Des astronomes ont vu la fin du Système solaire !

Quelque part vers le centre de la Voie lactée, il est une étoile morte, une naine blanche, autour de laquelle orbite une planète géante. Pour les astronomes, le système ressemble à s’y méprendre à ce que deviendra notre Système solaire une fois que notre Soleil aura brûlé tout son carburant. Excitant !

Des bonimenteurs qui prétendent être en mesure de voir votre avenir. Il en existe pas mal. Mais cette fois, ce sont des astronomes tout à fait sérieux qui nous proposent de faire un saut dans le futur. Pour aller voir de quoi sera fait l’avenir de notre Système solaire. Rassurez-vous, ils ne prétendent pas avoir mis au point une machine à voyager dans le temps. Ils ont tout simplement débusqué un système planétaire qui ressemble exactement au destin attendu pour notre Système solaire. À ce qu’il sera lorsque notre Soleil atteindra la fin de sa vie. Dans quelque 5 milliards d’années.

Par effet de microlentille gravitationnelle — qui se produit lorsqu’une étoile proche de la Terre s’aligne momentanément avec une étoile plus éloignée –, ils ont découvert une planète géante. Dont la masse est de l’ordre de 40 % supérieure à celle de notre Jupiter. Et lorsqu’ils sont partis en quête de son étoile hôte, surprise! Celle-ci ne brillait pas suffisamment pour être une étoile de ce que les astronomes appellent la séquence principale.

Les données leur ont rapidement permis d’exclure que l’hôte de cette exoplanète géante puisse s’agir d’une naine brune, d’une étoile à neutron ou encore d’un trou noir. Ne restait alors plus qu’une seule possibilité. La planète jumelle de Jupiter doit graviter autour d’une naine blanche. Une étoile morte. Située près du centre de la Voie lactée.

Jupiter pourrait survivre
Rappelons que lorsqu’une étoile de la séquence principale, comme notre Soleil, a brûlé tout l’hydrogène de son noyau, elle passe par un stade dit de géante rouge. Puis elle s’effondre sur elle-même. Elle rétrécit jusqu’à devenir une naine blanche. Un reste d’étoile dense et chaud. De la taille de la Terre, mais deux fois plus massif que notre Étoile ! Un reste difficile à observer pour les astronomes, car très faiblement lumineux.

La découverte des chercheurs constitue la preuve que des planètes en orbite suffisamment loin de leur étoile, peuvent très bien survivre après sa « mort ». « Ainsi, Jupiter et Saturne pourraient échapper à la fin de vie de notre Soleil. L’avenir de la Terre est plus incertain. Notre Planète est beaucoup plus proche du Soleil », remarque David Bennett, chercheur à l’université du Maryland (États-Unis), dans un communiqué. « Si l’humanité voulait se déplacer vers une lune de Jupiter ou de Saturne avant que le Soleil n’engloutisse la Terre pendant sa phase de supergéante rouge, nous resterions toujours en orbite autour du Soleil, bien que nous ne puissions plus compter sur la chaleur du Soleil une fois celui-ci transformé en naine blanche. »

Les chercheurs comptent sur le futur télescope spatial Nancy Grace Roman qui devrait être lancé en 2025 pour obtenir plus d’informations sur ce genre de systèmes planétaires. Le principal objectif de cet instrument qui œuvrera dans l’infrarouge est en effet d’imager directement des exoplanètes géantes. En étudiant les planètes en orbite autour de naines blanches dans la région centrale de notre Galaxie, le télescope devrait permettre aux astronomes s’il est courant que des planètes semblables à Jupiter échappent aux derniers jours de leur étoile, ou si une fraction importante d’entre elles sont détruites au moment où leurs étoiles hôtes deviennent des géantes rouges.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/systeme-solaire-astronomes-ont-vu-fin-systeme-solaire-94176/

Une planète comme Jupiter survivrait à l’explosion du Soleil, selon une étude

Selon des chercheurs, toutes les planètes géantes gazeuses pourraient survivre à l’explosion de leur étoile hôte

Des scientifiques ont mené une étude pour tenter de découvrir ce qui restera de notre système une fois que le Soleil sera mort. Rien de très réjouissant jusque-là. Mais attendez un peu, car les résultats, publiés ce mercredi dans la revue scientifique Nature, sont concluants. En effet, les chercheurs ont prouvé qu’une planète géante gazeuse, dont la taille est similaire à Jupiter, avait déjà survécu à la mort de son étoile hôte, rapporte Le Huffington Post.

