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Le réchauffement climatique au cœur de la géopolitique mondiale ?

L’espace terrestre est partagé en quelque deux cents États et pour que la Terre trouve son équilibre environnemental, une coopération internationale semble plus que jamais nécessaire. La responsabilité humaine dans le réchauffement climatique n’est plus à démontrer. Aujourd’hui, l’enjeu économique, social et politique est de garder notre Planète en bonne santé !

Article de Rodolphe Desbordes, Professeur d’économie, SKEMA Business School et Frédéric Munier, Professeur affilié de géopolitique, SKEMA Business School

Le dernier rapport du Giec, publié le 9 août 2021, esquisse des perspectives d’avenir inquiétantes, en soulignant notamment la hausse alarmante des températures malgré les engagements des gouvernements.

Plus que jamais, il est clair que l’action – ou l’inaction – des États est décisive en la matière. S’il est courant de lire des analyses sur les conséquences géopolitiques du réchauffement climatique – pensons par exemple aux migrations climatiques qui ne manqueront pas d’engendrer des crises internationales -, ne faudrait-il pas alors inverser l’ordre des termes : n’est-ce pas finalement la géopolitique qui détermine le changement climatique ?

En effet, le bouleversement d’ampleur planétaire auquel nous faisons face ne pourra être ralenti qu’au prix d’une action globale et concertée de l’ensemble des pays, notamment les plus riches et les plus pollueurs. Une telle coopération internationale, si elle a lieu, sera motivée par des intérêts nationaux plutôt que par une vision cosmopolite.

Un état des lieux inquiétant
Le rapport du Giec qui, rappelons-le, fait la somme de plus de 14.000 publications scientifiques relatives au climat, marque une nouvelle étape dans l’appréciation du changement climatique, ses déterminants et ses conséquences potentielles.

Les travaux compilés vont tous dans le même sens, en établissant que c’est bien l’action humaine qui explique le réchauffement sans précédent qu’a connu notre Planète durant la dernière décennie. Les facteurs dits « naturels », comme l’activité solaire ou le volcanisme, n’ont qu’un très faible impact sur le climat, contrairement à l’activité humaine.

Autre enseignement du rapport, la hausse de température a déjà atteint 1,1 degré par rapport à l’ère préindustrielle et devrait dépasser 1,5 degré dès 2030. Rappelons que l’objectif de la COP21 était de limiter la hausse de température moyenne sur terre à 2 voire 1,5 degré d’ici… à la fin du siècle ! Il apparaît également que la décennie qui vient de s’écouler a été la plus chaude depuis 100.000 ans.

Un atlas interactif pour visualiser les risques
L’une des difficultés pour appréhender ces changements globaux et massifs est d’une part leur hétérogénéité géographique et d’autre part leur déploiement dans un futur qui semble lointain. Pour bien des personnes, notamment dans les pays riches, le réchauffement peut se résumer en deux formules lapidaires justifiant l’inaction présente : « C’est pour les autres ! » et « Après moi le déluge ! »

C’est pour lutter contre cette posture que le Giec met à disposition un nouvel outil, un atlas interactif qui permet de visualiser de façon régionale comment les différentes composantes du climat (températures, précipitations…) risquent d’évoluer dans les décennies qui viennent, donnant ainsi une vision concrète des changements à venir.

Cette simulation graphique révèle que le réchauffement est plus rapide dans certains espaces que d’autres, notamment dans les régions arctiques et antarctiques ou encore en Méditerranée où les épisodes de sécheresse auront des conséquences potentiellement dramatiques en matière de sécurité alimentaire.

En ce domaine, rappelons que les évènements extrêmes – canicule, tempêtes, inondations – sont très sensibles à de faibles variations de température globale. Voilà pourquoi nous ne vivons plus en 2021 dans le même monde climatique que celui de 2010.

Cinq scénarios climatiques
Afin d’éviter un effet de pétrification face à ces annonces – qui entraînerait à coup sûr fatalisme et inaction – le rapport du Giec propose des « narratifs », des scénarios, non pas seulement géoclimatiques mais socio-économiques.

Ils reposent sur l’idée résolument optimiste selon laquelle l’humanité n’est pas impuissante face aux mutations du climat. Le rapport insiste sur le fait que l’inertie du système climatique est moins importante qu’on ne le croyait.

Et même si l’évolution des décennies à venir est déjà largement écrite – du fait de l’accumulation existante de gaz à effet de serre dans l’atmosphère -, l’humanité peut infléchir sérieusement la situation… ou la laisser filer selon le degré de volontarisme et de cohérence que les dirigeants de la planète sauront donner aux politiques climatiques.

