Qu’est-ce que la Lune gibbeuse ?

La pleine Lune, la nouvelle Lune… vous imaginez sans doute bien ce que décrivent ces phases de la Lune. Mais que se passe-t-il exactement, lorsqu’on dit que la Lune est gibbeuse ?

Pas besoin d’attendre la prochaine éclipse de Lune pour profiter du spectacle astronomique offert par cet astre familier du ciel. Tous les 29 jours, 12 heures et 44 minutes environ, la Lune effectue sa lunaison. Ce nom est donné au laps de temps qui sépare deux nouvelles lunes.

La nouvelle lune est l’une des différentes phases lunaires : on se sert de ces phases comme des repères pour désigner une portion de la face visible du satellite illuminée par le Soleil, vue depuis la Terre. Comme la Lune se déplace autour de notre planète, il est logique de voir changer ses phases lunaires progressivement.

LES PRINCIPALES PHASES LUNAIRES
On considère généralement quatre phases lunaires principales :

La nouvelle lune 🌑, lorsque la Lune n’est pas visible, car elle est située entre le Soleil et la Terre,
Le premier quartier 🌓, ce qui correspond à une demi-Lune — on dit aussi qu’elle est quadrature Est,
La pleine lune 🌕, toute sa face étant alors éclairée (phénomène qui a inspiré des mythes et légendes),
Et le dernier quartier 🌗, lors duquel la Lune est en quadrature Ouest.

ELLE EST GIBBEUSE AVANT PUIS APRÈS LA PLEINE LUNE
Et la Lune gibbeuse, dans tout cela ? Cette phase se situe soit entre le premier quartier et la pleine lune (on parle alors de lune gibbeuse croissante 🌔), soit entre la pleine lune et le dernier quartier (lune gibbeuse décroissante 🌖). L’expression signifie donc que la surface de la Lune est éclairée de plus que sa moitié, avant et après le moment de la pleine lune.

À toutes ces phases, on peut encore ajouter le premier croissant 🌔, qui a lieu après la nouvelle lune, ainsi que le dernier croissant 🌘, qui survient après le dernier quartier.

Ces noms sont bien entendu des conventions, car pour la Lune, il ne se passe rien de particulier. L’astre continue sa ronde inlassable autour de la Terre. Il lui faut d’ailleurs à peu près le même temps pour faire un tour sur elle-même, que pour faire un tour autour de notre planète. Il y fait également nuit et jour. En regardant les phases de la Lune, ce qu’on observe est bien le passage des jours et des nuits, en voyant l’ombre se déplacer peu à peu sur la face visible de l’astre.

Source : https://www.numerama.com/sciences/742426-quest-ce-que-la-lune-gibbeuse.html

Les deux soirs où il faut absolument observer Jupiter !

Le 29 août et le 5 septembre 2021, la planète Jupiter se montre sous son meilleur jour. En l’observant à la lunette ou au télescope à ces deux dates, il est possible de voir transiter deux de ses satellites devant sa surface nuageuse, suivis de leur ombre, en même temps que la Grande Tache rouge se montre.
Le 29 août a lieu l’une des plus belles configurations des satellites de Jupiter pour cette opposition 2021. À 21 h 43 TU (23 h 43, heure légale française), Io émerge de l’ombre de Jupiter au moment où Ganymède commence à passer devant le disque de la planète. Europe est déjà bien installé à l’avant-plan de Jupiter et projette déjà son ombre sur ses nuages.

Alors qu’Europe quitte l’avant-plan de Jupiter à 22 h 47 TU, l’ombre de Ganymède, plus large, s’installe au côté opposé.

À ce moment-là, l’ombre d’Europe est toujours visible et le reste jusqu’à 23h17 TU.

Ces ombres très contrastées sont discernables même dans un petit instrument de 60 mm de diamètre avec un grossissement de 100x. En utilisant des télescopes de 200 mm et plus, la taille apparente des satellites est perceptible. Avec des télescopes de 250 à 300 mm, on parvient même à voir des nuances sur les satellites les plus contrastés comme Ganymède et Io. Sur Europe, c’est plus difficile.

On profite également ce soir-là de la présence de la Grande Tache rouge qui franchit le méridien central de la planète vers 22h35 TU et se trouve juste au sud de Ganymède (au-dessus sur les images inversées des instruments d’astronomie). Certains satellites sont parfois discrets quand ls passent devant la planète, mais ce n’est pas le cas de Ganymède. Sa surface est suffisamment sombre pour qu’il se détache bien.

Cession de rattrapage le 5 septembre
Si la météo ne se prête pas à cette observation, rendez-vous le 5 septembre. Ce soir-là, à 22h09 TU, Europe commence à passer devant Jupiter. À 22h59 TU, c’est au tour de son ombre. Le phénomène est classique. Notez néanmoins que la Grande Tache rouge se trouve juste sous l’ombre d’Europe. C’est à 23h38 TU que le tableau commence à devenir franchement intéressant. Io émerge de l’ombre de Jupiter non loin de Ganymède, qui lui est en train de se rapprocher de la planète géante.

Les deux satellites se croisent à seulement 5’’ à 23h54 TU. Le clou du spectacle a lieu le 6 septembre, à 1h TU.

Europe émerge au limbe de Jupiter pendant que Ganymède entre de l’autre côté. Les deux satellites forment alors pendant un instant comme deux oreilles minuscules à la planète géante. À 1h52 TU, l’ombre d’Europe quitte Jupiter et celle de Ganymède arrive à son tour à 2h41 TU. Mais Jupiter est déjà trop basse pour être observée dans de bonnes conditions. Ces deux rendez-vous sont les plus beaux pour les observateurs situés en Europe.

Le grand rendez-vous passé… du 15 août
Les observateurs situés à des longitudes plus orientales ont bénéficié d’une configuration encore plus spectaculaire. Le 15 août 2021, ils ont pu suivre un passage simultané de Ganymède et d’Europe devant Jupiter, assorti d’une éclipse du second par le premier. Notez la présence en plus de Callisto et de Io sur la première image de la séquence. Il est rarissime de voir les quatre satellites ainsi groupés autour de la planète. L’amateur philippin Christopher Go a pris une série de photos incroyables à cette occasion.

Source : https://www.cieletespace.fr/actualites/les-deux-soirs-ou-il-faut-absolument-observer-jupiter