Étoiles filantes, planètes, Lune : tous les rendez-vous du ciel de cet été

Avec l’été, les vacances, il est tentant d’explorer le ciel étoilé, seul, avec des amis ou en famille. Voici les plus grands moments qui vous attendent au cours de ces nuits estivales, courtes, mais douces et riches en découvertes… sans besoin d’être spécialiste pour en profiter.

La première chose à laquelle on pense quand on évoque le ciel d’été, ce sont les étoiles filantes avec la perspective d’un spectacle féerique pour une nuit blanche. Chaque année, les Perséides nous donnent rendez-vous pour des nuits intenses les 11-12 et 12-13 août. Mais il n’y a pas que cela à admirer : petit tour d’horizon des plus beaux rendez-vous célestes à ne pas manquer cet été.

6 juillet : la Terre était au plus loin du Soleil
C’était l’aphélie le 6 juillet, le jour où la Terre atteint le point de son orbite autour du Soleil le plus éloigné. Nous étions alors à exactement 152.100.527,044 kilomètres de notre étoile, soit environ cinq millions de kilomètres de plus que lors du périhélie, à l’opposé du calendrier, le 4 janvier. Ces petites variations de distance n’ont aucun effet tangible sur le climat.

12 et 13 juillet : Vénus et Mars au coude à coude
Le premier grand rendez-vous de l’été est la réunion au crépuscule de deux anciens amants, Mars et Vénus. Depuis notre position sur l’orbite autour du Soleil, nous pouvons ainsi voir nos deux voisines côte à côte dans la même partie du ciel, avec la Lune en fin croissant qui leur tient compagnie. Plusieurs centaines de millions de kilomètres les séparent dans la réalité. Vénus étant la plus proche du Soleil, suivie de la Terre et enfin de Mars.

C’est le 13 juillet que les deux planètes seront le plus serrées, à peine séparées dans le ciel par l’épaisseur d’un doigt, le bras tendu. Entre-temps, la Lune a un peu grossi et s’est éloignée dans le Lion. Pour Mars, c’est à son tour d’être à l’aphélie.

2 août : Saturne au plus près de la Terre
Le 2 août, Saturne sera en opposition, alignée avec la Terre et le Soleil, et au plus près de nous, à quasiment 9 unités astronomiques (8,85 UA exactement), c’est-à-dire à neuf fois la distance entre la Terre et le Soleil.

6, 7 et 8 août 2021 : la Nuit des Étoiles
C’est désormais une tradition chaque année : une pluie d’événements dans toute la France pour célébrer le ciel étoilé. De nombreux clubs d’astronomie et associations ouvrent leurs portes au public pour partager leur passion de l’astronomie. Découvrez le programme et la carte de toutes les manifestations qui se dérouleront du 6 au 8 août.

11 août : Lune et Vénus
Comme il y a un mois, la Lune est de retour auprès de Vénus. Mars, quant à elle, a pris ses distances et devient de plus en plus difficile à observer.

12-13 août : pluie des Perséides
Pas de rêveries sous le ciel d’été sans étoiles filantes. Comme à l’accoutumée, les Perséides reviennent du 17 juillet à la fin août, quoique c’est plutôt l’inverse : comme tous les ans, la Terre revient se baigner dans le courant de poussière à l’origine des Perséides. L’activité du célèbre essaim météoritique culmine lors des nuits du 11 au 12 et du 12 au 13 août. Plus particulièrement après minuit. On pourra en profiter un maximum puisque la Lune se couche tôt dans la soirée, offrant ainsi un boulevard à la nuit noire, pour les moments les plus intéressants.

Ces nuits-là donc, les micrométéorites arrachées à la comète-parent 109P/Swift-Tuttle sont des milliers à plonger dans la haute atmosphère, nous régalant d’abondantes averses luisantes. Le taux horaire moyen des Perséides est de 100 par heure au plus fort de son activité, quand la Terre navigue dans les eaux souillées par les traînées de poussières laissées par la comète.

Comment observer les Perséides ?

