nasa en Californie du Sud, comme ils l’expliquent dans un article publié dans la célèbre revue Monthly Notices of the Royal Astronomical Society.

Elle fait intervenir une modélisation nettement plus fine de la surface lunaire au point de prendre en compte les ombres projetées par tout le relief, jusqu’à descendre à l’échelle de simple caillou et bloc rocheux comme ceux que l’on peut voir sur l’image d’Apollo 17 ci-dessus. Comme la surface lunaire est plongée dans une exosphère, il n’existe pas de mécanisme vraiment efficace de redistribution de la chaleur tendant vers l’équilibre thermique assuré par une atmosphère dense et ses courants. Il existe donc des contrastes de température saisissants en plein jour lunaire.

Dans une région à l’ombre, la température peut tomber à -210 °C alors qu’elle se maintient à 120 °C juste à côté en pleine lumière. Voilà de quoi stocker temporairement de l’eau sous forme de givre.

Au fur et à mesure que le Soleil parcourt le jour lunaire, ce givre de surface qui peut s’accumuler dans ces zones froides et ombragées serait donc lentement exposé à la lumière du Soleil. Il se mettrait donc bien ensuite en place un cycle avec l’exosphère de la Lune. « Le givre est beaucoup plus mobile que l’eau emprisonnée », a déclaré Bjorn Davidsson dans un communiqué de la Nasa où Sona Hosseini explique que « si l’eau est disponible sous forme de givre dans les régions ensoleillées de la Lune, les futurs explorateurs pourraient l’utiliser comme source de carburant et d’eau potable. Mais d’abord, nous devons comprendre comment l’exosphère et la surface interagissent et quel rôle cela joue dans le cycle ».

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/lune-eau-lune-nasa-pense-avoir-resolu-enigme-83811/

Pour la première fois, on a vu de la lumière émise derrière un trou noir

De la lumière jaillissant derrière un trou noir a été observée pour la toute première fois. Ce phénomène a été observé par deux télescopes spatiaux, qui ont capté des « photons courbés » autour du trou noir supermassif situé au centre de la galaxie I Zwicky 1.

C’est une observation spectaculaire, qui implique l’un des objets les plus fascinants de tout l’univers. Dans la revue scientifique de référence Nature, une équipe de scientifiques a rapporté le 28 juillet une détection impressionnante : les tout premiers enregistrements de rayons X émis derrière un trou noir (derrière la « face » que nous ne pouvons pas voir). La découverte a également été relayée dans un communiqué de l’Agence spatiale européenne (Esa).

« Nous rapportons ici des observations d’éruptions de rayons X émises autour du trou noir supermassif dans I Zw 1 », peut-on lire dans l’étude. Les scientifiques s’intéressent à un trou noir supermassif, qui représente 10 millions de fois la masse du Soleil, et dont le diamètre est estimé à 30 millions de kilomètres. Il se trouve au centre d’une galaxie spirale, baptisée I Zwicky 1 (et dont le nom est abrégé en I Zw 1), qui se trouve à 800 millions d’années-lumière de nous.

UNE GRAVITÉ EXTRÊME QUI COURBE LA LUMIÈRE
Ces éruptions brillantes de rayons X ont pu être observées à l’aide de deux observatoires spatiaux, le télescope XMM-Newton de l’Esa et le télescope NuSTAR de la Nasa, au mois de janvier 2020. Comme l’indique l’Esa, les astronomes ne pensaient rien voir émerger derrière le trou noir, puisqu’aucune lumière ne peut s’échapper de ce type d’objet céleste. Néanmoins, sous l’effet de la gravité extrême du trou noir, qui déforme l’espace autour de lui, cette lumière a été courbée autour du trou noir, permettant aux deux télescopes de la détecter.

Au départ, l’objectif des scientifiques était de mieux comprendre la « couronne » du trou noir, une structure de 60 millions de kilomètres au-dessus du trou noir, d’où proviennent ces rayons X lumineux. « Les régions les plus internes des disques d’accrétion [ndlr : la matière en orbite autour du trou noir] autour des trous noirs sont fortement irradiées par des rayons X émis par une couronne compacte très variable, à proximité immédiate du trou noir », écrivent les auteurs. La couronne semble être produite par cette matière tombant en continu dans le trou noir, dans le disque d’accrétion.

