EN IMAGES – Première fois en 100 ans : éclipse solaire annulaire

Voyez les images de l’éclipse annulaire qui s’est produite jeudi matin.

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Une éclipse solaire est un phénomène astronomique qui survient quand la Lune se positionne directement entre la Terre et le Soleil. Ceci se produit lorsque le satellite naturel de notre planète se trouve en orbite plus éloigné. Ainsi, sa silhouette a progressivement masqué celle de notre étoile. C’était la première fois qu’une éclipse annulaire – ce qui signifie qu’un anneau de lumière sera observable autour de la Lune – a été vue au Québec depuis 1930 ! À Montréal, l’événement a commencé à 5 h 07 et a atteint son apogée à 5 h 39.

Source : https://www.meteomedia.com/ca/nouvelles/article/en-images-premiere-fois-en-100-ans-eclipse-solaire-annulaire

Une éclipse solaire visible au Québec jeudi matin

Une très rare éclipse du Soleil se produira à l’aube, jeudi matin, et pourrait être visible à plusieurs endroits au Québec, si le ciel est dégagé.

L’éclipse annulaire durera environ 3 minutes et sera visible dans un corridor large de plus de 500 kilomètres, s’étirant du Canada jusqu’en Sibérie en passant par le Pôle Nord.

À Montréal, l’éclipse commencera à 4h43m16s juste avant le lever du soleil prévu à 5h10.

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L’éclipse qui ne sera pas complète atteindra son maximum à 5h39m10s dans la métropole. À ce moment 78,9% de la surface du Soleil sera cachée. L’éclipse prendra fin à 6h38m58s, indique le site Espace pour la vie.

C’est dans le nord du Québec que l’événement sera le plus spectaculaire, puisque 89 % de la surface du Soleil devrait être cachée par la Lune en début de journée.

Une éclipse annulaire se produit lorsque la Lune se trouve «trop loin sur son orbite elliptique pour cacher totalement le disque solaire et laissera paraître un anneau de Soleil autour d’elle», notent par voie de communiqué les experts d’Espace pour la vie du Planétarium de Montréal.

Il s’agira ainsi d’un phénomène inédit dans le ciel québécois depuis 1930.

Pour l’occasion, l’équipe du Planétarium accueillera sur la passerelle du Parc olympique les curieux qui voudront observer l’éclipse. La réservation gratuite est toutefois obligatoire sur Eventbrite.

Rappelons qu’il ne faut pas regarder le Soleil à l’œil nu. Des lunettes d’observation et des fiches d’information avec filtre détachable sont disponibles depuis mardi au Planétarium et dans les bibliothèques montréalaises pour une observation en toute sécurité du rare phénomène.

Source : https://www.tvanouvelles.ca/2021/06/07/une-eclipse-solaire-visible-au-quebec-jeudi-matinhttps://www.tvanouvelles.ca/2021/06/07/une-eclipse-solaire-visible-au-quebec-jeudi-matin

Comment regarder une éclipse de Soleil en toute sécurité ?

Observer le Soleil, lors d’une éclipse ou le reste du temps, nécessite impérativement de prendre des précautions. Il ne faut jamais l’observer en vision directe.

La prochaine éclipse de Soleil est pour très bientôt : le jeudi 10 mai 2021, la Lune va passer entre l’étoile et la Terre, offrant aux observateurs et observatrices du ciel les mieux placés une éclipse annulaire. La France n’est malheureusement pas dans la bande de centralité de l’éclipse : l’événement n’y sera que partiel, et il sera vraisemblablement difficile de bien le distinguer. Au maximum de l’éclipse, à 12h10 vu de Paris, seuls 13 % du disque solaire seront masqués par la Lune.

Si vous avez fait le déplacement pour voir l’éclipse centrale, ou que vous voulez tout de même tenter l’observation depuis la France, il est impératif de prendre quelques précautions. Il ne faut jamais contempler le Soleil à l’œil nu, en vision directe (pas plus un jour d’éclipse qu’un autre jour, d’ailleurs). Oubliez également les lunettes de Soleil. Comme l’explique l’observatoire de Paris, ces lunettes « protègent du rayonnement ultraviolet mais ne sont nullement conçues pour regarder le Soleil de face car elles n’arrêtent pas le rayonnement infrarouge ».

L’observatoire ajoute que même lorsque le disque du Soleil est obscurci à 99 %, le rayonnement de l’astre peut entraîner des dommages irréversibles. Regarder sans précaution une éclipse de Soleil, c’est prendre le risque d’une brûlure grave du fond de l’œil. Et le danger vient aussi du fait qu’au moment de cette brûlure, le traumatisme est indolore.

