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Des drones en suspension électrostatique pour explorer la Lune

Les drones ont le vent en poupe sur Terre alors pourquoi pas sur d’autres planètes où ils pourraient servir en grand nombre pour une exploration massive et efficace ? Problème, il n’y a pas vraiment d’atmosphère sur la Lune et encore moins sur des astéroïdes comme Psyché ou Cérès. Des ingénieurs du MIT planchent pourtant sur des drones qui y seraient en lévitation électrostatique.

Le retour de la noosphère sur la Une lune avec un « L » minuscule est le satellite d’une planète. Par exemple Phobos et Deimos sont les deux lunes de la planète Mars.
La Lune
La Lune avec un « L » majuscule est l’unique satellite naturel de la Terre ; elle résulte sans doute d’une collision il y a 4,4… » data-image= »https://cdn.futura-sciences.com/buildsv6/images/midioriginal/c/7/8/c785911d64_50034415_lune-05.jpg » data-url= »/sciences/definitions/univers-lune-2550/ » data-more= »Lire la suite » style= »box-sizing: border-box; color: rgb(80, 193, 217); transition: all 0.2s ease-in-out 0s; text-decoration: underline; position: relative; cursor: pointer; font-weight: 400; display: inline; font-family: « Proxima Nova », « Helvetica Neue », Helvetica, Arial, sans-serif; font-size: 18px; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-align: start; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; background-color: rgb(255, 255, 255); »>Lune est imminent avec la mission Artemis. Mais on peut raisonnablement penser que des Homo sapiens ne fouleront pas le régolite lunaire avant 2025. Entretemps, il est probable que des missions robotisées vont se multiplier sur la surface de notre satellite. Nous disposons certes déjà d’une remarquable connaissance de la surface de la Lune grâce à la résolution des images de la sonde LRO (Lunar Reconnaissance Orbiter) qui est en effet inférieure au mètre. Mais d’innombrables surprises sont peut-être cachées dans ces images et nécessiteraient pour en prendre toute la mesure de pouvoir examiner directement à la surface de la Lune des lieux sur lesquels LRO aurait attiré l’attention.

Des technosignatures E.T. et une planétologie exotique ?

Pour s’en convaincre et pour rêver un peu, rappelons qu’il y a presque une décennie, le célèbre physicien Paul Davies avait proposé dans un article publié en 2013, Searching for alien artifacts on the moon, d’enrôler des internautes pour chercher dans les images de LRO des technosignatures éventuelles d’explorateurs extraterrestres ayant laissé, peut-être, l’équivalent du Le monolithe naturel ou taillé
Le monolithe est parfois naturel (comme en… » data-image= »https://cdn.futura-sciences.com/buildsv6/images/midioriginal/a/9/8/a983fa4563_50037475_437px-p1020407-paris-viii-place-de-la-concorde-obelisque-rwk-02jpg.jpg » data-url= »/maison/definitions/maison-monolithe-10780/ » data-more= »Lire la suite » style= »box-sizing: border-box; color: rgb(80, 193, 217); transition: all 0.2s ease-in-out 0s; text-decoration: underline; position: relative; cursor: pointer; font-weight: 400; display: inline; »>monolithe noir de 2001:l’Odyssée de l’espace. Davies et son étudiant de l’époque, Robert Wagner, renouvelaient en fait un concept déjà exploré par un radioastronome ukrainien membre de Seti, Alexey Arkhipov, en complément des tentatives pour détecter des traces de civilisations extraterrestres en train de construire des stations spatiales ou qui se signaleraient par l’éclairage de leurs villes.

Il s’agissait donc de chercher plus généralement sur la Lune des restes de civilisations extraterrestres, comme des édifices et des mines, laissés il y a peut-être des millions d’années par une mission d’exploration de notre Planète bleue.

En effet, il est complètement improbable que le développement de l’humanité coïncide à seulement quelques milliers d’années près avec celui d’une civilisation E.T. avancée. Si une mission d’exploration extraterrestre a effectivement visité notre Système solaire, sans doute sous forme de super IA, il est probable que l’événement ait eu lieu il y a des millions voire des centaines de millions d’années. Pour une telle mission qui serait venue étudier longuement et de plus près la biosphère terrestre, le plus logique et le plus commode serait l’installation d’une base lunaire. Or, l’environnement tectoniquement stable et sans érosion de la Lune est bien plus propice que celui de la Terre à la conservation d’artefacts.