Cette planète baptisée MOA-2010-BLG477Lb avait été découverte en 2010 grâce à une technique de « microlentille gravitationnelle », sensible aux planètes froides. Joshua Blackman et ses collègues ont ainsi pu déterminer que la planète et son étoile hôte s’étaient formées conjointement, mais que la première avait survécu à la mort de la deuxième.

Tout ne disparaîtra pas
En réalité, l’étoile hôte de la planète géante gazeuse est une naine blanche. Lorsqu’une étoile a consommé tout son carburant dans son noyau, à savoir l’hydrogène, elle grossit et dévore tout autour d’elle. Puis, elle rétrécit jusqu’à devenir une structure ultra-dense : une naine-blanche. Ce qui est donc rare ici c’est que la géante gazeuse a survécu à l’explosion de son étoile, sur une orbite assez proche.

La planète se trouve en effet à environ 2,8 unités astronomiques (UA) de son étoile hôte. En général, la distance orbitaire est de 5 à 6 UA. Jupiter se trouve, par exemple, à 5,2 UA de notre Soleil. Cette étude démontre donc que des planètes géantes gazeuses peuvent survivre à la dégénérescence de leur étoile hôte. Mais aussi, et surtout, que tout ne disparaît donc pas dans notre système après la dégénérescence de notre propre étoile.

Source : https://www.20minutes.fr/sciences/3148367-20211014-planete-comme-jupiter-survivrait-explosion-soleil-selon-etude

Une puissante tempête solaire pourrait couper Internet plusieurs semaines

Pas de connexion pendant 5 minutes et vous voilà perdus ? Alors, imaginez ce que serait votre vie si le réseau internet mondial était coupé pendant plusieurs semaines ! Selon des chercheurs, c’est le risque que nous encourrons en cas de tempête solaire majeure. Un risque auquel il faut nous préparer.

Sur notre Terre, il souffle en permanence un vent solaire constitué de particules chargées. La plupart du temps, celles-ci sont heureusement bloquées par le champ magnétique qui entoure notre planète. Mais parfois, le vent solaire devient tempête. Et parvient à se glisser jusqu’à notre atmosphère en passant par les pôles, menaçant nos systèmes de navigation et nos réseaux électriques. Et même nos réseaux de communication.

Des chercheurs de l’université de Californie à Irvine (États-Unis) avancent aujourd’hui que les conséquences d’une telle tempête solaire pourraient être pires qu’attendu. Une météo spatiale défavorable — une éjection de masse coronale suffisamment importante — pourrait provoquer un black-out du réseau internet. Une panne qui pourrait durer plusieurs semaines. Voire plusieurs mois.

Par chance, de telles tempêtes solaires sont rares. Du moins, celles qui arrivent à toucher la Terre. Les chercheurs estiment — dans une étude non encore revue par leurs pairs — que la probabilité que l’une d’entre elles intervienne se situe entre 1,6 et 12 % par décennie. Dans notre histoire récente, les scientifiques se souviennent surtout de l’une d’entre elles, le fameux événement de Carrington, survenu en 1859. Il avait mis le feu aux fils télégraphiques.

Ne pas se laisser surprendre
Depuis, la dépendance de notre société, à la technologie et notamment à l’internet, n’a cessé d’augmenter. Les gestionnaires du réseau électrique intègrent le risque lié aux tempêtes solaires. Mais peu d’études ont été faites concernant les impacts potentiels que pourrait avoir un tel événement sur le réseau internet mondial. Leur verdict : l’infrastructure n’est pas préparée.

Pour relier les continents, en effet, de longs câbles serpentent au fond des mers. Ils sont équipés de répéteurs, pour amplifier les signaux. Or ceux-ci sont tout particulièrement sensibles aux courants géomagnétiques induits par les particules chargées venant du Soleil. Un seul répéteur en panne et c’est le fonctionnement de tout un câble qui peut être remis en cause. Heureusement, le réseau a été construit pour être résilient. Et emprunter d’autres voies si la plus directe est coupée. Pourtant si suffisamment de répéteurs tombent en panne simultanément, on peut craindre que des continents entiers se retrouvent coupés les uns des autres. Avec des réparations en milieu sous-marin toujours délicates.

