Éruption volcanique à La Palma – Moins de lave expulsée ces dernières heures: la situation du volcan se stabilise ce mercredi, les images en direct

L’éruption volcanique de la Cumbre Vieja est entrée dans une phase de stabilité depuis ces dernières heures. Mais ce calme est pris avec beaucoup de prudence par les scientifiques qui redoutent une reprise de l’activité.

L’activité du volcan Cumbre Vieja de ce 6 octobre est désormais caractérisée essentiellement par des expulsions de gaz et de cendres.

La coulée de lave semble pour le moment canalisée et stabilisée mais l’inquiétude des scientifiques de Pevolca se focalise dans les prochaines heures sur le changement attendu du vent qui pourrait apporter une dégradation de la qualité de l’air.

« Une certaine stabilité » de la situation, voilà comment les scientifiques au chevet du volcan analysent donc la période depuis ce mercredi 6 octobre. Même s’il est encore trop tôt pour dire quand le volcan va s’arrêter, les observateurs soulignent un comportement du volcan qui affiche désormais des variables « constantes », donnant enfin un peu de répit à la population de La Palma.

La zone couverte par la lave atteint ce mercredi, 421,93 hectares, soit à peine 1,81 hectare de plus que la veille, signe que l’activité effusive a ralenti.

Le delta de lave gagné sur l’océan la mer, qui s’étend à plus de 500 mètres de la côte, occupe désormais 38 hectares et atteint une profondeur de 250 mètres sous l’eau.

Le directeur technique du Plan d’urgence volcanique pour les îles Canaries (Pevolca), Miguel Ángel Morcuende, a toutefois déclaré ce mercredi « qu’il faut garder la plus grande prudence, l’activité du volcan étant en train de se modifier mais surtout de se stabiliser ».

Les satellites ont capturé, ce lundi 4 octobre 2021, une impressionnante colonne d’éruption s’élevant vers le ciel.

Une colonne formée de cendres et de gaz surchauffé qui, à quelque 5,3 kilomètres d’altitude, s’est heurtée à une couche d’air plus sèche et plus chaude.

Les flux et les reflux naturels de l’éruption volcanique ont en outre créé des ondes de gravité concentriques au moment où ceux-ci atteignaient la zone d’inversion de température. Un peu comme lorsqu’une pierre tombe dans un lac et forme des ondulations à la surface de l’eau.

Source : https://www.lindependant.fr/2021/10/06/eruption-volcanique-a-la-palma-moins-de-lave-expulsee-ces-dernieres-heures-la-situation-du-volcan-se-stabilise-ce-mercredi-les-images-en-direct-9835357.php

La plus large éruption sous-marine jamais enregistrée a donné naissance à un volcan

Le volcan est 30 à 1 000 fois plus large que les édifices volcaniques habituellement érigés par les éruptions sous-marines.

« Il s’agit de la plus grande éruption sous-marine active jamais documentée. » C’est ce que constatent des sismologues à l’origine d’une étude parue lors de la rentrée 2021 dans Nature Geoscience. Le 10 mai 2018, une activité sismique peu habituelle s’est enclenchée. Les ondes — allant jusqu’à une magnitude de 5,8 — ont été détectées sur une bonne partie du globe, laissant les scientifiques pantois pendant un certain temps, car ils n’arrivaient pas à identifier la source. Il est rare que des ondes soient détectées dans un rayon si large.

« C’est le signal sismique le plus bizarre et inhabituel », commentait sur Twitter un sismologue, qui partageait alors les différents enregistrements : les ondes ont été détectées sur une partie de l’Afrique (Kenya, Zambie…), mais aussi au Canada, en Nouvelle-Zélande, en Espagne, et à Hawaï. Tout cela couvre un rayon de plus de 15 000 kilomètres. Ce n’est pas tant la magnitude sur l’échelle de Richter qui est impressionnante, mais le fait que ce soient des centaines d’événements sismiques, répétés et puissants, et non une seule et même secousse qui serait suivie de quelques rappels plus faibles. Ce phénomène est défini comme un « essaim sismique ». S’il s’est peu à peu affaibli, il s’est tout de même poursuivi pendant des mois et des mois, et reste actif aujourd’hui.

Après une première analyse, la source des signaux a pu être tracée à 50 kilomètres du large de Mayotte. Une expédition de recherche s’est donc rendue sur place début 2019 : c’est la campagne « MAYOBS1 », à bord du Marion Dufresne, un navire de la Flotte Océanographique Française.

Lorsque le navire s’est approché de la zone source, les scientifiques n’ont pas eu besoin de sortir leurs outils pour faire le premier constat : il y a un volcan qui n’était pas là avant.