Comme toujours avec les essaims météoritiques (et l’observation en général en astronomie), il faut fuir le plus loin possible la pollution lumineuse des métropoles et trouver refuge dans un environnement sombre protégé des éclairages publics, et bénéficiant d’une vue la plus dégagée possible sur la voûte céleste.

Comme les Perséides jaillissent en majorité de la direction de Persée, où se situe le radient, vous devrez donc particulièrement surveiller cette constellation qui sera entièrement levée au milieu de la nuit, au-dessus du nord-est. Aussi, c’est en deuxième partie de nuit que la pluie se fait plus intense, émaillée de possibles sursauts d’activité.

20 août : Jupiter au plus proche de la Terre
La plus grosse planète du Système solaire est alignée avec la Terre et le Soleil (opposition). Sa distance avec nous est au minimum : 4 unités astronomiques, c’est-à-dire quatre fois plus loin que la Terre l’est du Soleil.

20 et 21 août : la Lune à nouveau réunie avec Jupiter et Saturne
L’une après l’autre, comme chaque mois, Saturne puis Jupiter reçoivent la visite de la Lune qui est presque pleine.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/astronomie-etoiles-filantes-planetes-lune-tous-rendez-vous-ciel-cet-ete-92392/

Surprenante découverte de 36 galaxies qui ont connu un « baby-boom » d’étoiles en même temps

Elles évoluent à des millions d’années-lumière les unes des autres. Pourtant, des astronomes ont découvert que ces 36 galaxies naines ont connu un « baby-boom » d’étoiles au même moment. Il y a environ trois milliards d’années. Une découverte qui pourrait remettre en question ce que les chercheurs imaginent de la croissance des galaxies.

Des galaxies qui évoluent à des millions d’années-lumière les unes des autres devraient avoir des histoires totalement indépendantes. Mais aujourd’hui, des chercheurs de l’université Rutgers (États-Unis) nous présentent pas moins de 36 galaxies naines séparées parfois de distances allant jusqu’à 13 millions d’années-lumière et qui ont connu une sorte de « baby boom » d’étoiles au même moment.

« Il semble que ces galaxies ont répondu à un changement à grande échelle dans leur environnement. Un peu comme une économie florissante peut mener sur Terre à un véritable baby-boom », explique Charlotte Olsen, chercheur, dans un communiqué de l’université Rutgers. Rappelant également que les galaxies naines sont à la fois les plus courantes dans notre Univers et aussi les plus sensibles aux variations des conditions locales.

Propulsé par HelloAsso

Les modèles d’évolution des galaxies sont-ils à revoir ?
En analysant, d’une part la luminosité de quelques-unes de leurs étoiles en particulier, et d’autre part, la luminosité globale de ces 36 galaxies, les chercheurs racontent qu’elles ont d’abord simultanément arrêté de former des étoiles il y a six milliards d’années. Puis, qu’elles ont de nouveau connu des naissances il y a trois milliards d’années. Comprendre ce phénomène pourrait aider les astronomes à cerner comment les galaxies évoluent. Un taux de natalité peut par exemple augmenter lorsque des galaxies entrent en collision ou interagissent. Il peut diminuer lorsqu’une galaxie perd le gaz qui lui sert à former des étoiles.

Dans ce cas, les chercheurs estiment que les 36 galaxies naines qu’ils ont étudiées ont répondu à un changement environnemental d’envergure. Une rencontre avec un gigantesque nuage de gaz ? Il semble en tout cas que les modèles établis de croissance des galaxies doivent être revus. Et encore plus s’il s’avère que le phénomène ne puisse pas être expliqué par les théories actuelles de la cosmologie.

Futura dans les Étoiles, c’est le rendez-vous incontournable des amateurs d’astronomie et d’espace. Tous les 1ers du mois, retrouvez-nous pour un tour complet des éphémérides du mois, avec des conseils pour observer au mieux ce qu’il se passe dans le ciel. Un épisode spécial publié tous les 15 du mois vous proposera d’en apprendre plus sur un objet ou un événement particulier qui marquera l’actualité astronomique et spatiale.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/univers-surprenante-decouverte-36-galaxies-ont-connu-baby-boom-etoiles-meme-temps-87617/

La station spatiale internationale sera visible dans le ciel de Normandie ce soir

La station spatiale internationale, où séjourne l’astronaute Thomas Pesquet, sera particulièrement brillante dans le ciel de Normandie mercredi 26 mai 2021 à 23h04. Précisions.