MIEUX VAUT OPTER POUR DES LUNETTES RÉCENTES
Afin de profiter d’une éclipse de Soleil, il faut impérativement porter des lunettes conçues spécialement pour cela. Il y a, encore une fois, des règles à suivre : n’optez pas pour un équipement trop ancien (par exemple, on oublie les lunettes vendues lors de l’éclipse totale de 1999). Leur pouvoir filtrant a pu s’estomper et elles ont pu être détériorées. L’Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides (IMCCE) recommande de privilégier des lunettes récentes, datant de moins d’un an.

Lors de l’éclipse du 21 août 2017, visible dans certains lieux en outre-mer (Antilles françaises, Guyane, Saint-Pierre-et-Miquelon), le gouvernement français a rappelé que les lunettes utilisées doivent porter un marquage CE de conformité et être conformes aux dispositions prévues par la directive européenne 89/686/CEE. Ces lunettes peuvent être achetées en ligne, dans des boutiques d’astronomie, ou chez certains opticiens et pharmaciens. Il est aussi conseillé de limiter l’observation à des durées de quelques minutes : il faut faire des pauses régulières afin de laisser vos yeux se reposer.

PAS DE LUNETTES ? ESSAYEZ L’OBSERVATION INDIRECTE
Si vous n’avez pas de lunettes spéciales éclipse, ne prenez pas de risque et essayez plutôt d’observer de façon indirecte par projection, en tournant le dos au Soleil. Il suffit de deux feuilles cartonnées : percez un trou sur une feuille qui sera à positionner face au Soleil, et servez-vous de l’autre feuille comme écran de réception. Pour augmenter la taille de l’image, vous pouvez augmenter la distance entre les deux feuilles.

Source : https://www.numerama.com/sciences/717030-comment-regarder-une-eclipse-de-soleil-en-toute-securite.html

Une éclipse de Soleil dans le ciel de juin EN DIRECT

Annulaire du Canada à la Sibérie, l’éclipse du 10 juin sera partielle en Europe et visible avec les moyens de protection adéquats.

La nouvelle lune du jeudi 10 juin passera devant le Soleil et les observateurs installés au centre d’une zone de quelques centaines de kilomètres de large qui balayera la planète du Canada à la Sibérie, en passant par le nord du Québec et le Groenland, pourront observer une éclipse annulaire de plus de 3 minutes. Hors de cette zone, c’est une éclipse partielle du Soleil qui se produira de l’Europe au centre de la Chine. En France, le disque solaire sera d’autant plus occulté par la Lune que vous vous situerez au nord-ouest de la métropole.
© Guillaume Cannat
Le jeudi 10 juin, la nouvelle lune et le Soleil vont s’aligner dans l’espace et il se produira une éclipse. Celle-ci ne sera pas totale car notre satellite se situera un peu trop loin de la Terre et son disque apparent sera trop petit pour occulter l’ensemble du Soleil ; on parle alors d’une éclipse annulaire, un mince anneau de Soleil restant visible autour du disque noir de la Lune. Pour voir cette éclipse annulaire, il faudra se trouver sur la trajectoire de l’ombre de la Lune qui va parcourir notre planète du Canada à la Sibérie en passant par le nord du Québec et du Groenland où l’éclipse annulaire la plus longue se produira : plus de 3 minutes et 51 secondes !

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L’éclipse de Soleil du jeudi 10 juin 2021 sera partielle en Europe et le pourcentage du disque solaire caché par le disque lunaire sera d’autant plus important que vous vous trouverez au nord-ouest.
Schéma d’après Xavier Jubier.
Au-delà de la zone d’éclipse annulaire, une éclipse partielle sera observable de l’Europe, et même du nord du Maroc, au centre de la Chine. En Europe, le disque solaire sera d’autant plus occulté par le disque lunaire que l’on se situera au nord-ouest d’une ligne coupant la Corse au niveau de Porto-Vecchio. En France, l’éclipse commencera près de cinq heures après le lever du Soleil et, au maximum, la Lune cachera à peine 7 % du diamètre solaire à Nice, 13 % dans les Cévennes, 16 % à Bayonne, 18 % à Bordeaux et à Strasbourg, 20 % à Châteauroux, 24 % à Nantes et à Paris, 28 % à Cherbourg et à Dunkerque.

