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Le Soleil aurait eu des anneaux, comme Saturne, avant d’avoir des planètes

Une équipe de scientifiques soupçonne que le Soleil ait autrefois été entouré d’anneaux, comme ceux de Saturne. Cela expliquerait selon eux pourquoi notre planète n’est pas devenue une super-Terre.

Avant d’être entouré de planètes, le Soleil aurait eu des anneaux, un peu comme Saturne. L’étoile aurait été encerclée de bandes de gaz et de poussière, en tout cas d’après les travaux d’une équipe de scientifiques, publiés dans Nature Astronomy et relayés par l’université Rice le 4 janvier 2022.

« Nous montrons que notre système solaire peut s’être formé à partir d’anneaux de planétésimaux [ndlr : corps solides engendrant des planètes par agglomération de matière] […] plutôt que d’un disque continu », peut-on lire dans ce texte.

Ces anneaux auraient d’ailleurs eu un rôle non négligeable dans la formation de la Terre. Ils lui auraient tout simplement évité de devenir une « super-Terre » (une planète ayant entre 5 et 10 fois la masse de la Terre).

Des « bosses de pression » à l’origine des anneaux ?
Selon ces scientifiques, il s’est forcément passé quelque chose dans le système solaire pour éviter que la Terre ne devienne beaucoup plus grosse. Ce type de planète rocheuse est observé autour d’au moins 30 % d’étoiles comparables au Soleil dans la Voie lactée, souligne l’université Rice.

Le Soleil aurait eu des anneaux, comme Saturne, avant d’avoir des planètes
Représentation des trois anneaux. // Source : Rajdeep Dasgupta
Les auteurs intègrent des sortes de « bosses de pression » dans leur simulation de la formation du système solaire. Elles seraient apparues dans le disque de gaz et de poussières entourant l’étoile encore jeune.

Ce genre de bandes a été vu dans d’autres systèmes stellaires. Ils soupçonnent que ces structures pourraient expliquer l’architecture de notre propre système solaire, et pourquoi nous n’avons pas de super-Terre, pourtant si répandues ailleurs.

Leur modèle aboutit à la création de 3 anneaux aux propriétés différentes, ainsi qu’à des caractéristiques du système solaire comme nous le connaissons : la ceinture d’astéroïdes entre Mars et Jupiter ; les orbites stables de la Terre, de Mars, Vénus et Mercure ; la ceinture de Kuiper, qui contient des comètes et des astéroïdes au-delà de l’orbite de Neptune.

Un scénario différent des autres
Ce scénario de trois anneaux formés autour du Soleil « s’écarte des modèles standard, concèdent les auteurs, qui supposent un disque continu de planétésimaux observés dans les disques autour de jeunes étoiles ». Selon leur hypothèse :

Les planètes telluriques (Mercure, Vénus, Terre, Mars) seraient nées d’un anneau étroit, situé au niveau de la Terre. Cela expliquerait « l’absence de planètes à l’intérieur de l’orbite de Mercure et la faible masse de Mars » ;
Les planètes géantes gazeuses (Jupiter, Saturne) se seraient formées depuis un anneau central épais, au-delà de la ceinture d’astéroïdes.
Puis, lors de la croissance des planètes géantes (Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune), un dernier anneau, le plus externe, se serait formé au-delà de l’orbite actuelle d’Uranus. Cela aurait donné, plus tard, la ceinture de Kuiper.

Par ailleurs, concernant la formation de la Terre, les scientifiques ont remarqué que s’ils retardaient la création de l’anneau central dans leur modèle, cela menait à la formation de planètes de type super-Terre. Ils en concluent que le moment où la bosse de pression correspondante aurait pu se créer a sans doute été décisif pour expliquer à quoi ressemble le système solaire aujourd’hui.

Source : https://www.numerama.com/sciences/816869-le-soleil-aurait-jadis-eu-des-anneaux-comme-saturne.html

Le Soleil et la Lune influenceraient (un peu) les comportements des êtres vivants

La Lune et le Soleil se meuvent dans l’espace suivant une chorégraphie bien travaillée. Et faisant varier les forces gravitationnelles qui s’exercent sur la Terre. Ces marées gravimétriques sont-elles suffisamment fortes pour influencer les comportements ou au moins, les rythmes des activités biologiques ? Oui, répondent aujourd’hui des chercheurs.