Cela vaut la peine de veiller, ce soir du mercredi 26 mai 2021. À 23 heures 04 minutes et 34 secondes très précisément, la station spatiale internationale, dans laquelle séjourne l’astronaute Thomas Pesquet, sera particulièrement visible depuis la Normandie. « Elle aura le même éclat que Vénus, qui est l’objet le plus brillant après la Lune », explique Stéphane Croutte, médiateur scientifique au Paléospace de Villers-sur-mer (Calvados).

Un angle droit quasi-parfait
Ce spectacle magique s’explique simplement : la station spatiale sera au zénith depuis la Normandie, mais aussi l’Île-de-France (avec 30 secondes de décalage environ), c’est-à-dire que sa position formera un angle droit quasi-parfait avec notre territoire.

« La verticale sera de 86° [90° pour un angle droit, NDLR]. La station sera donc au plus proche de nous, à 400 km, et par conséquent brillera davantage », poursuit le spécialiste.

Elle se lèvera ainsi du côté ouest/nord-ouest et, pour donner un repère plus précis, « sera dans le manche de la casserole » que représente la Grande Ourse à 23h04. Stéphane Croutte recommande de se fier à une horloge parlante, que l’on trouve facilement en ligne, pour ne rien manquer de la scène. En effet, l’apparition ne durera que quelques minutes.

Elle se lève à 23h01, atteint le zénith à 23h04, ensuite elle se couche de l’autre côté, nord/nord-est, et passe dans l’ombre à 23h07. Elle met ainsi six minutes à traverser toutes les parties visibles.

Stéphane Croutte
Médiateur scientifique au Paléospace de Villers-sur-Mer

Un second passage à 00h40
Un impératif : que le ciel soit dégagé, mais « ça devrait être le cas en Normandie à partir de 20 heures ». Le vaisseau de Thomas Pesquet sera une seconde fois visible dans le ciel normand une heure après, à 00h40, avec un éclat légèrement moins remarquable.

Stéphane Croutte rappelle que la station spatiale internationale effectue 16 tours autour de la Terre par jour, un tour lui prenant environ 1h25, à une vitesse avoisinant les 25 000 km/heure. Elle se situe à 400 km d’altitude, et n’est visible que lorsqu’elle est éclairée par le Soleil. Elle passe au-dessus de nos têtes toutes les deux à trois semaines environ, mais n’est pas toujours visible à l’œil nu.

Profitez bien du spectacle !

Source : https://actu.fr/sciences-technologie/la-station-spatiale-internationale-sera-visible-dans-le-ciel-de-normandie-mercredi_42128219.html

Un nouveau cycle d’éruptions solaires pourrait mettre le monde à genoux

Comment se préparer à un orage électromagnétique de grande ampleur?

Il est certes l’astre qui offre la vie à toute chose sur Terre. Mais alors qu’il est entré en 2020 dans un nouveau cycle de onze ans d’éruptions majeures, le soleil pourrait aussi être responsable, dans les années qui viennent, de désastres dont notre monde technologique peine encore à imaginer l’ampleur.

Il lui suffit pourtant de regarder l’histoire, plus ou moins proche, pour comprendre les ravages potentiels. Comme le rappelle Bloomberg, le plus puissant des orages électromagnétiques reconnus comme tels par l’humanité remonte à 1859.

Nommé le Carrington Event et décrit comme une «super tempête solaire parfaite», il aurait détruit une grande quantité du précieux ozone stratosphérique et a provoqué une surcharge électrique sur les réseaux télégraphiques nord-américains; certains opérateurs ont rapporté des électrocutions et que certaines stations avaient pris feu.