Parmi ces cinq scénarios, seul l’un d’eux (dit « SSP1-1.9 ») permettrait d’atteindre les objectifs de la COP21 ; il nécessite de parvenir à la neutralité carbone en 2050. Dans le pire des scénarios, les émissions sont triplées par rapport au niveau actuel, entraînant une hausse de température de 4,4 degrés. À titre de comparaison, seuls 5 degrés (en plus) nous séparent aujourd’hui de la dernière ère glaciaire…

L’action concertée, principal défi
La réussite des politiques de limitation du réchauffement climatique repose sur une action commune, concertée à l’échelle globale. Là est tout l’enjeu… et la difficulté.

Les sciences sociales, s’appuyant sur les outils de la « théorie des jeux », soulignent qu’une politique qui maximise l’intérêt commun est extrêmement difficile à mettre en place lorsque la rationalité individuelle entre en conflit avec la rationalité collective.

Ainsi, il est dans l’intérêt de tous d’empêcher le réchauffement climatique mais chacun préfère que ce soit les autres qui subissent les coûts, notamment si le rapport bénéfices-coûts individuel semble défavorable.

Quelles sont alors les solutions pour sortir de cette impasse, fréquemment exprimée à l’aide du célèbre « dilemme des prisonniers » ?

Source : https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/terre-rechauffement-climatique-coeur-geopolitique-mondiale-94604/

UN MYSTÉRIEUX « TROU NOIR » AU MILIEU DE L’OCÉAN DÉCOUVERT SUR GOOGLE MAPS

Ce « trou noir » de forme triangulaire, qui a affolé les internautes, est en réalité l’île de Vostok et appartient à la République de Kiribati.

Le « triangle des Bermudes », un « trou noir », une zone « censurée », l’île de « Lost »… Sur Reddit, certains internautes se sont lancés dans des théories farfelues au sujet d’une île qui ressemble, sur Google Maps, à un trou noir triangulaire, au mieux de l’océan Pacifique.

Postée mercredi 13 octobre, la capture écran Google Maps a déclenché de nombreuses suppositions. Elle montre les pourtours d’une île, léchés par ce qui semble être de l’écume, et son centre est constitué d’une zone entièrement obscure.

L’image est vite devenue virale sur le réseau social, où les internautes ont échafaudé des théories plus ou moins réalistes. Du portail vers un « monde parallèle » au « volcan en éruption » en passant par la classique « base militaire secrète ».

Google Maps et les lieux censurés
L’île « semble censurée pour une raison quelconque », écrit ainsi l’utilisateur de Reddit KorvisKhan. « Cela semble presque délibérément modifié », ajoute un autre, cartoonsandbeers. Une opinion partagée par Jazzlike_Log_709, qui explique que sa « première pensée a été que l’île était censurée. Cela n’aurait aucun sens qu’une formation naturelle soit noire comme ça dans une île aussi petite ».

La censure n’est pas une pratique méconnue du côté de Google Maps. En effet, le service de cartographie en ligne camoufle régulièrement des sites sensibles avec un floutage ou une zone censurée. C’est le cas de la prison des Beaumettes par exemple ou encore de l’iconique zone 51, dans le Nevada, qui déchaîne régulièrement l’imagination des internautes.

Une île inhabitée
Quant au « trou noir » découvert par les internautes de Reddit, il s’agit en réalité de l’île de Vostok, un atoll inhabité des Kiribati, dans l’océan Pacifique. Découverte en 1820 par l’explorateur russe Fabian Gottlieb von Bellingshausen, elle fait seulement 1,3 kilomètre de long. L’île voisine la plus proche de Vostok, appelée aussi île Bostock, Leavitts, Reaper ou Anne, est située à 158 kilomètres.

L’impression de voir un trou noir pourrait venir d’un défaut dans l’imagerie satellite, voire peut-être d’une sous-exposition du centre de l’île, recouvert d’arbres. Mardi soir, un utilisateur du réseau social a posté de nouvelles photographies de l’île en précisant dans son titre qu’il ne s’agissait « pas d’un trou noir ».

Source : https://www.bfmtv.com/societe/insolite/un-mysterieux-trou-noir-au-milieu-de-l-ocean-decouvert-sur-google-maps_AN-202111030162.html

Qu’est-ce qu’une éclipse ?

Pendant quelques instants, notre perception de la Lune ou du Soleil change lors d’une éclipse. Que se passe-t-il exactement lors de ce phénomène astronomique ?