Depuis la nuit des temps, la croyance populaire raconte que nos comportements sont influencés par les phases de la Lune. La légende du loup-garou. Mais les études scientifiques menées sur ce thème n’ont jamais pu montrer d’effets flagrants. Jamais. Jusqu’à aujourd’hui, peut-être… Car une équipe internationale présente des résultats troublants. Ils suggèrent que les rythmes des activités — si ce ne sont pas les comportements à proprement parler — de tous les organismes biologiques — tant animaux que végétaux — pourraient être étroitement liés aux marées gravimétriques. Comprenez, à la mécanique orbitale du système Soleil-Terre-Lune

Les chercheurs ont par exemple travaillé sur le comportement de petits crustacés qui vivent sur nos côtes depuis au moins 300 millions d’années. Dans la nature, ces animaux évoluent dans les eaux selon un rythme d’environ 12,4 heures. En lien avec la dynamique luni-solaire. Or en laboratoire, les autres conditions étant contrôlées, ce rythme semble vouloir persister.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/influence-gravitationnelle-soleil-lune-influenceraient-un-peu-comportements-etres-vivants-95891/

Les queues des comètes ne sont jamais vertes et les astronomes savent enfin pourquoi

Près de 4.000 comètes connues et probablement bien plus encore. Et pas une seule avec une queue verte ! Le mystère a longtemps intrigué les astronomes. Aujourd’hui, une équipe confirme expérimentalement une théorie proposée dans les années 1930 à ce sujet. Tout est question de carbone diatomique.

Pour nos ancêtres, elles annonçaient des catastrophes. Ou au moins de grands changements. Puis les scientifiques nous ont appris que, bien que leur potentiel destructeur reste avéré — mais qu’elles soient aussi soupçonnées d’avoir apporté sur Terre, les ingrédients de la vie –, les comètes n’ont rien de surnaturel. Elles trouvent leur source, pour les unes, celles à courte période, dans la ceinture de Kuiper — une région située au-delà de l’orbite de Neptune –, pour les autres, dans le nuage d’Oort, bien plus loin encore.

Les astronomes qui les observent depuis des siècles ont noté que ces amas de glace, de roches et de poussière ont tendance à se colorer d’un vert qui s’éclaircit au fur et à mesure qu’elles s’approchent de notre Soleil. Mais que ce vert ne s’étend jamais jusqu’à leurs queues.

Dans les années 1930, un physicien germano-canadien, Gerhard Herzberg (1904-1999) — il a remporté le prix Nobel de chimie en 1971 pour ses travaux sur la structure électronique et la géométrie des molécules — a suggéré une explication. La lumière du Soleil détruirait le carbone diatomique (C2) justement issu de l’interaction entre cette même lumière et la matière organique contenue dans la tête des comètes. Mais l’instabilité du C2 avait jusqu’alors empêché de tester cette théorie. Jusqu’alors parce que des chercheurs de l’université de Nouvelle-Galles du Sud (Australie) viennent de trouver le moyen de tester cette réaction chimique en laboratoire.

Du carbone diatomique dans la tête, mais pas quand les queues
Avant de rentrer dans le détail de leurs travaux, précisons que le dicarbone n’existe que dans des environnements extrêmement énergétiques ou pauvres en oxygène. Une étoile, le milieu interstellaire ou… une comète. Mais pas tant que cette dernière est éloignée de notre Soleil. C’est bien sa chaleur qui permet de briser en C2 la matière organique — le genre de molécules qui sont les ingrédients de la vie — présente sur le noyau glacé de la comète. Le dicarbone se déplace ensuite vers la coma, cette couche de gaz et de poussière qui entoure le noyau. Une coma qui se colore alors en vert.

Ce que les chercheurs de l’université de Nouvelle-Galles du Sud viennent de prouver, c’est que le rayonnement ultraviolet (UV) en provenance du Soleil a tendance à casser les liaisons entre les atomes de carbone qui forment le C2. Ils évoquent un processus de photodissociation qui détruit le carbone diatomique avant qu’il n’ait le temps de se rapprocher des queues de la comète.