Mais même sans aller jusque-là, il y a incontestablement des régions de la surface de la Lune où l’on s’attend à trouver des phénomènes intéressants qui mériteraient d’être examinés de plus près. On peut s’en convaincre là aussi en pensant à la fameuse découverte du « sol orange » par Le programme spatial Apollo
Apollo est un programme spatial américain d’exploration humaine de la Lune décidé par le président américain John Fitzgerald Kennedy en 1961.
L’objectif de la… » data-image= »https://cdn.futura-sciences.com/buildsv6/images/midioriginal/b/7/5/b7563ef6d1_50084103_apollo11.jpg » data-url= »/sciences/definitions/univers-apollo-3743/ » data-more= »Lire la suite » style= »box-sizing: border-box; color: rgb(80, 193, 217); transition: all 0.2s ease-in-out 0s; text-decoration: underline; position: relative; cursor: pointer; font-weight: 400; display: inline; »>Apollo 17 ou encore la présence des lunar swirls.

Cela pourrait être la tâche de rovers et même de drones, comme c’est déjà le cas sur Mars actuellement. Mais comment des drones pourraient-ils bien voler à la surface de la Lune alors que son atmosphère est encore plus incroyablement ténue que celle de Mars ?

Une antigravité électrostatique

Des ingénieurs aérospatiaux du MIT (Massachusetts Institute of Technology) ont un début de réponse – ils l’expliquent dans un article publié dans Journal of Spacecraft and Rockets. Il s’agit pour le moment surtout d’une étude théorique mais elle ne se limite pas à la Lune, le concept étudié est pertinent et s’appliquerait également à l’exploration de petits astéroïdes, comme le précise dans un communiqué du MIT l’un des auteurs de l’étude, Paulo Lozano, professeur M. Alemán-Velasco d’aéronautique et d’astronautique et directeur du Space Propulsion Lab du MIT : « Avec un rover en lévitation, vous n’avez pas à vous soucier des roues ou des pièces mobiles. Le terrain d’un astéroïde peut être totalement inégal, et tant que vous disposez d’un mécanisme contrôlé pour garder votre rover flottant, vous pouvez parcourir un terrain très accidenté et inexploré. ».

La force d’antigravité, si l’on peut dire, que les ingénieurs veulent exploiter est tout simplement la force Exemples d’électricité statique
L’électricité statique consiste en une force provoquée par un objet chargé d’électricité sur un… » data-image= »https://cdn.futura-sciences.com/buildsv6/images/midioriginal/f/c/f/fcf5aed44d_50037351_400px-lightning-over-oradea-romania-2-02.jpg » data-url= »/maison/definitions/maison-electrostatique-10656/ » data-more= »Lire la suite » style= »box-sizing: border-box; color: rgb(80, 193, 217); transition: all 0.2s ease-in-out 0s; text-decoration: underline; position: relative; cursor: pointer; font-weight: 400; display: inline; »>électrostatique. En effet, sans le bouclier protecteur de l’atmosphère de la Terre, la Lune ou des astéroïdes sont exposés au vide spatial parcouru par le souffle du Le Soleil est l’étoile la plus proche de la Terre, dont elle est distante d’environ 150 millions de kilomètres. Le Soleil est situé à 8,5 kparsecs du centre de la Voie lactée. Dans la classification des étoiles, le soleil est une étoile de type G2.
La masse… » data-image= »https://cdn.futura-sciences.com/buildsv6/images/midioriginal/1/d/9/1d9cd1d45f_50034577_eruption.jpg » data-url= »/sciences/definitions/univers-soleil-3727/ » data-more= »Lire la suite » style= »box-sizing: border-box; color: rgb(80, 193, 217); transition: all 0.2s ease-in-out 0s; text-decoration: underline; position: relative; cursor: pointer; font-weight: 400; display: inline; »>Soleil. En conséquence de quoi leurs surfaces deviennent chargées au point de provoquer sur la Lune une lévitation de particules de poussières à plus d’un mètre au-dessus du sol.