Déjà, les chercheurs estiment qu’une interruption de la connexion internet pendant une journée aux États-Unis coûterait plus de 7 milliards de dollars. Alors imaginez un black-out qui pourrait durer des semaines ou des mois… Les chercheurs préviennent que lorsque la prochaine tempête solaire sera détectée au niveau de notre étoile, nous aurons environ 13 heures pour réagir. Mieux vaudrait donc se préparer avant en multipliant les câbles aux basses latitudes — car les hautes latitudes sont plus exposées et c’est notamment là que se trouvent les câbles qui relient l’Europe et les États-Unis, au-dessus de 40° de latitude nord –, en isolant mieux les câbles sous-marins et en développant des tests de résilience, par exemple. D’autant que les satellites également utilisés pour assurer les connexions pourraient aussi être touchés. Une bonne nouvelle tout de même. Les chercheurs affirment que les connexions locales devraient mieux résister. Les câbles à fibre optique ne sont en effet pas affectés par les courants géomagnétiques.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/soleil-puissante-tempete-solaire-pourrait-couper-internet-plusieurs-semaines-93382/

La fusion inertielle se rapproche du mythique seuil de l’ignition

On sait produire des réactions de fusion entre noyaux depuis au moins les années 1930, permettant ainsi d’étudier les réactions thermonucléaires faisant briller le Soleil. Mais le chemin est encore long vers la production d’énergie par fusion malgré un progrès récent et significatif dans cette direction qui vient d’être accompli sur la voie de la fusion inertielle par les membres du Lawrence Livermore National Laboratory aux États-Unis. Mais peut-on parler d’un progrès historique ?

Kim Budil doit être content de lui, le directeur du Lawrence Livermore National Laboratory (LLNL) a réussi à faire le buzz en annonçant que ses chercheurs avaient réussi « un pas en avant historique pour la recherche sur la fusion par confinement inertiel ». Rappelons que le LLNL a joué un rôle important dans le développement de la bombe H aux États-Unis et qu’il est maintenant en charge du stockpile stewardship, le programme états-unien de tests de fiabilité et de maintenance de son armement nucléaire, sans recours à des essais en grandeur nature des armes.

Les recherches du LLNL sont donc avant tout à but militaire et accessoirement sur la fusion contrôlée sur le principe de la fusion inertielle, le même que celui utilisé pour faire exploser une bombe H. Comme l’explique très bien la vidéo incontournable du CEA ci-dessous, il faut des lasers pour explorer cette voie différente de celle de la fusion par confinement magnétique qui est à la base du projet Iter. Les États-Unis poursuivent donc des recherches sur la fusion inertielle grâce aux 192 lasers ultraviolets équipant le National Ignition Facility (NIF), une division du (LLNL).

On a cependant du mal à vraiment prendre au sérieux la déclaration enthousiaste de Kim Budil de prime abord. Certes un communiqué du LLNL explique bien qu’une amélioration d’un facteur 8 par rapport aux expériences menées au printemps 2021 et une augmentation totale d’un facteur 25 par rapport au rendement record du NIF en 2018 a bien été obtenu. Mais comme l’explique le communiqué lui-même, l’ignition n’est pas encore atteinte. Or c’est une nécessité pour commencer à espérer pouvoir résoudre les problèmes énergétiques de l’Humanité via la fusion contrôlée.

Une ignition encore hors de portée
Futura avait déjà rendu compte en 2014 des progrès accomplis dans cette direction, dans le précédent article ci-dessous. Avant de commencer à vraiment s’exciter pour une machine à fusion, il faut savoir qu’il faut atteindre avec elle un point de fonctionnement où l’on a aussi bien ce que l’on appelle le breakeven que l’ignition.

L’ignition est atteinte lorsque la réaction de fusion thermonucléaire peut s’entretenir elle-même avec l’énergie qu’elle libère. De l’aveu du LLNL lui-même, ils n’en sont encore pas là.

Le breakeven, c’est lorsque le bilan total de l’énergie nécessaire pour allumer une réaction de fusion est au mieux égale à l’énergie libérée. On obtient donc un rapport Q qui vaut 1 encore jamais atteint avec une réaction de fusion. On espère que Iter produira un Q=10.