Comment ont-ils procédé ? Il leur a d’abord fallu fabriquer du C2 qui, vous l’imaginez, « ne se trouve pas en magasin ». Les chercheurs l’ont obtenu à partir d’une molécule plus grosse, du perchloroéthylène (C2Cl4). Grâce à un laser ultraviolet haute puissance, ils ont fait littéralement exploser les atomes de chlore (Cl). Puis le carbone diatomique restant a été envoyé vers une chambre à vide. Et d’autres lasers ont permis, l’un de simuler le rayonnement UV du Soleil, l’autre, d’observer ce qui se produisait.

Pourtant, ce n’est qu’au bout de neuf mois d’efforts que les chercheurs ont enfin observé la dissociation du C2. Ils confirment donc aujourd’hui expérimentalement la théorie proposée par Herzberg il y a près d’un siècle. De quoi leur permettre à l’avenir de mieux comprendre notamment combien de matière organique s’évapore des comètes.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/comete-queues-cometes-ne-sont-jamais-vertes-astronomes-savent-enfin-95672/

Parker Solar Probe, première sonde spatiale de l’histoire à s’approcher si près du Soleil !

La sonde solaire Parker de la Nasa, lancée en 2018, a pour objectif d’étudier la couronne solaire, la partie extérieure de l’atmosphère du Soleil. Elle ne cesse de battre de nouveaux records avec, cette fois-ci, son passage dans l’atmosphère solaire, marquant véritablement une première historique dans le domaine de l’exploration spatiale.

C’est la première fois dans l’histoire qu’un engin spatial « touche » le Soleil : la sonde solaire Parker vient d’entrer dans la couronne solaire (la partie externe de son atmosphère) afin d’y étudier les particules et les champs magnétiques solaires.

Des passages dans l’atmosphère solaire riches en découvertes
La limite entre l’atmosphère solaire et l’espace interplanétaire est floue, puisque le Soleil ne possède pas de surface solide. Elle est appelée surface critique d’Alfvén, et est caractérisée par le point où la gravité et le champ magnétique du Soleil ne parviennent plus à retenir les particules sans cesse poussées vers l’extérieur par la chaleur de l’étoile. Les entrées et sorties successives de la sonde Parker ont d’ailleurs montré que la limite d’Alfvén ne suivait pas une forme de boule bien arrondie, mais présentait plutôt des formes de crêtes et de vallées, comme « plissant » sa surface.

À cette proximité du Soleil, la sonde est capable de mesurer les conditions qui règnent dans l’atmosphère solaire comme jamais il n’avait été possible auparavant, marquant d’importants progrès dans la compréhension de notre étoile. La sonde avait par exemple identifié des structures magnétiques en « lacets » dans le vent solaire, mais bute encore sur l’identification de leur origine.

La sonde continuera de s’approcher de plus en plus du Soleil avec un prochain passage dans la couronne prévu pour janvier 2022, fournissant des données sur des phénomènes impossible à étudier depuis la Terre.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/espace-parker-solar-probe-premiere-sonde-spatiale-histoire-approcher-si-pres-soleil-95023/

Pourquoi le Soleil se lève-t-il à l’est ?

Savez-vous où se lève le soleil ? Si le Soleil se lève à l’est, et systématiquement à l’est, c’est parce que la Terre tourne sur elle-même, toujours dans le même sens.

Il est bien entendu que les expressions « le Soleil se lève » et « le Soleil se couche » ne sont pas tout à fait appropriées. Le Soleil ne dort jamais, comme on le sait. C’est bien sûr la Terre qui tourne sur elle-même, réalisant un tour complet en 23 heures, 56 minutes et 4 secondes, autant dire un jour. Comme elle tourne toujours dans le même sens, d’ouest en est, le Soleil nous apparaît toujours — et ce quel que soit l’hémisphère — comme se levant à l’est et se couchant à l’ouest.

Où se lève le Soleil ?
Pour être plus précis, il faudrait indiquer que les directions exactes de lever et de coucher du Soleil dépendent non seulement de la latitude du lieu où l’on se trouve mais aussi de la saison. Ainsi, à Paris, le Soleil se lève au nord-est en été et au sud-est en hiver. Cela résulte de l’inclinaison de l’axe de rotation de la Terre qui joue aussi un rôle essentiel dans la venue des saisons.

