Archives par étiquette : réchauffement

Le réchauffement climatique tue 5 millions de personnes par an

Le réchauffement climatique tue. Par les températures extrêmes qu’il nous impose. Et une nouvelle étude poussée fait le point sur la question aujourd’hui. Avec des conclusions plutôt inquiétantes. Si la mortalité liée à la température diminue légèrement depuis quelques années, les chercheurs annoncent qu’elle augmentera significativement avant la fin de ce siècle.

En un an et demi, la pandémie de Covid-19 a fait quelque 4 millions de victimes dans le monde. Depuis des mois, les gouvernements et les scientifiques travaillent d’arrache-pied à trouver des solutions à cette crise sanitaire majeure. Alors même qu’une autre crise, peut-être plus insidieuse, menace notre survie. La crise climatique.

On vous l’avait dit.

Propulsé par HelloAsso

« On vous l’avait dit », lançait Jean Jouzel au micro de La Chaîne Parlementaire (LCP), il y a quelques jours, au moment de commenter les phénomènes climatiques extrêmes en cours un peu partout dans le monde en ce début d’été. C’est vrai, depuis des décennies, les scientifiques tirent la sonnette d’alarme. Et aujourd’hui une fois encore. Des chercheurs soulignent qu’entre 2000 et 2019, des températures trop chaudes ou trop froides ont déjà causé quelque cinq millions de morts prématurées par an.

De ça aussi, on nous avait déjà prévenus. Michael Mann, un climatologue de renom, l’évoquait dans les colonnes du New York Times récemment : les vagues de chaleur sont les plus meurtrières des événements météorologiques extrêmes. Elles tuent plus que les ouragans et les inondations.

Des travaux publiés récemment soulignaient que 30 % de la population mondiale est aujourd’hui exposée à des vagues de chaleur meurtrières pendant au moins 20 jours par an. Les chercheurs annonçaient que jusqu’à trois personnes sur quatre risqueraient de mourir de chaud à l’horizon 2100. Même si des mesures de réduction de nos émissions de gaz à effet de serre étaient prises, les chercheurs évoquaient la mise en danger d’une personne sur deux.

Actuellement, une baisse trompeuse de la mortalité
Ce que les chercheurs notent cette fois, c’est qu’alors que les températures moyennes augmentaient de 0,26 °C, les décès liés au froid ont décru de 0,51 % alors que ceux liés au chaud ont augmenté de 0,21 %. De quoi faire globalement baisser le nombre de morts prématurées dues à la température. Un léger recul dû au réchauffement climatique tel que nous le connaissons aujourd’hui. Mais sur le long terme, les auteurs de ces travaux craignent une augmentation bien plus importante de la mortalité liée à la chaleur.

C’est justement ce que confirme une autre étude. Elle se concentre sur l’Europe et conclut que, faute de mise en place immédiate de fortes mesures d’atténuation du réchauffement climatique, la mortalité liée à la température augmentera considérablement dans les années à venir.

Les chercheurs constatent d’abord qu’entre 1998 et 2012, 7 % des décès enregistrés en Europe étaient attribuable à la température. Les températures froides ayant un impact dix fois plus important que les températures chaudes.

Une augmentation de la mortalité à venir
Dans le contexte de changement climatique, tous les modèles s’accordent à dire que les températures vont progressivement augmenter. Et les données suggèrent que le nombre total de décès attribuables à la température va se stabiliser et même diminuer dans les prochaines années. Mais ne nous réjouissons pas trop vite. Cela sera suivi d’une très forte augmentation, qui pourrait se produire entre le milieu et la fin du siècle, en fonction de nos émissions de gaz à effet de serre.

Les modèles développés par les chercheurs projettent une augmentation disproportionnée de la mortalité liée à la chaleur dans les pays méditerranéens. Dans les scénarios les plus extrêmes, les décès attribuables aux chaleurs extrêmes dépasseraient même la mortalité liée au froid !

Source : https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/rechauffement-climatique-rechauffement-climatique-tue-5-millions-personnes-an-81616/

Tempête Ana : la saison des ouragans est ouverte

Avant une dizaine de jours d’avance, la saison cyclonique s’ouvre en Atlantique nord avec la naissance d’une tempête subtropicale.