Rappelons enfin ce que nous disions dans l’article de 2014 concernant le progrès à l’époque au LLNL : « C’est un succès remarquable, mais pas révolutionnaire. En effet, seulement 1 % de l’énergie des lasers employés pour provoquer la fusion du mélange DT a réellement été utilisée pour comprimer et chauffer celui-ci. Il faudrait donc augmenter encore d’un facteur 100 le rendement de la machine pour qu’elle commence à produire plus d’énergie qu’elle n’en consomme vraiment, c’est-à-dire atteindre le breakeven. De plus, même en supposant ce but atteint, le rendement devrait encore être augmenté pour que le réacteur à fusion contrôlée soit en mesure, vu sa complexité, de concurrencer sérieusement d’autres sources d’énergie plus facilement exploitables et à moindre coût. »

La situation s’est améliorée à cet égard mais les précisions sur ce qui a vraiment été accompli par les membres du LLNL, que l’on peut trouver dans un article publié dans la célèbre revue Physics Today, montrent que les commentaires précédents sont encore largement valables.

Rappelons que tout comme dans le cas d’une bombe H, un dispositif, en l’occurrence appelé hohlraum (voir l’article de Futura publié en 2014), permet de concentrer un flux de rayons X autour d’une capsule contenant le mélange de deutérium (D) et de tritium (T) où l’on veut produire une réaction de fusion thermonucléaire.

Ces rayons X sont produits à l’aide des lasers ultraviolets sauf que le rendement de conversion entre ces deux rayonnements n’est toujours pas égal à 1. Environ 85 % du rayonnement UV initial n’est pas transformé en rayonnement X. Certes, dans les résultats de la dernière expérience du LLNL, environ 250 kilojoules ont été absorbés par un microballon de DT et environ 1,3 mégajoule a été produit par la réaction de fusion mais au total 1,9 mégajoule a été consommé.

Non seulement la réaction ne s’auto-entretient pas encore mais le bilan d’énergie est déficitaire ! On peut se réjouir tout de même en ayant l’impression que le but est presque à portée de main, mais n’oublions pas qu’en 2009 les chercheurs pensaient atteindre l’ignition au LLNL dans les deux ans.

La France aussi sur la piste de la fusion inertielle
Malgré tout, Daniel Vanderhaegen, directeur du Programme simulation de la Direction des applications militaires (DAM) du CEA, ne cache pas son enthousiasme dans un communiqué du CEA. La Direction des Applications Militaires du CEA, au CEA-CESTA à proximité de Bordeaux, est l’équivalent français du NIF et s’occupe du Laser MégaJoule (LMJ) avec des buts similaires, militaires et concernant la fusion inertielle.

Daniel Vanderhaegen explique que : « Cette expérience réalisée au NIF constitue une avancée considérable, parce que les chercheurs américains, qui ont démarré les expériences laser depuis plus de 10 ans, se sont rapprochés du seuil d’ignition, soit le moment où l’on récupère autant d’énergie thermonucléaire que ce que l’énergie laser a fourni. Les 192 lasers du NIF ont produit 1,9 mégajoule et les Américains ont récupéré 1,3 mégajoule d’énergie thermonucléaire. Le rendement est de 0,7, très proche du gain de 1, le seuil d’ignition, résultat jamais obtenu auparavant. Les Américains ont ainsi obtenu une preuve de concept de la capacité à atteindre l’ignition. »

Mais prudent et lucide, il précise plus loin que : « Pour produire de l’énergie de manière économique et rentable, il faudrait réaliser cette même expérience avec un gain non pas de 1 mais plutôt de 10, de façon répétitive et robuste, avec par exemple 10 expériences similaires par seconde, 24h/24… C’est un défi très ambitieux. C’est pourquoi la voie prioritaire pour produire de l’énergie reste la fusion par confinement magnétique à travers le projet Iter… Nous sommes actuellement au niveau de la preuve de concept et je ne pense pas qu’il soit possible d’arriver à quelque chose d’économiquement viable avant quelques décennies. »

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/physique-fusion-inertielle-rapproche-mythique-seuil-ignition-52276/

Une étude plaide en faveur de la vie autour des naines rouges

Une étude récente suggère que l’impact des éruptions stellaires sur l’habitabilité des exoplanètes autour des étoiles naines rouges pourrait être plus faible qu’on ne le pensait auparavant. 

Les étoiles naines rouges sont très courantes. Elles représentent en effet environ 75 % des étoiles de la Voie lactée. C’est la raison pour laquelle la plupart des exoplanètes que nous avons découvertes sont en orbite autour de ces objets. Mais peuvent-elles abriter la vie ? Beaucoup pensent que non.

Et pour cause, les naines rouges sont beaucoup plus actives que les étoiles jaunes semblables au Soleil, émettant d’énormes éruptions solaires et de puissants rayons X. Et comme les naines rouges sont également plus petites et beaucoup plus froides, les planètes doivent se rapprocher davantage pour être potentiellement habitables, s’exposant ainsi à la colère de leur hôte. C’est pourquoi ces objets ont souvent été délaissés par les chasseurs d’extraterrestres… à tort ?

