Des scientifiques ont découvert un nouveau type d’explosion spatiale, 10 fois plus énergétique qu’une supernova

Jusqu’à récemment, on pensait que les fusions d’étoiles à neutrons étaient le seul moyen de produire des éléments lourds (plus lourds que le zinc). Ces fusions impliquent le mélange des restes de deux étoiles massives dans un système binaire.

Mais nous savons que les éléments lourds ont été produits pour la première fois peu de temps après le Big Bang, lorsque l’Univers était vraiment jeune. À l’époque, peu de temps s’était écoulé pour que des fusions d’étoiles à neutrons aient même eu lieu. Ainsi, une autre source était nécessaire pour expliquer la présence d’éléments lourds précoces dans la Voie lactée.

La découverte d’une ancienne étoile SMSS J2003-1142 dans le halo de la Voie lactée – qui est la région à peu près sphérique qui entoure la galaxie – fournit la première preuve d’une autre source d’éléments lourds, y compris l’uranium et peut-être l’or.

Dans la recherche publiée dans Nature, il montre que les éléments lourds détectés dans SMSS J2003-1142 ont probablement été produits, non pas par une fusion d’étoiles à neutrons, mais par l’effondrement et l’explosion d’une étoile en rotation rapide avec un champ magnétique puissant et une masse d’environ 25 fois celui du Soleil.

Cet événement d’explosion est appelé “hypernova magnéto-rotationnelle”.

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Alchimie stellaire
Il a été récemment confirmé que les fusions d’étoiles à neutrons sont en effet une source d’éléments lourds dans notre galaxie. Comme son nom l’indique, c’est lorsque deux étoiles à neutrons dans un système binaire fusionnent dans un événement énergétique appelé “kilonova”. Ce processus produit des éléments lourds.

Cependant, les modèles existants de l’évolution chimique de notre galaxie indiquent que les fusions d’étoiles à neutrons à elles seules n’auraient pas pu produire les modèles spécifiques d’éléments que nous voyons dans plusieurs étoiles ancie

Une relique de l’univers primitif
Le SMSS J2003-1142 a été observé pour la première fois en 2016 depuis l’Australie, puis à nouveau en septembre 2019 à l’aide d’un télescope de l’Observatoire européen austral au Chili.

A partir de ces observations, nous avons étudié la composition chimique de l’étoile. Notre analyse a révélé une teneur en fer environ 3 000 fois inférieure à celle du Soleil. En d’autres termes, SMSS J2003-1142 est chimiquement primitif.

Les éléments observés ont probablement été produits par une seule étoile mère, juste après le Big Bang.

Signatures d’une étoile en rotation rapide effondrée
La composition chimique de SMSS J2003-1142 peut révéler la nature et les propriétés de son étoile mère. Ses quantités inhabituellement élevées d’azote, de zinc et d’éléments lourds, dont l’europium et l’uranium, sont particulièrement importantes.

Les niveaux élevés d’azote dans SMSS J2003-1142 indiquent que l’étoile mère avait une rotation rapide, tandis que les niveaux élevés de zinc indiquent que l’énergie de l’explosion était environ dix fois celle d’une supernova « normale », ce qui signifie qu’il s’agirait d’une hypernova. De plus, de grandes quantités d’uranium auraient nécessité la présence de beaucoup de neutrons.

Les éléments lourds que nous pouvons observer dans le SMSS J2003-1142 aujourd’hui sont autant de preuves que cette étoile a été produite à la suite d’une explosion précoce d’hypernova magnétorotationnelle.

Et notre travail a donc fourni la première preuve que les événements d’hypernova magnétorotationnelle sont une source d’éléments lourds dans notre galaxie (à côté des fusions d’étoiles à neutrons).

Qu’en est-il des fusions d’étoiles à neutrons ?
Mais comment savons-nous que ce ne sont pas seulement les fusions d’étoiles à neutrons qui ont conduit aux éléments particuliers que nous trouvons dans SMSS J2003-1142 ? Il y a plusieurs raisons à cela.

Dans notre hypothèse, une seule étoile parente aurait fait tous les éléments observés dans SMSS J2003-1142. D’un autre côté, il aurait fallu beaucoup, beaucoup plus de temps pour que les mêmes éléments soient fabriqués uniquement par des fusions d’étoiles à neutrons. Mais cette époque n’aurait même pas existé si tôt dans la formation de la galaxie lorsque ces éléments ont été fabriqués.