Il ne menace aucune terre. Le premier système cyclonique de l’année est né avec un peu d’avance sur le calendrier. Il s’agit en réalité d’une tempête subtropicale, actuellement observée dans l’Atlantique au nord-est des Bermudes. Elle va dans les prochaines heures rapidement perdre en intensité. Ses vents restent pour le moment modérés, avec des rafales n’excédant pas les 100 km/h. Le vent moyen atteint les 65 km/h d’après les dernières projections.


La saison des ouragans en Atlantique nord, qui s’ouvre selon un calendrier officiel le 1er juin de chaque année, s’annonce plus importante que la moyenne d’après les prévisions du NHC, le National Hurricane Center américain en charge de la surveillance de ces systèmes. Entre 13 et 20 ouragans sont attendus dans la zone, dont 3 à 5 potentiellement destructeurs si ils venaient à toucher des terres.

Source : https://www.lejournaldelameteo.fr/post/temp%C3%AAte-ana-la-saison-des-ouragans-est-ouverte

Le plus gros iceberg du monde s’est détaché de l’Antarctique

Au pôle Sud, un bloc de glace de 4 320 km2 s’est détaché de la banquise et flotte désormais dans la mer de Weddell.

Un bloc de glace géant à la dérive. Un iceberg d’une taille équivalente à la moitié de celle de la Corse, le plus gros au monde, s’est détaché de la banquise de Ronne en Antarctique, selon des images d’un satellite du programme européen Copernicus, a annoncé l’Agence spatiale européenne.

L’iceberg, baptisé A-76, fait environ 170 km de long sur 25 km de large, pour une surface totale de 4 320 km2. Il s’est détaché dans la mer de Weddell, selon un communiqué de l’agence diffusé ce mercredi 20 mai. Il a été repéré initialement par le British Antarctic Survey (BAS), un organisme de recherches britannique sur les zones polaires qui a une base non loin.

Le A-23A passe deuxième
Le précédent plus gros iceberg était le A-23A, d’une surface de 3 380 km2, dérivant dans la mer de Weddell, selon l’ESA.

Les images de l’énorme bloc de glace A-76 ont été prises par le satellite Sentinel-1 dans le cadre du programme européen d’observation de la Terre Copernicus.

Selon le Centre national américain sur les glaces, cet iceberg A-76 avait commencé à se séparer le 13 mai de la barrière de Ronne.

La station polaire britannique située sur la banquise de Brunt, toujours sur la mer de Weddell, avait déjà été témoin, en février, de la rupture d’un iceberg de 1 270 km2.

Cette image distribuée par l’Agence spatiale européenne (ESA) le 20 mai 2021 montre une vue capturée par la mission Copernicus Sentinel-1 de l’iceberg A-76 au large de la banquise de Ronne, dans la mer de Weddell, en Antarctique, prise le 9 mars 2021. (HANDOUT / AFP)

En novembre 2020, un autre iceberg géant, qui avait été en son temps le plus grand du monde en 2017, s’était dangereusement approché d’une île reculée de l’Atlantique Sud, menaçant des colonies de manchots et de phoques, finalement sans conséquence désastreuse.

Un réchauffement plus rapide dans l’Antarctique
Cet iceberg, appelé A68, s’était séparé d’une gigantesque plateforme de glace, nommée Larsen C, la privant de 12 % de sa superficie et la rendant ainsi plus instable. D’autres parties de cette barrière de Larsen, à la pointe de la péninsule antarctique, s’étaient désintégrées en quelques semaines en 1995 et en 2002.

La planète s’est réchauffée de plus de 1 °C depuis l’ère préindustrielle en raison de l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre provoquées par les activités humaines. Mais l’Antarctique s’est réchauffé deux fois plus vite.

La formation des icebergs est un processus naturel que le réchauffement de l’air et des océans contribue cependant à accélérer, selon les scientifiques.

Les icebergs sont traditionnellement baptisés par une lettre correspondant à la partie de l’Antarctique où ils sont originellement détectés, suivie d’un numéro.

Source : https://www.nouvelobs.com/planete/20210520.OBS44241/le-plus-gros-iceberg-du-monde-s-est-detache-de-l-antarctique.html