Cette inclinaison a pour autre conséquence qu’il y a, aux pôles géographiques de la Terre, une période de l’année durant laquelle le Soleil ne se couche jamais. On appelle cette période le jour polaire et cela peut durer jusqu’à six mois.

Désormais, vous savez où se lève le soleil et quelles en sont les raisons.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/questions-reponses/astronomie-soleil-leve-t-il-6298/

Pour la première fois de l’histoire, un engin spatial a effleuré le Soleil et s’est frotté à son atmosphère !

La sonde solaire Parker de la Nasa, lancée en 2018, a pour objectif d’étudier la couronne solaire, la partie extérieure de l’atmosphère du Soleil. Elle ne cesse de battre de nouveaux records avec, cette fois-ci, son passage dans l’atmosphère solaire, marquant véritablement une première historique dans le domaine de l’exploration spatiale.

C’est la première fois dans l’histoire qu’un engin spatial « touche » le Soleil : la sonde solaire Parker vient d’entrer dans la couronne solaire (la partie externe de son atmosphère) afin d’y étudier les particules et les champs magnétiques solaires.

Des passages dans l’atmosphère solaire riches en découvertes
La limite entre l’atmosphère solaire et l’espace interplanétaire est floue, puisque le Soleil ne possède pas de surface solide. Elle est appelée surface critique d’Alfvén, et est caractérisée par le point où la gravité et le champ magnétique du Soleil ne parviennent plus à retenir les particules sans cesse poussées vers l’extérieur par la chaleur de l’étoile. Les entrées et sorties successives de la sonde Parker ont d’ailleurs montré que la limite d’Alfvén ne suivait pas une forme de boule bien arrondie, mais présentait plutôt des formes de crêtes et de vallées, comme « plissant » sa surface.

À cette proximité du Soleil, la sonde est capable de mesurer les conditions qui règnent dans l’atmosphère solaire comme jamais il n’avait été possible auparavant, marquant d’importants progrès dans la compréhension de notre étoile. La sonde avait par exemple identifié des structures magnétiques en « lacets » dans le vent solaire, mais bute encore sur l’identification de leur origine.

La sonde continuera de s’approcher de plus en plus du Soleil avec un prochain passage dans la couronne prévu pour janvier 2022, fournissant des données sur des phénomènes impossible à étudier depuis la Terre.

8,5 millions de km du Soleil : la sonde Parker Solar bat le record de distance et de vitesse !
La sonde solaire Parker de la Nasa, lancée en 2018, a pour objectif d’étudier la couronne solaire, la partie extérieure de l’atmosphère du Soleil. Après une opération d’assistance gravitationnelle autour de Vénus, elle a battu de nouveaux records ce dimanche lors de sa dixième orbite, en atteignant une vitesse de 163 kilomètres par seconde (soit 586.800 km/h), à une distance d’environ 8,5 millions de kilomètres du Soleil.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/espace-premiere-fois-histoire-engin-spatial-effleure-soleil-frotte-son-atmosphere-95023/

Cette étoile envoie un signal d’alarme à la vie sur Terre

Des éjections de masse coronale, les astronomes en ont observé beaucoup sur notre Soleil depuis les années 1970. Aujourd’hui, ils rapportent avoir pu étudier le phénomène sur une autre étoile, une sorte de petite sœur de la nôtre. EK Draconis leur a offert un spectacle époustouflant. Comme une fenêtre ouverte sur le passé de notre Système solaire mais aussi un avertissement pour la vie sur Terre.

Notre Soleil, nous le savons, a parfois des réactions violentes. De brutales éruptions. Ce que les astronomes appellent des éjections de masse coronale (CME). Des nuages magnétisés de particules extrêmement chaudes et énergétiques projetés à travers le Système solaire à des vitesses dépassant les mille kilomètres par heure. Le phénomène peut avoir des effets sur notre Terre et nos sociétés. Il peut être à l’origine de merveilleuses aurores polaires. Mais aussi, toucher nos satellites, perturber nos réseaux électriques ou encore nos systèmes de communication. Certains imaginent même les CME capables de provoquer un black-out du réseau internet.

