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Les scientifiques de la NASA estiment l’explosion des Tonga à 10 mégatonnes

Les chercheurs de la NASA ont une estimation de la puissance d’une éruption massive qui a eu lieu samedi près de la nation insulaire des Tonga. « Nous avons trouvé un chiffre d’environ 10 mégatonnes d’équivalent TNT », a déclaré James Garvin, scientifique en chef au Goddard Space Flight Center de la NASA, à NPR. Cela signifie que la force explosive était plus de 500 fois plus puissante que la bombe nucléaire larguée sur Hiroshima à la fin de la seconde guerre mondiale. L’explosion a été entendue jusqu’en Alaska et a probablement été l’un des événements les plus bruyants sur terre depuis plus d’un siècle, selon Michael Poland, géophysicien au US Geological Survey. « Il s’agit peut-être de l’éruption la plus bruyante depuis [l’éruption du volcan indonésien] Krakatau en 1883 », déclare Poland. Cette éruption massive du XIXe siècle a tué des milliers de personnes et a libéré tellement de cendres qu’elle a plongé une grande partie de la région dans l’obscurité. Dans le cas de ce dernier événement, Garvin dit qu’il pense que le pire est peut-être passé – du moins pour le moment. « Si le précédent passé pour les éruptions volcaniques dans ce type de cadre a un sens », a-t-il ajouté, « alors nous n’aurons pas une autre de ces explosions pendant un certain temps ».

Même trois jours après l’explosion, les Tonga restent largement coupées du monde. Les câbles de communication sous-marins semblent avoir été coupés et l’aéroport est recouvert de cendres, empêchant les vols de secours d’arriver à la capitale, Nukuʻalofa. Des vols de reconnaissance par le gouvernement néo-zélandais ont montré que les cendres avaient recouvert des maisons et de nombreuses autres structures. Le ministère néo-zélandais des Affaires étrangères a signalé que deux personnes avaient été tuées et qu’un tsunami avait inondé la côte ouest de l’île principale de Tongatapu, causant d’importants dégâts. Des dépêches de presse citent le gouvernement des Tonga faisant état d’un décès supplémentaire et d’encore plus de dégâts sur les îles périphériques, y compris l’île de Mango, où toutes les maisons ont été détruites. « Nous avons trouvé un chiffre d’environ 10 mégatonnes d’équivalent TNT », a déclaré James Garvin, scientifique en chef au Goddard Space Flight Center de la NASA, à NPR. Cela signifie que la force explosive était plus de 500 fois plus puissante que la bombe nucléaire larguée sur Hiroshima à la fin de la seconde guerre mondiale. L’explosion a été entendue jusqu’en Alaska et a probablement été l’un des événements les plus bruyants sur terre depuis plus d’un siècle, selon Michael Poland, géophysicien au US Geological Survey. « Il s’agit peut-être de l’éruption la plus bruyante depuis [l’éruption du volcan indonésien] Krakatau en 1883 », déclare Poland. Cette éruption massive du XIXe siècle a tué des milliers de personnes et a libéré tellement de cendres qu’elle a plongé une grande partie de la région dans l’obscurité. Dans le cas de ce dernier événement, Garvin dit qu’il pense que le pire est peut-être passé – du moins pour le moment. « Si le précédent passé pour les éruptions volcaniques dans ce type de cadre a un sens », a-t-il ajouté, « alors nous n’aurons pas une autre de ces explosions pendant un certain temps ».

Le volcan à l’origine de l’éruption avait fait l’objet d’études par l’équipe de la NASA dans les années précédant cet événement explosif. Les îles qui forment les Tonga se trouvent le long d’une zone de subduction où une partie de la croûte terrestre plonge sous une autre, selon Garvin. « Dans ce cas particulier, nous ne savons pas quand, une sorte de volcan avec un grand anneau sommital de collines et de choses s’est formé », dit Garvin. Fin 2014 et début 2015, le long du bord de cette caldeira, l’activité volcanique a construit une plate-forme qui s’est élevée hors de la mer, créant une nouvelle île. Des couches de vapeur et de cendres ont finalement relié l’île, connue sous le nom de Hunga Tonga Hunga Ha’apai, à deux îles beaucoup plus anciennes de chaque côté. Hunga Tonga Hunga Ha’apai a été complètement détruite par l’explosion de samedi, a déclaré Dan Slayback, chercheur à la NASA Goddard et Science Systems and Applications Inc. . « Ce n’étaient pas des cendres, c’était de la roche solide, réduite en miettes », dit-il. « C’était assez incroyable de voir cela se produire. » Garvin dit que la formation de l’île a également probablement semé sa destruction. En s’élevant de la mer, des couches de magma liquide ont rempli un réseau de chambres en dessous. Il soupçonne que l’explosion a été déclenchée par un changement soudain dans la plomberie souterraine, qui a provoqué une inondation d’eau de mer. « Lorsque vous mettez une tonne d’eau de mer dans un kilomètre cube de roche liquide, les choses vont vite se gâter », dit-il.