Assister à une éclipse est généralement un spectacle qu’on n’oublie pas. D’une part, parce que c’est un événement qu’il faut un minimum anticiper pour en profiter — il ne peut y en avoir que 7 maximum en une année. D’autre part, il y a quelque chose de poétique dans ce changement bref de notre perception de la Lune ou du Soleil. Mais que se passe-t-il exactement lors d’une éclipse ?

COMMENT SE PRODUIT UNE ÉCLIPSE ?
Quels que soient les objets célestes impliqués, l’éclipse désigne la disparition, totale ou partielle, d’un astre dans l’ombre ou la pénombre d’un autre, de façon temporaire. Autrement dit, l’éclipse survient lors d’un alignement entre plusieurs corps. Sur Terre, nous avons la chance de pouvoir assister à deux types d’éclipses : éclipse solaire ou éclipse lunaire.

Pour comprendre ce qu’est une éclipse de Lune ou de Soleil, il faut se rappeler de ces deux mouvements distincts :

La Lune se déplace sur son orbite autour de la Terre,
Et la Terre se déplace sur son orbite autour du Soleil.

QU’EST-CE QU’UNE ÉCLIPSE DE LUNE ?
Mécaniquement, il arrive donc parfois que la Terre se retrouve entre le Soleil et la Lune. Par conséquent, notre planète bloque alors la lumière du Soleil qui est d’habitude réfléchie par la Lune. Puisque cette lumière ne peut plus atteindre la face visible du satellite, celui-ci est plongé dans l’ombre de la Terre.

En fonction de l’alignement entre les trois objets célestes, on distingue généralement deux types d’éclipses lunaires :

L’éclipse totale de Lune : le satellite est entièrement plongé dans l’ombre de la Terre et prend momentanément une coloration rougeâtre (le phénomène vient du fait que l’atmosphère terrestre filtre la lumière bleue émise par le Soleil).
L’éclipse partielle de Lune : le satellite est en partie plongé dans l’ombre de la Terre.
Une éclipse de Lune ne peut advenir qu’au moment de la pleine Lune. Il n’y a pas d’éclipse de Lune tous les mois, tout simplement parce que l’orbite lunaire autour de la Terre est inclinée par rapport au plan de la trajectoire de la Terre autour du Soleil.

Ce type d’événement peut être vu depuis la partie de la Terre qui est plongée dans la nuit. Cela dure en général quelques heures. On peut admirer le spectacle sans aucune protection.

QU’EST-CE QU’UNE ÉCLIPSE DE SOLEIL ?
Également, il arrive que la Lune se retrouve entre la Terre et le Soleil. Ainsi, la Lune se met à bloquer la lumière du Soleil qui atteint habituellement la Terre. Ce faisant, la Lune projette son ombre et sa pénombre sur notre planète.

En fonction de leur alignement, et la position de l’observateur ou observatrice sur Terre, on distingue trois types d’éclipses solaires :

L’éclipse totale de Soleil : la totalité du disque du Soleil est masquée par la Lune. On peut alors voir la couronne solaire, c’est-à-dire la partie la plus externe de l’atmosphère de l’étoile.
L’éclipse partielle de Soleil : la Lune ne masque qu’une partie du Soleil.
L’éclipse annulaire de Soleil : la Lune étant plus éloignée de la Terre, elle ne bloque pas totalement le Soleil. On peut observer un anneau brillant entourant la Lune.
Une éclipse de Soleil se produit donc toujours au moment de la nouvelle Lune.

Ce type d’événement demande plus d’anticipation qu’une éclipse lunaire pour être observé. Il faut non seulement être du côté de la Terre où il fait jour pour en profiter, mais il faut en plus se trouver dans l’ombre (éclipse totale) ou la pénombre (éclipse partielle) de la Lune. Le spectacle ne dure que quelques minutes. Il est impératif de se protéger les yeux pour y assister en toute sécurité, car les risques de lésions irrémédiables sont bien réels.

Source : https://www.numerama.com/sciences/749659-quest-ce-quune-eclipse.html

La taille apparente du Soleil varie subtilement tout au long de l’année

Au cours de l’année, le diamètre apparent du Soleil change légèrement, vu depuis la Terre. C’est évidemment un phénomène qu’on ne remarque pas au quotidien. Mais cette comparaison de deux photos de l’étoile plantée au centre du Système solaire permet de constater la légère différence.

Tous les 365 jours environ, la Terre orbite inlassablement autour du Soleil. Elle tourne ainsi autour de l’étoile à une distance moyenne de 150 millions de kilomètres. En moyenne, car la distance de notre planète jusqu’à l’étoile varie quelque peu au cours de l’année. Ce phénomène, qu’on on ne perçoit évidemment pas au quotidien, est bien représenté dans la photo qui a été choisie par le site Astronomy Picture of the Day le 8 juillet 2021.