L’idée est donc de charger électriquement la surface d’un drone, ou d’un rover, de telle sorte que la surface des corps planétaires également chargée les repousse électrostatiquement. Dans l’étude présentée par Lozano et ses collègues Oliver Jia-Richards et Sebastian Hampl, ces machines, pour le moment d’un poids égal à environ un kilo, sont équipés de Les générateurs électrochimiques
Les générateurs électrochimiques génèrent une tension continue et sont… » data-image= »https://cdn.futura-sciences.com/buildsv6/images/midioriginal/5/9/9/5993ad71cd_50037400_800px-georgetown-powerplant-museum-ge-dc-generator-03.jpg » data-url= »/maison/definitions/maison-generateur-10705/ » data-more= »Lire la suite » style= »box-sizing: border-box; color: rgb(80, 193, 217); transition: all 0.2s ease-in-out 0s; text-decoration: underline; position: relative; cursor: pointer; font-weight: 400; display: inline; »>générateurs d’Ions monoatomiques et polyatomiques, cations et anions
Les ions peuvent être monoatomiques, s’ils ne sont formés que d’un seul type d’atomes, ou polyatomiques… » data-image= »https://cdn.futura-sciences.com/buildsv6/images/midioriginal/2/d/3/2d3b08d8ec_100849_ion-definition.jpg » data-url= »/sciences/definitions/chimie-ion-861/ » data-more= »Lire la suite » style= »box-sizing: border-box; color: rgb(80, 193, 217); transition: all 0.2s ease-in-out 0s; text-decoration: underline; position: relative; cursor: pointer; font-weight: 400; display: inline; »>ions de petites tailles. Ils sont produits à partir d’un réservoir de sel liquide et il faut une faible consommation d’énergie pour les accélérer.

Les calculs montrent que pour le moment il faudrait aussi augmenter la charge électrique de surface sous le drone ou le rover, ce qu’il est parfaitement possible de faire avec ces mêmes générateurs d’ions qu’ils éjecteraient en direction de la surface de la Lune ou d’un astéroïde. Pour le moment, seulement une élévation d’un centimètre est attendue mais les ingénieurs sont confiants dans la possibilité de faire bien mieux.

Leurs réflexions ne se basent pas seulement sur des concepts, elles commencent à être nourries également par des expériences en laboratoire bien concrètes. Ils ont ainsi fabriqué un petit véhicule d’essai hexagonal pesant environ 60 grammes et mesurant environ la taille de la paume d’une main. Ils l’ont ensuite doté d’un propulseur ionique pointant vers le haut et quatre vers le bas, puis ont suspendu le véhicule sur une surface en aluminium à partir de deux ressorts calibrés pour contrer la force gravitationnelle de la Terre. L’ensemble de l’installation a été ensuite placé dans une chambre à vide pour simuler en partie les conditions de l’espace interplanétaire.

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/lune-drones-suspension-electrostatique-explorer-lune-95730/

Le télescope spatial Hubble ne répond plus depuis plusieurs jours

Ce n’est certes pas le premier pépin que subit Hubble, mais cette fois, l’affaire semble vraiment sérieuse. Le télescope spatial de la NASA, en service depuis plus de 30 ans, est à l’arrêt depuis le dimanche 13 juin. L’agence spatiale américaine a confirmé la panne de l’ordinateur de bord vendredi dernier, et les tentatives de redémarrage n’ont rien donné ce week-end.

Les soucis de Hubble proviendraient d’un module mémoire détérioré. Le télescope spatial est doté d’un module de secours « doublon », mais les ingénieurs ne sont pas parvenus à effectuer la bascule sur ce second module. Hubble en panne, peut-être définitivement, c’est un œil vers l’univers profond qui se ferme.

Heureusement pour les scientifiques et les astronomes, Hubble devait bientôt laisser sa place à James Webb, un télescope spatial encore plus performant et incroyablement précis, dont la date de lancement n’a cessé d’être repoussée. C’est à l’automne de cette année que James Webb devrait enfin être placé en orbite à 1,5 million de kilomètres de la Terre, autour du point de Lagrange L2 du système Soleil-Terre (1).

Source : https://kulturegeek.fr/news-228500/telescope-spatial-hubble-repond-plus-plusieurs-jours

Espace : mission partiellement accomplie pour Thomas Pesquet après sa sortie hors de l’ISS

Cette sortie extravéhiculaire de plus de sept heures a été contrariée par des problèmes sur la combinaison de Shane Kimbrough et lors du déploiement du panneau solaire à installer.