Mais malgré toute sa force explosive, l’éruption elle-même était en fait relativement petite, selon le scientifique de l’USGS Michael Poland. Contrairement à l’éruption du mont Pinatubo en 1991, qui a craché des cendres et de la fumée pendant des heures, les événements de Hunga Tonga Hunga Ha’apai ont duré moins de 60 minutes. Il ne s’attend pas à ce que l’éruption provoque des changements à court terme dans le climat de la Terre, comme d’autres grandes éruptions l’ont fait dans le passé. En fait, selon la Pologne, le vrai mystère est de savoir comment une éruption aussi faible pourrait créer un tel big bang et un tel tsunami. « Cela a eu un impact démesuré, bien au-delà de la zone à laquelle vous vous attendriez si cela avait été complètement au-dessus de l’eau », dit-il. « C’est la chose qui est juste un casse-tête. » Garvin dit que les scientifiques veulent faire un suivi avec des études supplémentaires de la zone autour de la caldeira du volcan. L’analyse d’images satellitaires est déjà en cours, et pourrait bientôt être suivie de missions par des drones sans équipage. Il espère que le volcan sera suffisamment sûr pour que les chercheurs puissent le visiter plus tard dans l’année. La Pologne dit qu’il pense que les chercheurs en apprendront beaucoup plus dans les jours et les mois à venir, alors qu’ils mèneront de nouvelles enquêtes dans la région. « C’est juste un événement horrible pour les Tongans », dit-il. Mais « cela pourrait être une référence, une sorte d’événement décisif en volcanologie ».

Source : https://www.npr.org/2022/01/18/1073800454/nasa-scientists-estimate-tonga-blast-at-10-megatons?t=1642536713612&fbclid=IwAR0pJJYJeqMzarDUtL9KQd67k3_JIZYGdBaIGR1MhYwbRUJGYwhrhmHvkGQ&t=1642537763524

Un « mini trou noir monstre » a été repéré dans une petite galaxie

Avec le télescope Chandra, des astronomes ont découvert un « mini trou noir monstre » dans une galaxie naine. Ce spécimen peut aider à comprendre comment certains trous noirs ont pu croître, quand l’Univers était encore jeune.

Ce serait l’un des plus petits trous noirs supermassifs identifiés. Un « mini trou noir monstre » vient d’être découvert, enfoui dans le gaz et la poussière d’une autre galaxie, a rapporté la Nasa le 10 janvier 2022.

Ce « mini » trou noir, qui fait tout de même environ 200 000 fois la masse du Soleil, semble en pleine croissance. Il est logé dans une galaxie nommée Mrk 462, qui ne contient que quelques centaines de millions d’étoiles — ce qui en fait une galaxie naine. À titre de comparaison, la Voie lactée contient des centaines de milliards d’étoiles.

Un glouton repéré grâce aux rayons X
Pour découvrir ce trou noir, les scientifiques se sont servis de Chandra, un observatoire spatial de rayons X. Le télescope a été pointé vers 8 galaxies naines différentes. Des indices de la présence de trous noirs en train de croître dans ces galaxies avaient été repérés précédemment, dans le cadre du Sloan Digitak Sky Survey (Relevé numérique du ciel Sloan), mené depuis l’observatoire d’Apache Point au Nouveau-Mexique. Parmi les 8 galaxies, seule la galaxie Mrk 462 a montré le signe, dans le domaine des rayons X, de la présence d’un trou noir en train de grandir.

D’habitude, les astronomes utilisent plutôt le mouvement des étoiles logées au cœur des galaxies pour repérer des trous noirs. Mais cette méthode fonctionne principalement pour des galaxies assez grandes. Les galaxies naines, elles, sont trop sombres et petites. Une autre manière de faire consiste à chercher le gaz tombant dans le trou noir : il est chauffé à des millions de degrés et brille dans le domaine des rayons X. C’est ce qui a été fait ici.