Le processus auquel les scientifiques ont assisté peut être décrit étape par étape :

La matière tombe dans le trou noir dans un disque d’accrétion très chaud,
Des éruptions brillantes de rayons X sont produites par la couronne du trou noir,
Les rayons X sont réfléchis par le disque d’accrétion,
Les télescopes ont enregistré des éruptions plus faibles : ce sont les rayons X qui ont « rebondi » sur le gaz situé derrière le trou noir, et qui ont été courbés autour du trou noir du fait de la gravité.

DES PHOTONS COURBÉS AUTOUR DU TROU NOIR
« Ce sont des photons qui se réverbèrent de l’autre côté du disque, et sont courbés autour du trou noir et amplifiés par le fort champ gravitationnel, résument les auteurs de l’étude. L’observation de photons courbés autour du trou noir confirme une prédiction clé de la relativité générale. » Ces observations vont effectivement dans le sens des prédictions d’Einstein, sur la manière dont la gravité peut courber la lumière autour des trous noirs.

Une énigme reste néanmoins à résoudre : il faudrait encore parvenir à expliquer comment la couronne est capable d’émettre des rayons X aussi brillants.

Source : https://www.numerama.com/sciences/729633-pour-la-premiere-fois-on-a-vu-de-la-lumiere-emise-derriere-un-trou-noir.html

Quel est ce cyclindre étrange que le rover Perseverance a enfoncé sur Mars ?

Le rover Perseverance a pris une photo intrigante : on y voit un objet cylindrique qu’il a déposé à la surface de la planète rouge. De quoi s’agit-il exactement ?

Le rover Perseverance a déposé quelque chose à la surface de Mars. Cette fois, ce n’est pas une plaque protégeant son système de stockage d’échantillons ou un hélicoptère que l’astromobile a largué. Sur plusieurs photos prises la semaine dernière (celle illustrant cet article a été prise le 20 juillet 2021), on distingue un objet cylindrique enfoncé dans la roche. « Quelle est cette chose, et pourquoi sort-elle d’un rocher martien ? (Et non, ce n’est pas une poignée de sabre laser.) Laissez-moi vous expliquer », a tweeté la Nasa via le compte @NASAPersevere le 23 juillet.

L’agence spatiale poursuit, dans un fil de publications, toujours en faisant parler son astromobile : « J’ai apporté dix forets sur Mars. La plupart sont destinés à la collecte d’échantillons ; d’autres, comme celui-ci, servent à abraser des roches (à en broyer la surface extérieure). » C’est le principal objectif poursuivi par la Nasa avec ce rover : récupérer des échantillons de la surface de Mars, destinés à revenir un jour sur Terre — ce qui n’était pas prévu à l’origine. Même si l’ambition exobiologique (l’étude la possibilité que la vie existe dans l’Univers en dehors de la Terre) de la mission Mars 2020 est souvent évoquée, il faut garder en tête que Perseverance lui-même n’est pas capable d’identifier une forme de vie.

Afin de récupérer des prélèvements martiens, Perseverance a donc été équipé d’un système de collecte et de stockage complexe. Les équipements nécessaires sont dans le « ventre » du rover, dont une roue qui contient différents types de forets, ainsi que 43 tubes vides. Le gros bras de Perseverance peut percer la surface de Mars, tandis qu’un plus petit bras robotique situé sous le ventre de l’astromobile ramasse et déplace les tubes (vers la perceuse quand ils sont vides, puis vers le système de stockage quand ils sont pleins).

UN MODÈLE « DE VOL », POUR QUE LA FOREUSE NE RESTE PAS VIDE
Le foret que l’on voit enfoncé dans la roche martienne semble avoir été installé pour servir de protection. Comme le fait remarquer Thomas Appéré, docteur en planétologie, sur Twitter, Perseverance n’a donc pas perdu sa tête de forage (ouf). Celle qui est enfoncée dans le sol est le modèle « de vol », qui avait été installé sur la foreuse pour qu’elle ne reste pas vide. « Pour faire des analyses scientifiques de façon propre et nette, je le laisse de côté avant de commencer à collecter des échantillons avec de nouveaux forets vierges », décrit la Nasa sur Twitter. Le rover a utilisé ce « foret abrasif » pour creuser dans la roche, et il sera abandonné là.