Cette image a été obtenue par Richard Jaworski. Il s’agit en fait d’un assemblage de deux photographies du Soleil, prises à deux moments différents de l’année. On voit nettement que le 5 janvier puis le 3 juillet 2021, le diamètre apparent de l’étoile a légèrement changé. Cette différence s’explique en fait par la mécanique spatiale, lorsque la Terre se trouve au périhélie par rapport au Soleil, puis à son aphélie.

PÉRIHÉLIE VS APHÉLIE : QUELLE DIFFÉRENCE ?
À quoi correspondent les deux moments lors desquels le Soleil a été immortalisé ?

L’image de gauche a été prise à peu près au moment où la Terre était au périhélie. Cela signifie que notre planète était alors au point de sa trajectoire où sa distance avec le Soleil était minimale. Généralement, le périhélie a lieu vers le 4 janvier, mais la date peut varier selon les années. En 2021, le 2 janvier la Terre était à environ 147 millions de kilomètres du Soleil.
L’image de droite a été prise à la période de l’aphélie, c’est-à-dire lorsque la Terre est au point le plus lointain de son orbite par rapport au Soleil. De la même façon, la date de l’aphélie peut légèrement varier selon les années. En 2021, le 6 juillet la Terre était à environ 152 millions de kilomètres du Soleil.

Sans prendre des images comme celles-ci, et sans les comparer comme le fait Richard Jaworski, il serait très difficile de remarquer le changement, et sans doute impossible pour un œil non exercé. Comme l’explique APOD dans son commentaire de l’image, « la variation du diamètre apparent du Soleil entre le périhélie et l’aphélie s’élève à un peu plus de 3 % », ce qui est très peu.

QUEL RAPPORT AVEC LES SAISONS ?
Il faut garder à l’esprit que la variation de la distance entre la Terre et le Soleil n’est pas à l’origine des saisons. D’ailleurs, dans l’hémisphère nord, l’hiver a lieu lorsque le Soleil est au plus près de la Terre, et l’été se produit quand le Soleil est le plus loin de la Terre. Les saisons sont expliquées par l’inclinaison de l’axe de rotation de la Terre.

Par contre, il existe bien un lien entre l’aphélie et le périhélie, d’une part, et les saisons d’autre part, qui concerne plus exactement la variation de longueurs des saisons. Il se trouve que le mouvement de la Terre en orbite autour du Soleil n’est pas uniforme. Lors de l’aphélie, sa vitesse est minimale, et lors du périhélie, sa vitesse est maximale. Ainsi, résume bien l’Observatoire de Paris, « la Terre est plus rapide sur son orbite en janvier et l’hiver est la saison la plus courte, de même elle est la plus lente en juillet et l’été est la saison la plus longue ».

Source : https://www.numerama.com/sciences/725321-la-taille-apparente-du-soleil-varie-subtilement-tout-au-long-de-lannee.html

Des physiciens ont décrypté le secret des aurores boréales

Les aurores boréales ont toujours fait lever les yeux des Hommes au ciel. Les astronomes savent qu’elles naissent de particules soufflées jusqu’à la Terre par les tempêtes solaires. Mais les mécanismes qui se cachent derrière restent difficiles à élucider. Aujourd’hui, des chercheurs ont pour la première fois réussi à mesurer en laboratoire l’un des processus soupçonnés.

Le spectacle des aurores boréales est un spectacle merveilleux. Depuis la nuit des temps, il fascine les Hommes. Plus récemment, les chercheurs ont théorisé l’origine du phénomène. Mais ils n’avaient encore jamais pu apporter la preuve de leurs hypothèses. C’est désormais chose faite grâce à des physiciens de l’université de l’Iowa (États-Unis). Du moins pour les aurores polaires dites de forme discrète.

Ce sont les plus connues. Elles se présentent comme de longs arcs, des rideaux de lumière ondulants. Elles sont produites par de puissantes ondes électromagnétiques, les ondes d’Alfvén. Elles-mêmes naissent dans les orages géomagnétiques. Et elles accélèrent les électrons vers la Terre, les amenant à allumer dans le ciel ces bandeaux de couleurs féériques. Voici pour la théorie qui date d’il y a plus de quarante ans. Une théorie soutenue par quelques mesures satellite qui semblent bien révéler la présence d’ondes d’Alfvén voyageant vers la Terre au-dessus des aurores boréales.