Dans le cas de la galaxie Mrk 462, les scientifiques ont pu constater que le trou noir doit être particulièrement obscurci par le gaz qui l’entoure. Des trous noirs aussi enfouis sont délicats à détecter, mais l’exemple de Mrk 462 ouvre une perspective intéressante : peut-être que les galaxies naines abritant des trous noirs semblables sont répandues. Cela pourrait s’avérer très utile pour mieux comprendre comment croissent les plus gros trous noirs de notre Univers.

Un mystère sur les trous noirs géants de l’Univers jeune
De précédents travaux ont démontré que, lorsque l’Univers était âgé de moins d’un milliard d’années — il est actuellement âgé de 14 milliards d’années –, certains trous noirs atteignaient déjà une masse équivalente à un milliard de Soleil. La manière dont ces colosses ont pu prospérer si tôt dans l’Univers reste mal comprise. Plusieurs hypothèses existent :

Des gros trous noirs seraient nés de l’effondrement d’étoiles massives. Ils pèseraient environ 100 fois la masse du Soleil — mais on ne sait pas dire comment ils auraient pu grossir aussi vite, pour atteindre les masses observées dans l’Univers encore jeune.
Des trous noirs contenant déjà des dizaines de milliers de masses solaires auraient été créés dans l’Univers jeune, à partir de l’effondrement de grands nuages de gaz et de poussière.

Les découvertes sur les galaxies naines abritant des trous noirs supermassifs peuvent aider à départager les hypothèses : si elles sont répandues, le premier scénario semble plus probable ; si elles sont plutôt rares, cela favoriserait plutôt la deuxième option. Dit autrement : le pourcentage de galaxies naines possédant des trous noirs supermassifs aiderait à comprendre la croissance de certains des premiers trous noirs de l’Univers.

L’exemple de Mrk 462 et de son trou noir en pleine croissance ne permet pas encore de résoudre le mystère, mais les astronomes pensent que cela devrait encourager de plus amples recherches sur les gros trous noirs enfouis dans des galaxies naines.

Source : https://www.numerama.com/sciences/814963-un-mini-trou-noir-monstre-a-ete-repere-dans-une-petite-galaxie.html

À quoi va ressembler la Lune tout au long de l’année 2022 ?

Grâce à une jolie visualisation de la Nasa, vous pouvez anticiper de quoi aura l’air la Lune chaque jour de l’année 2022. Par exemple, découvrez dans quelle phase elle sera le jour de votre anniversaire.

Vous avez envie de savoir à quoi va ressembler la Lune le jour de votre anniversaire en 2022 ? Le jour de l’anniversaire de votre chat ? Ou n’importe quel autre jour ? La Nasa vous permet de le découvrir dans une vidéo, diffusée sur Twitter le premier jour de l’année.

Il existe en fait deux versions de cette vidéo : la première permet de voir de quoi la Lune aura l’air vue depuis l’hémisphère nord (où se trouve la France métropolitaine), tandis que la deuxième est valable pour les observateurs et observatrices de l’hémisphère sud.

Outre l’apparence de la face visible de l’astre, la visualisation fait apparaître des graphiques, indiquant la distance de l’objet ou sa position par rapport à notre planète.

Observez la libration lunaire : qu’est-ce que c’est ?

En regardant ces images, vous aurez peut-être l’impression de voir la Lune trembloter ou se balancer. Cette lente oscillation du satellite, telle qu’on la perçoit de la Terre, porte le nom de libration. Ce phénomène est notamment lié au fait que l’orbite de la Lune autour de la Terre n’est pas parfaitement circulaire : la distance de la Lune à la Terre change, et sa vitesse sur son orbite varie. Par contre, la rotation de la Lune sur son propre axe (sur elle-même) ne change pas.

On observe ainsi deux mouvements apparents différents de libration :

La libration en longitude, qui permet parfois de voir un peu plus du côté ouest ou est de la Lune (un peu comme si la Lune disait « non » de la tête),La libration en latitude, qui permet parfois de voir un peu plus de l’hémisphère nord ou sud de la Lune (comme si elle disait « oui » en hochant la tête).