En 2019, des astrophysiciens de l’université du Colorado (États-Unis) avaient montré que les jeunes étoiles semblables à notre Soleil subissent une multitude de ces sortes de super éruptions stellaires. Des dizaines, voire des centaines de fois plus puissantes que celles que nous connaissons à notre Étoile. Le résultat, notamment, d’une vitesse de rotation encore importante compte tenu de leur jeune âge. Et comme les éjections de masse coronale se produisent généralement juste après de grosses éruptions, les astronomes se demandaient depuis si ces super éruptions stellaires pourraient être à l’origine de super CME.

À l’aide du satellite Transiting Exoplanet Survey (Tess) de la Nasa et du télescope Seimei de l’université de Tokyo, pendant plusieurs mois, les chercheurs de l’université du Colorado ont cette fois observé, à une centaine d’années-lumière de notre Terre, une étoile en particulier : EK Draconis. Parce qu’elle est très semblable, en taille et en masse à notre Soleil. Elle n’est toutefois âgée que de 100 millions d’années. Une toute petite sœur, en somme, pour notre Étoile, vieille déjà de quelque 4,5 milliards d’années.

Un regard sur le passé… et le futur ?
En avril 2020, ils ont enfin surpris une super éruption sur EK Draconis. Et, à peine une demi-heure plus tard, ils ont été témoins d’une colossale éjection de masse coronale. Un nuage de plasma de plusieurs milliards de kilogrammes. Plus de dix fois plus que la CME la plus importante jamais enregistrée sur n’importe quelle autre étoile semblable à la nôtre. Avec des particules se déplaçant à plus de 1,5 million de kilomètres par heure.

La découverte suggère que notre Soleil a pu, par le passé, être lui aussi à l’origine de telles CME extrêmement violentes. Aux débuts de notre Système solaire, notamment. De quoi, peut-être, mieux comprendre certaines de ces caractéristiques d’aujourd’hui. Comme le fait que l’atmosphère de Mars soit réduite à son plus strict minimum après avoir été plus épaisse à une période de son évolution.

Les astronomes avancent également que ce type d’événement majeur pourrait toujours se produire sur notre Soleil. Avec le risque, cette fois, de porter atteinte non plus seulement à la structure de nos sociétés, mais peut-être aussi plus directement aux êtres vivants sur notre Planète. Heureusement, comme les super éruptions stellaires, de telles éjections de masse coronale sont probablement très rares — à l’échelle humaine en tout cas puisque les chercheurs s’attendent à une super éruption pouvant menacer notre Terre tous les 10.000 ans environ, même si certains les imaginent plus fréquentes — pour une étoile de l’âge de la nôtre.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/soleil-cette-etoile-envoie-signal-alarme-vie-terre-60796/

Comment revoir l’éclipse solaire totale du 4 décembre 2021

La Terre est passée dans l’ombre de la Lune, ce samedi 4 décembre 2021 au matin. Il s’agissait d’une éclipse totale du soleil, visible depuis l’Antarctique. La Nasa a organisé une diffusion de l’événement en direct, revisionnable à l’envie.

La dernière éclipse de l’année 2021 est finie. Peu avant 10 heures, le 4 décembre 2021, l’éclipse totale du soleil visible depuis l’Antarctique a pris fin. Ce fait relativement rare ne pouvait malheureusement pas être observé depuis la France. La Nasa a néanmoins diffusé des images en direct, qu’il est possible de revoir à l’envie.

Comment revoir l’éclipse solaire du 4 décembre 2021 ?

La diffusion en direct de cette éclipse était complexe, car fortement tributaire de la météo et des conditions particulières liées au fait de diffuser depuis l’Antarctique. Fort heureusement, rien ou presque n’est venu jouer les trouble-fête, laissant chacun et chacune apprécier le spectacle.

Qu’a-t-on vu ?
Le maximum de l’éclipse a été atteint à 8h33. À ce moment-là, la Lune a intégralement occulté le disque solaire. Les personnes les mieux placées (ou les manchots) ont pu observer la couronne solaire, si tant est qu’ils fussent équipés des indispensables protections requises — on n’observe jamais le Soleil en vision directe.