Plus proche de nous, en mars 1989, une autre de ces éruptions solaires, propulsant «un jet de matière grand comme trente-six fois la Terre à plus de 1,6 million de kilomètres/heure» a plongé pendant neuf heures six millions de Québecois et Québécoises dans le noir et dans le froid.

Les dangers sont donc bien réels, et le sont d’autant plus que depuis 1859 ou 1989, le monde est devenu absolument dépendant d’une fourniture électrique régulière et sans cahot, comme l’a montré le récent désastre texan, ainsi que sur les centaines de technologies et satellites qui règlent chacun des aspects de sa vie quotidienne.

Ces éruptions constituent un danger existentiel pour les satellites orbitant autour de la Terre, notamment pour l’omniprésent et vital global positioning system, pour les grilles et appareils électriques, pour les ondes radio ou pour les équipages d’avion (danger de cataracte pour les pilotes, auquel s’ajoute le risque de fausse-couche pour les femmes).

Bref: une très grosse éruption, comme la Terre en essuie tous les 150 ans selon les scientifiques, serait à même de plonger le monde dans le chaos. Concentrée sur le seul cas des États-Unis, une étude de l’American Geophysical Union parue en 2017 estime qu’un tel événement pourrait toucher 66% de la population américaine et représenter un coût économique de 41,5 milliards de dollars par jour.

Comme le rappelle Bloomberg, les observateurs sur le plancher des vaches peuvent constater, en temps réel, la survenance d’éruptions solaires. Ils ne peuvent en revanche réellement en connaître la nature et la dangerosité que lorsque la vague atteint des satellites spécialisés dans ces menaces, situés à un million de kilomètres de notre planète: à ce point, explique le site, il ne reste que 60 à 90 minutes avant que l’orage ne balaie la Terre.

Comment alors le monde peut-il se préparer à un tel orage? Certaines choses peuvent être imaginées pour en mitiger les effets –modernisation et consolidation des grilles électriques, utilisation généralisée de protections contre leur surcharge, plus grande utilisation de métaux non-magnétiques, etc.

Les scientifiques, appuyés par de récents programmes gouvernementaux renforçant leur rôle, semblent néanmoins s’accorder sur un point. Seule une «météo solaire» plus précise, une plus grande prévisibilité des orages électromagnétiques et une connaissance fine de leurs effets prévisibles peuvent permettre à l’humanité de mieux faire face à ce qu’elle ne peut de toute façon pas maîtriser.

Source : https://korii.slate.fr/tech/technologie-danger-cycle-eruptions-solaires-orages-electromagnetiques-electricite-meteo

Les habitants du Pacifique prêts pour l’éclipse de la « super Lune »

Les astronomes de la région Pacifique auront les yeux rivés au ciel mercredi soir pour observer une « super Lune » de couleur rougeâtre à l’occasion d’une éclipse totale, la première éclipse totale lunaire depuis deux ans.

Ce spectacle exceptionnel se produira au moment où la lune sera à son périgée, point le plus proche de la Terre. Du Pacifique à l’Ouest de l’Amérique du Nord, les amateurs pourront découvrir cette énorme lune de couleur rouge-orange.

Cet événement exceptionnel se produira entre 11H11 et 11H25 GMT, soit dans la soirée à Sydney et avant l’aube à Los Angeles, c’est-à-dire au moment où la Lune sera dans l’ombre de la Terre.

A ce moment là, la couleur de l’astre lunaire va foncer pour devenir rouge, rappelant les lueurs à l’heure du lever ou du coucher du soleil.

A la différence d’une éclipse solaire, ce phénomène ne présente aucun danger pour la vue.

Cette éclipse sera différente car elle coïncide avec une « super Lune » c’est-à-dire que la pleine lune apparaîtra relativement plus grosse que la moyenne car elle sera assez proche de la Terre, à 358.000 km, ce qui lui vaut ce qualificatif.

À ce moment-là, la lune apparait 30% plus lumineuse et 14% plus grande qu’à son point le plus éloigné.