Par ailleurs, vous constaterez aussi que la Lune donne l’impression de se balancer d’avant en arrière, comme un métronome. Ce mouvement apparent est en grande partie dû à l’inclinaison de la Terre (notre planète est inclinée de 23,5 degrés sur son axe de rotation, c’est d’ailleurs cela qui est à l’origine des saisons).

Enfin, peut-être avez vous remarqué un autre changement de l’apparence de la Lune, dans cette vidéo : elle semble parfois devenir légèrement plus grosse, et d’autres fois légèrement plus petite. À nouveau, c’est lié à notre perspective sur Terre, car évidemment la Lune n’est pas véritablement en train de grossir ou de rapetisser. Ce phénomène, parfois décrit à tort comme une « super Lune » ou une « micro Lune » quand il coïncide avec la pleine Lune, s’explique par le fait que la Lune passe à son périgée (à environ 363 300 kilomètres de la Terre) ou à son apogée (à environ 405 500 kilomètres de nous).

Si vous voulez voir directement quelle sera l’apparence de la Lune un jour précis en 2022, sans le chercher dans la vidéo, vous pouvez utiliser ce site (en anglais). Entrez la date de votre choix et cliquez sur l’image pour obtenir encore plus de détails.

Source : https://www.numerama.com/sciences/811523-a-quoi-va-ressembler-la-lune-tout-au-long-de-lannee-2022.html

Télescope James Webb : suivez en direct la dernière étape du déploiement de son miroir primaire

La Nasa va diffuser en live le déploiement de la dernière aile du miroir primaire du télescope James Webb. Vous pourrez le suivre sur son site, ou sur YouTube.

Après des années d’attente, on y est presque. Le télescope James Webb, qui a été lancé dans l’espace le 25 décembre, a depuis commencé à se déployer. Après son bouclier thermique et son miroir secondaire, qui sont désormais en place, c’est au tour des ailes du miroir primaire d’être déployées.

À l’occasion, la Nasa va organiser un live, afin de suivre l’ouverture du miroir en direct. « C’est ce que vous attendiez tous : le James Webb Space Telescope va bientôt ouvrir les ailes de son miroir primaire ! », a écrit l’agence spatiale sur Twitter. Le déploiement de la première aile a commencé le 7 janvier. C’est le déploiement de la deuxième et dernière aile qui sera suivi en live. « Ne manquez pas le buzz ! Regardez notre couverture en direct du déploiement de la dernière aile du miroir primaire sur les réseaux sociaux et sur NASA TV ». Le live commencera à 14h UTC, soit à 15h heure française.

Regardez en live le déploiement du miroir primaire
Vous pourrez suivre le live directement depuis le site de la Nasa, mais également sur YouTube, grâce à la vidéo ci-dessous.

Le déploiement du miroir principal de James Webb est une étape cruciale pour le télescope. Il s’agit de la dernière phase du processus de dépliage, après quoi le JWST pourra enfin commencer à se préparer à réaliser ses opérations. Une fois qu’il sera complètement opérationnel, James Webb pourra commencer sa mission : détecter la lumière des premières galaxies, et étudier la formation et l’évolution des galaxies.

« James Webb va explorer toutes les phases de l’histoire du cosmos », précise la Nasa sur son site, « que ce soit depuis l’intérieur du système solaire aux galaxies les plus lointaines, et tout ce qu’il y a entre. Le télescope permettra de faire des découvertes inattendues et de nous aider à mieux comprendre les origines de l’univers, et notre place dedans ».

Une mission de la plus haute importance, et pour laquelle James Webb est particulièrement bien équipé. Le miroir primaire qu’il doit déployer cette après-midi est le plus grand jamais lancé dans l’espace — tellement grand qu’il a dû être plié pour pouvoir rentrer dans la fusée. C’est pourquoi il doit aujourd’hui être déplié, et que cette étape est aussi importante.

Source : https://www.numerama.com/sciences/813687-telescope-james-webb-suivez-en-direct-la-derniere-etape-du-deploiement-de-son-miroir-primaire.html

Ingenuity devait à peine voler sur Mars, pourtant il s’y envole encore en 2022

La Nasa prépare le prochain vol de son hélicoptère Ingenuity sur Mars. Il s’agit du 19e essai de vol de sa mission et du premier prévu en 2022. Dire que l’agence ne lui donnait qu’un mois pour faire ses preuves au départ !