De plus, les fusions d’étoiles à neutrons ne produisent que des éléments lourds, de sorte que des sources supplémentaires telles que la supernova régulière auraient dû se produire pour expliquer d’autres éléments lourds, tels que le calcium, observés dans SMSS J2003-1142. Ce scénario, bien que possible, est plus compliqué et donc moins probable.

Le modèle d’hypernovae magnéto-rotationnelles fournit non seulement un meilleur ajustement aux données, il peut également expliquer la composition du SMSS J2003-1142 à travers un seul événement. Il pourrait s’agir de fusions d’étoiles à neutrons, ainsi que de supernovas magnéto-rotatives, qui pourraient à l’unisson expliquer comment tous les éléments lourds de la Voie lactée ont été créés.

Source : https://www.read-more.net/science/des-scientifiques-ont-decouvert-un-nouveau-type-dexplosion-spatiale-10-fois-plus-energetique-quune-supernova/

Le télescope Hubble ne répond toujours pas, au bout d’une semaine de panne

Lancé en 1990, Hubble est actuellement en panne. Une carte mémoire défaillante empêche le télescope de fournir des images depuis le 13 juin dernier. La Nasa tente par tous les moyens de faire repartir ce télescope spatial. Un ordinateur de sauvegarde pourrait être utilisé.

Lancé il y a 31 ans, Hubble ne serait plus opérationnel depuis dimanche 13 juin, rapporte Futura Sciences. Son ordinateur de bord est à l’arrêt. C’est lui qui contrôle l’ensemble des instruments du télescope. L’origine du problème serait une carte mémoire défectueuse. La Nasa, depuis le « Goddard Space Flight Center », a bien tenté de faire redémarrer l’ordinateur le lendemain, sans succès.

Toutefois, l’erreur détectée sur le module de mémoire ne pourrait être qu’un symptôme, a précisé la Nasa dans un communiqué diffusé mardi 22 juin. Un autre composant pourrait être touché. « L’équipe est en train de créer des tests qui seront effectués dans les prochains jours afin de mieux isoler le problème et d’identifier une potentielle solution », indique l’agence spatiale relayée par Le Parisien.

Un ordinateur de sauvegarde
Tout n’est pas encore perdu. Le personnel du Goddard Space Flight Center pourra avoir recours à un ordinateur de sauvegarde. Ce matériel a été vérifié au sol avant son installation en 2009 dans le télescope. Mais il n’a jamais été allumé depuis. Plusieurs jours seront nécessaires pour tester cette solution, prévient la Nasa. En cas de succès, les activités scientifiques pourront reprendre.

L’ordinateur défectueux a été construit dans les années 1980. La carte mémoire avait été remplacée lors de la mission de maintenance en 2009. Hubble a connu d’autres problèmes avec ses instruments au cours de son histoire. Son remplaçant, le nouveau télescope spatial, James Webb, n’est toujours pas en orbite. Il devrait être lancé fin 2021. Quand il sera opérationnel, il devrait livrer des images encore plus impressionnantes que celles prises par Hubble.

Source : https://www.ouest-france.fr/sciences/espace/le-telescope-hubble-ne-repond-toujours-pas-au-bout-d-une-semaine-de-panne-7319397

Les pôles magnétiques de la Terre vont s’inverser, mais nous survivrons

Pas d’apocalypse géomagnétique à l’horizon mais des phénomènes scientifiques fascinants.

Plusieurs fois dans l’histoire de notre planète, le magnétisme des pôles s’est inversé, laissant ainsi les boussoles pointer l’Antarctique comme étant le nord, au lieu de l’Arctique. Cela peut sembler étrange mais c’est une singularité assez prévisible. Déclenché par la dynamique centrifuge du noyau de la Terre, ce processus d’inversement géomagnétique a lieu depuis la nuit des temps sans qu’on en parle réellement.

Il y a trois ans, la parution d’un livre qui tentait d’expliquer ce phénomène a généré de nombreux articles de presse en ligne, qui tous annonçaient que l’apocalypse était proche. Une apocalypse géomagnétique qui généraliserait les tumeurs cancéreuses, ferait tomber les satellites du ciel et où la vie sur Terre telle que nous la connaissons cesserait d’être.

Il est certain que la vie sur Terre sera sûrement très différente dans quelques milliers d’années. Mais ces acrobaties polaires auront-elles vraiment une influence sur cette évolution ?

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Première chose : allons-nous tous mourir ?
Oui.



Attendez, quoi ? Comment ça ?
Nous allons effectivement tous mourir. Mais le fait est que nous n’allons pas périr au prochain inversement géomagnétique, que ce soit maintenant ou plus tard.