« C’est très important », souligne Andrew Jacobs conservateur de l’astronomie à l’Observatoire de Sydney qui réunira des amateurs et des experts lors d’une soirée pour l’événement.

« Je m’attends à une nuit claire », a-t-il ajouté.

L’événement sera retransmis en direct et 20.000 personnes se sont déjà inscrites.

Pour ceux qui souhaitent profiter de ce spectacle exceptionnel, M. Jacobs estime que c’est en « Australie, Nouvelle-Zélande et dans une grande partie du Pacifique » que la vue sera la plus saisissante.

« Le continent américain pourra l’observer tôt le matin mais (ils) ne verront pas nécessairement toutes les parties de l’éclipse ».

Cette « super Lune », ne devrait pas être observable depuis l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient.

Dans l’histoire, les éclipses qu’elles soient lunaires ou solaires étaient de mauvaise augure, notamment chez les Incas.

Certaines communautés Aborigènes australiennes y voyaient le signe que quelqu’un qui était parti avait été blessé ou tué.

Ceux qui rateront le spectacle de mercredi devront attendre 2033 pour assister à la prochaine « Lune de sang », comme la désignent les Américains.

Source : https://actu.orange.fr/societe/high-tech/les-habitants-du-pacifique-prets-pour-l-eclipse-de-la-super-lune-CNT000001Bee0Q.html

Tempête Ana : la saison des ouragans est ouverte

Avant une dizaine de jours d’avance, la saison cyclonique s’ouvre en Atlantique nord avec la naissance d’une tempête subtropicale.

Il ne menace aucune terre. Le premier système cyclonique de l’année est né avec un peu d’avance sur le calendrier. Il s’agit en réalité d’une tempête subtropicale, actuellement observée dans l’Atlantique au nord-est des Bermudes. Elle va dans les prochaines heures rapidement perdre en intensité. Ses vents restent pour le moment modérés, avec des rafales n’excédant pas les 100 km/h. Le vent moyen atteint les 65 km/h d’après les dernières projections.


La saison des ouragans en Atlantique nord, qui s’ouvre selon un calendrier officiel le 1er juin de chaque année, s’annonce plus importante que la moyenne d’après les prévisions du NHC, le National Hurricane Center américain en charge de la surveillance de ces systèmes. Entre 13 et 20 ouragans sont attendus dans la zone, dont 3 à 5 potentiellement destructeurs si ils venaient à toucher des terres.

Source : https://www.lejournaldelameteo.fr/post/temp%C3%AAte-ana-la-saison-des-ouragans-est-ouverte

Un noyau riche en particules de vent solaire primitives : la clé de l’énigme de la convection de la Terre ?

Depuis des décennies, géophysiciens et géochimistes sont confrontés à des données contradictoires concernant l’état de convection du manteau de la Terre impliqué dans la dérive des continents. Des cosmochimistes viennent d’éclairer l’énigme sous un nouveau jour en montrant que le noyau de la Terre pouvait avoir piégé des particules de vent solaire au début de la formation de notre Planète.

La sismologie et la géochimie se sont constituées comme sciences avec un corpus déjà relativement important en quelques décennies au début du XXe siècle. Elles ont fait des progrès majeurs après la seconde guerre mondiale, accompagnant largement l’essor de la théorie de la tectonique des plaques au cours des années 1960 et 1970, largement épaulées par les progrès du paléomagnétisme. Il faut dire, en ce qui concerne la sismologie, qu’elle est une clé importante de la découverte de gisements de pétrole et qu’elle permet de détecter des explosions nucléaires souterraines et d’évaluer la puissance des essais. Cartographier le champ magnétique du fond des océans était aussi un bon moyen pour pouvoir détecter plus tard des perturbations dans les cartes magnétiques causées par un sous-marin nucléaire en perdition.

Les géologues ont heureusement pu bénéficier des progrès de ces sciences pour faire aussi de la recherche fondamentale et l’étude des ondes sismiques a confirmé que le manteau silicaté de la Terre, sous sa croûte, était bien animé de mouvements de convection pouvant contribuer à la dérive des continents. Le manteau est bien sûr largement solide à une échelle de temps courte de quelques jours. Mais, tout comme les glaciers peuvent s’écouler comme de l’eau sur une échelle de temps de quelques années, les roches du manteau se comportent bel et bien comme de l’eau chauffée dans une casserole à l’échelle des millions d’années.