Le vaillant Ingenuity va continuer ses essais de vol en 2022. Le prochain envol de l’hélicoptère sur Mars (son 19e vol) est désormais prévu, au plus tôt, le 7 janvier, a informé la Nasa le 5 janvier. Le giravion, qui a passé le cap symbolique des 30 minutes cumulées en vol depuis le début de sa mission martienne, continue de dépasser toutes les attentes.

L’époque où le robot devait tout juste faire la démonstration que le vol était possible sur la planète rouge semble bien lointaine. Ingenuity s’est posé avec le rover Perseverance en février 2021 sur Mars. Après que l’astromobile l’avait déposé en douceur à la surface de la planète, l’hélicoptère ne disposait au départ que d’une durée de 30 sols (le nom du jour sur Mars, soit 31 jours sur Terre), pour réaliser jusqu’à 5 tentatives de vol. La première fois qu’Ingenuity s’est élevé dans les airs, c’était le 19 avril 2021.

Comment va se passer le prochain vol d’Ingenuity ?

Quelle sera la destination d’Ingenuity pour ce premier vol de 2022 ? « L’objectif actuel de la mission est d’atteindre le delta du fleuve dans Jezero [ndlr : le nom du cratère où se sont posés les deux robots] pour aider le rover Perseverance à planifier sa trajectoire et faire des découvertes scientifiques », explique la Nasa.

Lors du 19e vol, l’hélico doit sortir du bassin sud de la zone nommée « Séítah », traverser une crête et arriver jusqu’au plateau principal. La zone prévue pour l’atterrissage d’Ingenuity n’est pas complètement inconnue, car elle est proche du site d’atterrissage de son vol n° 8.

Ce vol devrait être assez bref : il doit durer un peu moins de 2 minutes (100 secondes), avec une distance à parcourir de 63 mètres. Ingenuity doit s’élever jusqu’à 10 mètres de hauteur, avec une vitesse estimée à 1 mètre par seconde. Le début du vol représente un défi, car la zone de décollage est sablonneuse. Elle était idéale pour se poser en l’absence de roches, mais il y a justement si peu de roches que cela risque de compliquer le suivi de la navigation lors du départ.

La densité atmosphérique est toujours plus faible actuellement (c’est l’été dans cette région), ce qui explique pourquoi le vol est plus court : les rotors d’Ingenuity doivent tourner à des vitesses plus élevées pour permettre au robot de voler. À la fin du vol, il est prévu de faire pivoter Ingenuity à quasiment 180 degrés, pour que sa caméra soit idéalement placée vers l’avant, vers le delta du cratère Jezero, en prévision des vols suivants.

Source : https://www.numerama.com/sciences/810573-ingenuity-devait-a-peine-voler-sur-mars-pourtant-il-sy-envole-encore-en-2022.html

Commencez 2022 en admirant cette belle photo de galaxie prise par Hubble

Grâce à cette image du télescope spatial Hubble, vous pouvez admirer une galaxie située à 57 années-lumière de votre canapé.

De la science et un brin de poésie : quoi de plus beau que démarrer l’année 2022 la tête dans les étoiles ? Le 17 décembre dernier, la Nasa a diffusé le dernier cliché pris par le télescope spatial Hubble en 2021.

Vous pouvez observer, sur cette image, une vue latérale de la galaxie spirale NGC 3568. Elle est située à environ 57 millions d’années-lumière de la Voie lactée, dans la constellation du Centaure.

La galaxie NGC 3568

En 2014, un puissant flash lumineux provenant de la galaxie NGC 3568 a pu être observé depuis la Terre. Il s’agissait de la lumière produite par un supernova — l’explosion advenant lors de la mort d’une étoile massive.

La Nasa tient d’ailleurs à relever une intéressante anecdote au sujet de la découverte de ce flash : elle n’a pas été découverte par des astronomes professionnels. « Alors que la plupart des découvertes astronomiques sont l’œuvre d’équipes d’astronomes professionnels, cette supernova a été découverte par des astronomes amateurs qui font partie du Backyard Observatory Supernova Search en Nouvelle-Zélande », explique l’agence spatiale. La Nasa en profite pour saluer les « découvertes fascinantes » effectuées par les astronomes amateurs, en particulier pour les phénomènes éphémères — supernovæ, comètes, etc.

Sourire narquois depuis l’espace

Il nous faut maintenant aborder un sujet qui n’a rien à voir avec la science, mais qu’on ne peut pas éluder. Regardez bien l’image. Que voyez-vous ? Un sourire narquois, n’est-ce pas ?