Tant mieux. Alors en quoi consiste cet inversement géomagnétique ?
Si l’histoire géologique se répète, les pôles magnétiques de la Terre pourraient bien s’inverser. C’est indéniable. À partir des empreintes magnétiques incrustées dans les pierres anciennes, nous savons que durant les 20 derniers millions d’années, le sud et le nord magnétique ont basculé tous les 200 000 à 300 000 ans (la périodicité n’a pas toujours été constante). Le dernier inversement majeur a eu lieu il y a 780 000 ans. Cependant, la position des pôles évolue également entre ces grands changements.

L’inversement géomagnétique a donc pris du retard. Mais des données suggèrent qu’il serait imminent. Cela ne signifie pas pour autant qu’une inversion des pôles va avoir lieu demain ou dans les mois à venir. Je miserais d’ailleurs une belle somme sur le fait que l’Arctique restera le nord encore un bon moment. Aucun de nous n’a cependant de certitudes sur la date du prochain inversement total.

D’accord. Mais si cela arrivait bientôt, serait-ce un problème ?
Rien n’est sûr. Les scientifiques estiment que les retournements des pôles passés ont été plutôt lents, le sud et le nord échangeant leurs places sur plusieurs milliers d’années. C’est aussi bon que mauvais si vous êtes inquiets de l’effet que l’inversement géomagnétique pourrait avoir sur la vie sur Terre.

La lenteur du phénomène est positive car elle nous laisse du temps pour nous préparer et anticiper tous les désagréments possibles. L’aspect négatif, c’est que le champ magnétique de notre planète nous protège des radiations cosmiques et solaires. Une inversion prolongée pourrait nous exposer aux radiations plus longtemps que ce qui est aujourd’hui recommandé.

Mais ce n’est pas si dramatique : vous n’allez pas vous réveiller un matin et vous apercevoir que votre smartphone localise la maison du Père Noël dans l’hémisphère sud.



Dommage, tout cela paraît bien ennuyeux. Donc qu’est-ce qui sera concrètement observable ?
Le seul effet majeur, qui sera observable avec certitude lorsque l’inversement sera terminé, sera votre boussole vous indiquant que le nord est en Antarctique et que le sud est proche du Canada.

Une autre conséquence intéressante sera pour les animaux qui se servent du champ magnétique pour s’orienter, comme les oiseaux, les saumons ou les tortues de mer. Ils risquent de se perdre dans leur routine. Mais ils s’adapteront certainement pour retrouver un équilibre et la vie suivra son cours. Beaucoup de prophètes de l’apocalypse ont essayé d’associer l’inversement magnétique à une extinction de masse. Mais rien ne permet de le penser, les données ne sont pas là.



Donc il ne faut s’inquiéter de rien ?
Pas exactement. Il est vrai que lorsque les pôles s’inversent, le champ magnétique de la Terre peut s’affaiblir. Mais sa puissance est déjà relativement variable donc ce n’est pas si inhabituel. Et d’après la NASA, rien ne laisse penser qu’il pourrait disparaître complètement. Tout simplement parce que ça n’a jamais été le cas.

Cependant, si le champ magnétique s’affaiblit sensiblement et qu’il reste ainsi pendant un certain temps, la Terre sera moins protégée des multiples particules à forte énergie qui flottent en permanence dans l’espace. Ce qui signifie que tout sur la planète sera exposé à de plus grandes quantités de radiation. Au fil du temps, cette exposition pourrait engendrer une augmentation des maladies comme le cancer, et endommager les engins spatiaux et les réseaux électriques.

Ce sont des conséquences pour lesquelles nous pouvons nous préparer. Et tant que la stratosphère est intacte, notre atmosphère peut également faire office de bouclier.

Pour le moment, des toxines cancérigènes sont tous les jours introduites dans notre environnement et la façon dont fonctionne notre écosystème est altérée. Il y a donc de plus graves problèmes dont nous devrions nous inquiéter à court terme.

Maintenant que tout ceci est dit : le bonus de l’affaiblissement de notre champ magnétique est que les aurores boréales seront visibles en basse latitude. Nous aurons un ciel nocturne encore plus magique.

Source : https://www.nationalgeographic.fr/espace/2021/06/les-poles-magnetiques-de-la-terre-vont-sinverser-mais-nous-survivrons

Des images inédites de l’éclipse partielle du 10 juin ont été dévoilées

Le satellite japonais Hinode a capturé des images de l’éclipse solaire du 10 juin au rayon X. L’agence spatiale du pays a publié une animation sur laquelle on distingue la couronne solaire.