Résultat de plusieurs décennies de travail, une étude démontre aujourd’hui expérimentalement les mécanismes physiques de l’accélération des électrons par les ondes d’Alfvén. Dans leur expérience, les chercheurs ont lancé de telles ondes dans la chambre du Large Plasma Device de l’université de Californie à Los Angeles (États-Unis). Un cylindre de 20 mètres de long et de 1 mètre de diamètre. Ils ont ensuite mesuré l’accélération des électrons. Les simulations numériques et la modélisation mathématique montrent que la signature de cette accélération concorde bien avec celle prédite pour l’amortissement de Landau.

Des électrons comme des surfeurs
L’amortissement de Landau ? Pour comprendre, remontons le fil de l’histoire. Et rappelons que les éruptions solaires ou les éjections de masse coronale peuvent perturber fortement le flux du vent solaire. De quoi déclencher des tempêtes géomagnétiques sur la Terre. Elles s’accompagnent de certaines des manifestations aurorales les plus intenses. Dans la magnétoqueue distante de la Terre, les tempêtes géomagnétiques sont à l’origine d’un processus de reconnexion magnétique. Les lignes de champ se brisent et se reforment, pour finalement revenir vers la Terre. Un peu comme un élastique étiré et soudainement relâché. Ce rebond du champ magnétique lance des ondes d’Alfvén qui se déplacent vers notre Planète le long du champ magnétique.

Source : https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/terre-physiciens-ont-decrypte-secret-aurores-boreales-87894/

Un astéroïde qui pourrait avoir la taille de la tour Eiffel ‘s’approchera’ de la Terre demain

Un astéroïde qui pourrait être plus grand que la tour Eiffel devrait passer devant la Terre le 1er juin. Selon Newsweek, ce colosse de glace a été classé comme « potentiellement dangereux » par la NASA, mais il devrait s’approcher de notre planète sans faire de dégâts. L’agence aérospatiale détermine généralement si un astéroïde est potentiellement dangereux en examinant sa taille et sa distance par rapport la Terre. Connu sous le nom de 2021 KT1, l’astéroïde entamera une « descente rapprochée » de la Terre le 1er juin à environ 15h24 en France, selon la NASA.

Le mot « proche » est un concept relatif en termes cosmiques. On estime que la distance à laquelle le rocher passera effectivement devant la Terre est d’environ 4,5 millions de miles (7,24 millions de km). Bien que cette distance soit environ 19 fois supérieure à celle qui sépare la Terre de la Lune, la NASA considère tout de même la descente de cet astéroïde comme un « passage proche » de la Terre dans sa fiche de données, rapporte Newsweek.

Entre 150 et 330 mètres de diamètre
Ce corps céleste passera devant la Terre à une vitesse d’environ 40 000 mph (64 373 km/h) selon la NASA. Cela représente 20 fois la vitesse d’une balle de fusil, selon Newsweek. La NASA estime que la taille de l’astéroïde se situe entre 150 et environ 330 mètres de diamètre. C’est à peu près la taille de trois terrains de la National Footlball League (NFL — fédération de football américain), selon le Washington Newsday.

Mais comme le précise le Centre d’études des objets géocroiseurs de la NASA, pas de raison de s’inquiéter pour le moment. « Personne ne devrait s’inquiéter outre mesure de l’impact sur la Terre d’un astéroïde ou d’une comète », a déclaré le centre dans un message publié sur son site web. « La menace que représentent pour une personne les accidents de la route, les maladies, les autres catastrophes naturelles est bien plus élevée que celle que représentent les objets géocroiseurs »

L’institution ajoute toutefois que les chances que notre planète soit un jour frappée par un astéroïde sont minces mais ne seront jamais nulles.

Source : https://www.businessinsider.fr/un-asteroide-qui-pourrait-avoir-la-taille-de-la-tour-eiffel-sapprochera-de-la-terre-demain-187676

La station spatiale internationale sera visible dans le ciel de Normandie ce soir

La station spatiale internationale, où séjourne l’astronaute Thomas Pesquet, sera particulièrement brillante dans le ciel de Normandie mercredi 26 mai 2021 à 23h04. Précisions.

Cela vaut la peine de veiller, ce soir du mercredi 26 mai 2021. À 23 heures 04 minutes et 34 secondes très précisément, la station spatiale internationale, dans laquelle séjourne l’astronaute Thomas Pesquet, sera particulièrement visible depuis la Normandie. « Elle aura le même éclat que Vénus, qui est l’objet le plus brillant après la Lune », explique Stéphane Croutte, médiateur scientifique au Paléospace de Villers-sur-mer (Calvados).

Un angle droit quasi-parfait
Ce spectacle magique s’explique simplement : la station spatiale sera au zénith depuis la Normandie, mais aussi l’Île-de-France (avec 30 secondes de décalage environ), c’est-à-dire que sa position formera un angle droit quasi-parfait avec notre territoire.