Ce phénomène, consistant à voir un visage humain ou un objet dans une forme qui n’a rien à voir, s’appelle paréidolie. Cela arrive souvent avec les clichés astronomiques. Par exemple, un célèbre cliché immortalisé à nouveau par Hubble, en 2019, donnait la sensation de montrer le visage d’un monstre. Mais on préfère clairement ce joli sourire de NGC 3568 pour démarrer 2022.

Source : https://www.numerama.com/sciences/806795-commencez-2022-en-admirant-cette-belle-photo-de-galaxie-prise-par-hubble.html

La sonde DART qui va s’entraîner à dévier un astéroïde a ouvert son « œil »

La mission DART, qui va s’entraîner à dévier un astéroïde en se crashant dessus, a pris ses toutes premières photos. Des images importantes, car elles prouvent que la caméra embarquée à bord n’a pas souffert du décollage.

Violentes vibrations, changement de température extrême. Le lancement d’une mission spatiale met souvent les instruments de précision à bord à rude épreuve. L’équipe qui supervise DART, la mission chargée de s’entraîner à dévier un astéroïde, attendait donc avec impatience de savoir si la caméra embarquée était toujours fonctionnelle. « Les composants de l’instrument télescopique de l’engin sont sensibles à des mouvements aussi infimes que 5 millionièmes de mètre. Un tout petit déplacement d’un élément de l’instrument pouvait poser de sérieux problèmes », explique la Nasa sur son site.

L’équipe de DART (Double Asteroid Redirection Test) a cependant reçu une bonne nouvelle, nous apprend une publication de l’agence spatiale américaine du 22 décembre : quelques semaines après son lancement de la base de Vandenberg en Californie, la sonde a ouvert l’oeil et pris ses toutes premières photos.

La sonde DART a pris ses premières photos

Dans la première image, prise le 7 décembre, on peut observer une douzaine d’étoiles près de la zone d’intersection de la constellation de Persée, de la constellation des Poissons et de celle du Taureau. Ce cliché a été pris à 3,2 millions de kilomètres de la Terre, soit 11 secondes-lumière.

L’équipe en charge de superviser la navigation de la mission DART a utilisé les étoiles de cette photo pour déterminer comment la caméra télescopique (baptisée DRACO) était orientée par rapport à l’engin spatial. « Grâce à ces éléments, l’équipe DART a pu déplacer précisément la sonde afin de pointer DRACO vers des objets intéressants, tels que l’amas M38 ».

Dans une seconde photo, prise le 10 décembre, la mission DART a ainsi pu immortaliser les étoiles de cet amas, situé à 4 200 années-lumière de nous. « Capturer volontairement des images comme celle-ci, avec beaucoup d’étoiles, aide l’équipe à détecter les imperfections optiques et à évaluer avec précision la luminosité des objets. Toutes ces données sont importantes pour s’assurer que DRACO fonctionne avec précision, lorsqu’elle commencera à prendre en photo la destination de l’engin spatial, le système binaire Didymos », précise la Nasa.

Les dernières images que prendra DART devraient être assez impressionnantes. Pour s’entrainer à dévier un astéroïde, cette mission va en effet employer les grands moyens et… se crasher dessus.

La sonde DART va se crasher sur l’astéroïde Dimorphos

Le vaisseau DART pèse 550 kilogrammes et est dirigé vers un astéroïde baptisé Dimorphos qui orbite lui-même autour d’un astéroïde nommé Didymos. Si tout se déroule comme prévu, la sonde s’écrasera dessus à l’automne 2022. L’objectif est de modifier de cette manière l’orbite de la lune de Didymos.

Dimorphos ne menace en aucune manière la Terre. Mais c’est une candidate idéale pour s’entraîner à dévier un astéroïde qui poserait un risque, car la lune de Didymos mesure environ 160 mètres, « ce qui est typique de la taille des astéroïdes qui pourraient constituer la menace la plus importante pour la Terre ». Par ailleurs « les scientifiques peuvent mesurer le changement d’orbite de Dimorphos avec des télescopes au sol », explique la Nasa.

Il devrait ainsi être plus facile de repérer la déviation provoqué par DART sur Dimorphos. Cette déviation sera en effet infime. Si l’on visait un astéroïde non binaire de la taille de Didymos, il faudrait peut-être des années pour la percevoir. Le fait de viser la lune de ce système astéroïdal devrait permettre d’évaluer la déviation plus rapidement, en observant l’orbite de Dimorphos autour de Didymos.