De nombreuses photos de l’éclipse solaire partielle qui s’est déroulée le 10 juin ont été partagées sur les réseaux sociaux. Mais certains clichés n’avaient pas encore été publiés, comme ceux qui ont été pris aux rayons X, rapporte Numerama.

L’Institut des sciences spatiales et astronautiques de la Jaxa, l’Agence d’exploration aérospatiale japonaise, a publié sur Twitter ce lundi 21 juin une animation du phénomène.

Celle-ci reprend les images capturées par un de leur satellite. « Ce film montre la vue capturée par le télescope à rayons X embarqué par Hinode », souligne l’agence spatiale.

Ces mêmes images ont été dévoilées par la NASA sur YouTube quelques jours avant. Le satellite Hinode, qui a été lancé en 2006, est une coopération entre la Jaxa, la NASA, l’ESA et l’UK Space Agency.

« Berceau des éruptions solaires »
Pour prendre de telles images, il fallait se situer au-delà de l’atmosphère terrestre, sans quoi cette dernière aurait perturbé les observations. Sur ces images, le soleil et la couronne solaire sont partiellement éclipsés par la lune, détaille le média en ligne.

Il s’agit d’un plasma dont la température dépasse un million de degrés. C’est « le berceau des éruptions solaires et des éjections de masse coronale qui dominent l’espace entre le Soleil et la Terre », a commenté la NASA.

Des éclipses facilement observables pour le satellite
« C’était la première fois qu’il y avait une éclipse solaire aussi profonde en juin, lorsque le Soleil est éclipsé par la Terre pour une durée maximale à chaque orbite », s’est réjoui un membre de la Jaxa cité par son agence dans un tweet.

Le satellite Hinode permet d’observer des éclipses solaires régulièrement, tous les six mois.

La période du solstice d’été dans l’hémisphère nord est particulièrement propice à l’observation des éclipses pour Hinode, note Numerama. Notre planète semble éclipser le soleil durant un maximum de 20 minutes à chaque orbite héliosynchrone, qui dure un peu moins de 100 minutes.

Source : https://www.ouest-france.fr/sciences/astronomie/des-images-exclusives-de-l-eclipse-partielle-du-10-juin-ont-ete-devoilees-7312291

Le télescope spatial Hubble ne répond plus depuis plusieurs jours

Ce n’est certes pas le premier pépin que subit Hubble, mais cette fois, l’affaire semble vraiment sérieuse. Le télescope spatial de la NASA, en service depuis plus de 30 ans, est à l’arrêt depuis le dimanche 13 juin. L’agence spatiale américaine a confirmé la panne de l’ordinateur de bord vendredi dernier, et les tentatives de redémarrage n’ont rien donné ce week-end.

Les soucis de Hubble proviendraient d’un module mémoire détérioré. Le télescope spatial est doté d’un module de secours « doublon », mais les ingénieurs ne sont pas parvenus à effectuer la bascule sur ce second module. Hubble en panne, peut-être définitivement, c’est un œil vers l’univers profond qui se ferme.

Heureusement pour les scientifiques et les astronomes, Hubble devait bientôt laisser sa place à James Webb, un télescope spatial encore plus performant et incroyablement précis, dont la date de lancement n’a cessé d’être repoussée. C’est à l’automne de cette année que James Webb devrait enfin être placé en orbite à 1,5 million de kilomètres de la Terre, autour du point de Lagrange L2 du système Soleil-Terre (1).

Source : https://kulturegeek.fr/news-228500/telescope-spatial-hubble-repond-plus-plusieurs-jours

Stupéfiant ! Les filaments cosmiques d’amas de galaxies seraient en rotation !

Depuis plus de 10 milliards d’années, les galaxies et les amas de galaxies se rassemblent pour former des sortes de filaments cosmiques interconnectés longs de centaines de millions d’années-lumière. Des observations soutiennent maintenant la thèse que ces filaments sont animés de mouvements de rotation qui les rendent torsadés. On ne sait pas encore très bien pourquoi mais certaines pistes sont prometteuses.

Les étoiles tournent, les galaxies spirales tournent, or il existe une loi de la physique qui s’appelle la conservation du moment cinétique. Des astres ne peuvent donc pas se mettre à tourner spontanément et il faut donc expliquer d’où provient leur rotation. Comme on peut associer des moments cinétiques à divers objets dont la somme doit se conserver, il est donc possible de faire intervenir des transferts entre ces différents moments cinétiques. Ainsi, le ralentissement de la rotation de la Terre du fait des forces de marée mutuelles avec la Lune conduit le moment cinétique orbital de notre satellite naturel à augmenter alors que le moment cinétique propre de notre Planète bleue diminue et que la Lune s’en éloigne donc.