ET SOUDAIN SE DRESSA UN VOLCAN
La présence de ce volcan permet déjà de confirmer l’origine de l’essaim sismique : une activité magmatique profonde. Il s’agit d’une éruption sous-marine — et la plus large jamais documentée. Mais l’équipe de recherche ne s’est évidemment pas arrêtée là. Les scientifiques ont rassemblé des données géophysiques et marines. L’objectif était de reconstruire ce qu’il s’est passé sous terre pour comprendre comment le volcan s’est formé. Pour ce faire, ils ont mobilisé un sonar multifaisceaux permettant de cartographier 8 600 kilomètres carrés de fonds marins et ils ont placé un réseau de sismomètres sur le plancher océanique jusqu’à 3,5 kilomètres de profondeur.

L’analyse de ces données permet de dévoiler « un système volcanique complexe, sans analogue connu, qui s’enracine très profondément jusque sous la lithosphère en remobilisant des structures tectoniques régionales anciennes et néoformées pour émettre sur le plancher océanique un des plus importants volumes de lave de ces derniers siècles ».

Le volcan qui s’est formé n’est pas des moindres : il fait 820 mètres de haut. Pour ce faire, il a fallu que se condense sur le plancher océanique un volume de 5 kilomètres cubes de lave. Il en résulte une structure volcanique 30 à 1 000 fois plus large que pour les édifices volcaniques habituellement érigés par les éruptions sous-marines.

Ce qui est étonnant, relève l’équipe de recherche, c’est qu’un tel flux magmatique s’observe habituellement dans les points chauds de la Terre (comme Hawaï), alors que Mayotte n’est pas un point chaud.

Voici un résumé de la chronologie potentielle :

Tout aurait commencé avec un imposant réservoir de magma situé dans une couche du manteau supérieur terrestre (l’asthénosphère pour les intimes), juste en dessous de la lithosphère.
Une activité tectonique, c’est-à-dire le mouvement des plaques, a probablement endommagé la lithosphère, ce qui aurait provoqué l’effondrement d’un morceau de lithosphère en formant des digues. Le magma a donc été drainé dans ces digues, il a été poussé du réservoir, vers le haut.
À force de remonter, le magma a fini par atteindre le plancher océanique, provoquant l’éruption — et l’essai sismique qui en a découlé, car le magma n’a pas cessé d’être poussé de réservoir.
Les mouvements provoqués par l’éruption ont probablement réactivé des failles tout autour, provoquant des événements sismiques à plus basse fréquence en plus de l’éruption.
Ces conclusions ne mettent pas fin aux recherches, car les observations de l’éruption et du volcan continuent. De nouvelles éruptions pourraient avoir lieu, car l’activité du lieu reste très intense.

Source : https://www.numerama.com/sciences/743746-la-plus-large-eruption-sous-marine-jamais-enregistree-a-donne-naissance-a-un-volcan.html

Éruption du #CumbreVieja : les coulées de lave atteignent la mer en émettant des gaz toxiques

Après avoir marqué un court temps de repos, les éruptions du volcan Cumbre Vieja à La Palma ont repris de plus belle et comme prévu, elles ont atteint la mer. Cette arrivée des laves au contact des eaux de l’Atlantique est préoccupante car elle s’accompagne d’un dégagement de gaz toxiques et pour le moins dangereux et désagréables à respirer.

Depuis le 19 septembre nous assistons à une éruption spectaculaire sur l’île de La Palma aux Canaries. Elle aurait sans aucun doute conduit le jeune Haroun Tazieff à se rendre sur place si elle s’était produite de son vivant dans les années 1960 par exemple. Le spectacle ne doit pas nous faire oublier que des centaines de maisons ont été détruites.

Des coulées de lave atteignent la mer
Comme nous l’avons expliqué dans l’un des précédents articles ci-dessous, en consultant les archives des éruptions de l’île, on peut s’attendre à ce que celles du Cumbre Vieja puissent durer de 24 à 84 jours. Or ses laves viennent juste d’atteindre la mer, ce qui est potentiellement inquiétant bien que pas catastrophique. Des laves atteignent ainsi l’océan Pacifique, souvent à Hawaï par exemple.

Comme l’explique aussi la vidéo d’Euronews, ci-dessus, les coulées du Cumbre Vieja ont atteint la mer cette nuit sur la plage de Playa Nueva. En réponse, les autorités locales ont décrété une zone d’exclusion en mer de plus de trois kilomètres de rayon et ont invité une partie des habitants de l’île à rester chez eux.