Une nouvelle étude révèle en effet que l’environnement pourrait ne pas être aussi mauvais que nous le pensions autour de ces étoiles.

Propulsé par HelloAsso

Dans le cadre de ces travaux, publiés dans les Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, une équipe s’est appuyée sur les données du Transiting Exoplanet Survey Satellite (TESS) de la NASA pour analyser les éruptions stellaires d’un petit échantillon de quatre naines rouges.

Une activité concentrée près des pôles

Chez notre Soleil, les éruptions solaires se produisent généralement au niveau de la région équatoriale. Pour cette raison, l’énergie et les particules projetées par ces événements peuvent rapidement frapper les planètes évoluant dans le système interne, Terre incluse. Heureusement pour nous, notre planète génère un puissant champ magnétique capable de nous protéger.

Jusqu’à présent, les astronomes pensaient que les naines rouges émettaient également des éruptions à partir de leurs régions équatoriales. Or, à partir de ces nouvelles données, il semblerait que la répartition des éruptions sur les naines rouges soit davantage concentrée près des pôles. Les éruptions observées dans le cadre de cette étude sont en effet toutes apparues au-dessus de la latitude de 60 degrés.

Naturellement, la taille de l’échantillon analysé n’est pas suffisante pour faire une généralité, mais si d’autres observations soutiennent la tendance, il s’agirait alors d’une excellente nouvelle pour les planètes évoluant autour de ces étoiles, puisque la plupart de ces événements potentiellement catastrophiques pour le vivant seraient dirigés hors du plan orbital.

Naturellement, les caprices de l’étoile ne sont pas les seuls facteurs à prendre en considération en matière d’exobiologie. Son rayonnement en est un autre. Et de ce côté là, les nouvelles ne sont pas très bonnes. D’après une étude récente, aucune des exoplanètes terrestres potentiellement habitables connues ne reçoit en effet assez de lumière pour soutenir une biosphère semblable à celle de la Terre.

Source : https://sciencepost.fr/vie-autour-des-etoiles-naines-rouges/?fbclid=IwAR3mbSBKq2ZUD5wIwq9avChSBiY-zf4vE_nK7oMXUS3prdgLGvLlo7ikUGg

À quoi ressemblait le Soleil jeune ? Cette étoile voisine peut aider à le découvrir

Comment étudier le passé de notre étoile ? Des scientifiques se sont intéressés à une autre étoile comparable, plus jeune que le Soleil. À l’aide d’un modèle, ils estiment que l’on peut ainsi se servir de cet astre pour comprendre la jeunesse du Soleil.

De quoi avait l’air le Soleil quand il était encore tout jeune ? Si l’on sait déterminer par quelles étapes l’astre passera avant de mourir, son passé n’est pas forcément parfaitement connu. Grâce à une étoile voisine, les scientifiques disposent en quelque sorte d’un analogue du Soleil, lorsqu’il était encore jeune. La manière dont cette étoile peut servir de comparaison a été explorée dans The Astrophysical Journal ce 3 août 2021 (le texte entier est accessible en prépublication). L’étude a été relayée par la Nasa.

Mieux comprendre la jeunesse du Soleil est important pour savoir comment il a pu contribuer à façonner l’atmosphère de la Terre et, donc, l’émergence de la vie sur notre planète. Actuellement, le Soleil est âgé de 4,65 milliards d’années : il est au milieu de sa vie. Comment savoir ce qui s’est passé avant ? En examinant les caractéristiques d’une jeune étoile semblable à la nôtre. C’est en tout cas ainsi que les scientifiques ont utilisé l’étoile Kappa 1 Ceti, telle une « machine à voyager dans le passé » de notre propre étoile.

UN MODÈLE ÉTABLI À PARTIR DE DONNÉES SUR LE SOLEIL
Cette étoile se trouve à environ 30 années-lumière de nous. Son âge est estimé entre 600 et 750 millions d’années, soit l’âge que devait avoir le Soleil au moment où la vie est apparue sur la Terre. En outre, la masse et la température de Kappa 1 Ceti correspondent à celles du Soleil. Mais il restait des caractéristiques importantes à estimer : pour cela, les scientifiques ont travaillé sur un modèle existant, qui est utilisé pour étudier le Soleil. Le modèle a été établi à partir de données provenant de missions spatiales comme celles du télescope spatial Hubble, de TESS (le « Satellite de recensement des exoplanètes en transit ») ou l’observatoire XMM-Newton.