Source : https://www.numerama.com/sciences/806469-la-sonde-dart-qui-va-sentrainer-a-devier-un-asteroide-a-ouvert-son-oeil.html

Des fluctuations comparables observées sur Jupiter et sur Terre

Pour atteindre Jupiter, il aura fallu à la sonde Juno environ cinq années. Depuis ce monde éloigné, elle renvoie aux astronomes des images qui les aident à mieux comprendre la planète géante et ses quelque 79 lunes. Des images qui, parfois, font étrangement penser à la Terre.

Il y a plus de dix ans maintenant, la sonde Juno était envoyée en direction de Jupiter. Avec pour objectif d’étudier dans le détail, la mystérieuse planète géante. Voilà plus de cinq ans déjà qu’elle renvoie ainsi de précieuses informations aux astronomes. Aujourd’hui, ils partagent avec nous deux clichés qui montrent d’étonnantes ressemblances avec notre bonne vieille Terre.

Rappelons que l’atmosphère de Jupiter est l’un des endroits réputés les plus turbulents de notre Système solaire. Et Juno a d’ailleurs déjà permis aux astronomes de découvrir que la fameuse Grande tache rouge est bien plus profonde qu’ils ne le pensaient, s’étendant jusqu’à 500 kilomètres sous le sommet des nuages. Une preuve de plus de la violence des phénomènes qui secouent l’atmosphère de la planète géante.

Des turbulences semblables à celles de nos océans
Les derniers clichés renvoyés par la sonde Juno zooment sur des caractéristiques de Jupiter qui font étrangement penser à d’autres sur la Terre. Comme ces nuages turbulents, toujours dans l’atmosphère de la géante. C’est Lia Siegelman, une océanographe qui a noté la ressemblance troublante entre ces cyclones joviens et une prolifération de phytoplanctons en mer de Norvège.

Même genre de phénomène pour un autre cliché. Toujours des images de nuages très agités du côté de Jupiter et, cette fois, un phytoplancton qui fleurit, quelque part dans le sud du golfe de Botnie, en mer Baltique. Autant d’images qui permettent aux océanographes d’étudier les grands cyclones et les riches turbulences aux pôles de Jupiter un peu comme les caractéristiques qui se forment dans nos océans, ici, sur Terre.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/jupiter-fluctuations-comparables-observees-jupiter-terre-95660/

Assistance gravitationnelle : qu’est-ce que c’est ?

L’assistance gravitationnelle est une technique utilisant l’attraction des planètes pour donner un supplément de vitesse à une sonde interplanétaire. On parle aussi d’effet de fronde gravitationnelle. Cette technique est maintenant employée pour la plupart des sondes interplanétaires, dans le but d’économiser du carburant. Voici pourquoi.
La gravitation impose de nombreuses contraintes rendant difficile un voyage en ligne droite d’une planète à un autre, à moins de disposer d’un moteur-fusée exceptionnel. En effet, pour atteindre une vitesse donnée, par exemple celle de libération d’une planète, il faut dépenser du carburant… pour propulser le carburant. Pour une charge utile donnée, il faut pouvoir éjecter des gaz aux vitesses les plus élevées possible si l’on dispose de peu de carburant. Pour le moment, on en est encore réduit à faire voyager des masses peu importantes selon des trajectoires bien déterminées lorsqu’on veut visiter une planète du Système solaire.