Dans un nuage interstellaire moléculaire en cours d’effondrement, la matière devient turbulente et se fragmente en nuages plus petits en rotation dans différents sens alors que le nuage initial pouvait très bien ne pas être en rotation avec donc un moment cinétique total nul. Les cosmogonistes modernes cherchant à expliquer la naissance des galaxies et des grandes structures qui rassemblent ces galaxies en amas font également intervenir un effondrement gravitationnel.

Les grandes campagnes d’observations comme celle du Sloan Digital Sky survey (SDSS) nous ont permis de cartographier jusqu’à un certain point l’Univers observable en montrant que les amas de galaxies se rassemblaient au cours du temps dans des filaments enlaçant des sortes de bulles, des « vides cosmiques » beaucoup moins riches en galaxies et en gaz que ces filaments. L’échelle caractéristique de ces structures est de l’ordre de quelques centaines de millions d’années-lumière.

Les grandes structures cosmiques sont reproductibles par des superordinateurs

On sait reproduire grâce à des simulations numériques jusqu’à un certain point ces structures cosmiques (comme le montre la vidéo en tête d’article) en supposant que le Big Bang a produit en plus des particules baryoniques que composent les noyaux connus sur Terre et dans le Système solaire des particules dites de matière noire dont on sait seulement, pour l’essentiel et si elles existent, qu’elles ne doivent pas, ou pour le moins très peu, être capables d’émettre des rayonnements électromagnétiques.

Dominante en masse par rapport aux baryons, les distributions de particules de matière noire se seraient effondrées gravitationnellement les premières très rapidement, entrainant celles des distributions de baryons. Les premières simulations numériques n’utilisaient donc que des particules de matière noire car ce sont elles qui devaient produire les principaux effets et surtout, on ne disposait pas de la puissance de calcul nécessaire pour tenir compte de la rétroaction du comportement des baryons sur les distributions de matière noire et sur l’effondrement de la matière normale elle-même. Mais au cours du début du XXIe siècle, cela a changé et de plus en plus, les astrophysiciens ont pu introduire des effets comme ceux du souffle des explosions de supernovae ou encore des vents galactiques des trous noirs supermassifs. L’accord entre les observations et les simulations numériques n’a alors fait que s’améliorer, jusqu’au point par exemple de permettre la révolution du paradigme de la croissance des galaxies, basé désormais sur celui des courants froids.

Toutefois, en continuant à analyser les données du SDDS, en particulier celles donnant accès aux mouvements des galaxies dans les filaments cosmiques, des astronomes de l’Institut Leibniz d’Astrophysique de Potsdam (AIP) en Allemagne, en collaboration avec des collègues en Chine et en Estonie, pensent maintenant avoir fait une découverte étonnante et même fascinante.

Ils expliquent en effet dans un article publié dans le prestigieux journal Nature Astronomy, et pour une fois en accès libre, que des mesures de décalages Doppler vers le rouge et le bleu, subtilement analysées, ont révélé ce que personne n’avait encore vu. Non seulement on peut trouver des galaxies et des amas galactiques en rotation mais les filaments eux-mêmes, formés de galaxies et d’amas de galaxie, sont grossièrement en rotation sur des centaines de millions d’années-lumière alors qu’ils n’ont qu’un diamètre de l’ordre de quelques millions d’années-lumière.

Noam Libeskind, le cosmologiste initiateur du projet à l’AIP précise au sujet de cette découverte dans un communiqué de l’institut Leibniz que : « À ces échelles, les galaxies se comportent comme des particules de poussière. Elles se déplacent sur des orbites en forme d’hélices ou des tire-bouchons, virevoltant autour du milieu du filament tout en le longeant. Un tel mouvement de rotation n’avait jamais été vu auparavant à des échelles aussi énormes, et cela implique qu’il doit y avoir un mécanisme physique encore inconnu responsable de couples de force mettant en rotation ces objets ».

Tidal Torque Theory ou matière noire quantique superfluide ?

Que penser de l’affirmation dans la dernière phrase ? Remarquablement, et comme le signalent les auteurs de l’article dans Nature Astronomy, une autre équipe de chercheurs est arrivée, presque en même temps qu’eux, à la conclusion que les filaments cosmiques devaient exhiber des mouvements de rotation à grandes échelles, mais sur des bases théoriques cette fois.

