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Comment faire la différence entre un satellite et une étoile filante sur une photo ?

Wouah ! Il y a une étoile filante sur votre photo ! À moins que… ce soit un satellite ? Ce serait dommage. Comment distinguer les deux sur un cliché ?

Vous avez profité du pic d’activité des Quadrantides, début janvier 2022, pour tenter de prendre des photos d’étoiles filantes ? Il existe quelques astuces pour savoir si la traînée que vous avez immortalisée est bien une étoile filante (on parle aussi de météoroïde) et non pas un satellite. Comment distinguer les deux sur une photographie ?

Avant de savoir les différencier sur un cliché, il peut être utile de les distinguer lorsqu’on est train d’observer le ciel. « Faire la différence entre une étoile filante et un satellite artificiel, c’est très simple, explique à Numerama Simon Lericque, président du Groupement d’Astronomes Amateurs Courriérois. En observation, l’étoile filante reste un phénomène très bref, typiquement une fraction de seconde jusqu’à quelques secondes pour les bolides les plus remarquables. Le satellite artificiel va quant à lui mettre plusieurs minutes à traverser lentement la voute céleste. »

Qu’il s’agisse des étoiles filantes ou des satellites, leur luminosité peut beaucoup varier. « Certains sont très brillants, d’autres sont à la limite de la perception à l’œil nu », complète Simon Lericque.

Comment les distinguer sur une photo ?
Faire la différence entre un satellite artificiel et une étoile filante sur une photographie est « un peu plus subtil », selon l’astronome amateur. La longueur de la traînée lumineuse est un indice pour distinguer les deux éléments.

« Si on voit une traînée lumineuse qui traverse la voûte céleste en entier ou en grande partie, il s’agira certainement d’un satellite »,
Tandis que « si l’on voit une traînée lumineuse, plus courte, localisée simplement dans une zone du ciel, il s’agira d’une étoile filante », résume Simon Lericque.

On peut aussi s’aider des caractéristiques techniques de la photo, car « le temps de pose et la sensibilité aident à savoir dans quel registre l’on se situe », selon l’astronome amateur. Les observateurs et observatrices du ciel qui ont un peu d’expérience peuvent faire la distinction en regardant les détails de la traînée lumineuse.

Si c’est un satellite, sa traînée sur l’image « sera généralement uniforme, avec des assombrissements au début et au bout du passage et un maximum d’éclat au plus haut dans le ciel »,
Alors que si c’est un bolide, « soumis aux soubresauts de sa rentrée atmosphérique, il aura un éclat très variable », nous décrit l’astronome amateur.
Dans le deuxième cas, on peut aussi observer de la couleur, voire d’autres petites traînées poussiéreuses qui signifient que le noyau est en train de se disloquer — ces cas sont plus rares, précise néanmoins Simon Lericque.

Source : https://www.numerama.com/sciences/593901-comment-faire-la-difference-entre-une-etoile-filante-et-un-satellite-sur-une-photo.html

La taille apparente du Soleil varie subtilement tout au long de l’année

Au cours de l’année, le diamètre apparent du Soleil change légèrement, vu depuis la Terre. C’est évidemment un phénomène qu’on ne remarque pas au quotidien. Mais cette comparaison de deux photos de l’étoile plantée au centre du Système solaire permet de constater la légère différence.

Tous les 365 jours environ, la Terre orbite inlassablement autour du Soleil. Elle tourne ainsi autour de l’étoile à une distance moyenne de 150 millions de kilomètres. En moyenne, car la distance de notre planète jusqu’à l’étoile varie quelque peu au cours de l’année. Ce phénomène, qu’on on ne perçoit évidemment pas au quotidien, est bien représenté dans la photo qui a été choisie par le site Astronomy Picture of the Day le 8 juillet 2021.

Cette image a été obtenue par Richard Jaworski. Il s’agit en fait d’un assemblage de deux photographies du Soleil, prises à deux moments différents de l’année. On voit nettement que le 5 janvier puis le 3 juillet 2021, le diamètre apparent de l’étoile a légèrement changé. Cette différence s’explique en fait par la mécanique spatiale, lorsque la Terre se trouve au périhélie par rapport au Soleil, puis à son aphélie.

PÉRIHÉLIE VS APHÉLIE : QUELLE DIFFÉRENCE ?
À quoi correspondent les deux moments lors desquels le Soleil a été immortalisé ?

L’image de gauche a été prise à peu près au moment où la Terre était au périhélie. Cela signifie que notre planète était alors au point de sa trajectoire où sa distance avec le Soleil était minimale. Généralement, le périhélie a lieu vers le 4 janvier, mais la date peut varier selon les années. En 2021, le 2 janvier la Terre était à environ 147 millions de kilomètres du Soleil.
L’image de droite a été prise à la période de l’aphélie, c’est-à-dire lorsque la Terre est au point le plus lointain de son orbite par rapport au Soleil. De la même façon, la date de l’aphélie peut légèrement varier selon les années. En 2021, le 6 juillet la Terre était à environ 152 millions de kilomètres du Soleil.

Sans prendre des images comme celles-ci, et sans les comparer comme le fait Richard Jaworski, il serait très difficile de remarquer le changement, et sans doute impossible pour un œil non exercé. Comme l’explique APOD dans son commentaire de l’image, « la variation du diamètre apparent du Soleil entre le périhélie et l’aphélie s’élève à un peu plus de 3 % », ce qui est très peu.

QUEL RAPPORT AVEC LES SAISONS ?
Il faut garder à l’esprit que la variation de la distance entre la Terre et le Soleil n’est pas à l’origine des saisons. D’ailleurs, dans l’hémisphère nord, l’hiver a lieu lorsque le Soleil est au plus près de la Terre, et l’été se produit quand le Soleil est le plus loin de la Terre. Les saisons sont expliquées par l’inclinaison de l’axe de rotation de la Terre.

Par contre, il existe bien un lien entre l’aphélie et le périhélie, d’une part, et les saisons d’autre part, qui concerne plus exactement la variation de longueurs des saisons. Il se trouve que le mouvement de la Terre en orbite autour du Soleil n’est pas uniforme. Lors de l’aphélie, sa vitesse est minimale, et lors du périhélie, sa vitesse est maximale. Ainsi, résume bien l’Observatoire de Paris, « la Terre est plus rapide sur son orbite en janvier et l’hiver est la saison la plus courte, de même elle est la plus lente en juillet et l’été est la saison la plus longue ».

Source : https://www.numerama.com/sciences/725321-la-taille-apparente-du-soleil-varie-subtilement-tout-au-long-de-lannee.html