L’eau de mer contenant notamment des chlorures, on sait que le choc thermique avec la lave à plus de 1.000 °C ne va pas seulement produire des nuages blancs de microscopiques gouttelettes d’eau mais aussi de l’acide chlorhydrique qui est dangereux pour des personnes souffrant déjà de problèmes respiratoires.

Source : https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/volcan-eruption-cumbre-vieja-coulees-lave-atteignent-mer-emettant-gaz-toxiques-5243/

Éruption aux Canaries : plusieurs quartiers confinés par crainte des gaz toxiques

Les habitants de plusieurs quartiers d’une commune de l’île espagnole de La Palma ont été confinés lundi 27 septembre en raison des craintes d’émanation de gaz toxiques que pourrait provoquer l’arrivée dans la mer de la lave expulsée par le volcan Cumbre Vieja, entré en éruption il y a huit jours.

Les autorités ont «ordonné le confinement (des quartiers) de San Borondon, Marina Alta, Marina Baja et La Condesa» à Tazacorte, «la lave étant susceptible d’atteindre la mer dans les prochaines heures» au niveau de cette commune et d’entraîner l’émanation de «gaz nocifs pour la santé», ont indiqué sur Twitter les services d’urgence des Canaries, l’archipel dont fait partie La Palma. «La population devra suivre les instructions des autorités et rester chez elle, portes et fenêtres fermées, jusqu’à ce que la situation soit évaluée», ont-ils poursuivi.

Quant au trafic aérien, il restait suspendu avec huit vols annulés (départs et arrivées) lundi matin, selon le site de la société gestionnaire des aéroports espagnols (Aena), bien que l’aéroport de La Palma ait rouvert dimanche après avoir été brièvement mis à l’arrêt samedi en raison de l’accumulation de cendres.

«Les vols restent suspendus vers et depuis La Palma jusqu’à 13H00 lundi 27 septembre. Nous évaluons la situation afin de pouvoir reprendre (le trafic) en toute sécurité», a ainsi dit sur Twitter la compagnie aérienne Binter, basée sur les îles Canaries.

Cette éruption n’a pas fait à ce stade de victime, mais a provoqué d’énormes dégâts et a entraîné l’évacuation de plus de 6000 personnes dont certaines ont vu leur domicile entièrement englouti. Près de 500 bâtiments ont été détruits par la lave qui recouvre plus de 212 hectares, dont de nombreuses plantations de bananes, selon les données du système européen de mesures géospatiales Copernicus. Les deux précédentes éruptions à La Palma ont eu lieu en 1971 et 1949. Elles ont fait au total trois morts, dont deux par inhalation de gaz.

Source : https://www.lefigaro.fr/flash-actu/eruption-aux-canaries-plusieurs-quartiers-confines-par-crainte-des-gaz-toxiques-20210927