Si vous n’avez pas de filtres spéciaux pour observer le Soleil, vous pouvez utiliser un feuillage, une écumoire, une passoire ou vos mains pour projeter sur le sol des petites images du Soleil qui montreront l’échancrure plus ou moins grande du disque solaire partiellement éclipsé par la Lune.
© Guillaume Cannat
Qu’elle soit annulaire oui partielle une éclipse de Soleil doit impérativement être observée avec les moyens de protection adéquats sous peine de graves brûlures rétiniennes. Vous pouvez trouver des filtres spéciaux pour observer ou photographier le Soleil dans les magasins d’instruments astronomiques. Si vous n’avez pas de filtres, ne regardez en aucun cas le Soleil directement, mais concentrez-vous plutôt sur son image telle qu’elle apparaît lorsqu’elle est projetée au sol par les interstices d’un feuillage, les trous d’une passoire ou d’une écumoire, ou, tout simplement, vos mains croisées. Au lieu d’être parfaitement rondes, les multiples petites taches projetées sur le sol montreront une échancrure plus ou moins prononcée. Bien sûr, c’est tout petit et moins bien résolu qu’avec un instrument et un filtre spécial, mais cela permet tout de même de suivre l’évolution d’une éclipse de Soleil sans aucun risque !

Source : https://www.lemonde.fr/blog/autourduciel/2021/06/01/une-eclipse-de-soleil-dans-le-ciel-de-juin/

Un nouveau cycle d’éruptions solaires pourrait mettre le monde à genoux

Comment se préparer à un orage électromagnétique de grande ampleur?

Il est certes l’astre qui offre la vie à toute chose sur Terre. Mais alors qu’il est entré en 2020 dans un nouveau cycle de onze ans d’éruptions majeures, le soleil pourrait aussi être responsable, dans les années qui viennent, de désastres dont notre monde technologique peine encore à imaginer l’ampleur.

Il lui suffit pourtant de regarder l’histoire, plus ou moins proche, pour comprendre les ravages potentiels. Comme le rappelle Bloomberg, le plus puissant des orages électromagnétiques reconnus comme tels par l’humanité remonte à 1859.

Nommé le Carrington Event et décrit comme une «super tempête solaire parfaite», il aurait détruit une grande quantité du précieux ozone stratosphérique et a provoqué une surcharge électrique sur les réseaux télégraphiques nord-américains; certains opérateurs ont rapporté des électrocutions et que certaines stations avaient pris feu.

Plus proche de nous, en mars 1989, une autre de ces éruptions solaires, propulsant «un jet de matière grand comme trente-six fois la Terre à plus de 1,6 million de kilomètres/heure» a plongé pendant neuf heures six millions de Québecois et Québécoises dans le noir et dans le froid.

Les dangers sont donc bien réels, et le sont d’autant plus que depuis 1859 ou 1989, le monde est devenu absolument dépendant d’une fourniture électrique régulière et sans cahot, comme l’a montré le récent désastre texan, ainsi que sur les centaines de technologies et satellites qui règlent chacun des aspects de sa vie quotidienne.

Ces éruptions constituent un danger existentiel pour les satellites orbitant autour de la Terre, notamment pour l’omniprésent et vital global positioning system, pour les grilles et appareils électriques, pour les ondes radio ou pour les équipages d’avion (danger de cataracte pour les pilotes, auquel s’ajoute le risque de fausse-couche pour les femmes).

Bref: une très grosse éruption, comme la Terre en essuie tous les 150 ans selon les scientifiques, serait à même de plonger le monde dans le chaos. Concentrée sur le seul cas des États-Unis, une étude de l’American Geophysical Union parue en 2017 estime qu’un tel événement pourrait toucher 66% de la population américaine et représenter un coût économique de 41,5 milliards de dollars par jour.

Comme le rappelle Bloomberg, les observateurs sur le plancher des vaches peuvent constater, en temps réel, la survenance d’éruptions solaires. Ils ne peuvent en revanche réellement en connaître la nature et la dangerosité que lorsque la vague atteint des satellites spécialisés dans ces menaces, situés à un million de kilomètres de notre planète: à ce point, explique le site, il ne reste que 60 à 90 minutes avant que l’orage ne balaie la Terre.

Comment alors le monde peut-il se préparer à un tel orage? Certaines choses peuvent être imaginées pour en mitiger les effets –modernisation et consolidation des grilles électriques, utilisation généralisée de protections contre leur surcharge, plus grande utilisation de métaux non-magnétiques, etc.

Les scientifiques, appuyés par de récents programmes gouvernementaux renforçant leur rôle, semblent néanmoins s’accorder sur un point. Seule une «météo solaire» plus précise, une plus grande prévisibilité des orages électromagnétiques et une connaissance fine de leurs effets prévisibles peuvent permettre à l’humanité de mieux faire face à ce qu’elle ne peut de toute façon pas maîtriser.