On sait que notre étoile émet ce qu’on appelle le vent stellaire (ou solaire dans le cas du Soleil), un plasma qui s’écoule continuellement. Les étoiles jeunes ont tendance à émettre des vents stellaires plus chauds et plus puissants que les étoiles plus âgées, ce qui peut avoir des conséquences sur les planètes qui les entourent. Si nous avons des moyens d’observer le vent solaire, il est plus complexe de faire de même avec le vent stellaire d’autres étoiles plus éloignées. D’où l’intérêt d’utiliser un modèle qui fonctionne pour notre Soleil, et de l’appliquer à Kappa 1 Ceti, pour en déduire les propriétés de son vent stellaire… et donc les potentielles propriétés que le vent solaire devait avoir dans la jeunesse du Soleil.

Ainsi, il devient en quelque sorte possible d’observer le passé du Soleil, à travers d’autres étoiles plus jeunes. Les scientifiques espèrent appliquer leur modèle à d’autres étoiles que Kappa 1 Ceti, afin de petit à petit retracer l’évolution qu’à pu connaître notre Soleil au fil du temps.

Source : https://www.numerama.com/sciences/730650-a-quoi-ressemblait-le-soleil-jeune-cette-etoile-voisine-peut-aider-a-le-decouvrir.html

La taille apparente du Soleil varie subtilement tout au long de l’année

Au cours de l’année, le diamètre apparent du Soleil change légèrement, vu depuis la Terre. C’est évidemment un phénomène qu’on ne remarque pas au quotidien. Mais cette comparaison de deux photos de l’étoile plantée au centre du Système solaire permet de constater la légère différence.

Tous les 365 jours environ, la Terre orbite inlassablement autour du Soleil. Elle tourne ainsi autour de l’étoile à une distance moyenne de 150 millions de kilomètres. En moyenne, car la distance de notre planète jusqu’à l’étoile varie quelque peu au cours de l’année. Ce phénomène, qu’on on ne perçoit évidemment pas au quotidien, est bien représenté dans la photo qui a été choisie par le site Astronomy Picture of the Day le 8 juillet 2021.

Cette image a été obtenue par Richard Jaworski. Il s’agit en fait d’un assemblage de deux photographies du Soleil, prises à deux moments différents de l’année. On voit nettement que le 5 janvier puis le 3 juillet 2021, le diamètre apparent de l’étoile a légèrement changé. Cette différence s’explique en fait par la mécanique spatiale, lorsque la Terre se trouve au périhélie par rapport au Soleil, puis à son aphélie.

PÉRIHÉLIE VS APHÉLIE : QUELLE DIFFÉRENCE ?
À quoi correspondent les deux moments lors desquels le Soleil a été immortalisé ?

L’image de gauche a été prise à peu près au moment où la Terre était au périhélie. Cela signifie que notre planète était alors au point de sa trajectoire où sa distance avec le Soleil était minimale. Généralement, le périhélie a lieu vers le 4 janvier, mais la date peut varier selon les années. En 2021, le 2 janvier la Terre était à environ 147 millions de kilomètres du Soleil.
L’image de droite a été prise à la période de l’aphélie, c’est-à-dire lorsque la Terre est au point le plus lointain de son orbite par rapport au Soleil. De la même façon, la date de l’aphélie peut légèrement varier selon les années. En 2021, le 6 juillet la Terre était à environ 152 millions de kilomètres du Soleil.

Sans prendre des images comme celles-ci, et sans les comparer comme le fait Richard Jaworski, il serait très difficile de remarquer le changement, et sans doute impossible pour un œil non exercé. Comme l’explique APOD dans son commentaire de l’image, « la variation du diamètre apparent du Soleil entre le périhélie et l’aphélie s’élève à un peu plus de 3 % », ce qui est très peu.

QUEL RAPPORT AVEC LES SAISONS ?
Il faut garder à l’esprit que la variation de la distance entre la Terre et le Soleil n’est pas à l’origine des saisons. D’ailleurs, dans l’hémisphère nord, l’hiver a lieu lorsque le Soleil est au plus près de la Terre, et l’été se produit quand le Soleil est le plus loin de la Terre. Les saisons sont expliquées par l’inclinaison de l’axe de rotation de la Terre.