L’assistance gravitationnelle et l’exploration du Système solaire

L’idée d’utiliser l’influence gravitationnelle d’une planète pour changer la vitesse d’un vaisseau spatial remonte aux années 1920 avec les travaux du mathématicien ukrainien Yuri Kondratyuk. On lui doit aussi le rendez-vous en orbite lunaire (LOR, lunar orbit rendezvous) qui est le nom du scénario de mission qui a été suivi par le programme spatial Apollo pour envoyer des hommes sur la Lune. Mais c’est le mathématicien états-unien Michael Minovitch qui saisira vraiment toute la portée de l’idée de l’assistance gravitationnelle d’une planète en 1961, à savoir la possibilité de réduire la consommation de carburant nécessaire à des voyages interplanétaires rapides.
La Nasa va mettre en pratique pour la première fois ce concept avec la sonde Mariner 10, qui utilisera Vénus le 5 février 1974 pour atteindre Mercure le 16 mars 1974. Il s’agissait du premier vol interplanétaire au moyen de l’assistance gravitationnelle, mais la technique avait tout de même déjà été utilisée lors du vol de la sonde russe Luna 3 en 1959. Mercure ne sera à nouveau visitée que 33 ans plus tard, par la sonde Messenger le 14 janvier 2008.
Les sondes Mariner 11 et 12 ne virent pas le jour à cause de compression de budget. Plutôt que de continuer à explorer le Système solaire interne, la Nasa utilisa les travaux déjà engagés pour un projet bien plus ambitieux. C’est ainsi que naquirent les sondes Voyager 1 et Voyager 2, ainsi que le projet d’un « Grand Tour » du Système solaire en direction des planètes externes. C’est l’ingénieur Gary Flandro qui s’est rendu compte en 1964 que les travaux de Minovitch, son collègue de la Nasa, permettaient d’envisager ce Grand Tour 

Depuis, l’assistance gravitationnelle d’une planète a été mise à profit par d’autres missions, comme celle de la sonde Cassini-Huygens qui l’a utilisée à plusieurs reprises pour parvenir à Saturne. Elle a modifié sa vitesse d’abord en passant à deux reprises près de Vénus, puis de la Terre et enfin de Jupiter. On peut citer aussi les exemples des sondes Rosetta et New Horizon.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/definitions/astronautique-assistance-gravitationnelle-869/

Le télescope IXPE est quasi prêt à observer les phénomènes extrêmes de l’Univers

La mise en place du télescope IXPE, parti de la Terre le 9 décembre, suit son cours. Les premières observations sont attendues en janvier 2022.

Tout se met en place pour les débuts du télescope spatial IXPE (pour Imaging X-ray Polarimetry Explorer). Un peu plus d’une semaine après son départ de la Terre, le 9 décembre 2021, le nouvel observatoire chargé de scruter quelques-uns des objets les plus extrêmes de l’Univers est en train de déployer ses instruments optiques ainsi que ses panneaux solaires.

Le télescope IXPE a sorti sa perche : pour quoi faire ?
Une étape a été franchie le 15 décembre, avec la sortie de la perche, au bout de laquelle se trouvent les trois télescopes qui vont avoir pour tâche de capter les rayons X provenant de phénomènes extraordinaires, comme les trous noirs, les étoiles à neutrons, les pulsars, mais aussi les magnétars, les rémanents de supernova ainsi que certaines galaxies.

« Pour focaliser les rayons X, les miroirs de l’IXPE doivent se trouver à environ 4 mètres des détecteurs », souligne l’agence spatiale américaine. C’est pour cela qu’il a été décidé de concevoir l’observatoire comme un appareil dont la structure doit se déployer. Il était en effet trop compliqué, pour ne pas dire impossible, d’insérer le télescope complètement déployé dans une fusée.

Si d’un côté du mât spatial se trouvent donc les trois télescopes, qui ont le même profil, les détecteurs, eux, se situent de l’autre côté de l’IXPE, avec les panneaux solaires. Il n’y a par contre aucun système de propulsion pour IXPE, qui est placé en orbite terrestre basse, aux alentours des 600 kilomètres d’altitude. L’engin dispose néanmoins d’un bouclier à rayons X à l’avant.

Ce sur quoi l’observatoire va se focaliser, c’est la polarisation du rayonnement X, c’est-à-dire l’orientation de la vibration des ondes électromagnétiques. À travers cette caractéristique, les astronomes espèrent en apprendre avantage sur certains champs magnétiques très puissants dans l’Univers, notamment dans les parages des trous noirs, des pulsars et des autres objets d’intérêt.

En effet, ces champs magnétiques, compte tenu de leur intensité extrême, ont la particularité de pouvoir orienter ces rayons X. En étudiant cette orientation — une discipline appelée polarimétrie –, c’est le fonctionnement des objets générant ces champs qui pourrait être mieux compris. Et comme l’atmosphère joue le rôle d’un bouclier, il fallait nécessairement aller dans l’espace pour cela.

Il faudra toutefois encore attendre quelques semaines avant que l’IXPE se mette vraiment à la tâche. Les premières observations sont attendues pour janvier 2022.

Source : https://www.numerama.com/sciences/795335-le-telescope-ixpe-est-quasi-pret-a-observer-les-phenomenes-extremes-de-lunivers.html