Un repos bien mérité. L’astronaute français Thomas Pesquet a regagné sans encombre l’intérieur de la Station spatiale internationale, mercredi 16 juin, au terme d’une troisième sortie dans l’espace mouvementée. Cette opération de plus de sept heures a été troublée par plusieurs contretemps, qui ont empêché le Normand et son coéquipier américain Shane Kimbrough de remplir leurs objectifs.

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Capture d’écran de la sortie extravéhiculaire de Thomas Pesquet hors de l’ISS, le 16 juin 2021. (NASA TV / AFP)

A mi-parcours, la mission a dû être temporairement mise sur pause à cause de soucis concernant la combinaison de Shane Kimbrough. Les équipes de la Nasa ont observé une interruption dans la transmission des données permettant de contrôler l’état de son scaphandre, ainsi qu’un soudain pic de la pression de son système de refroidissement.

L’astronaute a dû revenir dans le sas de l’ISS et opérer une réinitialisation, avant de ressortir. Pendant ce temps, Thomas Pesquet l’attendait, accroché par les pieds à un bras robotique. La mission a finalement repris, les données de contrôle étant stabilisées. Shane Kimbrough n’a à aucun moment été « en danger », a assuré la Nasa. Mais une précieuse heure a été perdue.

Une sortie « compliquée », d’après la Nasa
Les deux astronautes ont ensuite déplacé le panneau solaire qu’ils devaient installer, replié sur lui-même en un gros rouleau d’environ 350 kg. Ils l’ont fixé et ont tenté de le déplier, mais un problème d’alignement est venu interférer avec le mécanisme, empêchant son déploiement. Ils ont alors regagné l’intérieur de la Station. « Vous avez fait un travail fantastique aujourd’hui », leur a assuré la responsable de la Nasa qui était en permanence en contact avec eux.

« C’était une EVA [sortie extravéhiculaire] compliquée », a-t-elle reconnu. Les deux hommes effectueront toutefois une deuxième sortie, dimanche, afin de continuer l’installation de nouveaux panneaux solaires, destinés à augmenter les capacités de production d’énergie de l’ISS. La Nasa doit désormais décider si les astronautes finiront l’installation du premier panneau ou s’ils s’attèleront au deuxième, comme envisagé initialement.

Source : https://www.francetvinfo.fr/sciences/espace/thomas-pesquet/espace-mission-partiellement-accomplie-pour-thomas-pesquet-apres-sa-sortie-hors-de-l-iss_4667027.html

Thomas Pesquet répond à la question « la Grande Muraille de Chine est-elle visible depuis l’espace ? »

La Grande Muraille de Chine est-elle vraiment le seul monument visible depuis l’espace, comme cela est suggéré depuis des décennies ? Si les spécialistes connaissent la réponse, il n’est jamais inutile de le rappeler à tous. C’est ce qu’a fait Thomas Pesquet, actuellement en mission dans la station spatiale internationale (ISS), depuis son point de vue privilégié sur la planète, à 408 km d’altitude.

Depuis la station spatiale internationale (ISS), l’astronaute français Thomas Pesquet, s’est livré à une observation qui fait parler depuis que des humains vont dans l’espace. Il a épié la Grande Muraille de Chine à l’œil nu et il l’a aussi photographiée.

Une muraille de 7 m de large
L’astronaute français en témoigne : c’est non. C’est normal. Si la construction s’étend sur des centaines de kilomètres en longueur, elle n’est large que de 7 m, ce qui reste trop petit pour être discernable à l’œil nu. Thomas Pesquet a cependant profité d’un survol de la Chine le 6 mai 2021 pour photographier la muraille. Mais non sans mal. « On ne voit rien dans le viseur de l’appareil, mais en observant bien les détails géographiques des environs, on peut se repérer, pointer son appareil vers ce que l’on pense être la bonne direction et la photographier à l’aveugle », explique-t-il sur son compte Twitter.

Thomas Pesquet y livre d’ailleurs un formidable cliché du monument, qui ne sera sans doute pas le dernier : « Je peux enlever ça de ma liste de lieux à photographier. » Il a même réalisé une dizaine de photos de la région qui ont été assemblées en un panorama plus large.

Source : https://www.cieletespace.fr/actualites/thomas-pesquet-repond-a-la-question-la-grande-muraille-de-chine-est-elle-visible-depuis-l-espace