Par contre, il existe bien un lien entre l’aphélie et le périhélie, d’une part, et les saisons d’autre part, qui concerne plus exactement la variation de longueurs des saisons. Il se trouve que le mouvement de la Terre en orbite autour du Soleil n’est pas uniforme. Lors de l’aphélie, sa vitesse est minimale, et lors du périhélie, sa vitesse est maximale. Ainsi, résume bien l’Observatoire de Paris, « la Terre est plus rapide sur son orbite en janvier et l’hiver est la saison la plus courte, de même elle est la plus lente en juillet et l’été est la saison la plus longue ».

Source : https://www.numerama.com/sciences/725321-la-taille-apparente-du-soleil-varie-subtilement-tout-au-long-de-lannee.html

Météo : Pourquoi est-ce l’automne en été sur les Pays-de-la-Loire et la Bretagne ?

Pluie et fraîcheur sont le menu quotidien depuis trois semaines. Mais, patience, le beau temps arrive

Depuis trois semaines, le temps est très médiocre sur les régions Bretagne et Pays-de-la-Loire.
Après une première quinzaine de juin plutôt chaude, la pluie s’est invitée quasiment partout dans le Nord-Ouest.

« On ne va pas tarder à rallumer le chauffage… » ou « on se ferait bien une petite raclette ce soir, non ? », ces remarques empreintes d’autodérision et de seum « pleuvent » dans l’ouest de la France. Depuis quasiment trois semaines, les vacanciers doivent avoir l’étonnante impression de faire du camping en plein mois de novembre. Et ce n’est pas qu’une impression. « On a presque des conditions automnales, avoue Steven Tual, météoprévisionniste à Météo Bretagne. Le plus incroyable est que la sécheresse nous inquiétait en mai, le seul mois de juin a permis d’écarter ce risque. »

Dans nos deux régions, juin a d’ailleurs été un mois très contrasté. La première quinzaine a laissé augurer d’un été caniculaire… « Du 13 au 16 juin, même si les records de température ne sont pas tombés [il avait fait encore plus chaud en juin 2019 et 2017], on a tout de même dépassé par endroits les 32 °C dans les Pays-de-la-Loire (31,1 °C à La Roche-sur-Yon le 15 juin), les 31 °C dans le Morbihan (31,3 °C à Camors le 14 juin), frôlé les 30 °C dans le Finistère (29,1 °C à Saint-Segal le 13 juin) ou dans les Côtes d’Armor (29,9 °C à Merdrignac le 13 juin) », développe Météo-France.

La faute « aux petites gouttes froides »
Puis, soudainement (mi-juin), il a fallu ressortir les pulls et surtout les imperméables. Pourquoi ? « Parce que les anticyclones et les dépressions circulent à des altitudes basses, ce qui crée une accumulation de petites gouttes froides, explique Steven Tual de Météo Bretagne. On a alors une anomalie de températures fraîches. »

Ce n’est pas pour autant que la moyenne des températures en juin en Bretagne et Pays-de-la-Loire est catastrophique. « On est sous la norme, mais la première quinzaine a compensé cette baisse significative. » A Nantes, en juin, il aura fait tout de même 24,1 °C en moyenne, soit 1,4 °C au-dessus de la norme. A Rennes, 22,5 °C (avec un 15,4 °C le 22 juin, accompagné d’aucune minute de soleil !).

Il a davantage plu dans le Maine-et-Loire qu’à Brest !
Au niveau pluviométrie, pas de records non plus, mais de belles saucées dans l’Ouest. Comme à Rennes, sur le mois de juin, où il est tombé 134 mm quasiment seulement sur la deuxième quinzaine de juin (47 mm en moyenne en temps normal). « C’est un record historique depuis l’après-guerre », selon Météo Bretagne. Ou 89 mm à Nantes (43 mm en moyenne normalement sur juin) et 86 mm à La Roche-sur-Yon (multiplié par deux par rapport à la norme). Dans le Maine-et-Loire, Météo-France indique qu’« avec 145 mm sur juin, on est à quatre fois un mois de juin moyen ! ». En revanche, étrangement, peu de pluie sur le Finistère sur juin, avec 46,2 mm à Brest et seulement, 30,2 mm à Ploudalmézeau.