« La verticale sera de 86° [90° pour un angle droit, NDLR]. La station sera donc au plus proche de nous, à 400 km, et par conséquent brillera davantage », poursuit le spécialiste.

Elle se lèvera ainsi du côté ouest/nord-ouest et, pour donner un repère plus précis, « sera dans le manche de la casserole » que représente la Grande Ourse à 23h04. Stéphane Croutte recommande de se fier à une horloge parlante, que l’on trouve facilement en ligne, pour ne rien manquer de la scène. En effet, l’apparition ne durera que quelques minutes.

Elle se lève à 23h01, atteint le zénith à 23h04, ensuite elle se couche de l’autre côté, nord/nord-est, et passe dans l’ombre à 23h07. Elle met ainsi six minutes à traverser toutes les parties visibles.

Stéphane Croutte
Médiateur scientifique au Paléospace de Villers-sur-Mer

Un second passage à 00h40
Un impératif : que le ciel soit dégagé, mais « ça devrait être le cas en Normandie à partir de 20 heures ». Le vaisseau de Thomas Pesquet sera une seconde fois visible dans le ciel normand une heure après, à 00h40, avec un éclat légèrement moins remarquable.

Stéphane Croutte rappelle que la station spatiale internationale effectue 16 tours autour de la Terre par jour, un tour lui prenant environ 1h25, à une vitesse avoisinant les 25 000 km/heure. Elle se situe à 400 km d’altitude, et n’est visible que lorsqu’elle est éclairée par le Soleil. Elle passe au-dessus de nos têtes toutes les deux à trois semaines environ, mais n’est pas toujours visible à l’œil nu.

Profitez bien du spectacle !

Source : https://actu.fr/sciences-technologie/la-station-spatiale-internationale-sera-visible-dans-le-ciel-de-normandie-mercredi_42128219.html

Un nouveau cycle d’éruptions solaires pourrait mettre le monde à genoux

Comment se préparer à un orage électromagnétique de grande ampleur?

Il est certes l’astre qui offre la vie à toute chose sur Terre. Mais alors qu’il est entré en 2020 dans un nouveau cycle de onze ans d’éruptions majeures, le soleil pourrait aussi être responsable, dans les années qui viennent, de désastres dont notre monde technologique peine encore à imaginer l’ampleur.

Il lui suffit pourtant de regarder l’histoire, plus ou moins proche, pour comprendre les ravages potentiels. Comme le rappelle Bloomberg, le plus puissant des orages électromagnétiques reconnus comme tels par l’humanité remonte à 1859.

Nommé le Carrington Event et décrit comme une «super tempête solaire parfaite», il aurait détruit une grande quantité du précieux ozone stratosphérique et a provoqué une surcharge électrique sur les réseaux télégraphiques nord-américains; certains opérateurs ont rapporté des électrocutions et que certaines stations avaient pris feu.

Plus proche de nous, en mars 1989, une autre de ces éruptions solaires, propulsant «un jet de matière grand comme trente-six fois la Terre à plus de 1,6 million de kilomètres/heure» a plongé pendant neuf heures six millions de Québecois et Québécoises dans le noir et dans le froid.

Les dangers sont donc bien réels, et le sont d’autant plus que depuis 1859 ou 1989, le monde est devenu absolument dépendant d’une fourniture électrique régulière et sans cahot, comme l’a montré le récent désastre texan, ainsi que sur les centaines de technologies et satellites qui règlent chacun des aspects de sa vie quotidienne.

Ces éruptions constituent un danger existentiel pour les satellites orbitant autour de la Terre, notamment pour l’omniprésent et vital global positioning system, pour les grilles et appareils électriques, pour les ondes radio ou pour les équipages d’avion (danger de cataracte pour les pilotes, auquel s’ajoute le risque de fausse-couche pour les femmes).

Bref: une très grosse éruption, comme la Terre en essuie tous les 150 ans selon les scientifiques, serait à même de plonger le monde dans le chaos. Concentrée sur le seul cas des États-Unis, une étude de l’American Geophysical Union parue en 2017 estime qu’un tel événement pourrait toucher 66% de la population américaine et représenter un coût économique de 41,5 milliards de dollars par jour.

Comme le rappelle Bloomberg, les observateurs sur le plancher des vaches peuvent constater, en temps réel, la survenance d’éruptions solaires. Ils ne peuvent en revanche réellement en connaître la nature et la dangerosité que lorsque la vague atteint des satellites spécialisés dans ces menaces, situés à un million de kilomètres de notre planète: à ce point, explique le site, il ne reste que 60 à 90 minutes avant que l’orage ne balaie la Terre.