Pour les sismologues, c’est tout le manteau de la Terre qui est dans un état convectif. Le noyau métallique de la Terre étant partiellement liquide, il devait bien être en convection lui aussi, ce qui permet d’ailleurs de comprendre l’origine de son champ magnétique, mais manteau et noyau, malgré quelques couplages physiques, devaient largement vivre leur vie chacun de leur côté, sans se mélanger chimiquement.

L’énigme de la convection du manteau de la Terre
Seulement voilà, les géochimistes ne pouvaient pas être d’accord.

En effet, en analysant les compositions isotopiques des laves produites au niveau de dorsales océaniques, on trouvait des rapports d’isotopes d’hélium et de néon différents de ceux émis au niveau des volcans d’Hawaï, de l’île de la Réunion ou encore de l’Islande.

Les MORB (pour Mid-Ocean Ridge Basalts, en anglais) au niveau des dorsales médio-océaniques proviennent de la fusion partielle du manteau supérieur à faible profondeur, environ 20 kilomètres voire à 80 kilomètres suite à la remontée d’un diapir, un panache de roches chaudes mais solides.

Mais les laves très fluides et chaudes faisant éruption au niveau des OIB (pour Ocean-Island Basalts, en anglais), leur origine est différente. Elles sont associées à ce que l’on appelle des points chauds et la matière ignée qui les constitue prendrait naissance à au moins 700 kilomètres de profondeur et plus probablement à la base du manteau inférieur, à plus de 2.500 kilomètres de profondeur.

L’interprétation la plus simple de ces données c’est que le manteau n’est pas totalement en convection car sinon sa composition chimique serait uniforme et c’est ce que l’on constaterait dans les laves en surface. Mais, on l’a dit, les sismologues ont réfuté cette affirmation.

Plusieurs solutions ont été proposées pour résoudre la contradiction, par exemple un manteau doublement convectif et une autre d’entre elles avait été exposée par Futura dans le précédent article ci-dessous. Avec un manteau doublement convectif, on serait donc en présence de deux réservoirs chimiques qui se mélangent peu. Le manteau supérieur, qui a largement dégazé au début de l’histoire de la Terre en contribuant à la naissance de son atmosphère pourrait donc avoir une composition chimique différente du manteau inférieur, gardant en mémoire une composition plus primitive de la Terre.

Des gaz rares du vent solaire piégés dans les noyaux métalliques
Mais voilà qu’une équipe de cosmochimistes de l’université de Heidelberg vient de publier un article dans Communications Earth & Environment faisant état d’une découverte qui permet d’envisager l’énigme de la convection du manteau de la Terre sous un nouveau jour. Ils sont parvenus à analyser précisément la composition isotopique de deux gaz rares, l’hélium et le néon, dans une météorite métallique de type sidérite, trouvée en 1927 aux États-Unis : la météorite Washington County.

Source : https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/geologie-noyau-riche-particules-vent-solaire-primitives-cle-enigme-convection-terre-14356/

Solar Orbiter immortalise sa première éjection de masse coronale

Solar Orbiter, la mission solaire conjointe de la Nasa et de l’Agence spatiale européenne (ESA), ne commencera réellement ses travaux scientifiques qu’en novembre prochain. Mais, en février dernier, alors que l’engin voguait de l’autre côté de notre Soleil, il a surpris sa première éjection de masse coronale.

Les éjections de masse coronale (EMC) sont des phénomènes extrêmement violents. En quelques minutes, ce sont des milliards de tonnes de matière solaire qui peuvent être expulsées dans l’espace. À des vitesses de l’ordre de mille kilomètres par seconde. Avec des impacts potentiels sur Terre. Sous la forme d’orages magnétiques qui peuvent perturber certaines de nos technologies et se révéler dangereux pour les astronautes.