Le grand beau temps arrive dans dix jours !
Début juillet se poursuit sur le même rythme… pluvieux. « Des systèmes dépressionnaires circulent en ce moment, il y a des perturbations en permanence sur le Nord-Ouest, observe Météo Bretagne. Cette semaine ne sera encore pas terrible, voire médiocre ce lundi et ce mardi. » Ça pourrait être un peu mieux (tout est relatif) à partir de jeudi et vendredi… Roulement de tambour. « Le grand beau temps est espéré à partir du 15 juillet, prévoit Steven Tual. Les hautes pressions ont l’air de revenir. »

Quant à une éventuelle canicule (je vous vois pester d’ici), « ce qu’il se passe depuis trois semaines ne veut rien dire et ne signifie pas qu’on n’aura pas de fortes chaleurs fin juillet ou en août », selon Météo Bretagne. « Les prévisions pour juillet, août et septembre donnent un scénario plus probable d’un temps plus chaud et plus sec que la normale », estime Lionel Salvayre de la direction interrégionale ouest de Météo-France.

Et si vous en avez marre d’enfiler le matin une petite laine en juillet, ayez juste une pensée pour les Sévillans (Espagne) qui devront supporter 49 °C dimanche prochain…

Source : https://www.20minutes.fr/societe/3078391-20210706-meteo-pourquoi-automne-pays-loire-bretagne

Une puissante éruption solaire a provoqué un black-out radio au-dessus de l’Atlantique samedi

Alors même que le Soleil semblait plutôt calme, une éruption solaire majeure a eu lieu ce samedi 3 juillet 2021. La première classée X du 25e cycle solaire. Elle a perturbé les émissions radio sur Terre.

Cela s’est produit ce samedi 3 juillet 2021. Une éruption solaire majeure est arrivée à son paroxysme juste avant 16 h 30, heure de Paris. Classée X1.59, elle a été observée par le satellite Solar Dynamics Observatory du côté nord-ouest du limbe de notre étoile. Et c’est la première éruption solaire de classe X — la classe des éruptions les plus intenses — du cycle 25 de notre Soleil. La première aussi depuis 2017. Celle-ci avait été de classe X9, neuf fois plus puissante.

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Une émission radio de type II a été enregistrée à une vitesse d’environ 375 km/s. Le signe qu’une éjection de matière coronale accompagnait l’éruption. La haute atmosphère terrestre a brièvement été ionisée. Résultat : un black-out d’environ une heure des émissions radio à ondes courtes au-dessus de l’océan Atlantique. Un black-out que les navigateurs, les aviateurs ou les opérateurs radio ont pu remarquer.

Un rare « crochet magnétique »
Sur les îles Lofoten (Norvège), un observatoire de la météorologie spatiale a connu des perturbations qu’il n’avait pas connues depuis plusieurs années : un sursaut radio, une perturbation ionosphérique et une poussée de courants électriques dans le sol. Mais aussi une perturbation encore plus rare : une déviation du champ magnétique local.

Pour le décrire, les chercheurs parlent de « crochet magnétique ». En ionisant la haute atmosphère de la Terre, l’éruption solaire a fait circuler des courants de 60 à 100 kilomètres au-dessus de la surface de notre planète. Ces courants, à leur tour, ont modifié le champ magnétique polaire de la Terre. Contrairement aux perturbations géomagnétiques qui arrivent avec les CME quelques jours après une éruption, un crochet magnétique se produit en cours d’éruption. Ils ont tendance à se produire lors d’éruptions impulsives rapides comme celle-ci.

L’éruption est probablement née d’une tache solaire baptisée AR2838 (région active 2838) et qui n’existait pas seulement quelques heures avant. Une nouvelle preuve de la difficulté de prévoir l’activité solaire.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/soleil-puissante-eruption-solaire-provoque-black-out-radio-dessus-atlantique-samedi-92336/

EN IMAGES – Première fois en 100 ans : éclipse solaire annulaire

Voyez les images de l’éclipse annulaire qui s’est produite jeudi matin.

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Une éclipse solaire est un phénomène astronomique qui survient quand la Lune se positionne directement entre la Terre et le Soleil. Ceci se produit lorsque le satellite naturel de notre planète se trouve en orbite plus éloigné. Ainsi, sa silhouette a progressivement masqué celle de notre étoile. C’était la première fois qu’une éclipse annulaire – ce qui signifie qu’un anneau de lumière sera observable autour de la Lune – a été vue au Québec depuis 1930 ! À Montréal, l’événement a commencé à 5 h 07 et a atteint son apogée à 5 h 39.

Source : https://www.meteomedia.com/ca/nouvelles/article/en-images-premiere-fois-en-100-ans-eclipse-solaire-annulaire