Comment alors le monde peut-il se préparer à un tel orage? Certaines choses peuvent être imaginées pour en mitiger les effets –modernisation et consolidation des grilles électriques, utilisation généralisée de protections contre leur surcharge, plus grande utilisation de métaux non-magnétiques, etc.

Les scientifiques, appuyés par de récents programmes gouvernementaux renforçant leur rôle, semblent néanmoins s’accorder sur un point. Seule une «météo solaire» plus précise, une plus grande prévisibilité des orages électromagnétiques et une connaissance fine de leurs effets prévisibles peuvent permettre à l’humanité de mieux faire face à ce qu’elle ne peut de toute façon pas maîtriser.

Source : https://korii.slate.fr/tech/technologie-danger-cycle-eruptions-solaires-orages-electromagnetiques-electricite-meteo

Tempête Ana : la saison des ouragans est ouverte

Avant une dizaine de jours d’avance, la saison cyclonique s’ouvre en Atlantique nord avec la naissance d’une tempête subtropicale.

Il ne menace aucune terre. Le premier système cyclonique de l’année est né avec un peu d’avance sur le calendrier. Il s’agit en réalité d’une tempête subtropicale, actuellement observée dans l’Atlantique au nord-est des Bermudes. Elle va dans les prochaines heures rapidement perdre en intensité. Ses vents restent pour le moment modérés, avec des rafales n’excédant pas les 100 km/h. Le vent moyen atteint les 65 km/h d’après les dernières projections.


La saison des ouragans en Atlantique nord, qui s’ouvre selon un calendrier officiel le 1er juin de chaque année, s’annonce plus importante que la moyenne d’après les prévisions du NHC, le National Hurricane Center américain en charge de la surveillance de ces systèmes. Entre 13 et 20 ouragans sont attendus dans la zone, dont 3 à 5 potentiellement destructeurs si ils venaient à toucher des terres.

Source : https://www.lejournaldelameteo.fr/post/temp%C3%AAte-ana-la-saison-des-ouragans-est-ouverte

Les restes enfouis d’une ancienne planète pourraient impacter le champ magnétique terrestre

L’anomalie de l’Atlantique Sud pourrait affecter les engins spatiaux. © Insider

L’armure géomagnétique de la Terre a une faille, et elle s’agrandit. Un point faible du champ magnétique de notre planète, situé au-dessus du sud de l’océan Atlantique, s’est agrandi au cours des deux derniers siècles, et il commence à se diviser en deux. Pour ceux d’entre nous qui sont au sol, il n’y a pas lieu de s’inquiéter : le champ de protection continue de protéger la planète des radiations solaires mortelles.

Mais l’Anomalie de l’Atlantique Sud (AAS), qui porte bien son nom, affecte les satellites et autres engins spatiaux qui traversent une zone située entre l’Amérique du Sud et le sud de l’Afrique. En effet, de plus grandes quantités de particules solaires chargées s’infiltrent dans le champ à cet endroit, ce qui peut provoquer des dysfonctionnements dans les ordinateurs et les circuits.

La source de cette « bosse » croissante, comme l’appelle la NASA, est un peu un mystère. Mais les scientifiques s’attendent à ce qu’elle continue de s’étendre. Julien Aubert, expert en géomagnétisme de l’Institut de physique du globe de Paris, a déclaré à Insider : « Cette chose est amenée à augmenter de taille à l’avenir ». Le scientifique pense que la bosse pourrait avoir un lien avec deux gigantesques blobs de roche dense enterrés à 1 930 kilomètres à l’intérieur de la Terre. En raison de leur composition, les protubérances perturbent le métal liquide du noyau externe qui génère le champ magnétique.

Les deux protubérances sont « des millions de fois plus grandes que l’Everest en termes de volume », selon Qian Yuan, un chercheur étudiant la géodynamique à l’Arizona State University. L’équipe de Qian Yuan pense que les blobs ont une origine extraterrestre : après qu’une ancienne planète de la taille de Mars ait percuté la Terre, elle pourrait avoir laissé ces morceaux derrière elle.

Des morceaux d’une planète vieille de 4,5 milliards d’années à l’intérieur de la Terre

À près de 3 000 km sous la surface de la Terre, le fer tourbillonnant dans le noyau externe de la planète génère un champ magnétique qui s’étend de là jusqu’à l’espace entourant notre planète. Ce tourbillon est généré, en partie, par un processus au cours duquel les matériaux plus chauds et plus légers du noyau s’élèvent dans le manteau semi-solide au-dessus. Là, elle est remplacée par la matière plus froide et plus dense du manteau, qui s’enfonce dans le noyau. C’est ce qu’on appelle la convection.