Pour assister à une éclipse totale de Soleil, il ne suffit pas d’être du côté de la Terre où il fait jour : il faut également se trouver dans la bande de totalité, c’est-à-dire dans l’ombre de la Lune (si l’on se trouve dans sa pénombre, on voit une éclipse partielle). Cette zone balayée par l’ombre est très étroite, d’à peine quelques dizaines à quelques centaines de kilomètres.

Ici, la bande de totalité a commencé dans l’océan Atlantique sud, est passé par l’Antarctique et s’est terminé dans l’océan Pacifique sud. La phase partielle était légèrement visible depuis le sud de l’Afrique, le sud-est de l’Australie et depuis le sud de la Terre de Feu. Cette éclipse solaire totale était la quinzième du siècle.

Source : https://www.google.com/amp/s/www.numerama.com/sciences/761206-comment-suivre-en-direct-leclipse-solaire-totale-du-4-decembre-2021.html/amp

Éclipse totale de soleil le 4 décembre 2021 : pourrez-vous la voir ?

Le compte à rebours commence pour la grande éclipse totale de Soleil du 4 décembre 2021. Ce sera un événement aux multiples assaisonnements atypiques car la zone privilégiée n’est ni plus ni moins que l’Antarctique ! On vous dit tout ce qu’il faut savoir : horaires, points d’observation et plus d’informations intéressantes.

Dans le calendrier des éclipses de l’année 2021, nous en avons déjà vécu trois, deux pour la Lune (une totale et une partielle), la dernière s’est produite récemment le vendredi 20 novembre, ainsi qu’une éclipse solaire annulaire qui a eu lieu le 10 juin. Nous sommes maintenant dans le compte à rebours pour nous informer du lieu et du moment où se produira la dernière éclipse de l’année, qui sera totale et sera vécue intensément.

Le spectacle sera en Antarctique !
Oui, le Soleil nous rencontre cette fois en Antarctique, un endroit aussi spectaculaire qu’inhospitalier. 2021 se termine avec l’un des événements astronomiques les plus merveilleux et l’appel est pour le samedi 4 décembre. Cette éclipse solaire totale ne sera pleinement visible qu’en Antarctique, la position optimale pour l’expérimenter est au fond de la mer de Weddell.

Le premier endroit pour voir le début de l’éclipse partielle commencera à 5h29 UTC (6h29 heure de Paris). L’éclipse totale débutera à 7h UTC. Le maximum de l’éclipse aura lieu à 7h34 UTC (c’est-à-dire à 8h34 heure de Paris), la phase de totalité peut être vue pendant 1 minute et 54 secondes et se trouvera juste à la lisière du continent antarctique, au nord de la plate-forme de glace Filchner-Ronne.

Points d’observation
Elle sera visible de manière globale depuis l’Antarctique et une partie des océans Atlantique, Pacifique et Antarctique. Alors que dans une toute petite partie de l’est de la Terre de Feu (Argentine) et du sud du Chili, les îles Falkland, certains points de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande, de l’Afrique du Sud et de la Namibie, ces régions pourront voir une éclipse solaire partielle pendant quelques minutes.

Dans le cas de la Terre de Feu, si le temps le permet avec un ciel dégagé dans la zone de transit, une faible éclipse partielle ne sera observée que dans l’extrémité orientale de la province, par exemple sur l’île des États avec une couverture de 27% du disque solaire.

Éclipse avec obstacles
Le climat dans l’océan Antarctique et l’Antarctique n’est pas du tout facile, en plus des basses températures, des vents forts et un paysage totalement gelé et isolé, cette zone ne se caractérise pas par la fréquence des jours clairs, ce qui est précisément la chose la plus importante quand il s’agit de chercher le succès dans l’observation de ce phénomène.

De plus, cette éclipse survient à une période difficile de l’année pour la partie la plus australe de la planète car au début du mois de décembre (vient de commencer l’été météorologique dans l’hémisphère sud), la quantité de glace de mer présente est encore importante. C’est donc une date précoce pour visiter les îles Orcades du Sud, par exemple. Cependant, les conditions ont changé depuis quelques années et l’entrée pourrait être possible cette année.