Ainsi, Mark Neyrinck, de l’université du Pays basque, à Bilbao en Espagne, a mené des recherches avec ses collègues qui ont abouti à un article publié dans la célèbre Monthly Notices of the Royal Astronomical Society (MNRAS). En étudiant les données générées par une fameuse simulation numérique avec des particules de matière noire, la Simulation du Millénaire (Millennium Simulation), ces chercheurs ont montré qu’il devait bien y avoir des mouvements tourbillonnant dans les filaments cosmiques et en avaient fait part à l’équipe de Noam Libeskind.

Selon eux, ces mouvements s’expliqueraient bien dans le cadre du modèle cosmologique standard et en faisant intervenir un mécanisme bien connu esquissé au début de cet article et que cosmologistes et astrophysiciens appellent la Tidal Torque Theory (TTT). Mais de quoi s’agit-il ?

Pour le comprendre, il faut rappeler que l’on a pensé un temps que la structure spirale des galaxies, et surtout leur rotation, était un reste d’un état de turbulence du fluide de matière initialement sous forme de plasma laissé par le Big Bang, et composé ensuite essentiellement d’hydrogène et d’hélium. C’est une idée qui avait été avancée par von Weizsacker (1947) et Gamow (1952). Mais comme l’explique le prix Nobel de Physique James Peebles dans son célèbre ouvrage Principles of Physical Cosmology, cette idée a été abandonnée, dans sa forme initiale en tout cas, car en contradiction avec les observations des prédictions que l’on en a tiré plus tard dans le cadre la théorie du Big Bang. Fred Hoyle, vers 1950, puis Peebles lui-même à partir de 1969, vont expliquer la rotation des galaxies par les effets de couple des forces de marée entre galaxies naissantes, précisément dans le cadre de la Tidal Torque Theory.

L’idée est, comme on l’a dit, de partir avec un nuage de matière inhomogène en effondrement gravitationnel. Il va se fragmenter en nuages plus petits pouvant devenir en rotation sur eux-mêmes parce que le moment cinétique total du nuage se répartit alors entre les nuages eux-mêmes en rotation et les mouvements orbitaux de ces nuages les uns autour des autres en interaction par des forces de marée comme c’est le cas entre la Terre et la Lune.

Toutefois, toujours dans le cadre du modèle cosmologique standard avec matière et énergie noire, Mark Neyrinck et ses collègues suggèrent également une autre piste basée sur l’hypothèse que la matière noire se comporte en fait comme un superfluide quantique. On sait qu’il peut se produire des phénomènes intéressants avec des lignes de tourbillons dans de tels superfluides par les expériences faites et les théories concernant l’hélium 4 superfluide.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/cosmologie-stupefiant-filaments-cosmiques-amas-galaxies-seraient-rotation-88029/

Des astronomes découvrent une étoile 100 fois plus grosse que le soleil au cœur de la Voie lactée

Les scientifiques de l’Institut d’astronomie de l’université de Cambridge, au Royaume-Uni, viennent de découvrir une étoile géante au milieu de la Voie lactée. Un astre 100 fois plus gros que le soleil.

Cela semblait sortir de nulle part, a expliqué le Dr Leigh Smith, scientifique à l’Institut d’astronomie de l’Université de Cambridge, au quotidien britannique The Guardian. Il y a quelques jours, les scientifiques ont découvert une étoile étonnante. Tapie dans l’ombre de la Voie lactée depuis des années, elle a retrouvé sa luminosité ces cent derniers jours.

Cette étoile, située à 25 000 années-lumière de la Terre, avait perdu 97 % de sa luminosité entre 2012 et 2021. Mais a retrouvé toute sa lumière en une centaine de jours. | PHOTO D’ILLUSTRATION : PIXABAY
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L’étoile se trouve à 25 000 années-lumière de la Terre
Résultat : les astronomes de l’Université de Cambridge ont découvert une étoile d’un gabarit exceptionnel. Situé à 25 000 années-lumière de la Terre, au cœur même de la Voie Lactée, cet astre présente des mensurations impressionnantes. Elle est 100 fois plus grosse que le soleil. C’est dire.

Les astronomes ont remarqué la mystérieuse étoile obscurcie grâce aux données recueillies par le télescope Vista, exploité par l’Observatoire européen austral au Chili. Et l’ont baptisée : VVV-WIT-08. Cet instrument permet d’observer un milliard d’étoiles depuis près d’une décennie.

L’obscurité temporaire causée par la superposition d’un autre astre
Mais alors comment les scientifiques ont-ils pu passer à côté d’une étoile si imposante pendant des années ? D’après le journal britannique, cela s’expliquerait par la luminosité variable de l’étoile. En effet, cette dernière a perdu 97 % de sa luminosité entre 2012 et 2021. Mais vient de retrouver un niveau normal ces 100 derniers jours.