Le problème est que quelque chose à la limite entre le noyau et le manteau sous l’Afrique australe perturbe cette convection, affaiblissant ainsi la force du champ magnétique au-dessus.

Selon Julien Aubert, il est plausible que l’un des blobs étudiés par l’équipe de Qian Yuan soit en cause.

Vue d’artiste d’une possible collision entre une proto-planète comme Theia et la Terre.
 NASA/JPL-Caltech/Wikimedia Commons

Les recherches de Qian Yuan supposent que les protubérances sont des vestiges d’une ancienne planète appelée Theia, qui a heurté la Terre à ses débuts il y a 4,5 milliards d’années. La collision a contribué à la création de la lune. À la suite de cette collision, deux parties de Theia auraient coulé et se seraient conservées dans la partie la plus profonde du manteau terrestre. L’animation ci-dessous, basée sur une analyse de 2016, montre l’emplacement de ces fragments planétaires.

Selon Qian Yuan, ces blobs — leur nom technique est grandes provinces à faible vitesse de cisaillement — sont entre 1,5 et 3,5 % plus denses que le reste du manteau terrestre, et aussi plus chauds. Ainsi, lorsque ces morceaux sont impliqués dans la convection, ils peuvent perturber le flux régulier. Cela pourrait conduire le fer du noyau sous l’Afrique australe à tourbillonner dans la direction opposée à celle du fer dans d’autres parties du noyau.

L’orientation du champ magnétique de la Terre dépend de la direction dans laquelle se déplace le fer à l’intérieur. Pour avoir un champ magnétique puissant, il faut que l’ensemble soit orienté dans le même sens. Ainsi, toute zone qui s’écarte du schéma habituel affaiblit l’intégrité globale du champ.

Visualisation du champ magnétique de la Terre.
 NASA Goddard Space Flight Center

Pourtant, il est possible que ces provinces à faible vitesse de cisaillement ne soient pas du tout responsables du point faible du champ. « Pourquoi la même faiblesse ne se produit-elle pas dans le champ magnétique au-dessus du Pacifique, où se trouve l’autre province ? s’interroge Christopher Finlay, géophysicien à l’Université technique du Danemark.

Une « région hostile »

Un champ plus faible permet à davantage de particules chargées provenant du vent solaire d’atteindre les satellites et autres engins spatiaux en orbite terrestre basse. Cela peut causer des problèmes avec les systèmes électroniques, interrompre la collecte de données et entraîner un vieillissement prématuré des composants informatiques coûteux.

Dans les années 1970, 1980 et 1990, les pannes de satellite étaient fréquentes dans l’anomalie de l’Atlantique Sud, a expliqué Julien Aubert. Aujourd’hui encore, l’Agence spatiale européenne constate que les satellites qui traversent la région sont « plus susceptibles de subir des défaillances techniques », comme de brefs pépins qui peuvent perturber les communications. C’est pourquoi il est courant que les opérateurs de satellites désactivent les composants non essentiels lorsque les objets traversent la région. Le télescope spatial Hubble traverse lui aussi l’anomalie au cours de 10 de ses 15 orbites autour de la Terre chaque jour, passant près de 15 % de son temps dans cette « région hostile », selon la NASA.

Le point faible s’affaiblit

Les chercheurs utilisent un ensemble de trois satellites, surnommés collectivement Swarm, pour surveiller l’anomalie de l’Atlantique Sud. Certaines études indiquent que la superficie totale de la région a quadruplé au cours des 200 dernières années et qu’elle continue de s’étendre d’année en année. L’anomalie s’est également affaiblie de 8% depuis 1970.

Au cours de la dernière décennie, Swarm a également observé que l’anomalie s’est divisée en deux : une zone de faiblesse magnétique s’est développée au-dessus de l’océan au sud-ouest de l’Afrique, tandis qu’une autre se situe à l’est de l’Amérique du Sud.

Selon Christopher Finlay, c’est une mauvaise nouvelle, car cela signifie que la région hostile aux engins spatiaux va s’agrandir. « Les satellites auront des problèmes non seulement au-dessus de l’Amérique du Sud, mais aussi lorsqu’ils survoleront l’Afrique australe », a-t-il déclaré.

Version originale : Aylin Woodward/Insider

Source : https://www.businessinsider.fr/les-restes-enfouis-dune-ancienne-planete-pourraient-impacter-le-champ-magnetique-terrestre-187196?fbclid=IwAR3QLAEYACl209Q6A12wjsxxXRHQhUmm2UInBzX3zavnUMB-biG7m5fBlrY