Ainsi, étudier les éjections de masse coronale est l’un des objectifs de la mission Solar Orbiter. En février dernier, justement, l’engin a immortalisé sa première EMC — suivie presque immédiatement d’une seconde. Il croisait alors à environ la moitié de la distance entre la Terre et le Soleil et finissait de passer derrière notre étoile — du point de vue de notre Terre. Une phase pendant laquelle les chercheurs n’avaient pas envisagé d’être en mesure d’enregistrer des données.

La réussite a été de leur côté. Car non seulement Solar Orbiter a été le témoin d’une EMC à ce moment-là, mais ce sont trois de ses instruments qui ont pu l’enregistrer. Offrant des perspectives différentes sur le phénomène. Même si les images restent imparfaites. Car la mission, lancée en février 2020, ne sera pleinement opérationnelle qu’à partir du mois de novembre de cette année.

Les éjections de masse coronale (EMC) sont des phénomènes violents. Et les 12 et 13 février 2021, trois instruments de la mission Solar Orbiter — une mission de la Nasa et de l’Agence spatiale européenne (ESA) — ont immortalisé l’une d’entre elles pour la première fois, à la fois sur des vues rapprochées et plus larges. L’Extreme Ultraviolet Imager (EUI) permet d’abord de découvrir la partie intérieure de la couronne solaire. Le coronographe Metis, en bloquant la lumière de la surface du Soleil, offre ensuite une vue sur la couronne externe. Pour finir, le Solar Orbiter Heliospheric Imager (SoloHI) montre le vent solaire en capturant la lumière diffusée par ses électrons. © Solar Orbiter/ Équipe EUI/ Équipe Metis/ Équipe SoloHI/ ESA & Nasa

Une éjection de masse coronale vue sous tous les angles
Sur les images renvoyées par le Solar Orbiter Heliospheric Imager (SoloHI), les astronomes ont pu voir l’éjection de masse coronale apparaître comme une soudaine rafale se dilatant ensuite dans le vent solaire. L’Extreme Ultraviolet Imager (EUI) — qui avait déjà détecté une éjection de masse coronale dès novembre dernier — a permis de découvrir l’EMC dans la partie intérieure de la couronne solaire. Le coronographe Metis — qui avait aussi déjà observé un tel phénomène à la mi-janvier –, en bloquant la lumière de la surface du Soleil, a, quant à lui, offert une vue de l’EMC sur la couronne externe. La plupart des instruments embarqués à bord de Solar Orbiter ont enregistré une activité à ce moment. Et leurs données sont toujours en cours d’analyse.

L’évènement a également été capturé par trois autres missions solaires : Proba-2 (ESA), Stereo-A (Nasa) — comprenez Solar Terrestrial Relations Observatory –, qui se trouvait plus loin, et l’Observatoire solaire et héliosphérique Soho, placé lui sur la face « avant » du Soleil.

Un ensemble de données qui ont servi au bureau d’étude de la météorologie spatiale de la Nasa pour modéliser la trajectoire de l’éjection de masse coronale à travers le Système solaire. En attendant que Solar Orbiter apporte encore plus de précisions sur ce phénomène, une fois que l’ensemble de ses instruments seront entrés dans leur phase d’exploitation scientifique. Rendez-vous pour cela en novembre prochain.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/soleil-solar-orbiter-immortalise-premiere-ejection-masse-coronale-87486/?utm_source=pushB&utm_medium=sciences&utm_campaign=push

Cette belle éruption solaire a été vue par un « heureux hasard »

L’instrument SoloHI de Solar Orbiter a pu observer sa toute première éruption solaire par un « heureux hasard ». La sonde se trouvait derrière le Soleil en février quand une éjection de masse coronale a été détectée.