Cette obscurité temporaire pourrait s’expliquer par la proximité immédiate d’une étoile ou d’une planète. Entourée d’un disque de poussières, elle aurait agi comme une éclipse sur la fameuse VVV-WIT-08. Impossible donc, d’observer cette étoile depuis la Terre. Ces étoiles dites clignotantes sont encore un mystère pour les scientifiques, bien que plusieurs cas aient été récemment observés.

Source : https://www.ouest-france.fr/sciences/espace/des-astronomes-decouvrent-une-etoile-100-fois-plus-grosse-que-le-soleil-au-coeur-de-la-voie-lactee-949b4ece-cc26-11eb-85b5-b26ae8917151

ISS : Pourquoi Thomas Pesquet va-t-il effectuer deux sorties dans l’Espace la semaine prochaine ?

Cela fait partie des moments importants d’une mission à bord de l’ISS. Mercredi 16 et dimanche 20 juin, Thomas Pesquet fera deux sorties dans l’Espace

Thomas Pesquet va pouvoir s’échapper quelques instants des 388 m3 de volume habitable de la Station spatiale internationale (ISS) dans laquelle il est confiné depuis le 23 avril. Pas une, mais deux fois même. Car l’ISS va bénéficier de deux nouveaux panneaux solaires flambant neufs. Et c’est l’astronaute français, avec l’Américain Shane Kimbrough, qui vont les installer.

Deux sorties d’environ 6h30 chacune
Le duo effectuera deux sorties dans l’espace, mercredi et dimanche, pour cette opération. « Chacune d’elles devrait durer approximativement 6h30 », détaille la Nasa dans un communiqué.

La mission a son importance. En orbite autour de la Terre à une altitude maintenue entre 330 et 420 km, l’ISS dépend en grande partie de ses huit panneaux solaires pour assurer son approvisionnement en électricité. D’une superficie totale de 2.500 m², ils sont actuellement capables de générer jusqu’à 160 kilowatts de puissance pendant la journée orbitale, dont environ la moitié est stockée dans les batteries de la station pour être utilisée lorsqu’elle n’est plus exposée au soleil.

L’astronaute français Thomas Pesquet lors de sa deuxième sortie dans l’espace, le 24 mars 2017. — Handout / NASA / AFP

Augmenter la capacité de production d’énergie solaire de l’ISS
Ces huit panneaux fonctionnent bien. « Mais ils ont commencé à montrer des signes de dégradation, comme prévu puisqu’ils ont été conçus pour une durée de vie de quinze ans », explique la Nasa. Plusieurs ont atteint cet âge, voire largement dépassé, « la première paire de panneaux solaires ayant été installée en décembre 2000 », détaille l’agence spatiale américaine.

Les deux nouveaux panneaux à installer – fournis par Boeing et qui ont la particularité de pouvoir être transportés enroulés, ont été acheminés jusqu’à l’ISS, le 5 juin dernier par le cargo Dragon de Space X. Une fois déployés, ils s’étalent sur six mètres de large et 19 mètres de long. Thomas Pesquet et Shane Kimbrough ont pour mission de les installer devant six des huit panneaux solaires actuels. Avec une belle plus-value attendue à la clé puisque la capacité de production d’électricité de l’ISS devrait bénéficier de 20 à 30 % d’énergie supplémentaire et passer d’une capacité de production maximale de 160 kilowatts à 215. Avec ces deux nouveaux panneaux, la station spatiale aura aussi l’assurance d’avoir de l’énergie jusqu’en 2030.

Troisième et quatrième sorties dans l’Espace pour Pesquet
Avec cette mission, Thomas Pesquet connaîtra ses troisième et quatrième sorties dans l’Espace. Il avait effectué les deux premiers lors de sa première mission à bord de l’ISS, entre novembre 2016 et juin 2017, déjà avec Shane Kimbrough, qui a déjà six sorties extra-véhiculaires au compteur.

Ces deux nouvelles expéditions constituent de belles lignes au CV déjà bien rempli de Thomas Pesquet, lui qui prendra aussi le commandement de l’ISS, vers la fin de sa mission. Une première pour un astronaute français.

Source : https://www.20minutes.fr/sciences/3059615-20210611-iss-pourquoi-thomas-pesquet-va-effectuer-deux-sorties-espace-semaine-prochaine

Ils ont recréé l’intérieur de Jupiter en laboratoire !