Le tout premier prélèvement réalisé sur Mars par le rover devrait avoir lieu prochainement. La Nasa a choisi la zone dans laquelle Perseverance devra le récupérer. La procédure prend plusieurs jours en tout, car l’astromobile ne se contente pas de forer le sol. Il doit, entre autres activités, scruter la zone avec ses caméras ainsi que son laser et étudier un « double géologique » de la roche à prélever.

Source : https://www.numerama.com/sciences/728967-quel-est-ce-cyclindre-etrange-que-le-rover-perseverance-a-enfonce-sur-mars.html

On sait désormais que Mars est « chaude et gluante » à l’intérieur

Les données de l’atterrisseur InSight révèlent de nouveaux détails inédits sur la structure intérieure de Mars (croûte, manteau, noyau). La planète est peut-être froide à l’extérieur, mais elle est décrite comme « chaude et gluante » à l’intérieur.

À quoi ressemblent le cœur et l’intérieur de Mars ? Les données obtenues par l’atterrisseur InSight de la Nasa permettent de le savoir un peu mieux. « Les centaines de tremblements de Mars que j’ai mesurés le confirment maintenant, a tweeté le compte officiel @NASAInSight le 23 juillet 2021. Mars est peut-être froide et croûteuse à l’extérieur, mais elle est chaude et gluante à l’intérieur. Les nouveaux résultats scientifiques de mon sismomètre en révèlent plus sur le cœur de Mars et sur la formation de toutes les planètes rocheuses. »

Dans une série de trois articles publiés dans Science le même jour, de nouvelles découvertes sur l’intérieur de la planète rouge sont présentées. Comme le rappelle la revue scientifique, « l’intérieur d’une planète recèle d’importants indices sur son origine et son évolution thermique et dynamique ». Dans ces études, les scientifiques « présentent les premières découvertes de la structure intérieure de Mars basées sur les données de l’atterrisseur de la Nasa InSight ». Il s’agit des premières observations directes de la structure de la croûte, du manteau et du noyau sur une autre planète de type rocheux. L’intérêt est aussi de pouvoir comparer ces informations à ce que nous savons de la Terre.

CROÛTE, MANTEAU, NOYAU
Voici les principales « surprises » que les scientifiques ont pu découvrir grâce à InSight sur l’intérieur de Mars. Chacun des articles scientifiques parus dans Science s’intéresse à une couche distincte.

Sur sa croûte : elle est plus fine que prévu et contient probablement deux ou trois sous-couches (son épaisseur serait de 24 à 72 km),
Sur son manteau : il est constitué d’une seule couche de 1 560 km d’épaisseur, qui est plus simple que celle de la Terre,
Sur son noyau : il est plus imposant que prévu, avec un rayon de 1830 km, et il est en fusion (à titre de comparaison, le noyau externe de la Terre est en fusion, et son noyau interne est solide, il reste encore à découvrir s’il en est de même pour Mars).

Il a fallu deux ans pour mesurer ces données. Ce délai est tout particulièrement impressionnant lorsque l’on songe au noyau, et au temps qu’il a fallu pour mesurer celui de la Lune (40 ans après les missions Apollo) et celui de la Terre (des centaines d’années).

LES SCIENTIFIQUES ATTENDENT TOUJOURS « THE BIG ONE »
Si les rovers comme Perseverance ou Curiosity ont l’avantage de pouvoir se déplacer (lentement) pour explorer plusieurs zones, leur étude de Mars ne peut que se limiter à sa surface. Avec l’arrivée d’InSight sur Mars en 2018, et grâce aux données enregistrées avec le sismomètre de l’engin (SEIS, pour « Seismic Experiment for Interior Structure »), on a pu pour la première fois obtenir des éléments sur l’intérieur de Mars. À ce jour, le sismomètre d’InSight a pu détecter 733 tremblements de Mars. 35 d’entre eux ont pu être mobilisés dans les trois nouvelles études.

« Ces résultats fournissent une structure préliminaire de Mars qui permet de contraindre les différentes théories expliquant la chimie et la dynamique interne de la planète », peut-on lire dans Science. Les scientifiques espèrent encore intercepter un plus gros séisme — la Nasa parle de « the big one » –, pour en apprendre davantage sur les entrailles de Mars.

Source : https://www.numerama.com/sciences/728452-on-sait-desormais-que-mars-est-chaude-et-gluante-a-linterieur.html