L’un des instruments de Solar Orbiter, la sonde de la Nasa et de l’ESA partie observer le Soleil, a vu sa toute première éruption solaire. L’agence spatiale américaine a fait savoir ce 17 mai 2021 que la mission avait assisté à cet événement le 12 février dernier (Solar Orbiter a été envoyé dans l’espace le 10 février 2020). Plus précisément, l’instrument de Solar Orbiter a détecté ce qu’on appelle une éjection de masse coronale (ou EMC), des « sortes de nuages magnétisés qui se propagent dans le milieu interplanétaire », comme le définit l’Observatoire de Paris.

Cette observation a été réalisée avec l’instrument SoloHI (abréviation de « Heliospheric Imager »), un télescope dont les mesures doivent permettre de localiser les éjections de masses coronales. SoloHI est chargé d’observer le vent solaire, la poussière et les rayons cosmiques qui se trouvent entre le Soleil et les planètes, décrit la Nasa dans son communiqué.

EXPLOSION DE PARTICULES
Ce premier aperçu d’une éruption solaire par l’instrument est « une vue brève et granuleuse », prévient l’agence spatiale : cela est dû au fait que Solar Orbiter n’est pas encore entré complètement en mode « science ». Ici, SoloHI n’a utilisé qu’un seul de ses quatre détecteurs, à moins de 15 % de sa cadence normale. La quantité de données récoltées est donc limitée. Néanmoins, on distingue en haut à droite des images capturées une explosion soudaine de particules. Elles s’échappent du Soleil qui se trouve en dehors du champ de la caméra.

La rafale, qui apparaît ici en blanc, est dirigée vers la gauche.

L’éjection de masse coronale vue par Solar Orbiter. // Source : ESA & NASA/Solar Orbiter/SoloHI team/NRL

Détecter cette éjection de masse coronale avec SoloHI est le fruit d’un « heureux hasard », estime la Nasa. Lorsque cette observation a été faite par la sonde, elle se trouvait derrière le Soleil (par rapport à notre planète). Les scientifiques n’envisageaient pas d’obtenir des données à ce moment-là. Il faut préciser que quand la trajectoire de Solar Orbiter l’amène derrière le Soleil, la sonde fonctionne en autonomie et ses données sont stockées, mais cela complique la tâche pour les antennes paraboliques situées sur Terre qui pointent vers Solar Orbiter : l’atmosphère du Soleil perturbe les communications. Cependant, des modifications apportées aux antennes terrestres ont permis d’obtenir des données à des moments où les scientifiques ne l’avaient au départ pas envisagé.

D’AUTRES DÉTECTIONS
SoloHI n’est pas le seul à avoir détecté une éjection de masse coronale à cette période, précise l’ESA dans son propre communiqué. Il y a en fait eu deux éjections vues par trois instruments. En plus de SoloHI, il y avait l’instrument EUI (« EUV Full-Sun and High-Resolution Imager »), qui obtient des images dans l’ultraviolet, ainsi que le coronographe METIS/COR (« Multi Element Telescope for Imaging and Spectroscopy / Coronagraph »), qui observe dans l’ultraviolet et la lumière visible. Encore avant cela, d’autres instruments ont détecté des éjections de masse coronale : METIS en avait vu une en janvier, et EUI en avait repéré en novembre 2020. Mais pour SoloHI, la détection de l’éruption du 12 février était particulièrement inattendue.

Cette éruption a d’ailleurs pu être observée depuis plusieurs points de vue. Pendant que Solar Orbiter la détectait depuis « l’arrière » du Soleil, d’autres vaisseaux ont aussi assisté à l’événement : le satellite PROBA-2 en orbite autour de la Terre (ESA), la sonde spatiale SoHO (Observatoire solaire et héliosphérique) en orbite autour du Soleil (Nasa et ESA), ainsi que STEREO-A (« Observatoire des relations Soleil-Terre ») également en orbite autour du Soleil (Nasa).

La mission scientifique principale de Solar Orbiter commencera en novembre. L’observation des éjections de masse coronale n’est qu’un des aspects de cette mission. Il est aussi prévu de mener des observations rapprochées du Soleil, et d’obtenir des images inédites des régions polaires de l’étoile.

Source : https://www.numerama.com/sciences/711982-cette-belle-eruption-solaire-a-ete-vue-par-un-heureux-hasard.html