Des astrophysiciens ont utilisé une installation laser pour reproduire en laboratoire les conditions dantesques de température et de pression régnant à l’intérieur de la plus grande planète du Système solaire. Plongée au coeur du monstre…

La planète Jupiter est 378 fois plus massive que la Terre. (NOIRLab/Cover Images/SIPA)

L’intérieur de la géante gazeuse Jupiter (378 fois plus massive que la Terre) est un enfer auprès duquel celui de Dante fait pâle figure : imaginez un tout « petit » noyau rocheux (à peine plus grand que la Terre, mais dix fois plus massif qu’elle tant la densité en est élevée) autour duquel s’étend, sur plusieurs dizaines de milliers de kilomètres, une atmosphère composée essentiellement d’hydrogène et d’hélium.

Si la plus haute couche de nuages affiche une température de -150 °C, ce froid glacial se transforme vite, sous l’effet de la pression, en chaleur infernale, qui a tôt fait de dépasser celle régnant à la surface du Soleil. Impossible dans ces conditions d’y faire descendre une sonde pour en étudier les caractéristiques.

Source : https://www.lesechos.fr/idees-debats/sciences-prospective/ils-ont-recree-linterieur-de-jupiter-en-laboratoire-1320814

Des ponts cachés de matière noire entre les galaxies de l’Univers local

La matière gouverne la dynamique de notre Univers. Les astronomes le savent. Et l’intelligence artificielle vient tout juste de leur permettre de mettre à jour ce qui ressemble à des structures filamenteuses constituées de l’énigmatique matière noire. Comme des ponts cachés entre les galaxies qui nous entourent. De quoi retracer l’histoire et entrevoir l’avenir de notre Univers local.

La matière noire, rappelons-le, est une matière insaisissable qui pourtant compose 80 % de notre Univers. Ce que l’on sait peut-être un peu moins, c’est qu’elle constitue également le squelette de ce que les cosmologistes appellent la toile cosmique. Cette structure à grande échelle qui influence le mouvement des galaxies.

Comme son nom l’indique bien, la matière noire reste invisible aux astronomes. Ils ne peuvent pas mesurer directement sa distribution. Pour s’en faire une idée, ils doivent étudier son influence gravitationnelle sur les objets qui peuplent l’Univers. Les galaxies, par exemple. Et la tâche se complique lorsque les chercheurs s’intéressent à sa distribution dans notre environnement proche. Car au fil du temps, la structure à grande échelle de notre Univers s’est complexifiée.

Des astrophysiciens avaient déjà tenté de cartographier la toile cosmique locale en partant d’un modèle d’Univers primitif et en le laissant évoluer pendant des milliards d’années. Une méthode gourmande en temps de calcul. Et qui avait échoué à donner des résultats détaillés. Cette fois, les chercheurs, parmi lesquels une équipe de l’université Penn State (États-Unis), ont adopté une approche totalement différente. Grâce à l’apprentissage automatique, l’intelligence artificielle, en somme, ils ont construit un modèle qui utilise des informations sur la distribution et le mouvement des galaxies pour prédire la distribution de la matière noire.

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Reconstitué l’histoire et lire l’avenir de l’Univers local
Les chercheurs ont ensuite appliqué leur modèle à des données réelles de l’univers local issues du catalogue de galaxies Cosmicflow-3. Il contient des données complètes sur la distribution et le mouvement de plus de 17.000 galaxies à proximité de la Voie lactée. À proximité de la Voie lactée signifiant tout de même dans un rayon de moins de 650 millions d’années-lumière.

Cette carte de la toile cosmique locale reproduit des structures connues de premier plan comme la « Feuille locale » — une région de l’espace contenant la Voie lactée et des galaxies voisines partageant la même vitesse particulière — et le « Vide local » — une région de l’espace relativement vide à côté du groupe local.

Mais la carte identifie surtout plusieurs nouvelles structures parmi lesquelles des filaments qui relient les galaxies. Comme des sortes de ponts cachés de matière noire. Et les astronomes espèrent désormais que l’étude de ces structures les aidera non seulement à élucider la nature de la matière noire, mais aussi à tirer des informations importantes sur le destin des galaxies. Puisque la matière noire contrôle la dynamique de l’Univers, ces ponts pourraient par exemple révéler si la Voie lactée et la galaxie d’Andromède, qui se rapprochent lentement l’une de l’autre, finiront par entrer en collision.

En ajoutant plus de galaxies à leur modèle, les chercheurs espèrent encore en améliorer la précision. Pour lire dans l’avenir de l’Univers local ou pour reconstituer fidèlement son passé.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/astronomie-ponts-caches-matiere-noire-galaxies-univers-local-39938/