Une difficulté supplémentaire pour l’observation est que l’éclipse a lieu près de l’heure du lever du soleil, donc sa hauteur sera très faible, il est donc fortement recommandé de rechercher un horizon dégagé au sud-sud-est.

Seulement pour les chanceux
Plusieurs options sont proposées pour pouvoir assister à cette éclipse solaire particulière : de manière « terrestre » depuis la calotte glaciaire du Borne, par la mer à travers un bateau de croisière, ou depuis les airs sur un vol spécial. Cette dernière option est celle qui convient le mieux dans le cas où la nébulosité tenterait de ruiner les plans des passionnés. C’est aussi la seule alternative des trois qui peut presque garantir qu’ils verront l’éclipse, et c’est aussi la « moins cher ». Prendre l’un de ces vols exclusifs pour l’éclipse avec des vues magnifiques va de 10 000 € à 28 000 €.

Il y a aussi l’option maritime à partir d’un yacht de croisière. Cet itinéraire a une certaine mobilité donc les possibilités d’observation augmentent. Dans ce cas, le budget passe de 21 000 € à 78 000 €.

Les chanceux qui pourront entreprendre l’une de ces options vivront non seulement une expérience incroyable s’ils parviennent à voir l’éclipse solaire totale, mais ils seront également accompagnés par l’un des paysages les plus fascinants de la planète, entouré d’un paysage unique et extraordinaire. l’environnement tel qu’il est, le continent blanc.

Source : https://www.tameteo.com/actualites/actualite/eclipse-totale-de-soleil-en-decembre-2021-pourrez-vous-la-voir-astronomie.html

8,5 millions de km du Soleil : la sonde Parker Solar bat le record de distance et de vitesse !

La sonde solaire Parker de la Nasa, lancée en 2018, a pour objectif d’étudier la couronne solaire, la partie extérieure de l’atmosphère du Soleil. Après une opération d’assistance gravitationnelle autour de Vénus, elle a battu de nouveaux records ce dimanche lors de sa dixième orbite, en atteignant une vitesse de 163 kilomètres par seconde (soit 586.800 km/h), à une distance d’environ 8,5 millions de kilomètres du Soleil.

Une sonde qui tombe de plus en plus vite vers le Soleil
La couronne solaire présente une température atteignant le million de degrés (plus de cent fois la température à la surface du Soleil). Elle est à l’origine du vent solaire (flux d’ions et d’électrons qui bombarde les planètes de notre système stellaire) et les mécanismes à l’origine de ces phénomènes sont encore mal compris.

La sonde solaire Parker vise principalement à déterminer les processus causant le réchauffement de la couronne solaire et l’accélération des particules énergétiques. Tout au long de ses mesures, elle circulera sur une orbite elliptique dont le périhélie (point le plus proche du centre de l’orbite) se situe près du Soleil, et l’aphélie (point le plus éloigné du centre de l’orbite) au niveau de l’orbite de Vénus. L’effet gravitationnel de cette dernière sera utilisé pour réduire progressivement le périhélie et permettre à la sonde de se rapprocher de plus en plus du Soleil.

Une découverte étonnante et inattendue
Alors que la sonde accélère vers le Soleil, les instruments à bord ont permis de faire une découverte inattendue : d’après Nour Raouafi, chercheur participant au projet Parker Solar Probe, « nous observons des quantités de poussière plus élevées que prévu près du Soleil ».

La sonde n’est initialement pas conçue pour détecter des grains de poussières, mais les impacts qu’ils génèrent le long de la trajectoire de la sonde forment des nuages de plasma qui produisent des décharges électriques captées par l’instrument Fields de la sonde, initialement prévue pour mesurer les champs électriques et magnétiques du Soleil. Ces impacts mettent en lumière la présence d’un nuage de poussière qui tourbillonne dans la région la plus interne du Système solaire, encore très mal explorée.

Après deux autres survols de Vénus, en 2023 et en 2024, la sonde Parker atteindra une distance de seulement 6,2 kilomètres du Soleil (soit environ un dixième de son rayon), à une vitesse proche de 700.000 km/h.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/espace-85-millions-km-soleil-sonde-parker-solar-bat-record-distance-vitesse-95023/