🌎 LIVE: La Palma Volcano Eruption in the Canary Islands (Feed #2) 1012

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A volcanic eruption began Sunday afternoon on September 19th on Cumbre Vieja de La Palma, in the Las Manchas area, after thousands of earthquakes have been registered in the area in recent days, where a huge column of volcanic materials can be seen. To help the people of La Palma who have lost their homes, you can make a donation here: https://www2.cruzroja.es/-/ayuda-afec…. Thanks! Sources: RTVC / TelevisionCanaria https://rtvc.es/ Latest statistics (lava area* and homes destroyed): Copernicus Emergency Management Service (© 2021 European Union), https://emergency.copernicus.eu/mappi… * Afar.TV calculates lava area in real-time by determining the rate of growth by using the latest two measurements provided by the CEMS. This data is recalibrated when CEMS provides new data. From Wikipedia: La Palma, also San Miguel de La Palma, is the most north-westerly island of the Canary Islands, Spain. La Palma has an area of 708 square kilometres (273 sq mi) making it the fifth largest of the eight main Canary Islands. The total population at the end of 2020 was 85,840, of which 15,716 lived in the capital, Santa Cruz de La Palma and about 20,467 in Los Llanos de Aridane. Its highest mountain is the Roque de los Muchachos, at 2,423 metres (7,949 ft), being second among the peaks of the Canaries only to the peaks of the Teide massif on Tenerife. In 1815, the German geologist Leopold von Buch visited the Canary Islands. It was as a result of his visit to Tenerife, where he visited the Las Cañadas caldera, and then later to La Palma, where he visited the Taburiente caldera, that the Spanish word for cauldron or large cooking pot – « caldera » – was introduced into the geological vocabulary. In the center of the island is the Caldera de Taburiente National Park; one of four national parks in the Canary Islands. La Palma, like the other islands of the Canary Island archipelago, is a volcanic ocean island. The volcano rises almost 7 km (4 mi) above the floor of the Atlantic Ocean. There is road access from sea level to the summit at 2,426 m (7,959 ft),[4] which is marked by an outcrop of rocks called Los Muchachos (« The Lads »). This is the site of the Roque de los Muchachos Observatory, one of the world’s premier astronomical observatories. La Palma’s geography is a result of the volcanic formation of the island. The highest peaks reach over 2,400 m (7,874 ft) above sea level, and the base of the island is located almost 4,000 m (13,123 ft) below sea level. The northern part of La Palma is dominated by the Caldera de Taburiente, with a width of 9 km (6 mi) and a depth of 1,500 m (4,921 ft). It is surrounded by a ring of mountains ranging from 1,600 m (5,249 ft) to 2,400 m (7,874 ft) in height. On its northern side is the exposed remains of the original seamount. Only the deep Barranco de las Angustias (« Ravine of Anxiety ») ravine leads into the inner area of the caldera, which is a national park. It can be reached only by hiking. The outer slopes are cut by numerous gorges which run from 2,000 m (6,562 ft) down to the sea. Today, only a few of these carry water due to the many water tunnels that have been cut into the island’s structure. From the Caldera de Taburiente to the south runs the ridge Cumbre Nueva (‘New Ridge’, which despite its name is older than the Cumbre Vieja, ‘Old Ridge.’) The southern part of La Palma consists of the Cumbre Vieja, a volcanic ridge formed by numerous volcanic cones built of lava and scoria. The Cumbre Vieja is active but dormant, with the last eruption occurring in 1971 at the Teneguía vent which is located at the southern end of the Cumbre Vieja, the Punta de Fuencaliente (‘Point of the Hot Fountain’). Beyond Punta de Fuencaliente, the Cumbre Vieja continues in a southerly direction as a submarine volcano. Read more here: https://en.wikipedia.org/wiki/La_Palmahttps://en.wikipedia.org/wiki/Cumbre_… Map of La Palma Island: https://bit.ly/3tXt4vB #LaPalma #volcano #CanaryIslands #CumbreVieja

Des milliers de super-éruptions volcaniques ont embrasé Mars pendant 500 millions d’années

Sur Mars, il est une région que les astronomes soupçonnaient être la terre de quelques super-volcans explosifs. Ils viennent non seulement de le confirmer. Mais encore de découvrir qu’ils ont été à l’origine de milliers de violentes éruptions.

Dans le Système solaire, certains volcans subissent des éruptions d’une puissance colossale. Des éruptions qui libèrent des masses de poussières et de gaz bloquant la lumière du Soleil. Avec un impact sur le climat de leur planète hôte pendant des dizaines d’années. Et c’est justement les traces de telles éruptions massives que des astronomes de la Nasa viennent de noter dans une région du nord de Mars qu’ils appellent Arabia Terra.

Selon eux, la planète rouge a même été le théâtre de milliers d’éruptions explosives massives sur une période de 500 millions d’années. Le tout il y a environ quatre milliards d’années. « Chacune de ces éruptions aurait pu suffire à perturber le climat de Mars, précise Patrick Whelley, géologue au Goddard Space Flight Center, dans un communiqué de la Nasa. Les modélisateurs doivent maintenant se mettre au travail pour essayer de comprendre l’impact global que cet épisode a pu avoir. »

Ce qui a mis la puce à l’oreille des chercheurs, c’est l’identification de sept structures ressemblant à des caldeiras dans la région d’Arabia Terra. Une caldeira, c’est une dépression à fond plat situé au cœur des super-volcans. Le résultat d’une éruption qui a vidé la chambre magmatique. Et sur Mars, ces dépressions passaient jusqu’alors pour des cratères d’impacts de météorites.

Une activité volcanique massive trahie par des cendres
Pour se faire une idée précise de leur véritable nature, les chercheurs de la Nasa se sont lancés non pas à la recherche des volcans qui auraient pu en être à l’origine, mais des cendres portées par le vent que leurs éruptions auraient immanquablement laissées derrière elles. Ils les ont identifiées grâce au spectromètre de Mars Reconnaissance Orbiter (MRO). Puis, à l’aide des caméras embarquées à bord de la sonde, les astronomes ont établi une carte topographique en 3D d’Arabia Terra. Une carte suivant étonnamment bien les modèles prédisant la répartition des cendres au sol sur les centaines de milliers de kilomètres après de super-éruptions explosives.