Source : https://korii.slate.fr/tech/technologie-danger-cycle-eruptions-solaires-orages-electromagnetiques-electricite-meteo

Solar Orbiter immortalise sa première éjection de masse coronale

Solar Orbiter, la mission solaire conjointe de la Nasa et de l’Agence spatiale européenne (ESA), ne commencera réellement ses travaux scientifiques qu’en novembre prochain. Mais, en février dernier, alors que l’engin voguait de l’autre côté de notre Soleil, il a surpris sa première éjection de masse coronale.

Les éjections de masse coronale (EMC) sont des phénomènes extrêmement violents. En quelques minutes, ce sont des milliards de tonnes de matière solaire qui peuvent être expulsées dans l’espace. À des vitesses de l’ordre de mille kilomètres par seconde. Avec des impacts potentiels sur Terre. Sous la forme d’orages magnétiques qui peuvent perturber certaines de nos technologies et se révéler dangereux pour les astronautes.

Ainsi, étudier les éjections de masse coronale est l’un des objectifs de la mission Solar Orbiter. En février dernier, justement, l’engin a immortalisé sa première EMC — suivie presque immédiatement d’une seconde. Il croisait alors à environ la moitié de la distance entre la Terre et le Soleil et finissait de passer derrière notre étoile — du point de vue de notre Terre. Une phase pendant laquelle les chercheurs n’avaient pas envisagé d’être en mesure d’enregistrer des données.

La réussite a été de leur côté. Car non seulement Solar Orbiter a été le témoin d’une EMC à ce moment-là, mais ce sont trois de ses instruments qui ont pu l’enregistrer. Offrant des perspectives différentes sur le phénomène. Même si les images restent imparfaites. Car la mission, lancée en février 2020, ne sera pleinement opérationnelle qu’à partir du mois de novembre de cette année.

Les éjections de masse coronale (EMC) sont des phénomènes violents. Et les 12 et 13 février 2021, trois instruments de la mission Solar Orbiter — une mission de la Nasa et de l’Agence spatiale européenne (ESA) — ont immortalisé l’une d’entre elles pour la première fois, à la fois sur des vues rapprochées et plus larges. L’Extreme Ultraviolet Imager (EUI) permet d’abord de découvrir la partie intérieure de la couronne solaire. Le coronographe Metis, en bloquant la lumière de la surface du Soleil, offre ensuite une vue sur la couronne externe. Pour finir, le Solar Orbiter Heliospheric Imager (SoloHI) montre le vent solaire en capturant la lumière diffusée par ses électrons. © Solar Orbiter/ Équipe EUI/ Équipe Metis/ Équipe SoloHI/ ESA & Nasa

Une éjection de masse coronale vue sous tous les angles
Sur les images renvoyées par le Solar Orbiter Heliospheric Imager (SoloHI), les astronomes ont pu voir l’éjection de masse coronale apparaître comme une soudaine rafale se dilatant ensuite dans le vent solaire. L’Extreme Ultraviolet Imager (EUI) — qui avait déjà détecté une éjection de masse coronale dès novembre dernier — a permis de découvrir l’EMC dans la partie intérieure de la couronne solaire. Le coronographe Metis — qui avait aussi déjà observé un tel phénomène à la mi-janvier –, en bloquant la lumière de la surface du Soleil, a, quant à lui, offert une vue de l’EMC sur la couronne externe. La plupart des instruments embarqués à bord de Solar Orbiter ont enregistré une activité à ce moment. Et leurs données sont toujours en cours d’analyse.

L’évènement a également été capturé par trois autres missions solaires : Proba-2 (ESA), Stereo-A (Nasa) — comprenez Solar Terrestrial Relations Observatory –, qui se trouvait plus loin, et l’Observatoire solaire et héliosphérique Soho, placé lui sur la face « avant » du Soleil.

Un ensemble de données qui ont servi au bureau d’étude de la météorologie spatiale de la Nasa pour modéliser la trajectoire de l’éjection de masse coronale à travers le Système solaire. En attendant que Solar Orbiter apporte encore plus de précisions sur ce phénomène, une fois que l’ensemble de ses instruments seront entrés dans leur phase d’exploitation scientifique. Rendez-vous pour cela en novembre prochain.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/soleil-solar-orbiter-immortalise-premiere-ejection-masse-coronale-87486/?utm_source=pushB&utm_medium=sciences&utm_campaign=push

Cette belle éruption solaire a été vue par un « heureux hasard »

L’instrument SoloHI de Solar Orbiter a pu observer sa toute première éruption solaire par un « heureux hasard ». La sonde se trouvait derrière le Soleil en février quand une éjection de masse coronale a été détectée.

L’un des instruments de Solar Orbiter, la sonde de la Nasa et de l’ESA partie observer le Soleil, a vu sa toute première éruption solaire. L’agence spatiale américaine a fait savoir ce 17 mai 2021 que la mission avait assisté à cet événement le 12 février dernier (Solar Orbiter a été envoyé dans l’espace le 10 février 2020). Plus précisément, l’instrument de Solar Orbiter a détecté ce qu’on appelle une éjection de masse coronale (ou EMC), des « sortes de nuages magnétisés qui se propagent dans le milieu interplanétaire », comme le définit l’Observatoire de Paris.

Cette observation a été réalisée avec l’instrument SoloHI (abréviation de « Heliospheric Imager »), un télescope dont les mesures doivent permettre de localiser les éjections de masses coronales. SoloHI est chargé d’observer le vent solaire, la poussière et les rayons cosmiques qui se trouvent entre le Soleil et les planètes, décrit la Nasa dans son communiqué.

EXPLOSION DE PARTICULES
Ce premier aperçu d’une éruption solaire par l’instrument est « une vue brève et granuleuse », prévient l’agence spatiale : cela est dû au fait que Solar Orbiter n’est pas encore entré complètement en mode « science ». Ici, SoloHI n’a utilisé qu’un seul de ses quatre détecteurs, à moins de 15 % de sa cadence normale. La quantité de données récoltées est donc limitée. Néanmoins, on distingue en haut à droite des images capturées une explosion soudaine de particules. Elles s’échappent du Soleil qui se trouve en dehors du champ de la caméra.

La rafale, qui apparaît ici en blanc, est dirigée vers la gauche.

L’éjection de masse coronale vue par Solar Orbiter. // Source : ESA & NASA/Solar Orbiter/SoloHI team/NRL

Détecter cette éjection de masse coronale avec SoloHI est le fruit d’un « heureux hasard », estime la Nasa. Lorsque cette observation a été faite par la sonde, elle se trouvait derrière le Soleil (par rapport à notre planète). Les scientifiques n’envisageaient pas d’obtenir des données à ce moment-là. Il faut préciser que quand la trajectoire de Solar Orbiter l’amène derrière le Soleil, la sonde fonctionne en autonomie et ses données sont stockées, mais cela complique la tâche pour les antennes paraboliques situées sur Terre qui pointent vers Solar Orbiter : l’atmosphère du Soleil perturbe les communications. Cependant, des modifications apportées aux antennes terrestres ont permis d’obtenir des données à des moments où les scientifiques ne l’avaient au départ pas envisagé.

D’AUTRES DÉTECTIONS
SoloHI n’est pas le seul à avoir détecté une éjection de masse coronale à cette période, précise l’ESA dans son propre communiqué. Il y a en fait eu deux éjections vues par trois instruments. En plus de SoloHI, il y avait l’instrument EUI (« EUV Full-Sun and High-Resolution Imager »), qui obtient des images dans l’ultraviolet, ainsi que le coronographe METIS/COR (« Multi Element Telescope for Imaging and Spectroscopy / Coronagraph »), qui observe dans l’ultraviolet et la lumière visible. Encore avant cela, d’autres instruments ont détecté des éjections de masse coronale : METIS en avait vu une en janvier, et EUI en avait repéré en novembre 2020. Mais pour SoloHI, la détection de l’éruption du 12 février était particulièrement inattendue.

Cette éruption a d’ailleurs pu être observée depuis plusieurs points de vue. Pendant que Solar Orbiter la détectait depuis « l’arrière » du Soleil, d’autres vaisseaux ont aussi assisté à l’événement : le satellite PROBA-2 en orbite autour de la Terre (ESA), la sonde spatiale SoHO (Observatoire solaire et héliosphérique) en orbite autour du Soleil (Nasa et ESA), ainsi que STEREO-A (« Observatoire des relations Soleil-Terre ») également en orbite autour du Soleil (Nasa).

La mission scientifique principale de Solar Orbiter commencera en novembre. L’observation des éjections de masse coronale n’est qu’un des aspects de cette mission. Il est aussi prévu de mener des observations rapprochées du Soleil, et d’obtenir des images inédites des régions polaires de l’étoile.

Source : https://www.numerama.com/sciences/711982-cette-belle-eruption-solaire-a-ete-vue-par-un-heureux-hasard.html