En fonction du volume de chaque caldeira identifiée, les chercheurs ont ensuite estimé le nombre d’éruptions nécessaire à produire le tapis de cendres qu’ils ont observé. L’équivalent de pas moins de 400 millions de piscines olympiques de roche en fusion et de gaz d’abord éjectées dans les airs. Résultat : il a fallu pour cela, plusieurs milliers d’éruptions sur un temps géologique relativement court.

Les chercheurs s’interrogent maintenant quant à la répartition des volcans à la surface de Mars. D’autres types de volcans ont en effet déjà été découverts sur la Planète rouge. Mais la région d’Arabia Terra semble être la seule portant de tels volcans explosifs. Sur Terre, ces volcans sont dispersés. Peut-être le résultat d’un déplacement autour du Globe avec la tectonique des plaques. Affaire à suivre…

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/mars-milliers-super-eruptions-volcaniques-ont-embrase-mars-pendant-500-millions-annees-93609/

Loki, le plus puissant volcan de la lune Io, est bien entré en éruption… mais pas comme prévu !

Le volcanisme de Io, l’une des lunes de Jupiter, est sans commune mesure avec celui qui a lieu sur Terre actuellement. On a de bonnes raisons de penser qu’il existe des périodicités dans les éruptions du volcan Loki Patera associé à un lac de lave d’environ 200 kilomètres de diamètre. On prévoyait son éruption pour 2019 mais Loki nous a joué un tour.

En septembre 2019, l’astrophysicien Franck Marchis, membre de l’Institut Seti et associé au développement de l’eVscope d’Unistellar, avait savoir via son compte Twitter que sa collègue, Julie Rathbun, du Planetary Science Institute avait fait une très intéressante prédiction pour les passionnés de volcans dans le Système solaire. Comme Futura l’expliquait dans le précédent article ci-dessous, la planétologue, en compagnie d’autres chercheurs, avait annoncé à l’occasion de l’European Planetary Science Congress (EPSC), qu’elle avait de bonnes raisons de penser qu’une éruption importante allait se produire au niveau de Loki Patera ce mois de septembre 2019.

Parmi les plus de 150 volcans actifs connus pour le moment de la noosphère sur Io, Loki Patera est le plus impressionnant. De facto, à moins que Vénus ne nous réserve des surprises dans une décennie avec les missions Veritas et Davinci+ de la Nasa et EnVision de l’Esa, le volcan Loki, bien sûr nommé en référence au dieu de la malice, de la discorde et des illusions dans la mythologie nordique, est le plus grand en activité dans le Système solaire.

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Loki fait son show sur Io depuis avril 2021
À l’occasion de la sortie de la série associée au héros éponyme de Marvel, Julie Rathbun s’est fendue de commentaires sur Twitter sur ce qui était finalement advenu de sa prédiction en 2019. La chercheuse à l’époque avait bien précisé que « Loki a été nommé d’après un dieu tricheur… Au début des années 2000, une fois que le cycle de 540 jours avait été mis en évidence, le comportement de Loki avait changé et il n’a plus manifesté de comportement périodique jusqu’en 2013 ».

« Loki est le volcan le plus grand et le plus puissant du Système solaire. Il est assez grand pour que si on le mettait sur Terre, il occuperait la majeure partie de la Californie du Sud. Loki est si brillant dans l’infrarouge que même si Io est loin (~ 5 fois plus que le Soleil, en orbite autour de Jupiter), nous pouvons voir Loki depuis la Terre si nous utilisons le bon télescope ».

« Nous utilisons l’Infrared Telescope Facility (IRTF) à Hawaï pour regarder Io dans l’infrarouge, une longueur d’onde où les volcans chauds brillent. Nous laissons également Io entrer dans l’ombre de Jupiter pour qu’il n’y ait pas de lumière solaire réfléchie. Voici Io et Jupiter sur la photo, avec presque toute la lueur d’Io provenant de Loki. Nous observons Io et Loki comme ça depuis plus de 20 ans. Et Loki est toujours au moins un peu actif. Mais, Loki subit des « pics de brillance », où il est environ 10 fois plus lumineux que lorsqu’il n’est pas dans un tel pic. Je dis essentiellement que Loki est « On » ou « Off » même dans ce dernier cas, il n’est pas complètement sans activé. Et il entre en éruption périodiquement, avec une périodicité réelle et prévisible. Actuellement, Loki est « On » et ce, depuis au moins avril. Nous l’avons examiné environ une fois par semaine depuis lors ».

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/systeme-solaire-loki-plus-puissant-volcan-lune-io-bien-eruption-mais-pas-comme-prevu-54913/